"Dans la confusion de notre époque quand une centaine de voix contradictoires prétend parler au nom de l'Orthodoxie, il est essentiel de savoir à qui l'on peut faire confiance. Il ne suffit pas de prétendre parler au nom de l'Orthodoxie patristique, il faut être dans la pure tradition des saints Pères ... "
Père Seraphim (Rose) de bienheureuse mémoire

mercredi 13 mars 2019

Sur Orthodoxie.com

En résumé de cette lettre du "patriarche", ces paroles de Hamlet : Words, words, words! ( Des mots, des mots, des mots... Hamlet, Acte II, scène 2 ). Il désirait faire cesser le schisme en Ukraine, il l'a étendu hors de l'Ukraine, pas un Patriarche n'accepte ses diktats, il justifie ses ordinations illicites, car il désirait rétablir l'unité en Ukraine, mais il a créée une structure qui est minoritaire. Par contre il a étendu son territoire "canonique" (sic) comme il l'a fait depuis le début du XXe siècle... Son amour paternel qui l'a motivé pour agir comme il l'a fait, semble s'accommoder de la persécution des fidèles de l'Eglise ukrainienne canonique, du vol des lieux de culte de cette Eglise, et cet amour toujours paternel (mais c'est plus, hélas! un parâtre qu'un père) pour son troupeau, l'a fait agir comme avec des laquais auprès de ses fidèles slaves de la rue Daru.

Depuis l'immonde Métaxakis, de sinistre mémoire, l'Orthodoxie n'avait pas connu de pire destructeur de l'Eglise du Christ. Très imbu de sa Haute Suffisance, il ne parle que de préséance, de rang, de pouvoir, en noyant sa mégalomanie sous des paroles mielleuses et fielleuses particulièrement hypocrites. On aimerait de temps en temps qu'il fasse allusion à l'Evangile  et aux vertus évangéliques de paix et de concorde, et qu'il agisse simplement en chrétien et non en autocrate imbu d'une autorité qu'il n'a pas. C.L.-G.  





Le patriarche œcuménique Bartholomée, dans une lettre publiée le samedi 9 mars dans la soirée, a répondu à l’archevêque Anastase de Tirana et de toute l’Albanie concernant l’autocéphalie de l’Église d’Ukraine. Dans sa réponse, le patriarche œcuménique affirme avoir étudié avec soin la lettre de Mgr Anastase, archevêque d’Albanie, publiée le 14 janvier, sur les événements concernant l’Église d’Ukraine et la demande de synaxe pan-orthodoxe « afin de prévenir un schisme qui menace de se produire ».


Comme le patriarche Bartholomée le mentionne de manière toute particulière, le Patriarcat œcuménique a toujours eu la responsabilité – et non le privilège – de voir dans quelque Église locale que ce soit la nécessité de résoudre une difficulté et de prendre des décisions sans pour autant causer quelque problème aux autres patriarches. De plus, Bartholomée a rappelé les droits canoniques « des Églises sœurs locales ». S’adressant à Mgr. Anastase, le patriarche œcuménique souligne que les attributions passées et présentes du statut ecclésiastique d’autocéphalie ont un seul et unique but : « le bon fonctionnement de chaque Église, et non la création de fausses impressions ni la division de la Sainte, Une et Apostolique Église de Dieu ».


Dans le même esprit, poursuit-il, « nous avons pris des décisions concernant le cas des anciens métropolites Philarète de Kiev et Macaire de Lvov ». Bartholomée a ensuite cité l’exemple du schisme des Méliciens, qui a été résolu, et dont les évêques et les presbytres ont recouvré leur statut par une nouvelle ordination.


Le patriarche a poursuivi en rappelant que dans l’histoire récente de l’Église, en particulier en 1945, l’Église a alors pardonné à l’Église de Bulgarie qui avait été déchue et excommuniée par le Synode de 1872 en lui rétablissant son statut sans pour autant procéder à de nouvelles ordinations.


« Et surtout, citons le cas de l’Église de Russie, qui, il y a quelques années, à la suite de pressions politiques de haut niveau, a pardonné à ses membres jusqu’alors schismatiques de l’ERHF (Église Russe Hors Frontières). Comment l’a-t-elle accepté de nouveau en communion, avec une nouvelle ordination et un rebaptême ? » A questionné le patriarche Bartholomée.


Il souligne aussi que « ceux qui en profitent le plus » interprètent à tort la position de tolérance et de retenue du patriarcat œcuménique comme un renoncement à la voie que l’Église doit emprunter à l’avenir. Il convient de se demander : pourquoi ceux qui s’agitent contre leurs bienfaiteurs acceptent-ils cette calomnie inconsidérée contre l’Église mère et le patriarche lui-même ? ».


En ce qui concerne la question du caractère non canonique de l’ordination d’Épiphane et d’autres hiérarques de l’Église orthodoxe autocéphale d’Ukraine, le chef du Phanar se réfère à l’étude du métropolite Angialu et de Basile de Smyrne qui a été faite en 1887, où le hiérarque est arrivé, semble-t-il, à la conclusion de « la validité des chirotonies des clercs ordonnés par les évêques excommuniés et défroqués ».


Enfin, le patriarche œcuménique soutient que le Patriarcat œcuménique se réfère aux paroles des textes ecclésiastiques hérités, et n’a aucun intérêt personnel ou tout autre motif inavouable ou ferait preuve d’opportunisme politique. C’est pourquoi, conclut-il, « c’est à vous de réaliser les vérités qui ont été dites, non pas de les ratifier, puisqu’elles sont déjà certifiées par des actes ecclésiastiques, mais de rétablir la justice selon l’expérience précieuse et authentique des Pères de l’Église ».


La consommation des animaux et ses enjeux éthiques. Une table ronde au Salon du Livre de Paris avec la participation de Jean-Claude Larchet



Jean-Claude Larchet sera présent au Salon du livre de Paris, Porte de Versailles, le lundi 18 mars, où il participera, pour son livre Les animaux dans la spiritualité orthodoxe (Éditions des Syrtes), à une table ronde sur le thème : « En-quête de société / Avons-nous dénaturé les animaux ? » ; « L’alimentation carnée est devenue l’objet d’un farouche débat dans la sphère publique, jusqu’à susciter les réflexions de chacun… devant de son assiette. Comment continuer à manger des animaux quand on connaît les abus de leur production industrielle ? À l’inverse pourquoi le fait de consommer de la viande poserait-il de tels enjeux éthiques ? »

À cette table ronde, animée par Jean-Antoine Loiseau, participeront également : Brigitte Gothière, présidente de L214, pour La face cachée de nos assiettes (Robert Laffont), Hugo Clément pour Comment j’ai arrêté de manger les animaux (Seuil), et Élodie Vieille-Blanchard pour Révolution vegane (Dunod).

La table ronde se tiendra de 16h à 17h à la scène Agora (Sciences humaines / Religion / Actualité). Elle sera suivie, de 17h à 18 h d’une séance de dédicace.


mardi 12 mars 2019

LE MÉTROPOLITE ONUPHRE APPELLE LES FIDÈLES À LIRE LES PSAUMES, À DIRE LA PRIÈRE DE JÉSUS POUR LA PAIX EN UKRAINE



Kiev, le 11 mars 2019

Sa Béatitude le métropolite Onuphre de Kiev et de toute l'Ukraine a appelé les fidèles ukrainiens et les a bénis pour entreprendre une règle spéciale de prière tout au long du Carême, pour demander à Dieu la paix en Ukraine.

C'est la cinquième année consécutive que Sa Béatitude appelle à une prière accrue pour la paix pendant le Carême. Sa bénédiction donnée à son troupeau pour la lecture chaque jour d'un Cathisme du Psautier et de dire 12 prières de Jésus avec prosternations est mentionnée dans sa lettre aux ouailles ukrainiennes pour le début du Carême, publiée sur le site de l'Eglise Orthodoxe Ukrainienne.

La lettre complète dit :

Bien-aimés frères et sœurs en Christ !

Je vous félicite tous pour le début du Grand Carême, période très importante dans notre vie spirituelle.

Avec une inspiration particulière, nous entrons dans les quarante jours saints, qui devraient être pour nous un temps de renouveau spirituel et d'affirmation de toutes les vertus chrétiennes, mais surtout d'amour pour Dieu et pour les hommes.

Pendant le saint jeûne, nous devons non seulement nous limiter à manger, mais aussi renforcer notre prière, offrir un repentir sincère pour nos péchés et nous engager résolument sur le chemin de l'abstinence dans la sensibilité corporelle. Il est important en ces jours bénis de se réconcilier avec les autres et d'accorder l'attention nécessaire aux œuvres de miséricorde. Les offices spéciaux du Carême sont conçus pour nous aider à réaliser notre imperfection, à nous fortifier dans les sacrements de la confession et de la Sainte Communion, et à faire un pas en avant sur le chemin vers une vie juste et agréable à Dieu.

Je souhaite à tous de passer ces jours de salut avec un bénéfice spirituel, de se préparer à la lumineuse résurrection du Christ et de s'exclamer joyeusement avec le psalmiste David : Mon cœur est prêt, ô Dieu, mon cœur est prêt : je vais chanter et jouer un psaume dans ma gloire.(Psaume 56:8).

Appelant la Grâce et la miséricorde de Dieu sur vous, je bénis tous les fidèles de l'Église orthodoxe ukrainienne pour qu'ils lisent quotidiennement pendant le saint Grand Carême, pour la paix et la prospérité dans notre terre ukrainienne qui souffre tant, un cathisme du Psautier avec douze prosternations jusques au sol avec la prière de Jésus : "Seigneur Jésus Christ, Fils de Dieu, aie pitié de moi, pécheur."

+ ONUPHRE
MÉTROPOLITE DE KIEV ET DE TOUTE L'UKRAINE
PRIMAT DE L'ÉGLISE ORTHODOXE UKRAINIENNE

*
Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
*

Saint Amphilochios [Makris]: Conseils spirituels (2/2)


=Dieu nous protège de la tentation. Il ne nous permet pas d'être tentés au-delà de nos forces ; Il permet tout, pour notre propre bien.

=Quand la spiritualité augmente, même le sommeil aura été repoussé.

=La prière est Grâce. Dieu la donne quand le zèle et l'humilité existent.

=Combattez le contempteur du Bien, qui vous envie, souffrez courageusement de tout ce qui vous arrive avec force, patience et foi.

=Ne laissez pas l'Ennemi de votre âme vous faire la guerre. Il apparaît vêtu comme un mouton, voulant soi-disant le bienfait de votre âme.

=Faites toujours confiance au Seigneur et il vous nourrira au temps de la faim.

=Avec une bonne parole pour votre prochain, en le soutenant, vous achetez le Paradis.

=La repentance doit se produire, non pas par peur de la punition, mais parce que nous avons péché devant Dieu.

=Adoucissez vos pensées avec des paroles de consolation et d'espoir. Réchauffez vos paroles avec la chaleur de votre amour envers votre Époux et souvenez-vous de Sa Passion, qu'Il a vécue pour vous, afin que vous restiez fermes, dévoués et humbles.

= Donnez-vous entièrement au voile protecteur de la Toute Sainte Mère de Dieu.

=Aime donner l'hospitalité, mon enfant, car elle ouvre les portes du Paradis. En cela, tu offres aussi l'hospitalité aux anges. "Recevez les étrangers pour ne pas être étranger à Dieu."

=Les saints se sont soumis à tout ce que Dieu leur a envoyé, avec une simplicité enfantine, "C'est ainsi que tu le veux. Que Ta volonté soit faite!"

=L'hospitalité... la plus grande des vertus. Elle attire vers nous la grâce de l'Esprit Saint. Sur le visage de tout étranger, mon enfant, je vois le Christ lui-même.

=Le chagrin est agréable à Dieu, dans la mesure où il ne nous enlève pas le courage de nous battre. 

=Il est nécessaire et bénéfique qu'un examen de conscience général ait lieu de temps en temps, en se souvenant de tous les péchés passés.

=Laissez toutes vos préoccupations aux mains de Dieu. Demandez ce que vous voulez, comme un enfant qui demande quelque chose à son père.

=La prière est un don de Dieu. Demandez toujours avec espoir.

=Nos actes, chère sœur, ne nous sauveront pas ; la miséricorde infinie de Dieu le fera.

=Les liens spirituels deviennent incassables lorsqu'ils rencontrent un esprit enfantin, l'innocence et la sainteté.

=Tout semble sombre et difficile à une personne sans Christ.

=Chaque jour, je prie pour vous voir dans les rangs des femmes saintes.

=Je ne veux pas être en Paradis sans vous, mes enfants.

=Question : Comment faites-vous pour avoir autant de patience et de persévérance en tout ? Réponse : La grâce de Dieu aide. Je crois toujours en la puissance de Dieu, mon enfant, qui modifie et ajuste tout pour le bien de notre âme.

=La personne qui s'agite n'a pas les idées claires, logiquement.

=Quand je vois une personne irritée, je n'écoute pas ce qu'elle dit, mais je prie pour que Dieu l'apaise. C'est pour ça que je ne m'inquiète pas. Quand ils se calment, quand le moment est venu, je leur parle parce qu'ils sont alors en mesure de comprendre leur folie.

=La Grâce de Dieu et l'union spirituelle avec Lui transforment une personne. Les peurs et les soupçons disparaissent, elle ne craint pas la mort et considère cette vie, aussi bonne soit-elle, comme un esclavage.

=Dieu vous visite quand les larmes viennent pendant la prière.

=Quand une personne est simplifiée, elle est déifiée. Elle devient innocente, humble, douce et libre.

=Ne jamais donner de l'importance à quoi que ce soit de terrestre et d'éphémère. Prenez soin de votre union spirituelle avec Dieu à la place.

=Quand vous entendez votre nom critiqué, faites comme si vous n'entendiez pas. C'est le Paradis, c'est la perfection.

=Notre religion tue les passions, pas le corps.

=Là où il y a crainte de Dieu, la sagesse est donnée.

=Je veux que vous restiez calmes pour qu'on puisse se rencontrer. Quand vous êtes fatigués, la radio ne fonctionne pas.

=Le chrétien est un véritable être humain, il est courtois et poli. Il ne veut attrister personne.

=L'innocence est plus grande que le génie.

=Une personne qui souffre d'égoïsme n'attire personne. Et si elle attire quelqu'un, il s'en ira bientôt. Quand on croise un esprit enfantin, l'innocence et la sainteté, le lien devient indissoluble.

=La vie spirituelle a de grands plaisirs. Vous volez, vous quittez le monde, vous ne pensez à rien. Vous devenez des enfants et Dieu habite dans votre cœur.

=La grâce du Saint-Esprit fait qu'une personne envoie des rayons. Cependant, d'autres personnes doivent avoir un bon récepteur pour s'en rendre compte.

=Nous devons fixer notre regard sur le Ciel. Alors rien ne nous ébranlera.

=Communiez régulièrement, priez chaleureusement, soyez patient et vous verrez une main forte vous soutenir.

=Le Christ est près de nous même si nous ne Le voyons pas. Parfois, dans Son grand amour, Il nous donne aussi une gifle. Vous devriez être content. Jésus tient un ciseau d'artiste dans ses mains. Il veut faire une statue de vous, pour le Palais Céleste.

=Celui qui crie n'a pas de force.

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après

L'EGLISE D'ALBANIE NE RECONNAIT PAS LES SCHISMATIQUES UKRAINIENS ET APPELLE A LA TENUE DUN CONCILE PANORTHODOXE


Tirana ( Albanie) le 8 mars 2019

Le Saint Synode de l'Eglise orthodoxe albanaise n'a pas reconnu l'Eglise schismatique ukrainienne, qualifiant ses ordinations sans Grâce et appelant plutôt à une Synaxe des primats des Eglises orthodoxes, étant donné que Constantinople n'a pas réussi à réaliser l'unité en Ukraine.

Le Saint-Synode de l'Église albanaise a adopté sa décision le 4 janvier et l'a exprimée dans une lettre envoyée au Patriarche Bartholomée le 14 janvier. La lettre a été publiée aujourd'hui sur le site de l'Eglise albanaise.

En particulier, les évêques albanais ont exprimé leur inquiétude quant à la reconnaissance par le Patriarche de Constantinople "des ordinations rétroactives, célébrées par Philarète (Denisenko) excommunié et anathème, dont les ordinations sont nulles et privées de la Grâce et de l'action de l'Esprit Saint".

En 2015, Sa Béatitude Anastase, archevêque de Tirana et de toute l'Albanie, a parlé de Denisenko et de son "patriarcat de Kiev" schismatique, affirmant que leurs actions sont alimentées par un égocentrisme qui n'a rien à voir avec le Christ. Il a également dit que Denisenko est un homme avec une étrange vision du monde et un mauvais exemple pour les fidèles orthodoxes.

Le Synode albanais a également mis en doute la canonicité de l'ordination d''Epiphane chef de l'"église orthodoxe en Ukraine" nouvellement créée.

"Nous luttons pour comprendre comment, selon l'économie, reconnaître ces consécrations comme ayant la G râce de l'Esprit Saint, car toutes ces consécrations [des schismatiques] étaient un blasphème contre l'Esprit Saint. Le choix du nouveau primat est le résultat de la persévérance de Philarète", peut-on lire dans la déclaration.

Le Synode albanais a également souligné en quoi la situation ukrainienne diffère de toutes les autocéphalies précédentes : La plénitude ecclésiastique des autres Églises autocéphales - Serbie, Roumanie, Bulgarie, Géorgie, Pologne, Albanie, Pays tchèques et Slovaquie - était unie dans le désir d'autocéphalie. En même temps, les évêques albanais notent que les millions de fidèles de l'Église orthodoxe ukrainienne (qui compte plus de 12.000 paroisses), dirigée par Sa Béatitude le métropolite Onuphre de Kiev et de toute l'Ukraine, ont refusé de participer à l'octroi du tomos d'autocéphalie, ayant suspendu la communion eucharistique avec le Patriarcat de Constantinople.

De plus, les craintes que l'Église albanaise et le primat, l'archevêque Anastase, avaient communiquées plus tôt au patriarche. Bartholomée ont prouvé leur véracité, écrivent-ils. L'archevêque Anastase a écrit à Sa Sainteté le Patriarche Cyrille de Moscou et de toute la Russie en octobre et novembre, exprimant sa crainte que les actions de Constantinople ne soient comme une promenade dans un champ de mines, ce qu'il avait aussi personnellement exprimé au patriarche Bartholomée.

"Au lieu de la réconciliation et de l'unité des fidèles orthodoxes en Ukraine, le danger d'une division dans l'ensemble du monde orthodoxe est apparu devant nous", ont souligné les hiérarques albanais, appelant à la convocation d'une synaxe des primats dans un avenir proche pour discuter ensemble de la question ukrainienne, préserver l'unité et éviter un schisme.

Les Synodes, les primats et/ou les hiérarques de chaque Église locale ont appelé le patriarche Bartholomée de convoquer un conseil panorthodoxe sur la question ukrainienne, mais il a explicitement refusé de le faire.

Les évêques ont également fait référence aux espoirs de Constantinople que la tourmente et la division ne dureront qu'un certain temps, les autres Églises autocéphales reconnaissant finalement les schismatiques ukrainiens. Cependant, quiconque connaît l'histoire des schismes de l'Église et le phénomène du fanatisme religieux sait que ces espoirs ne sont pas fondés.

En même temps, l'Église albanaise a réitéré sa préoccupation et sa critique de la décision de l'Église russe de ne pas participer au Concile de Crète en 2016 et d'interrompre la communion eucharistique avec le Patriarcat de Constantinople en octobre dernier. Comme l'a écrit l'archevêque Anastase au Patriarche Cyrille, l'Eucharistie doit rester en dehors et surtout au-dessus de tout conflit.

Le Saint Synode chypriote s'est également prononcé contre la pratique de rompre la communion, tout en notant que le Patriarcat de Constantinople lui-même a rompu la communion plusieurs fois ces dernières années.

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après

Grand Canon de saint André de Crête

lundi 11 mars 2019

Librairie du Monastère de la Transfiguration

Librairie du Monastère de la Transfiguration
9 mars 2019
Mon Père, madame, monsieur

Nous venons de mettre en lignes huit livres anciens d'occasion. Ces livres sont en bon état et en exemplaire unique.

Ouvrages parus récemment

L'Evangile selon saint Matthieu
illustré par des icônes et des fresques
Fabiola
Le Christ est toutSanguis martyrum

Monastère de la Transfiguration.
24120 Terrasson- Lavilledieu

Le vrai visage de l'église (sic) ukrainienne issue du schisme d'Istanbul: Les uniates n'ont pas le droit de devenir orthodoxes!!!


Texte 1)

Le dimanche 3 mars 2019, une communauté paroissiale d'Uniates à Lviv a décidé de rejoindre la schismatique "église orthodoxe d'Ukraine". Le lendemain, les schismatiques ont dit "Non merci".

La communauté uniate de l'Église de la Présentation du Seigneur a été liquidée au début du mois de février en réponse à un conflit entre une communauté gréco-catholique et une communauté catholique romaine qui avait servi dans la paroisse pendant 17 ans. Leur prêtre a été rappelé, de sorte que la communauté a pris les clés de l'église et a commencé à tenir des offices de lecteur [sans prêtre] et a empêché l'accès à la communauté catholique romaine, l'obligeant à se déplacer ailleurs, comme rapporté zaxid.net.

Puis, le dimanche 3 mars, la communauté a voté pour se joindre à l'église schismatique nouvellement créée. Cependant, le lendemain, le porte-parole du "patriarcat de Kiev" Evstratij Zorja a déclaré que l'"Eglise orthodoxe d'Ukraine" ne veut pas les accepter et, en fait, a une politique de refus des communautés catholiques.

Bien que la communauté ait rencontré un évêque de l'église schismatique qui les a présentés à un prêtre qui a ensuite fait un service dans leur église, Zorja a dit qu'ils avaient mal compris la présence de l'évêque et que le Synode de l'église schismatique n'avait pris aucune décision pertinente sur l'acceptation de la communauté uniate.

"Notre église est en collaboration avec l'Église gréco-catholique ukrainienne et l'Église catholique romaine. Je sais que le Métropolite Epiphane nous a personnellement assuré que notre église n'interviendrait pas dans cette situation. C'est-à-dire qu'en dépit du souhait exprimé par les membres de la communauté, ce qui était une surprise pour nous, compte tenu de toutes les circonstances, cette communauté ne peut être acceptée dans l'Eglise orthodoxe d'Ukraine," a expliqué Zorja.

Svjatoslav Chevtchouk, chef de l'Église uniate, a expliqué précédemment que les uniates et les schismatiques espèrent créer une seule Église qui sera reconnue par Rome et Constantinople.

Texte 2) 
Commentaire de la paroisse russe de Turin

Le dimanche 3 mars 2019, la communauté des Uniates de l'Église de la Présentation du Seigneur à Lviv (sur la photo) a spontanément demandé à être admise dans l'"Église orthodoxe d'Ukraine", pour voir la porte se fermer le lendemain. En relisant les nouvelles, nous essayons de réfléchir à ce que nous dit cet étrange événement :

- Evstratij Zorja, "l'éminence rouge" de l'Eglise schismatique et porte-parole historique du "patriarcat de Kiev", a déclaré que le désir de la communauté unie "était une surprise pour nous". Surpris qu'un groupe d'hétérodoxes veuillent... devenir orthodoxes ? Ou simplement une surprise qu'un groupe d'uniates veuillent échanger leur uniatisme contre un autre uniatisme un peu moins crédible ?

- L'Église schismatique, selon les mots du porte-parole à la barbe fauve et au raisonnement obscur, "a une politique de refus des communautés catholiques". Il est dommage que personne n'ait rien su de cette politique jusqu'à l'ouverture d'une première affaire qui "a été une surprise".  Il semble étrange qu'étant donné la politique (ce oui, au contraire, bien connu et expérimenté) d'accepter des chiens, des cochons et des renégats de toutes sortes à condition qu'ils viennent de l'Église orthodoxe canonique, même sous la menace, il doit y avoir une politique de ne pas accepter ceux qui viennent volontairement de la communion romaine. Mais l'étrange réticence sera peut-être due à l'absence de quelqu'un capable d'expliquer la foi et l'ecclésiologie orthodoxes à un groupe d'anciens uniates.

- Nous avons un étrange sentiment de déjà vu à la lecture de cette histoire et nous nous souvenons d'un catholique qui a essayé de devenir orthodoxe ici en Occident en demandant l'asile sous certains homophores de Constantinople, pour se faire dire que c'était impossible, parce que cela compromettrait de bonnes relations œcuméniques, et que si on voulait vraiment un passage, les "fanatiques" du Mont Athos ou de Moscou étaient toujours disponibles... Moscou, qui s'est fixé sur des choses secondaires comme la foi et l'ecclésiologie orthodoxe.


Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
Texte 1
Orthochristian
Texte 2

dimanche 10 mars 2019

Sa Béatitude Onuphre: Comment se comporter le Dimanche du Pardon et pendant le Grand Carême


- Votre Béatitude, le dimanche de la Tyrophagie ou du Pardon est le dernier jour avant le Grand Carême, lorsque tous les chrétiens orthodoxes se demandent pardon pour commencer le jeûne avec une bonne âme, pour se concentrer sur la vie spirituelle, pour célébrer Pâques avec un cœur pur. Quelle est la bonne façon de passer cette journée et qu'est-ce qu'elle signifie dans la vie de tout chrétien orthodoxe ?

- L'Église nous rappelle l'événement, où Adam a perdu le paradis par l'incontinence, en rompant le jeûne. Ainsi, nous comprenons que ce n'est que par l'abstinence et le jeûne que nous pouvons regagner le paradis perdu. La personne qui essaie de vivre pieusement et qui veut le vrai bien pour elle-même, est toujours consciente du paradis perdu. Cette pensée donne la repentance dans une âme qui rend tout le monde pur et capable de recevoir la grâce de lEsprit Saint.

Dans La vie des saints, il y a l'histoire d'un ermite qui, de temps en temps, venait dans un monastère, s'asseyait à ses portes et pleurait amèrement. Les gens regardaient l'ermite qui pleurait avec étonnement, ils ne comprenaient pas pourquoi il pleurait, et un moine de ce monastère s'approcha de lui et lui demanda : 

-"Pourquoi pleures-tu, Père ? Se pourrait-il que des voleurs t'aient volé dans le désert ?" 

- "Non, personne ne m'a volé" 

- "Peut-être, tu es malade et que tu te sens mal ?" 

- "Ce n'est pas ça non plus" 

- "Veux-tu manger, peut-être ? Tu as faim ?" 

- "Je n'en ai pas besoin non plus" 

- "Alors pourquoi pleures-tu ?" 

- Je pleure, parce qu'autrefois mes ancêtres et moi avons vécu dans une maison très riche, j'ai eu la gloire du roi, que le peuple servait. Alors, nous avons perdu tout cela, et maintenant je dois mener une vie pathétique, misérable et douloureuse." 

Cependant, le moine découvrit que cette personne n'était pas riche, mais commune, et réalisa que l'ermite ne pleurait pas pour sa maison terrestre, qu'il avait peut-être perdue, mais pour la maison éternelle, la maison du paradis que ses ancêtres avaient perdue en ne gardant pas les commandements de Dieu, et maintenant lui, leur descendant, devait mener une vie pathétique. Ainsi, la mémoire du Paradis perdu rend l'esprit de repentance à une personne, et la repentance conduit à une vie avec Dieu dans Sa maison, à recevoir des dons de Grâce que l'on reçoit dans la maison de Dieu.

- Votre Béatitude, l'histoire de l'humanité aurait-elle changé si Adam avait pu rester au paradis après la chute de la grâce ?

- Si Dieu avait laissé Adam au Paradis après la chute de la Grâce, alors cette vie aurait été plus douloureuse pour lui que celle qu'il a trouvée après son expulsion du Paradis. Si un criminel, un pécheur ne se repent pas, il se sent mal à ce sujet, et si une telle personne est amenée dans une église, cela devient encore plus difficile au début. Pourquoi ? Car il y a une image vivante du Dieu vivant en chacun de nous. 
Cette image agit dans une personne par la voix de la conscience, elle parle et corrige constamment ses actions. Si nous faisons quelque chose de bien : la voix approuve l'action ; si c'est mal : elle nous reproche, nous fait nous améliorer, et parfois nous tourmente. 
Quand un pécheur impénitent se trouve quelque part dans une fête ou dans un restaurant, il coupe la voix de sa conscience et ne ressent pas autant de tourments. 
Quand une personne vient à l'église, la voix de la conscience se fortifie et lui cause plus de douleur. Pour un pécheur qui ne se repent pas, être dans une église devient insupportable, c'est pourquoi chacun de nous doit travailler et beaucoup prier  pour activer la vraie repentance en lui-même, sans laquelle il nous sera difficile de lutter pendant le grand Carême.

- Que nous souhaiteriez-vous sur le chemin de Pâques ? Que devrait devenir le Grand Carême pour nous ?

- La Sainte Église nous suggère de nous abstenir de la viande et des produits laitiers pendant le Grand Carême pour rétablir l'harmonie dans notre corps et l'ordre naturel que Dieu a établi en chaque personne. 

Quand nous jeûnons, notre corps se reconstruit. Au début, il peut être difficile pour les gens de manger des légumes, eux qui ont mangé de la viande tout le temps. 

Par exemple, si on dit à une personne dépendante de la cigarette d'arrêter de fumer, elle peut commencer à devenir folle ou avoir des changements désagréables dans son corps. Pourtant, cela ne veut pas dire qu'elle doit fumer, c'est juste une réaction positive à la guérison.

Chers frères et soeurs, que Dieu nous aide à jeûner au mieux de nos capacités sans nous briser ou nous apitoyer indûment. 

Nous devons choisir le milieu, la voie royale et nous habituer au jeûne, au régime et à la nourriture saine. Quand une personne ajoute le jeûne spirituel au jeûne corporel, elle commence à se développer spirituellement, à s'élever de degré en degré ou, comme le dit la Sainte Église, à atteindre la perfection spirituelle qui commence sur terre et se poursuit pour toujours dans une vie céleste.

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après

Jean-Claude LARCHET: Recension/ Cyrille d’Alexandrie, «Commentaire sur saint Jean». Tome I (Livre I)


Cyrille d’Alexandrie, Commentaire sur saint Jean. Tome I (Livre I). Texte grec, introduction, traduction, notes et index par Bernard Meunier, collection « Sources chrétiennes » n° 600, Paris, Éditions du Cerf, 2018, 634 pages.
Ce n’est pas un hasard si le numéro 600 de la collection « Sources chrétiennes » a été attribué à ce volume : c’est un hommage à Bernard Meunier, qui en a réalisé l’édition, la traduction, l’annotation et l’introduction, et qui a pendant plusieurs années, après Jean-Noël Guinot et avant Guillaume Bady, dirigé avec brio l’Institut des Sources chrétiennes, voué depuis plus de soixante ans à la publication scientifique des textes des Pères de l’Église ; c’est aussi, comme chaque centième numéro de la collection, la marque d’un auteur et d’une œuvre majeurs.
L’Évangile de saint Jean avait été commenté par plusieurs prédécesseurs de saint Cyrille d’Alexandrie, dont les plus connus sont Origène et saint Jean Chrysostome. Mais le commentaire de saint Cyrille est le plus développé, d’une part parce qu’en 12 livres il commente verset par verset l’ensemble du texte évangélique (à l’exception de Jn 8, 1-11, absent du texte alexandrin, auquel il se réfère et de la plupart des manuscrit grecs anciens, et de Jn 10, 18 à 12, 48, dont l’exégèse figurait dans les livres VII et VIII dont seuls des fragments ont été conservés), d’autre part parce qu’il est particulièrement développé, occupant presque deux volumes de la Patrologie grecque de Migne (PG 73 et 74). C’est aussi, dans l’œuvre même de Cyrille, le commentaire exégétique le plus développé et le mieux conservé.
Bien que le commentaire prenne en compte tous les aspects du texte, il est dominé par des considérations dogmatiques, le souci majeur de Cyrille étant, lors de sa rédaction (car c’est un livre écrit, et non un recueil d’homélies) de réfuter l’hérésie arienne. Par ce projet, l’ouvrage, qui a été probablement écrit en plusieurs années, peut être daté de la même époque que le Thesaurus et les Dialogues sur la Trinité, soit entre 424 et 428/9. En ce qui concerne la christologie, le vocabulaire de Cyrille est encore hésitant, voire maladroit (c’est la controverse nestorienne, venue plus tard, qui l’obligera à affiner son vocabulaire) ; Bernard Meunier considère néanmoins que l’ouvrage « manifeste à l’évidence une pensée théologique arrivée à sa maturité ».
Ce volume contient le livre I du Commentaire et est consacré au commentaire des premiers versets de l’évangile (Jn 1-18), aujourd’hui désigné comme « Prologue ». Il n’est pas surprenant que l’exégèse de Cyrille, portant sur ce texte peu narratif et à haute teneur dogmatique, se caractérise par une lecture théologique et, dans le contexte antiarien de sa composition, par une nette orientation antihérétique. Il s’agit avant tout, contre diverses doctrines et spécialement l’arianisme, d’affirmer la divinité du Verbe et sa consubstantialité avec le Père. La question du Saint-Esprit reste ici discrète, mais elle sera abordée dans les livres V, IX et XI.
L’excellente introduction de Bernard Meunier – bien connu comme spécialiste de Cyrille, notamment par sa thèse Le Christ de Cyrille d’Alexandrie, l’humanité, le salut et la question monophysite (« Théologie historique » n° 104, Beauchesne, 1987) – donne une présentation synthétique de l’ensemble du Commentaire, mais en privilégiant, comme il se doit, le livre I publié ici. Le texte grec a été édité à nouveaux frais, mais comporte cependant peu de variantes par rapport à l’édition Pusey qui servait jusqu’à présent de référence. La traduction est la première réalisée en langue française.
On attend avec impatience la publication des Livres suivants (en 10 volumes), dont la préparation est coordonnée par Bernard Meunier et Marie-Odile Boulnois, et qui engagera plusieurs collaborateurs qui sont d’ores et déjà au travail.
Jean-Claude Larchet

samedi 9 mars 2019

Saint Amphilochios [Makris]: Conseils spirituels (1/2)



=Quand vous cultivez la prière, les fanfaronnades du Tentateur ne vous dérangeront pas. La prière diminue sa force, il ne peut rien nous faire.

=La fin de ma vie approche, je vous demande de vivre une vie sainte, de marcher sur des chemins saints, afin que vous puissiez aider notre Église et la Grèce.

=Rester fidèle au monachisme est considéré comme un martyre.

=Le Christ vient souvent frapper à votre porte et vous l'invitez à s'asseoir dans le salon de votre âme. Puis, absorbé dans vos propres affaires, vous oubliez le Grand Visiteur. Il attend que vous apparaissiez et quand vous tardez trop à revenir, il se lève et s'en va. D'autres fois, vous êtes si occupé que vous lui répondez par la fenêtre. Vous n'avez même pas le temps d'ouvrir la porte.

=Vous êtes un roi, destiné à la chambre nuptiale céleste.

=Quand vous voyez une personne qui est spirituellement fatiguée, ne l'accablez pas davantage, parce que ses genoux ne pourront pas le supporter.

=Aimez l'Unique, pour que même les bêtes sauvages vous aiment.

=La vraie richesse, pour moi, c'est de vous voir dans le Royaume des Cieux.

=Quand la flamme de l'amour existe, elle consomme tout ce qui s'approche du mal.

=La personne qui aime spirituellement se sent priante, afin qu'elle puisse être trouvée en Dieu et en son frère.

=Il est attristé quand son frère n'avance pas bien et il prie pour son progrès.

=Celui qui a l'amour chrétien ne change jamais.

=Tenez la bannière du Christ en l'air, de sorte que vous ayez toujours le numéro de téléphone de votre staretz, où que vous soyez.

=Le Christ est le même, hier et aujourd'hui, mais nous avons fermé les yeux et nous regardons dans les ténèbres.

=C'est parce que nous continuons ainsi que certains tombent dans la boue et que d'autres sont tués.

=Toutes ces choses dont nous entendons parler : la guerre, les tremblements de terre, les catastrophes, le tonnerre, attendent aussi la pluie.

=Nous devons être prêts pour notre défense et notre martyre.

=J'implore le Seigneur de vous sanctifier, afin que je puisse vous voir au Paradis. C'est la dot que je demande au Seigneur pour vous.

=Pour que la grâce de Dieu vienne pendant la Liturgie, vous devez être concentrés et tranquilles.

=Plus une personne aime Dieu, plus elle aime les autres. Elle les aime avec sainteté, respect et raffinement, comme des images de Dieu.

=Quand une personne manque de chaleur intérieure, elle sera glaciale et froide, même en été.

=Quand votre cœur n'a pas le Christ, il contiendra soit de l'argent, soit des biens, soit des personnes à la place.

=Mettez ce commandement en pratique :  Cultivez l'amour envers la Personne du Christ à tel point que, lorsque vous prononcez Son nom, des larmes tombent de vos yeux. Votre cœur doit vraiment être en feu. Alors Il deviendra votre Maître. Il sera votre Guide, votre Frère, votre Père et votre staretz. 

=Aimez votre Époux le Christ de tout votre cœur et alors tout le monde vous aimera et prendra soin de vous.

=Je désire la renaissance du monachisme, parce qu'à mon avis, le monachisme est le bataillon d'evzones (unité militaire grecque d'élite) de l'Eglise.

=La protection de Dieu diminue la tentation.

=A cause de la corruption généralisée, les gens ne peuvent pas comprendre que l'amour spirituel existe.

=Les gens du monde vous fatiguent, parce que tout ce qui est stocké à l'intérieur d'eux vient à vous comme des vagues d'électricité. Nous devons être des gens de Grâce à tel point que quiconque vient à nous puisse trouver le repos.

=Considérons tous nos supérieurs, aussi faibles qu'ils puissent paraître. Ne soyons pas durs, mais gardons toujours à l'esprit que l'autre personne a aussi la même destination que nous.

=Nous devons avoir de l'Amour, même s'ils nous font le plus grand mal, nous devons les aimer. Nous ne pourrons entrer au Paradis qu'avec amour.

=Cultivez la prière de Jésus et un temps viendra où votre cœur sautera de joie, comme il le fait quand vous allez voir une personne que vous aimez beaucoup.

=Ne négligez pas la prière du soir. Priez avec empressement comme ceux qui vont à un festin. Ils sont éveillés et seuls, ils ressentent la joie. Ainsi, puisque vous allez parler avec votre Époux, n'écoutez pas quand le Tentateur vous dit diverses choses pour vous gêner, parce que vous savez qu'il y a quelqu'un qui vous aime.

=Question : "Père, comment devons-nous imaginer le Christ ?" Répondez : "Nous devons toujours penser au Christ avec amour. Nous pourrions tenir la photo de quelqu'un entre nos mains, mais comme nous ne le connaissons pas, nous ne l'aimons pas, nous ne sommes pas émus. Alors que, quand on prend une photo de notre mère, notre âme saute et crie d'amour."

=Une personne peut être élevée au-dessus de la terre par deux ailes, l'une est simplicité et l'autre est pureté de cœur. Vous devez être simples dans vos actions et pur dans vos pensées et sentiments. Avec un cœur pur vous chercherez Dieu et avec simplicité vous Le trouverez et vous serez heureux.

=Un cœur pur passe facilement par la porte du Ciel.

=Le renoncement à soi doit être cultivé avec discernement, sinon nous risquons d'arriver au point du suicide.

=Nous sommes en haute mer, parfois il y a des tempêtes et parfois le calme. La grâce de Dieu ne nous quitte pas. Sinon, nous aurions coulé, s'Il ne nous avait pas retenus.

=Les saints regardent toujours vers l'autre vie. C'est la grâce du souvenir de la mort.


Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après