"Dans la confusion de notre époque quand une centaine de voix contradictoires prétend parler au nom de l'Orthodoxie, il est essentiel de savoir à qui l'on peut faire confiance. Il ne suffit pas de prétendre parler au nom de l'Orthodoxie patristique, il faut être dans la pure tradition des saints Pères ... "
Père Seraphim (Rose) de bienheureuse mémoire

dimanche 22 mai 2016

Père Ephrem de Katounakia, Mont Athos: L'œcuménisme est dominé par des esprits impurs


Dans ce qui suit, je vais dire quelque chose qui se rapporte à un témoignage personnel. J'ai été associé pendant des décennies avec le Père Ephraim de Katounakia, dont l'ethos et la conscience sont renommés. Egalement célèbre était le fait qu'il possédait aussi une "télévision spirituelle". Quant à moi, j'étais allé vers lui à plusieurs reprises avec l'intention de poser certaines questions très spécifiques, dans une séquence spécifique, et en utilisant mon propre vocabulaire. Quand je lui ai enfin rendu visite, et sans avoir posé aucune de mes questions préparées, il m'a donné ses réponses, dans ma séquence prévue, et avec mon vocabulaire. Je mentionne cela comme une expérience personnelle; ce n'est pas un phénomène sans précédent - il a été vécu par beaucoup d'autres aussi.

Il y avait un moment où, en tant que jeune professeur à l'École de théologie à l'époque, il y a environ trente ans, je lui avais mentionné ce qui suit: étant donné que la tendance à l'œcuménisme a également été florissante à l'École de théologie, en particulier celle de Thessalonique, j'avais certains problèmes et questions lancinantes, parce que je pouvais le voir [cet œcuménisme] représenté par des professeurs respectés autrement. Naturellement, à la fois ma conscience, ainsi que mon apprentissage avaient réagi contre cela, cependant, je désirais, au-delà de mon statut scientifique, obtenir également une réponse charismatique, ce qui est quelque chose que j'ai fait pour beaucoup d'autres questions.

Je lui ai demandé à ce sujet, s'il pouvait me dire quel genre de chose est l'œcuménisme.

Il a répondu catégoriquement et sans aucune difficulté:

"Cette question, mon enfant, avait également été posée par quelqu'un d'autre, un peu de temps avant toi. Je suis moi-même ici sur ces rochers depuis quarante ans... je l'ai même oublié mon grec (à noter qu'il avait terminé le collège) et en tant que tel, je ne me suis pas préoccupé de cette question mais, parce que je devais répondre. - voyant que j'avais été interrogé à ce sujet, et que je ne connaissais pas la question - je suis allé dans ma cellule et j'ai prié, demandant au Christ de me faire savoir ce qu'est l'œcuménisme." J'ai reçu Sa réponse, qui était que l'œcuménisme a un esprit de méchanceté et est dominé par des esprits impurs."

Je lui ai demandé exactement comment cela a été vérifié. Il a répondu que "après avoir prié, ma cellule se remplit d'une odeur insupportable, qui a fait mon âme se sentir asphyxiée, je ne pouvais pas respirer spirituellement."

Je lui ai demandé si cela avait été un événement extraordinaire pour lui, ou si ce c'était la voie  par laquelle le Christ répondait dans des cas analogues, et il m'a assuré que "dans tous les cas qui sont impliqués dans la sorcellerie, les esprits impurs, c'est l'état dans lequel Il m'éclaire. Parfois, il y a une réponse parlée, mais dans le cas présent, ce qui était Sa réponse et j'ai la certitude absolue que l'œcuménisme n'a pas le Saint-esprit, mais un esprit impur."

Ce que je dis à présent, on peut dire a le caractère d'impressions intentionnelles. Mais je tiens à vous informer que je suis fou de joie, parce que ce que le staretz m'avait dit en personne, je l'avais vu aussi enregistré par son pieux entourage, qui avait publié un volume d'hommages pour sa personne, sa spiritualité et ses paroles. Donc, cela a été certifié là aussi, mais cela a également été vérifié par d'autres personnes, des théologiens dignes de confiance, qui de même ont personnellement entendu la même chose.

Je n'avais pas mentionné ceci publiquement jusqu'à présent; mais les choses ont pris une telle tournure, que je suis obligé de le révéler. Bien sûr, cela a joué un rôle décisif dans ma position envers l'œcuménisme. En tant que professeur, que scientifique, je suis naturellement obligé dans tous les cas d'examiner la question avec des critères scientifiques et pour étayer mon point de vue scientifique - et c'est ce que je fais dans mes classes aussi, étape par étape; Cependant, je considère que ce témoignage est important, car il a été livré de manière charismatique par un homme qui ne connaissait rien à la question. Il ne l'avait jamais lu, n'en avait jamais entendu parler, et pourtant, il a témoigné de son expérience spirituelle directe. Je pense que les choses parlent ici d'elles-mêmes.

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
cité 
par 

FEUILLETS LITURGIQUES DE LA CATHÉDRALE DE L’EXALTATION DE LA SAINTE CROIX

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9/22 mai
4ème dimanche de Pâques, du paralytique

Transfert des reliques de saint Nicolas le Thaumaturge à Bari (1087). Saint prophète Isaïe (VIIIème s. avant Jésus-Christ). Saint martyr Christophore (vers 250). Saint Chio des Grottes (Mrvimévi) (VIème s.). Saint Joseph d'Optino (1911). Transfert des reliques du saint martyr Abraham de Bulgarie (1230) (fête transférée au 4ème dimanche de Pâques). Sainte Tabitha (Ier s.) (fête transférée au 4ème dimanche de Pâques). Saint hiéromartyr Démètre (Voskresensky), prêtre (1938) ; saint hiéromartyr Basile (Kolosov), prêtre (1939).

Lectures : Actes IX, 32-42 ; Jean. V, 1-15

 HOMÉLIE DE ST JEAN CHRYSOTOME SUR
LE  PARALYTIQUE

I
l y avait donc une grande multitude at tendant l'agitation de l'eau. Car il s'opérait là des guérisons miraculeuses. Dans un hôpital on voit des malades, des estropiés, des infirmes de toute espèce qui attendent l'arrivée du médecin ; de même on voyait là une multitude nombreuse. Sous ces portiques était un homme malade depuis trente-huit ans. Jésus l'ayant vu couché par terre et sachant qu'il était malade depuis longtemps, lui dit : Veux-tu être guéri? Le malade lui répondit : Oui, Seigneur; mais je n'ai personne pour me jeter dans la piscine après que l'eau a été troublée, et pendant le temps que je mets à y aller, un autre descend avant moi. (Jean, V, 5.) Pourquoi Jésus-Christ, laissant tous les autres, vient-Il à celui-ci ? Pour montrer tout ensemble Sa puissance et Sa bonté : Sa puissance, puisque la maladie était si grave et qu'il n'y avait plus d'espoir de guérison; Sa bonté, parce que, bon et miséricordieux, Jésus daigna regarder de préférence celui qui était le plus digne de pitié et de compassion. Le lieu, le nombre de trente-huit ans de maladie, tout est à bien considérer.

Écoutez, vous tous qui luttez contre la pauvreté et la maladie, qui êtes accablés par les difficultés et les inquiétudes de cette vie, et éprouvés par des catastrophes imprévues. Il y a dans l'exemple du paralytique de quoi consoler toutes les infortunes humaines. Qui donc, en considérant cet exemple, aurait assez peu d'esprit et de cœur pour ne pas supporter avec courage et avec générosité les accidents de cette vie? Vingt ans, dix et même cinq ans, n'était-ce pas assez pour lasser sa constance? Et il attend trente-huit ans sans se décourager, et avec la plus grande patience. Cette persévérance vous étonne ; écoutez ses paroles, et vous admirerez encore davantage sa sagesse et sa vertu. Jésus s'approche et lui dit : Veux-tu être guéri ? Qui doute qu'il ne le désire? Pourquoi donc l'interroger? Ce n'est pas par ignorance, car celui qui connaît les pensées les plus secrètes n'ignore pas ce qui est clair et évident pour tous. Pourquoi donc l'interroger? Ailleurs, quand Jésus dit au centurion : J'irai et je le guérirai (Mat. VIII, 7) : il n'ignorait pas sa réponse; mais tout en la prévoyant et la connaissant parfaitement, il voulait lui donner l'occasion de manifester sa foi jusqu'alors cachée, et de dire : Non, Seigneur, je ne suis pas digne que Tu entres dans ma maison. Il en est de même pour le paralytique. Quoique sûr de sa réponse, le Sauveur lui demande s'il veut être guéri, non qu'il en doute, mais pour lui fournir le moyen d'exposer son malheur et de montrer sa constance. S'Il l'avait guéri sans rien dire, c'eût été pour nous une grande perte, puisque nous n'aurions pas connu la générosité de cette âme. Jésus-Christ s'occupe non-seulement du présent, mais aussi de l'avenir. En l'obligeant à répondre à cette question : Veux-tu être guéri, Il le présente au monde entier comme un modèle de patience. Que répond le paralytique ? Il ne se laisse point aller à la colère ou à l'indignation, il ne dit point à Jésus-Christ : Tu me voix paralysé, Tu sais que depuis longtemps j'ai cette maladie, et Tu me demandes si je veux être guéri? Es-Tu venu insulter à mon malheur et rire de l'infortune d'autrui ? — Tu connais le caractère difficile des malades cloués sur leur lit depuis une année seulement. Mais trente-huit ans de maladie, n'est-ce pas assez pour lasser la vertu la plus robuste? Cependant telle ne fut point sa réponse ni sa pensée; avec la plus grande douceur, il dit : Oui, Seigneur, mais je n'ai personne pour me jeter dans la piscine après que l'eau a été troublée. Voyez que de maux assiègent cet homme en même temps : la maladie, la pauvreté, la privation de tout secours. Pendant le temps que je mets à y aller, un autre descend avant moi. Misère extrême, capable de toucher un cœur de pierre. Il me semble voir cet homme se traînant chaque année à l'entrée de la piscine, et chaque année frustré dans son espérance, et, pour comble de malheur, cette souffrance dure non deux ou trois ans, mais trente-huit ans. Il montre le plus grand zèle et il ne recueille aucun fruit; il parcourt la carrière, et un autre reçoit le prix de la course, et cela pendant de longues années. Et, ce qui est encore plus pénible, il voit les autres guéris. Car vous savez que nos maux nous deviennent une charge, surtout quand nous en voyons d'autres, qui étaient affligés comme nous, délivrés de leurs maux. Ainsi le pauvre, à la vue d'un riche, sent plus vivement sa misère; ainsi le malade souffre davantage en voyant d'autres se guérir, tandis que tout espoir de guérison s'évanouit pour lui. Le bonheur d'autrui nous montre plus clairement notre infortune. C'est ce qui avait lieu pour le paralytique. Il lutte longtemps contre la maladie, la pauvreté, l'abandon; il voit les autres guéris, et, malgré ses efforts continuels, il n'obtient rien, il ne lui reste plus même l'espoir d'être délivré. Cependant il persévère sans se décourager et revient chaque année. Pour nous, si notre prière n'est pas exaucée promptement, nous murmurons et nous tombons dans l'abattement; alors nous cessons de prier et tout notre zèle s'éteint. Pouvons-nous assez louer le paralytique et condamner notre lâcheté ? Quelle excuse nous reste ? Quel pardon pouvons-nous espérer ? Le paralytique persévère pendant trente-huit ans, et nous, nous abandonnons si vite nos résolutions !
Tropaire de Pâques, ton 5
Хpистócъ вocкpéce изъ ме́ртвыхъ, cме́ртію cме́рть попра́въ и су́щымъ во гробѣ́xъ живо́тъ дарова́въ.
Le Christ est ressuscité des morts, par Sa mort Il a vaincu la mort, et à ceux qui sont dans les tombeaux, Il a donné la Vie.
Tropaire du dimanche du 3ème ton
Да веселя́тся небе́сная, да ра́дуются земна́я ; я́ко сотвори́ дeржа́ву мы́шцею Cвое́ю Го́сподь, попра́ cме́ртiю cме́рть, пе́рвенецъ ме́ртвыxъ бы́сть, изъ чре́ва а́дова изба́ви на́съ и подаде́ мípoви ве́лiю ми́лость.

Que les cieux soient dans l’allégresse, que la terre se réjouisse, car le Seigneur a déployé la force de Son bras. Par Sa mort, Il a vaincu la mort ! Devenu le Premier-né d’entre les morts, du sein de l’enfer, Il nous a rachetés, accordant au monde la grande miséricorde.

Tropaire du transfert des reliques de saint Nicolas, ton:
Приспѣ́ де́нь свѣ́тлаго торжества́, гра́дъ Ба́рскій ра́дуется, и съ ни́мъ вселе́нная вся́ ликовству́етъ пѣ́сньми и пѣ́ньми духо́вными: дне́сь бо свяще́нное торжество́ въ пренесе́ніе честны́хъ и многоцѣле́бныхъ моще́й святи́теля и чудотво́рца Никола́я, я́коже со́лнце незаходи́мое, возсія́ свѣтоза́рными луча́ми, разгоня́я тму́ искуше́ній же и бѣ́дъ отъ вопію́щихъ вѣ́рно: спаса́й на́съ, я́ко предста́тель на́шъ вели́кій, Нико́лае.
Le jour de la solennité lumineuse a commencé, la cité de Bari se réjouit et avec elle tout l'univers est en liesse avec des hymnes et des cantiques spirituels ; car c'est le jour de la sainte solennité du transfert des reliques précieuses et miraculeuses du hiérarque et thaumaturge Nicolas, comme le soleil sans couchant brillant par des rayons lumineux et dissipant les ténèbres des épreuves et des malheurs chez ceux qui s'exclament avec foi : sauve-nous, comme notre grand intercesseur, ô Nicolas.
Kоndakion du transfert des reliques de saint Nicolas, ton:
Взы́де, я́ко звѣзда́, отъ восто́ка до за́пада твоя́ мо́щи, святи́телю Нико́лае, мо́ре же освяти́ся ше́ствіемъ твои́мъ, и гра́дъ Ба́рскій пріе́млетъ тобо́ю благода́ть: на́съ бо дѣ́ля яви́лся еси́ чудотво́рецъ изя́щный, преди́вный и ми́лостивый.
Tes reliques, ô saint hiérarque Nicolas, sont passées, telles une étoile, de l'orient jusqu'en occident ; la mer a été sanctifiée par ton passage et la cité de Bari reçoit par toi la grâce ; car tu es apparu pour nous, ô thaumaturge admirable, merveilleux et miséricordieux.

Kondakion du paralytique, ton 3
Дýшy мою́ Го́споди, во гpecѣ́xъ вся́ческихъ, и бeзмѣ́стными дѣя́ньми лю́тѣ paзcлáбленy, воздви́гни Боже́ственнымъ Tвои́мъ предста́тельствомъ, я́коже и paзcлá-бленнаго воздви́глъ ecи́ дре́влe, дa зову́ ти спаса́емь : ще́дpый, cла́ва Xpисте́ дepжа́вѣ твое́й.
Par Ta divine sollicitude, Seigneur, relève mon âme cruellement paralysée par toutes sortes de péchés et d’actions insensées, de même que jadis Tu as relevé le paralytique, afin que sauvé, je Te clame : ô Christ miséricordieux, gloire à Ta Puissance.

Au lieu de « il est digne en vérité » (ton 1) :
А́нгелъ вопiя́ше Благода́тнѣй: Чи́стая Дѣ́во, ра́дуйся, и па́ки реку́: Ра́дуйся! Тво́й Сы́нъ воскре́се тридне́венъ отъ гро́ба и ме́ртвыя воздви́гнувый: лю́дiе веселит́еся. Свѣти́ся, свѣти́ся Но́вый Iерусали́ме, сла́ва бо Госпо́дня на Тебѣ́ возсiя́. Лику́й ны́нѣ и весели́ся, Сiо́не. Ты́ же, Чи́стая, красу́йся, Богоро́дице, о воста́нiи Рождества́ Твоего́.

L’Ange s’écria à la Pleine de Grâce : Vierge pure, réjouis-Toi, et je Te répète « Réjouis-Toi », car Ton Fils est ressuscité le troisième jour du Tombeau, et, ayant redressé les morts, peuples réjouissez-vous. Resplendis, resplendis, nouvelle Jérusalem, car la gloire du Seigneur s’est levée sur toi. Exulte maintenant et réjouis-toi Sion. Et toi, toute pure Mère de Dieu, réjouis-toi en la Résurrection de Ton Fils.

TRANSFERT DES RELIQUES DE SAINT NICOLAS[1]
En 1087, alors que la région de Myre en Lycie venait de tomber aux mains des Turcs, Dieu permit que les reliques miraculeuses de saint Nicolas fussent préservées pour étendre leur bénédiction jusqu’en Occident. Une nuit, le saint apparut à deux prêtres pieux de la ville de Bari en Italie, Lupus et Grimoald, et leur donna l’ordre d’organiser une expédition pour sauver ses reliques des mains des Turcs. Dans un grand élan d’enthousiasme, on affréta trois navires, avec un équipage composé de soixante hommes pieux et valeureux. Chargés d’une cargaison de grain, pour faire croire qu’il s’agissait de navires de commerce, ils rivalisèrent de vitesse avec une expédition de Vénitiens, partis eux aussi pour récupérer le précieux trésor. Abordant finalement à Myre, ils se rendirent en hâte dans l’église de saint Nicolas, déterrèrent la sainte relique qui ruisselait de myron au parfum merveilleux et la chargèrent sur un des navires. Après avoir répandu les bénédictions du saint dans tous les ports où ils faisaient escale, les pieux pirates parvinrent finalement à Bari, où la population entière accueillit saint Nicolas avec cierges et hymnes d’actions de grâces. Et, de jour en jour, un nombre croissant de malades et d’infirmes trouvaient auprès de lui la guérison. En deux ans, on édifia en l’honneur de saint Nicolas une vaste basilique, sous l’autel de laquelle on déposa les précieuses reliques. Depuis, chaque année, le jour de la fête du saint, qui réunissait des pèlerins venus du monde entier, le saint myron coulait de ses pieds pendant tout le déroulement de la Divine Liturgie, comme deux sources abondantes, et il était recueilli dans des récipients, pour être ensuite distribué dans tout le monde chrétien .


[1] Tiré du Synaxaire du hiéromoine Macaire de Simonos Petras

samedi 21 mai 2016

Un Grand Miracle de Saint Nectaire d'Egine : La guérison du staretz Nektarios [Nectaire Vitalis]



Père Nektarios [Nectaire Vitalis], bien connu à Lavrio [Attique, Grèce] pour ses actions et sa compassion pour les pauvres et ceux exclus du monde en ces temps difficiles, raconte l'incident suivant alors qu'il était en train de mourir d'un cancer...
Ce qui est dit ci-dessous a été dit ailleurs, à plusieurs reprises, y compris dans le livre "J'ai parlé à saint Nectaire" - Athènes 1997, du célèbre écrivain M. Manolis Melons.
Icône de St. Nectaire 
(tiré de eikonografos.com, utilisé avec permission)

Paroles de Père Nektarios [Vitalis]: "Je souffrais d'une forme grave de cancer. Ma poitrine était une plaie ouverte qui suintait continuellement du sang et du pus, je déchirais mes camisoles à cause de la douleur. C'était une situation tragique, et je me dirigeai directement... vers la mort. Donc, vous comprenez, j'avais même préparé mes vêtements mortuaires... 

Le 26 mars 1980, au matin, je parlais dans mon bureau au sous-sol de l'église avec Sofia Bourdoy (servante de l'église [femme qui nettoie l'église]) et l'iconographe Helen Kitraki, lorsque la porte s'est subitement ouverte, et un vieil homme inconnu est entré. Il avait une barbe blanche comme neige, il était petit et légèrement chauve. Il était exactement comme  saint Nectaire apparaît sur les photos. Il prit trois cierges sans payer, et en alluma seulement deux. Il vénéra toutes les icônes de l'église, mais il dépassa  l'icône de saint Nectaire sans la vénérer. Il ne me voyait pas où je me trouvais. J'avais des douleurs terribles quand ils ont tiré le rideau du bureau, et sont allés voir le vieil homme. Il faisait face à la Belle porte [les Portes royales id est le Saint Iconostase], et croisant ses paumes et sans regarder autour de lui, il a demandé,

"Géronda est-il ici?"
La servante de l'église connaissant ma maladie voulait me "protéger"...
«Non, non... il est à la maison avec la grippe..."

Il répondit: "Peu importe. Priez, et bonne Résurrection! [salutation orthodoxe traditionnelle durant le Grand Carême, en prévision de Pâques]", tandis qu'il partait.

La servante  de l'église vint en courant vers moi et dit: "Père Nectaire, le vieil homme qui vient de partir ressemblait à saint Nectaire lui-même! Ses yeux était comme des flammes. Il me semble que c'était saint Nectaire et il est venu pour vous aider..."

Je la remerciai pensant qu'elle m'avait dit cela pour me consoler. Mais au fond quelque chose clochait. Je l'ai envoyée avec l'iconographe pour trouver l'homme inconnu et le ramener rapidement. Je suis entré dans le sanctuaire et j'ai vénéré le Crucifié [l'icône du Christ sur la Croix dans le Sanctuaire, en pleurant, et encore une fois en demandant au Christ de me guérir. Leurs pas s'arrêtèrent...

"Père, le géronda est venu!"

J'ai essayé de lui baiser la main, mais par humilité il ne m'a pas laissé le faire. Il s'est penché et a embrassé ma propre main! Je lui ai demandé: "Quel est ton nom?"

"Anastase, mon fils," dit-il, donnant le nom de baptême qui avait avant qu'il ne devienne moine...

Je l'ai amené vénérer les saintes reliques. Il a sorti une paire de lunettes avec une seule branche, et dès que nous les avons vues, nous étions surpris! C'étaient les mêmes lunettes de saint Nectaire que nous avions dans la boîte avec les saintes reliques. Elles m'avaient  été données par l'ancienne gérondissa Nectaire [higoumène] du monastère d'Egine.

"La croyance, c'est tout!" dit l'étranger, alors qu'il mettait ses lunettes

Il commença avec révérence à embrasser toutes les saintes reliques que montrait la servante de  l'église soins, sauf les reliques de saint Nectaire, qu'il évita...

"Géronda, pardonne-moi," lui ai-je dit, "mais pourquoi ne vénères-tu pas le miraculeux saint Nectaire?"

Il se retourna et me regarda en souriant. Je lui demandai: "Où demeures-tu géronda? Il m'a montré le plafond, où nous construisions la nouvelle église [dédiée à saint Nectaire], en disant:

"Ma maison n'est toujours pas prête et je suis inquiet. Ma position ne me permet pas de vivre ici et là ..."

"Géronda, je dois avouer, on vous a dit un mensonge plus tôt, j'ai le cancer! Mais je veux me rétablir, pour faire le Saint Autel, pour terminer l'Église d'abord, et puis je pourrai mourir..."

"Ne t'inquiéte pas," me dit-il. "Je pars maintenant. Je vais à Paros [île en Grèce] pour vénérer saint Arsenios et visiter Père Philotheos [Zervakos]." a-t-il ajouté, en commençant à partir et en passant sans autre par la grande icône...

Je l'ai arrêté et j'ai mis mes mains sur son visage.

"Mon Géronda, mon Géronda, ton visage ressemble exactement à celui de saint Nectaire qui est honoré ici dans notre église..."

Alors, des larmes coulèrent de ses yeux... Il m'a signé du signe de la Croix et m'a serré avec ses mains... Prenant courage j'ai ouvert mes mains pour l'embrasser. Mais quand j'ai écarté mes mains, et pendant que je regardais, je pouvais le voir devant mon visage, mes bras fermés sur ma poitrine!

Je tremblais et je me suis signé moi-même.

J'ai dit encore une fois, "Ô mon Géronda, je t'en prie, je veux vivre pour faire ma première liturgie [dans cette église]. Aide-moi à vivre..."

Il a cessé d'être près de moi, s'est arrêté devant son icône et a dit:

"Ô, mon enfant Nektarios, ne t'inquiète pas. C'est une épreuve qui passera, et tu iras bien! Le miracle que tu demandes aura lieu, et il sera raconté au monde entier. N'aie pas peur... "

Immédiatement, il nous a quitté en passant à travers une porte fermée...

Les femmes ont couru pour le rattraper. Il est arrivé à l'arrêt de bus. Il est allé à l'intérieur et a disparu avant que le bus ne parte!

Cette histoire est toujours racontée en présence de témoins, par le père Nektarios [Vitalis], personne respectée et fiable. Père Nektarios a finalement guéri, frustrant les médecins, les radiologues et les "révisionnistesde mort. Parce que au-dessus de tout est le Christ, notre Dieu vivant, et nos intercesseurs devant Dieu les saints, ainsi que notre Mère la Toute Sainte!

Parce que "là où Dieu le veut, les lois de la nature sont surmontées..."


Icône de Saint-Nectaire embrassant et la guérison Fr. Nektarios Vitalis, ainsi que les deux femmes qui témoignent de cela à la gauche, et les médecins confirmant le miracle à droite. L'icône est de l'église de Saint-Nectaire à l'hôpital Aretaieion (tiré de http://www.eikastikon.gr/xristianika/kordis_erga_agios_nektarios_en.html)

Père Nektarios parle du miracle...

Que saint Nectaire intercède pour nous tous et nous aide!

lien


Apolytikion de saint Nectaire le Thaumaturge,
 évêque de la Pentapole  
Ton premier:
Fidèles, louons Nectaire, le fils de la Sélybrie, le gardien d'Egine,* Le serviteur de Dieu inspiré du Christ, et l'ardent amant de la vertu,* Qui, dans ces derniers temps est apparu, * Car de lui jaillissent toutes sortes de guérisons* Pour ceux qui clament pieusement "Gloire au Christ, qui t'a glorifié! * Gloire à Lui pour tes miracles! * Gloire à Lui, qui, à travers toi, opère des guérisons pour tous."
*

Par les prières de nos saints Pères, Seigneur Jésus-Christ notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous! Amen!


Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après

vendredi 20 mai 2016

Sur orthodoxie.com




Réflexions de l’évêque de Bačka Irénée (Église orthodoxe serbe) au sujet du Concile panorthodoxe

Réflexions de l’évêque de Bačka Irénée (Église orthodoxe serbe) au sujet du Concile panorthodoxe


*
« Le Christ est ressuscité !
J’adresse mes salutations à tous dans la joie de la Résurrection, tout en réfléchissant sur le saint et grand Concile durant les jours de la plus joyeuse des fêtes chrétiennes, qui emplit tout de sens universel. Il s’agit du message évangélique du salut de tous et de tout en Christ, qui contient en lui de façon concise l’annonce de l’unité conciliaire de l’Église. En même temps, au moment de la session en Assemblée de la hiérarchie de notre Église locale, je pense qu’il faut, par principe, que nous nous réjouissions tous du futur Concile panorthodoxe. On peut parfois lire et entendre dans les média – et aussi de la bouche des pasteurs et des théologiens de l’Église – que la tradition et la pratique de la convocation des Conciles dans l’Église orthodoxe, ou bien encore en Orient, est interrompue déjà depuis longtemps et que douze siècles se sont passés sans que nous ayons de conciles généraux (!). Historiquement, cela est inexact ! Notre Église est par nature conciliaire (catholique, universelle, englobant tout). Sa conciliarité (catholicité) ontologique, se manifeste historiquement en tant que synodalité, elle s’exprime précisément par les conciles. Avant tout, chacune de nos assemblées lors de la Liturgie est une Assemblée de toute l’Église « en un seul lieu », et sa réunion en un seul corps, en un Esprit divin (ἐπὶ τὸ αὐτό). Chaque Église locale (évêché, diocèse) est une Église dans sa plénitude, qui est en communion avec toutes les autres Églises de Dieu dans le monde. Il en résulte que sans communion conciliaire, l’unité de l’Église, en général, n’existe pas, pas même un instant. Les conciles locaux ou régionaux sont convoqués lorsqu’il en existe le besoin. Notre Église locale, en règle générale, tient un concile au moins une fois par an, et si nécessaire plus souvent. D’autres Églises locales tiennent aussi des conciles – les unes plus souvent, et les autres plus rarement. Qui plus est, lorsque des circonstances historiques importantes l’exigent, c’est-à-dire non à des intervalles réguliers, des grands conciles, exceptionnels, dans la Grâce, de toutes les Églises de Dieu dans le monde, sont convoqués. Ce sont les conciles généraux de l’Église qui s’appellent habituellement Conciles œcuméniques. Par conséquent, il n’est pas exact d’affirmer que dans l’Église orthodoxe, durant de longs siècles, il n’y a pas eu de conciles. Il est seulement exact qu’à l’époque plus récente, durant les siècles plus récents, nous n’avons pas eu de conciles panorthodoxes ou généraux. Cela peut se comprendre dans le contexte des événements historiques. Dans les temps plus anciens, seule la Russie était un pays orthodoxe libre, tandis que dans tous les autres, nous nous trouvions sous un asservissement qui a duré pendant des siècles. Sans les conditions de liberté et de paix, et sans bons moyens de communication entre les chrétiens orthodoxes dispersés dans « l’univers », dans le monde, il n’était pas possible de convoquer des grands conciles. À l’époque plus récente, alors qu’avaient déjà commencé les préparatifs pour un tel concile, au début du XXème siècle, la réunion au monastère athonite de Vatopédi [en 1930 ndt], a été particulièrement importante. À celle-ci, outre les représentants des autres Églises orthodoxes, les évêques de l’Église orthodoxe serbe ont prit une participation active, et le rôle du saint évêque Nicolas y a été immense. Plus tard, les plans pour que le nouveau concile général se tienne à Niš, à l’occasion du 1600ème anniversaire du premier concile œcuménique, ou à Jérusalem ou encore ailleurs, sont « tombés à l’eau », et la convocation du concile a été reportée sine die, principalement en raison des conditions prévalant dans l’Église russe à l’époque soviétique et, plus tard, en raison de conditions similaires dans la majorité des Églises locales, au temps des communistes et de leur pouvoir. Maintenant est venu le moment auquel l’Église peut organiser son concile, bien que les conditions, aujourd’hui aussi, ne soient pas idéales. Il n’y a pas, à vrai dire, de terreur politique et de persécutions grossières dans la majorité des pays orthodoxes, mais dans certains de ceux-ci il existe néanmoins des difficultés dans la vie de l’Église en raison des affrontements armés et, au Moyen Orient, des persécutions par des musulmans fanatiques. C’est la raison pour laquelle le Concile n’a pu être tenu à Constantinople, comme cela avait été prévu au départ. Nous sommes témoins que, sur la base des nouvelles médiatiques, il y a encore des actes terroristes à Ankara et à Constantinople. Les difficultés et les souffrances sont énormes en Syrie, en Irak, dans tout le Moyen Orient, où il y a aujourd’hui également beaucoup de chrétiens orthodoxes, mais aussi des chrétiens séparés de l’Église orthodoxe, qui lui sont toutefois proches et apparentés spirituellement. Les circonstances idéales, au demeurant, n’existent pas et nous ne pouvons les attendre. Mais les besoins et les défis existent et, pour cette raison, il a été décidé d’accélérer les préparatifs. Personnellement, s’il n’est pas immodeste de ma part que je le dise, je considère ce qui suit : si les préparatifs avaient duré deux ou trois ans de plus, le futur Concile serait plus réussi. Je le dis avec une certaine dose de hardiesse, peut-être non justifiée, car je participe depuis longtemps déjà au préparatifs conciliaires au nom de notre Église, avec le métropolite du Monténégro et du Littéral Mgr Amphiloque, et ce non pas comme un observateur qui suit tout ce qui se passe, mais de façon active, de l’intérieur. C’est ainsi que je considère que nous aurions pu avoir alors quelques thèmes importants à l’ordre du jour encore, tout d’abord la question de l’autocéphalie. Il en est de même pour la préparation des textes qui seront traités et soumis à la discussion au Concile et au sujet desquels des décisions seront prises. Cette préparation aurait pu être plus réussie parce certains des textes sont anciens de plusieurs décennies et la période préparatoire n’était pas suffisante pour qu’ils soient revus plus sérieusement et approfondis en fonction des défis spirituels actuels. Nous devons croire que notre manque tout humain de préparation, ou notre préparation insuffisante, ou encore nos désaccords sur certaines questions (il y en a), voire même les relations perturbées entre certaines Églises autocéphales, ne seront pas déterminants, mais que l’Esprit Saint élèvera tout cela depuis les espaces terrestres jusqu’à la cime des espaces célestes. Il édifie le Corps de l’Église et peut, par Son amour étendu et qui englobe tout, l’amour qui est du Père, et qui nous est accordé par le Fils et que nous vivons justement dans l’Esprit Saint, tout vivifier, transfigurer, manifester comme une fidèle icône du royaume de Dieu, malgré tout ce qui est humain et imparfait. Car le Concile est avant tout la Pentecôte, l’Esprit Saint avec nous. Sa force triomphera malgré toutes nos faiblesses et nos défauts. C’est la condition sine qua non préconciliaire, conciliaire et postconciliaire. Au demeurant, les Conciles sont convoqués dans ce but à travers toute l’histoire de l’Église. Ce ne sont pas des conférences ou des symposiums, mais des conciles qui résolvent les questions vitales de la vie de l’Église, en premier lieu, celles qui concernent l’unité de l’Église, à savoir une communion pleine et sans obstacle entre les Églises. C’est pourquoi je crois que la future réunion de toutes les Églises orthodoxes « ensemble et dans l’unanimité » témoignera l’unité entre nous. J’espère qu’elle présentera en outre un témoignage qui peut, à mon sens, être utile également aux chrétiens qui appartiennent à l’Église catholique-romaine, de même qu’aux chrétiens qui appartiennent aux communautés de la Réforme, aux Églises protestantes. En quoi vois-je cela ? De premier abord, il s’avérera que l’unité de l’Église est possible et réelle sans les excès et l’unilatéralité de la doctrine de la primauté de l’évêque de Rome sous la forme qu’elle a développée durant le deuxième millénaire de l’histoire chrétienne, c’est-à-dire sans l’absolutisation du primat romain, sans interprétation de la primauté d’honneur comme une primauté de pouvoir. Donc, que l’on ne peut justifier la nécessité de l’unité par une hypertrophie malsaine de la primauté. Car celle-ci a existé également durant les premiers siècles, mais elle était alors fondée sur l’amour, le service et le sacrifice. De même, les communautés issues de la Réforme, en rejetant le modèle d’unité romain, ont perdu l’unité entre elles, et, en même temps, l’unité avec l’Orient orthodoxe et l’Occident catholique. Il se peut que notre saint et grand Concile soit un témoignage utile, à eux, à tous, voire à nous-mêmes – un témoignage de l’unité de l’Église, et l’indicateur d’un équilibre indispensable entre primauté et conciliarité, primauté conçue comme sacrifice et comme service à l’unité de l’Église, et acceptation conciliaire et dans la Grâce de cette unité par les autres Églises. Peut-être serons-nous en mesure de montrer ce qu’est l’équilibre divino-humain, selon le Saint-Esprit et selon la sainte Trinité, dans l’existence et la vie de l’Église, un bon modèle de l’unité, qui est recherché parmi les Églises, bien qu’il ait été donné en fait à l’Église dès les temps apostoliques et a existé jusqu’au grand schisme entre Orient et Occident à la fin du premier millénaire. Or, l’Église orthodoxe le garde fidèlement aujourd’hui également. Tous les textes dans le présent volume, malgré leurs imperfections, sont précisément une tentative de présenter de tels efforts, et le recueil même est le fruit du souhait et du travail communs de tous les contributeurs qui ont participé à sa publication afin de témoigner ce qui nous a été donné dès le début et à jamais, la véritable catholicité et l’unité établie par Dieu de l’Église du Christ. Nous offrons les fruits de cette œuvre modeste à l’amour de toute la plénitude chrétienne de notre Église locale, ainsi qu’à tous les gens de bonne volonté. À Novi Sad, le 3/16 mai 2016 ».

Archimandrite Séraphin Alexiev: La confession (R)



La Confession doit être tellement importante pour nous pécheurs que nous pouvons dire avec audace : il n’y a pas de salut pour nous sans repentir et la confession en est la conclusion normale. Abba Isaïe exprime la même pensée : " S’il n’y a pas de repentir, personne ne peut être sauvé. " Juste comme le baptême nous purifie du péché de notre séparation par rapport à Dieu et de tous les péchés connus avant le baptême, ainsi le repentir comportant la confession de nos péchés nous purifie de toute infraction commise après le baptême.
Afin de nous soustraire à la Confession, nous élevons des objections à l’encontre de celle-ci. Quelles sont les principales ?

1. Je suis tellement pécheur. Dieu peut-il pardonner mes péchés ?  Je ne le crois pas. Voilà pourquoi il est inutile de me confesser.
Cette objection exprime une attitude d’orgueil. L’homme attribue plus de poids à ses actes qu’à la miséricorde de Dieu. Elle révèle un manque un foi et d’espérance en Son infinie bonté. Mais si un homme se repent sincèrement, tout péché peut lui être pardonné. "La puissance du repentir est basée sur le pouvoir de Dieu. Le Médecin est tout-puissant et la médication donnée par Lui est toute-puissante" (evêque Ignace Briantchaninov).
Saint Jean Chrysostome évaluant les résultats miraculeux d’un repentir sincère dit : "Le repentir est une médication qui détruit le péché. C’est un don céleste, une force merveilleuse qui, par la grâce de Dieu surmonte la puissance et la rigueur de la loi. Il ne rejette pas le fornicateur, ne renvoie pas l’adultère, n’est pas dédaigneux de l’ivrogne, n’anathémise pas l’idolâtre, ne néglige pas le fauteur de scandale, ne persécute pas celui qui abuse, pas même l’homme hautain. Il régénère chacun parce qu’Il est un fourneau purifiant le péché. La blessure et la médication, ce sont le péché et le repentir.
Ne dis pas, j’ai beaucoup péché, comment puis-je me sauver ? Tu ne le peux pas, Dieu seul le peut, et Il peut le faire de telle façon que tous tes péchés soient détruits. Ecoute attentivement ces paroles : Votre Dieu détruit tes péchés d’une manière telle qu’il n’y ait ni un endroit, ni une trace qui subsistent, et Il restaure alors ta santé, Il te présente la justice qui te libère de la peine de mort. Il te donne la justice; et celui qui a péché, Il le rend égal à celui qui n’a pas péché parce qu’Il détruit le péché comme s’il n’avait jamais existé.
Mais diras-tu : " Est-ce possible pour celui qui se repent d’être sauvé ? " C’est parfaitement possible. " Mais j’ai passé toute ma vie dans le péché, si je me repens, serai-je sauvé ? " Bien sûr. " Comment le savons-nous ? " Par l’amour que Dieu a pour l’homme. Est-ce que je me fie sur votre repentir pour détruire vos péchés si lourds ? nous rapporte l’Ecriture. En effet, Dieu connaît les limites du repentir de l’homme et cela ne l’empêche pas de remettre les péchés. Si tu devais te fier uniquement sur ton repentir, alors, en effet, tu devrais trembler, mais la miséricorde de Dieu s’unit au repentir. Et la miséricorde divine n’a pas de limites, les mots ne peuvent exprimer sa Bonté. Notre malice aune fin, mais la médication est sans limite. La mer, si grande soit-elle a une fin, par contre l’amour de Dieu pour l’homme est infini.
2. Un autre dit : " Pourquoi irai-je me confesser ? Je n’ai pas de péchés particuliers. Laissons d’autres qui ont tué, volé, violé ou commis d’autres péchés se confesser. "
Cette objection à la Confession est diamétralement opposée à la première. Dans le premier cas, l’homme réalise de façon oppressante qu’il est mauvais et il ne croit pas pouvoir être pardonné. Présentement, il y a absence de conscience de notre malice : "Je n’ai pas de péchés particuliers..." Mais en est-il vraiment ainsi ? Quand un homme demeure dans une chambre cloisonnée durant un temps prolongé, il s’habitue à l’air mauvais et il ne réalise pas combien c’est déplaisant. Mais quelqu’un venant de l’extérieur ne supportera pas l’odeur ambiante de la chambre et il prendra la fuite.
Que ceux qui disent : "Je n’ai pas de péchés particuliers,’ répondent si le Christ est dans leur cœur. Jésus-Christ se plaît à habiter dans les cœurs purs. Mais leurs cœurs sont-ils purs ? A peine ! Ils s’imaginent être purs, mais l’imagination n’est pas la réalité. Si nous disons que nous n’avons pas péché, nous nous trompons, et la vérité n’est pas en nous. (1 Jn 1:8) Et là où il y a mensonge, le Christ ne s’y trouve pas.
Alors que faire ? Confessons-nous. Retrouver une attitude digne et juste nous purifie de toute injustice. (1.Jn 1:9) Les Saints Pères nous instruisent qu’il est très difficile pour un homme de voir ses péchés. Ils expliquent cela par l’aveuglement causé par le démon. Abba Isaïe dit : "Quand un homme se sépare de celui qui est à sa gauche, c’est-à-dire de la communion avec les démons et de leurs suggestions, alors il verra pleinement ses péchés contre Dieu et il connaîtra Jésus-Christ. Mais un homme ne peut voir ses péchés tant qu’il ne se sépare pas de ceux-ci, et cela exige du travail et de la détresse. Ceux qui ont atteint cette condition ont trouvé les larmes lorsqu’ils se rappellent leur amitié vicieuse avec les passions, ils n’osent pas regarder Dieu, et ils vivent constamment avec un cœur brisé." S’il était simple de voir nos fautes, Saint Éphrem le Syrien n’aurait pas prié en disant: "Seigneur, donne-moi de voir mes fautes." De même Saint Jean de Cronstadt ne pourrait dire : "Ceci est vraiment un don de Dieu - de voir nos péchés dans leur multitude et leur horreur."
Ceux qui croient n’avoir aucun péché substantiel à se reprocher sont en fait aveugles. Ils doivent prier Dieu pour qu’Il leur donne de percevoir leurs péchés et ainsi se dépêtrer de l’illusion fatale extrême qu’ils n’ont aucun péché particulier. Même si leurs péchés sont petits comme des grains de sable, s’ils ne sont pas effacés par la confession constante, ils s’accumulent et souillent la chambre de leur cœur si bien que l’illustre Hôte céleste ne peut y pénétrer.
Les petits péchés sont bien souvent plus dangereux que les plus grands délits ou crimes parce que ces derniers pèsent lourdement sur la conscience et ils demandent à être réparés, confessés, clarifiés, effacés. Les petits péchés, par contre, ne pèsent pas lourdement sur l’âme, mais ils ont la particularité dangereuse de la rendre insensible à la grâce divine et indifférente au salut. Moins d’hommes ont péri sous les coups des bêtes féroces que sous le contact de petits microbes invisibles à l’œil nu. Considérés comme insignifiants, les petits péchés ne font généralement pas l’objet de notre attention. Ils sont facilement oubliés et créent chez l’homme la plus mauvaise habitude, celle de pécher inconsciemment en endormant la conscience morale. Ainsi, le misérable pécheur en arrive à se tromper en croyant qu’il n’est pas pécheur, que tout va pour le mieux avec lui alors qu’il est un misérable et servile esclave du péché.
Les petits péchés créent une véritable stagnation de la vie spirituelle. De même que la pendule s’arrête à cause de l’accumulation de la poussière, ainsi le pouls spirituel de l’homme s’éteint graduellement sous la couche dense de la multitude des petits péchés. Pour que la pendule fonctionne à nouveau, la poussière doit être éliminée. Afin de restaurer sa vie spirituelle, l’homme doit confesser le moindre péché.
3. Un troisième dit : "Tout cela est vrai. Mais pourquoi me confierai-je quand je sais que demain je pécherai à nouveau ? La confession a-t-elle un sens dans ce contexte ? Je considère que la confession n’a de sens que si l’on ne pèche plus par la suite."
Cette objection à la confession renferme à la fois quelque chose de vrai et quelque chose qui ne l’est pas. La chose vraie est le désir de ne plus pécher après la Confession. Mais nous sommes des êtres faibles et nous ne pouvons pas atteindre immédiatement une telle fermeté au point de rendre impossible le fait de succomber à nouveau. Si nous ne pouvons pas accéder immédiatement à la constance dans la vertu, devons-nous nous soumettre au vice ? Ou devons-nous arrêter de nous confesser ? Qu’est-il préférable, rouler dans la boue du marais spirituel, ou se relever après chaque chute et poursuivre avec l’espoir qu’un jour nous toucherons la crête magnifique de la vertu ? Si tu ne te confesses pas, tu demeures dans la boue. Si tu te confesses, tu te relèves de la boue et tu te laves. "Mais pourquoi me releverai-je si demain je succombe à nouveau ?" diras-tu. Si tu tombes à nouveau, relève-toi à nouveau ! Chaque jour, recommence. C’est toujours mieux que de succomber à l’habitude de ne pas se relever.
Un jeune moine se plaignait auprès du grand ascète Abba Sisoès :
- "Abba, que dois-je faire ? J’ai succombé."
- "Relève-toi". Plus tard :
- "Je me suis relevé et j’ai succombé à nouveau !"
- "Relève-toi à nouveau  ! "
- "Combien de temps dois-je me lever et succomber ?"
- "Jusqu’à ta mort", répondit Abba Sisoès.
Ce sage dialogue devrait être intériorisé par chacun qui souhaite s’amender mais qui, trompés par le Malin, retournent à leurs péchés antérieurs. Chaque fois que tu succombes à une transgression, relève-toi ! Se lever, c’est la Confession. "Mais pourquoi jouer à tomber et se relever  ?" demandent certains. Ce n’est pas un jeu, mais une bataille qui a beaucoup de sens. Si nous, être humains faibles, nous tombons et ensuite nous nous relevons, il existe une grande probabilité que la mort nous trouvera debout. Alors nous sommes sauvés. Mais si nous n’avons pas l’intention de nous relever, la mort nous trouvera sûrement gisant dans la boue. Et alors la probabilité que nous serons perdus pour toujours devient très élevée.
Saint Jean Chrysostome dit : " Le repentir ouvre les Cieux pour l’homme, l’emporte au Paradis, vainc le démon. As-tu péché ? Ne désespère pas si tu pèches chaque jour. Offre ton repentir chaque jour ! Quand il y a des parties pourries dans une vieille maison, elles sont remplacées par des nouvelles et nous n’arrêtons pas d’entretenir la maison. De la même manière, raisonne : si aujourd’hui, tu as succombé au péché, purifie-toi immédiatement par le repentir.’
Pour laver la saleté corporelle, Dieu a donné l’eau. Et pour purifier la souillure spirituelle, Dieu a donné la grâce du sacrement de la Confession. Chaque homme qui se salit les mains, les lave. Personne ne dit : "Je ne laverai plus mes mains, parce que je les salirai à nouveau !" Alors pourquoi tant de gens disent-ils: "Je n’irai pas me confesser parce que je pécherai à nouveau !" Il est évident que l’ennemi de notre salut nous induit à ne pas purifier nos âmes afin de pouvoir les dominer.
Il ne faut pas céder à notre paresse spirituelle, à notre manque de courage vis-à-vis de nous-mêmes, à ces suggestions sataniques. Nous devons nous confesser fréquemment parce que le lavage fréquent produit le goût de la propreté en nous. Laisse ta maison couverte de poussière, sans nettoyage et non ventilée pendant une année. Elle devient semblable à une porcherie. Alors imagine à quoi ressemble l’âme de l’homme s’il ne l’a pas purifiée par la Confession, non seulement durant un an, mais durant vingt, quarante, soixante ou soixante-dix ans !
4. Un quatrième dit : "Je me confesserai à Dieu. Quel besoin y a-t-il d’aller chez le prêtre ?"
Dieu a ordonné le prêtre pour administrer les saints sacrements de telle façon que nous puissions recevoir par eux la grâce céleste du salut. La Confession est également un sacrement. Si tu te confesses devant Dieu, tu fais bien parce que tu écoutes ta conscience en te rappelant tes péchés. Peut-être verseras-tu même des larmes pour eux. Mais tu ne recevras pas de cette manière la grâce divine du pardon. Se confesser à Dieu seul peut nous amener à l’illusion d’être pardonné ou nous maintenir dans une "relation intellectuelle" avec Dieu. Assieds-toi. Pense au jour sans crépuscule du Royaume. Ceux qui ont plu à Dieu participeront de manière ineffable au Repas Mystique, à la Communion céleste, tandis que toi, tu ne pourras pas y prendre part, ni mystiquement, ni réellement. Peu importe à quel point tu as été touché dans ta pensée, cela sera vrai aussi longtemps que tu n’as pas accepté visiblement la Sainte Communion. Jusqu’à ce que tu ailles chez le prêtre à qui Jésus-Christ Lui-même a donné le pouvoir de lier et de délier les péchés. Sinon, qu’importe le nombre de fois où tu t’es confessé devant Dieu, tu ne recevras pas le pardon de tes péchés. Pourquoi ? Dieu Lui-même a dit au prêtre : "Ceux à qui vous pardonnerez leurs péchés obtiendront le pardon, ceux à qui vous le leur refuserez ne l’obtiendront pas". (Jn 20:23)
De plus, la Confession au prêtre revêt une grande signification. Elle est très instructive. Elle nous humilie parce qu’elle nous remet à notre place par rapport à Dieu. Elle guérit notre orgueil, elle nous fait rougir de façon bénéfique, elle insuffle la honte du péché et la crainte de Dieu. Elle nous protège des péchés pour le futur. Quand nous péchons, nous péchons contre le Dieu Tout-Puissant, mais nous ne sommes pas honteux devant Lui parce que nous ne Le voyons pas, comme si nous entretenions un monologue. Mais quelle honte nous couvre lorsque nous nous confessons devant le prêtre. L’homme qui s’est soumis au commandement de l’Église de se confesser devant un prêtre, ose à peine répéter ses péchés lorsqu’il pense à l’obligation de les dévoiler à nouveau durant la Confession. Huit jours après sa Résurrection, Jésus-Christ a très sagement donné l’ordonnance que notre repentir soit exprimé devant un prêtre qui agit comme témoin de Dieu.
"Mais comment le prêtre peut-il absoudre les péchés ?" demandez-vous. Il en a le pouvoir parce que Dieu en a décidé ainsi. "Mais le prêtre n’est-il pas lui-même un pécheur ?". S’il est pécheur, que perds-tu ? Il est pécheur pour lui-même et il répondra à Dieu de ses péchés.". Les sacrements administrés par lui ne cessent pas d’être actifs si nous les recevons avec foi et humilité. Le grâce peut lui être refusée le Jour du Jugement à cause de ses péchés, mais toi, acceptant la grâce divine par son intermédiaire, tu ne te prives pas de celle-ci si tu t’en montres digne. "Mais le prêtre ne dévoilera-t-il pas le secret de la confession de mes péchés ?" Non ! Aucun prêtre n’a le droit de rapporter ce qu’il a entendu durant la Confession. Il doit l’emporter dans la tombe. Aussi ne nous soucions pas de l’éventualité de la honte causée parce que nos péchés pourraient être dévoilés en société.
Remarquons que, si nous évitons la confession à cause du zèle pour notre honneur, cela signifie que nous avons honte de nous-même. Si nous avons honte d’admettre nos faiblesses devant un homme, tout le monde commencera à en parler. Ainsi procède la loi spirituelle. Les gens pressentent nos faiblesses, peu importe la diligence avec laquelle nous les dissimulons. Si nous les confessons devant un homme, Dieu, à cause de notre humilité devant ce seul témoin qu’est le prêtre, nous couvrira de Sa grâce devant la multitude.
Toutefois, si nous protégeons notre réputation durant la confession, notre autorité s’effondrera devant tous. Si nous nous repentons devant un home, rien qu’un homme, la confession nous enseignera à lutter contre nos passions. Et si nous luttons réellement contre elles, la multitude qui nous entoure n’en saura rien. Avec l’aide de Dieu, nous serons guéris avant même d’avoir honte. Mais si nous ne désirons pas guérir par la Confession, nous exposerons alors notre nom et notre réputation à des dénigrements ici et à la disgrâce devant l’Univers entier au jour du Jugement Dernier.
5. Un cinquième dit : "Je vais chez le prêtre afin qu’il lise à mon intention la prière d’absolution."
Voilà l’abus le plus sacrilège de la Confession. Quelle est la signification de la prière d’absolution ?. Il s’agit d’absoudre les péchés. Dans le cas qui nous concerne, le pénitent se rend donc chez le prêtre et, sans confesser ses péchés, lui demande : "Père, dites la prière d’absolution (ou prière du pardon) pour moi". Et le prêtre recouvre la tête du pénitent avec l’étole et lui pardonne des péchés qu’il n’a pas confessés.
Arrête, serviteur de Dieu. Que fais-tu ? Connais-tu les péchés dissimulés dans cette âme à qui tu confères le pardon divin aussi facilement ? Réalises-tu la responsabilité que tu portes devant Dieu ? Si un péché grave t’est dissimulé et que sans arrière-pensée tu confères le pardon au pénitent qui l’a commis et lui permets de prendre part à la Communion aux Saints Dons, n’accéléreras-tu pas la mort de son âme ? Ne connais-tu pas les paroles du saint Apôtre Paul : "Qui mange indignement de ce pain et boit indignement à cette coupe, est coupable du corps et du sang du Christ". (1 Cor.11:27). Pourquoi n’examines-tu pas celui qui s’est approché de toi ? Pourquoi le laisses-tu manger et boire son éternelle condamnation ? Pourquoi donnes-tu le sacrement à un pécheur non repenti ? Judas également a pris part aux Saints Dons avec les apôtres au moment de la Dernière Cène; mais parce qu’il était un pécheur non repenti, au lieu de la grâce divine, Satan est entré en lui. Désires-tu faire un nouveau Judas du chrétien inconscient qui approche le Christ sans confession, seulement avec une prière d’absolution ? Il est préférable de refuser la Sainte Communion à l’homme qui ne s’est pas repenti jusqu’à ce qu’il se repente plutôt que de lui donner le Feu et la condamnation.
Cette lecture de la prière d’absolution pour apaiser la conscience est un péché aussi bien pour le prêtre que pour le laïc parce qu’en son essence il y a dissimulation et mensonge. Cette pratique de même que celle de l’absolution pour toute l’assemblée, ne conduit pas à la guérison spirituelle mais à un plus grand état de péché. Quelqu’un est malade de façon critique. Le malaise est identifié avec certitude et la médication est connue avec précision, mais parce qu’elle est amère, le malade demande quelque chose de plus agréable. Alors le médecin donne soit de la morphine pour calmer la douleur ou un sirop très doux sans aucune utilité. Le malade guérira-t-il ? Jamais ! Et qui sera responsable de sa mort ? Lui-même parce qu’il a demandé un sirop sucré pour se berner, et le médecin qui savait ce qu’il devait prescrire et qui ne l’a pas fait uniquement par désir de plaire, ou encore par paresse, par négligence, ou par habitude voire même par méconnaissance de ce sacrement.
Récemment une dame notoirement chrétienne m’a confié ce qui suit: Je m’étais préparée pour la Sainte Communion. Je suis allée à l’église et j’ai cherché le prêtre de la paroisse pour me confesser. Le prêtre était fort occupé et son humeur, comme je l’avais remarqué, n’était pas bonne. Il m’a rencontrée avec une certaine irritation :
- "Pourquoi venez-vous ? Pour confesser toujours les mêmes petits péchés ? Vous n’avez commis aucune transgression importante devant Dieu !"
- "Mais je désire me confesser, quelque chose me pèse lourdement."
- "Point n’est besoin ! Venez et agenouillez-vous ici !"
J’ai obéi et il a lu la prière d’absolution. Je me suis levée et je suis partie, mais mon âme n’était pas soulagée. Le fardeau était là et il me tourmentait d’autant plus. Depuis le milieu de l’église, je suis retournée vers le prêtre. Mais il était déjà occupé avec d’autres fidèles. Le temps de la Communion est arrivé. Je n’ai pas osé m’avancer parce que je sentais que ma conscience n’était pas soulagée. Le dimanche suivant, je me suis rendue dans une autre église. Là je me suis confessée et j’ai communié. J’ai éprouvé une grande joie au moment de la Confession, ce n’est qu’à partir de ce moment que je me suis sentie apaisée.
Extrait du livre de l'Archimandrite Séraphim Alexiev, 
The Forgotten Medicine : The Mystery of Repentance. 
St. Xenia Skete Press, 
Wilwood CA, 1994.
Traduit de l'anglais 

par l'higoumène Paul (Pellemans).