"Dans la confusion de notre époque quand une centaine de voix contradictoires prétend parler au nom de l'Orthodoxie, il est essentiel de savoir à qui l'on peut faire confiance. Il ne suffit pas de prétendre parler au nom de l'Orthodoxie patristique, il faut être dans la pure tradition des saints Pères ... "
Père Seraphim (Rose) de bienheureuse mémoire

mardi 20 mai 2014

APPEL / SOLIDARITE KOSOVO



SOLIDARITE KOSOVO

La Serbie est le théâtre depuis mercredi d’inondations historiques. « Parmi les plus violentes que l’Europe ait vécues» a déclaré le Premier ministre serbe, Aleksandar VUCIC pour qui cette tragédie est sans précédent.

 « La Serbie connait la pire catastrophe naturelle de son histoire »

Les pluies diluviennes qui se sont abattues dans la région auraient fait une trentaine de morts. Les autorités ont décidé de ne pas communiquer leur nombre avant la fin des opérations de secours. Sous les trombes d’eau, des milliers d’habitations et une centaine d’écoles se sont effondrées. Les axes routiers vitaux reliant les villes de Mali Zvornik et de Valjevo à la capitale serbe ont été coupés par des glissements de terrains et des coulées de boue.



20.000 personnes évacuées vers des centres d’accueil à Belgrade

Les intempéries paralysent encore une partie de la Serbie où 100.000 foyers sont privés d'électricité. Plus de dix villes sont toujours envahies par les eaux comme à Obrenovac près de Belgrade où l'entrée dans la commune est interdite par la police. 
Les pompiers et militaires serbes épaulés par l’unité de sauvetage dépêchée de Russie ont réussi à extirper in extremis plus d’un millier de personnes qui étaient piégées dans leurs maisons et immeubles. Tous ont été évacués vers les centres d’accueil à Belgrade portant à 20.000 le nombre de personnes déplacées.


Depuis 72 heures, Solidarité Kosovo déploie son action sur le terrain, au cœur des efforts de secours en Serbie …

Première ONG internationale à avoir répondu à l’appel d’urgence lancé par l’Etat serbe, Solidarité Kosovo déploie son aide sur le terrain depuis 48 heures. Face à la détresse des familles sinistrées en attente des premiers secours, Solidarité Kosovo a débloqué une aide financière d'urgence.
Des bénévoles français sont arrivés samedi matin sur place à Belgrade où ils travaillent depuis sans relâche aux côtés de leurs homologues bénévoles serbes. Placés au cœur du dispositif de secours, les jeunes français ont distribué aux rescapés des intempéries plus de 15.000 articles d’hygiène pour enfants et adultes dont 10.000 couches Pampers, 2.000 litres de lait, 500 paquets de lait en poudre, 1.000 petits pots pour bébé, 2.000 gants et produits antibactériens.


… pendant ce temps en France, une cellule d’urgence de récolte de fonds a été créée.

En France, une cellule d’urgence a été créée pour récolter des fonds financiers et des denrées alimentaires non périssables. Depuis plus de 72 heures, les bénévoles de Solidarité Kosovo se sont lancés dans une campagne d’appels marathon afin de réunir au plus vite des ressources pour faire face aux besoins d’urgence des familles déplacées victimes des inondations.


Agissez depuis la France pour répondre à l’urgence en Serbie : faites un don solidaire!


Face à la catastrophe humanitaire causée par ces intempéries meurtrières, Solidarité Kosovo adresse ses condoléances très attristées aux familles endeuillées et appelle à un effort de solidarité internationale.

Encore sous le choc, la Serbie offre un paysage de désolation.

Pour répondre à la tragédie qui a frappé les familles sinistrées, victimes des inondations, Solidarité Kosovo élargie son action, vous pouvez adresser vos dons à Solidarité Kosovo :
    -Par chèque : A libeller à Solidarité Kosovo - mentionnez au dos du chèque « Inondations Serbie »
    A envoyer à : Solidarité Kosovo - BP 1777 - 38220 Vizille - France
   -Par virement Paypal : rendez-vous sur notre site en cliquant ici et suivez les instructions « Dons en ligne ». Lors du         virement, précisez la mention « Inondations Serbie »
    -Par virement bancaire, contactez-nous : contact@solidarite-kosovo.org

Solidarité Kosovo étant reconnue d’intérêt général, chaque don ouvre droit à une déduction d’impôt correspondant à 66% du montant du don.

Contact presse: Ivana GAJIC - 00 381 6 65 51 10 31 / 00 33 9 70 40 56 45- contact@solidarite-kosovo.org






Haïjin Pravoslave (CCCLXIV)


Liturgie du cœur
L'âme se recueille au Nom
Et l'esprit exulte

上帝的朋友 ( L'ami de Dieu)

lundi 19 mai 2014

Inondations en Bosnie et Serbie

Prions avec saint Savva 
pour la Bosnie 
et la Serbie 
éprouvées par les inondations!








Staretz Evménios [Saridakis]: Le saint ami des lépreux (I)




Père Evménios naquit en 1931 à Ethi de Monophatsion dans la province  de Crète d'Héraklion, huitième enfant d'une famille pauvre de fidèles chrétiens. Il devint moine à l'âge de 17 ans ; Il  lutta pour cultiver son âme avec l'amour et la prière et il fut éprouvé très durement par la lèpre ; mais plus tard également, alors prêtre, il fut tourmenté par une influence démoniaque qui tourmenta son corps et  son âme, mais il fut libéré après de nombreuses prières, vigiles et exorcismes dans les monastères de Crète, comme les monastères de Koudoumas et de Panagía Kalyviani.

La lèpre l'amena à l'hôpital des maladies infectieuses, dans la banlieue d'Athènes de Sainte Barbara. Là, il fut guéri, mais, après avoir vu la souffrance humaine, il décida de rester à l'hôpital en tant que prêtre, afin d'aider à réconforter ses semblables autant qu'il le pouvait! Là, "il devait commencer son travail pastoral dans la présence pour lequel, ceux qui ont des diplômes théologiques et des positions ecclésiastiques devraient se mettre à genoux."

Son amour et ses labeurs ascétiques lui apportèrent la Grâce de Dieu; cet humble prêtre (qui officiait dans la chapelle des saints anargyres et médecins, Côme et Damien, située à l'intérieur de l'hôpital des maladies infectieuses) atteignit un haut degré de sainteté (qu'il gardait secrète autant qu'il le pouvait) et il fut doté du don de clairvoyance, d’expériences spirituelles élevées et de visions et il aida d'innombrables personnes de toutes classes sociales et niveaux d'éducation - non seulement avec ses conseils et ses prières, mais aussi par sa présence sanctifiante.

Le staretz aimait tout le monde, chaque individu personnellement, et c’était un saint particulièrement rieur (Son rire tonitruant était un de ses traits distinctifs). Il quittait aussi souvent le sanctuaire au cours de la Liturgie, la barbe trempée de ses larmes, car il avait l'habitude de prier pour tous nos semblables qui souffraient et qui étaient malheureux, car de toute évidence il avait aussi le don des larmes.

Notre bien-aimé prêtre riait; Il avait l’habitude de beaucoup rire. Il riait avec nous et nous "infectait" avec sa joie. Il riait avec les saints, avec notre Dame, la Génitrice de Dieu, avec les anges, et il nous infectait de nouveau, avec la joie des saints, de notre Dame la Génitrice de Dieu et des anges. C'est pourquoi, chaque fois que nous lui rendions visite étant tristes et fatigués de corps et d'âme, nous repartions avec l’esprit... rasséréné.

Père Evménios riait aussi souvent au cours des offices - Parfois, lors de la lecture du saint Evangile ou lors de l’encensement de l'icône de Notre Dame la Génitrice de Dieu pendant le chant de l'hymne en son honneur: " Toi plus vénérable que les chérubim..."[1], ou pendant les offices  de la "Paraclisis "[2].

[... ] «Celui qui s'approcha de lui vit un prêtre, un moine, avec une grande joie reflétée dans son visage. Cette joie était souvent exprimée par un rire abondant, qui, soit se mêlait à ses paroles ou débordait des bords de ses lèvres fermées à chaque fois qu’il restait silencieux. On pourrait dire que c'était le rire d'un homme rempli de grâce, un cœur débordant de la véritable sérénité divine et de la joie qui se déversait et rafraîchissait ceux qui étaient près de lui et les rendait perplexes.

Il était évident que Père Evménios s’efforçait de se retenir par humilité afin que ce divin trait n’apparaisse pas, mais il ne réussissait pas toujours.

Chaque fois que je lui ai rendu visite, j'ai reçu ce cadeau, c'est-à-dire sa joie et son rire "différents", qui coulaient directement dans mon cœur. Lorsqu’il enfilait son costume hiératique et se tenait aux Portes Royales pour dire "Paix à tous " ou encenser l'icône de notre Toute Sainte sur l'iconostase, son visage, hiératique comme sa tenue resplendissante,  brillait encore plus. Surtout quand en face de l'icône de la Mère de Dieu, pendant l'hymne " Plus vénérable que les chérubim..." ou les Salutations à la Mère de Dieu, il la saluait vraiment débordant  de joie et riant lui-même, comme si la Génitrice de Dieu venait de lui donner certaines nouvelles agréables [...]»[3]

Le staretz Porphyre disait du starez Evménios: "Vous devriez aller recevoir la bénédiction du staretz Evménios, car il est le Saint caché de notre temps. Un saint comme le staretz Evménios arrive seulement une fois tous les deux cents ans. "

À l'hôpital des maladies infectieuses, il eut la chance de rencontrer le saint moine lépreux Nicéphore qui, même aveuglé par la maladie, était néanmoins devenu un grand père spirituel pour de nombreux chrétiens et le maître du staretz Evménios.

Tombe du staretz

Il passa les deux dernières années de sa vie à l'hôpital de « l’Annonciation » et le 23 mai 1999, il rendit l'esprit au Seigneur, et fut enterré à son lieu de naissance (dans Ethi), conformément à ses souhaits.

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
Ma photo




Notes:

[1] [tropaire important en l'honneur de la Sainte Mère, chanté à un point prédéterminé de l’office du matin tous les jours – aux  matines]
[2] [= paraclèse : prière; ou le Canon Paraclitique, œuvre poétique musicale composée de prières pour la Sainte Mère ou pour un saint. Souvent les chrétiens lisent les paraclèses à la maison, mais elles sont chantées dans les temples aussi]
[3] (cf. Moine Simon, Père Evménios -. Le saint caché de notre temps, Athènes 2010, 2ème édition, pp 137-146. [en grec]).

Sur Parlons d'Orthodoxie



Eglise au Soudan


En anglais le cas Meriam Yehya ainsi que la pétition à signer 

N'hésitez pas! 

"Le destin suspendu de Meriam Yahia Ibrahim Ishag, condamnée à mort au Soudan pour apostasie" 

Elle n'a pas voulu céder ni renoncer à sa foi. Une jeune chrétienne a été condamnée jeudi 15 mai à la peine de mort par pendaison pour apostasie au Soudan, provoquant la colère des Etats-Unis et du Royaume-Uni. L'espoir pour cette jeune femme c'est que si les peines de flagellation sont souvent exécutées au Soudan, la peine de mort l'est rarement.

Sylvie Braibant avec l'AFP

Née d'un père musulman, Meriam Yahia Ibrahim Ishag a été condamnée en vertu de la loi islamique en vigueur au Soudan depuis 1983 et qui interdit les conversions sous peine de mort. "Nous vous avions donné trois jours pour abjurer votre foi mais vous avez insisté pour ne pas revenir vers l'islam. Je vous condamne à la peine de mort par pendaison", a déclaré le juge Abbas Mohammed Al-Khalifa à l'adresse de la jeune femme, voilée et vêtue d'une robe traditionnelle soudanaise, qui est restée impassible. Avant le verdict, un chef religieux musulman avait en vain cherché à la convaincre à retourner à l'islam, mais elle a avait dit calmement au juge: "Je suis chrétienne et je n'ai jamais fait acte d'apostasie". Durant ce procès devant la cour criminelle de Haj Yousef, une banlieue de Khartoum où vivent de nombreux chrétiens, Mme Ishag, mariée à un chrétien du Soudan du Sud, a également été condamnée à 100 coups de fouet pour "adultère". Selon l'interprétation soudanaise de la charia (loi islamique), une musulmane ne peut épouser un non musulman, et toute union de ce type est considérée comme un "adultère". 


SUITE TV5 
Condamnations unanimes Les réactions internationales ont fusé. "Nous condamnons fermement cette sentence et exhortons le gouvernement soudanais à respecter ses obligations définies par les lois internationales protégeant les droits de l'homme", a réagi dans un communiqué la porte-parole du Conseil de sécurité national de la Maison Blanche, Caitlin Hayden, dénonçant les "violations systématiques, flagrantes et continues de la liberté de religion" au Soudan. Le Royaume-Uni, par la voix de son ministre chargé des questions africaines Mark Simmonds, s'est dit "horrifié" par cette "condamnation barbare qui témoigne du véritable fossé entre les pratiques des tribunaux soudanais et les obligations du pays en matière de droits de l'homme". L'organisation Amnesty International s'est elle aussi déclarée "horrifiée", exigeant la libération immédiate et inconditionnelle de cette femme de 27 ans, "enceinte de huit mois" et "détenue avec son fils de 20 mois". Et l'ACAT (Action des chrétiens pour l’abolition de la torture) appelle à la libération immédiate et sans condition de Meriam Yehya Ibrahim Ishag. Par ailleurs, une centaine de personnes étaient venues au tribunal pour entendre le verdict, dont des diplomates étrangers. Une peine rarement exécutée L'un des avocats de la jeune femme, Mohanad Mustafa, a indiqué que la défense ferait appel, et qu'elle était prête à s'adresser à la Cour constitutionnelle. En cas d'exécution, Mme Ishag serait la première personne mise à mort pour apostasie, en vertu du code pénal de 1991. Si les peines de flagellation sont souvent exécutées au Soudan, la peine de mort l'est rarement. Des sit-in se tiendront jusqu'à sa libération.  Selon Amnesty International, Mme Ishag a été élevée en tant que chrétienne orthodoxe, la religion de sa mère, car son père, un musulman, était absent pendant son enfance. Le ministre soudanais de l'Information Ahmed Bilal Osmane dément toute oppression des chrétiens. "Nous vivons ensemble depuis des siècles". Mais nul doute qu'en ces temps perturbés, beaucoup feront le lien avec les lycéennes nigérianes enlevées par la secte Boko Haram. Parmi elles, celles qui n'étaient pas musulmanes ont été obligées de se convertir. De nombreuses voix au sein de l'Islam à travers le monde s'élèvent contre ces actes qui n'ont rien à voir avec la foi. "C’est évidemment une condamnation absolue de ce que Boko Haram a fait, et de ce qu’ils veulent faire, à savoir vendre ou marier de force ces jeunes filles. Ceci va à l’encontre de toutes les références islamiques." affirmait le philosophe et islamologue Tariq Ramadan à nos confrères du Point. Et sur son compte twitter il avait lancé "Boko Haram veut vendre des lycéennes au nom de l'islam. Une honte, une illusion, à condamner ! Il faut être clair !Nul doute aussi que le monde entier scrutera le destin de Meriam Yahia Ibrahim Ishag. En espérant qu'il ne finisse pas mal...

Haïjin Pravoslave (CCCLXIII)


Tout membre du Corps
Trouve sa vraie dimension
Dans la paix du Christ

上帝的朋友 ( L'ami de Dieu)

dimanche 18 mai 2014

Miracles de saint Jean de Cronstadt

His Holiness Patriarch Kirill at the relics of St. John of Kronstadt in the monastery in St. Petersburg. Photo: Patriarchia.ru

Sa Sainteté le Patriarche Kirill 
aux reliques de saint Jean de Cronstadt 
dans le monastère de Saint-Pétersbourg

Natalya 

" Et le monde entier est devenu beau " 

En 2007 j'ai quitté mon travail, et je suis sortie toute retournée de l'immeuble, après une rencontre avec le directeur du personnel. Le monastère de Saint-Jean est situé à proximité, et j'ai marché jusque là-bas, je suis restée près du sépulcre, j'ai pleuré sur la tombe de père Jean, et je suis partie très en colère. 

J'ai juste pensé à ce que d'autres avaient écrit - que personne ne quitte le Père Jean sans consolation, quand à ce moment-là tout a changé. Le soleil est sorti de derrière les nuages​​, tout brillait, et mon âme se sentait très bien - paisible, calme, tranquille, légère; et tout le monde autour de moi est devenu beau. 

Tous les documents et signatures nécessaires pour mon départ avaient été recueillis en deux jours sans la moindre entrave. Lorsque le directeur du personnel les a reçus, il était très surpris et il a admis que, dans son souvenir, cela s'était seulement passé avec une autre personne. Il s'est excusé auprès de moi et il a été très poli. 

*** 



Natalia, Berlin 

" Saint- Jean de Cronstadt t'a envoyé ce livre! "

Je vais vous dire comment saint Jean de Cronstadt a envoyé un livre à ma mère. Un jour, certains livres ont été portés à notre église et j'ai immédiatemen tacheté un grand nombre d'entre eux. 

Environ une demi- année s'est écoulée depuis le temps où j'avais commencé la lecture de l'un d'eux, intitulé La vie, les miracles, et les enseignements de saint Jean de Cronstadt. J'ai commencé à le lire et j'étaistellement mécontente de moi-même de ne pas en avoir acheté un pour ma mère. 

Je vais vous expliquer: j'achète normalement les livres par deux, un pour moi et un pour ma mère, ou plutôt pour mes parents (mon père les lit aussi). Cela me frappe maintenant que le nom de mon père est Jean! Donc, je lisais et je regrettais - le livre est mince- de ne pas pouvoir le copier, et de ne pas pouvoir l'acheter car ils avaient tous été vendus. 

La fois suivante où je suis venue à l'église, j'ai vu ce livre sur l'étagère à l'entrée. Je suis allée  payer pour cela et tout le monde m'a sauté dessus: où l'avais-je trouvé? Beaucoup voulaient ce livre, mais toutes les copies avaient été vendues depuis longtemps. 

J'ai raconté cela au prêtre et il a dit, " Oh, saint Jean de Cronstadt t'a envoyé ce livre!" J'étais ravie! J'ai envoyé une lettre en leur disant que le livre venait de la part de saint Jean de Cronstadt lui-même, et je l'ai envoyé avec le livre à mes parents, qui vivent en Ukraine. Saint Jean de Cronstadt, de tous les saints, est celui que j'aime le plus; il nous aide constamment. 

Saint et juste Père Jean, prie Dieu pour nous!

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après


Haïjin Pravoslave (CCCLXII)


La belle parole
Même entée sur l'Evangile
Ne vaut pas un acte

上帝的朋友 ( L'ami de Dieu)

FEUILLETS LITURGIQUES DE LA CATHÉDRALE DE L’EXALTATION DE LA SAINTE CROIX


5/18 mai
5ème dimanche de Pâques, de la Samaritaine

Ste mégalomartyre Irène (I-II) ; Invention des reliques de St Jacques de Jeleznoborovsk ; St Barlaam de Serpoukhov (1377). St Ephrem le Nouveau (1426). St Hilaire, évêque d'Arles (449).

Lectures : Actes XI, 19-26,29-30 / Jean. IV ,5-42

AU SUJET DE LA SAMARITAINE

 

L

e cinquième dimanche après Pâques, est commémoré le dialogue entre le Seigneur Jésus-Christ et la femme samaritaine. Cet événement, qui eut lieu lors de la Pentecôte juive, est commémoré ce dimanche parce qu’il constitue le témoignage manifeste de la gloire Divine du Sauveur ressuscité. En effet, après le dialogue avec le Seigneur, la Samaritaine et ses concitoyens furent convaincus que l’initiateur du dialogue, est réellement le Sauveur du monde, le Christ (Jn. IV, 41-42). Dans Ses paroles « L’heure vient et nous y sommes, où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et vérité », le Seigneur Jésus-Christ montre le caractère distinctif de l’office chrétien par rapport à l’office vétérotestamentaire : l’office chrétien est l’adoration la plus élevée et la plus parfaite, un service spirituel et véritable, contrairement au sacrifice vétérotestamentaire, sensuel et préfigurant. Prie Dieu en esprit celui qui, prononçant les paroles de la prière, les dit non pas seulement avec les lèvres, mais de toute son âme et de tout son cœur ; celui qui, se protégeant avec le signe de la Croix du Christ regarde en esprit le Seigneur crucifié Lui-même sur la Croix ; celui qui, inclinant son cou, incline son cœur et son âme devant Dieu ; celui qui, se prosternant à terre, se remet tout entier entre les mains de Dieu dans une profonde humilité et la contrition du cœur, dans la soumission complète à la volonté de Dieu ; celui qui, se tenant devant l’icône du Seigneur ou de Sa Très-Pure Mère, se tient devant le Seigneur ou la Mère de Dieu eux-mêmes. L’office de ce jour rappelle en outre que c’est par des « douces paroles », que le Christ amène la Samaritaine « à demander l’eau éternelle » (doxasticon des laudes).


Tropaire de Pâques, ton 5
Хpистócъ вocкpéce изъ ме́ртвыхъ, cме́ртію cме́рть попра́въ и су́щымъ во гробѣ́xъ живо́тъ дарова́въ.

Le Christ est ressuscité des morts, par Sa mort Il a vaincu la mort, et à ceux qui sont dans les tombeaux, Il a donné la Vie.
Tropaire du dimanche du 4ème ton
Свѣ́тлую воскресéнiя про́повѣдь отъ А́нгела yвѣ́дѣвша Го́сподни yчени́цы и пра́дѣднee осужде́нie отве́ргша, Áпостоломъ xва́лящася глаго́лаху : испрове́́pжеся cме́рть, воскре́сe Xpистócъ Бо́гъ, да́руяй мípoви ве́лiю ми́лость.

Les saintes femmes, disciples du Seigneur, ayant appris de l’Ange la radieuse nouvelle de la Résurrection, rejetèrent la condamnation des premiers parents, et, pleines de fierté, dirent aux Apôtres : « La mort a été dépouillée, le Christ est ressuscité, donnant au monde la grande miséricorde ! »
Tropaire de la Mi-Pentecôte, ton 8
Преполови́вшyся пра́зднику, жа́ж-дущую ду́шу мою́ благоче́стія напо́й вода́ми, я́ко всѣ́мъ Спа́се возопи́лъ ecи́ : жа́ждай да гряде́тъ ко мнѣ́ и да птъ, исто́чниче жи́зни на́шея Христе́ Бо́же, сла́ва Тебѣ́.
À la mi-fête, abreuve aux flots de la piété mon âme assoiffée, car Tu as, ô mon Sauveur, crié à tous : « Vienne à moi et boive quiconque a soif ! » Source de Vie, Christ Dieu, gloire à Toi !

Kondakion de la Samaritaine, ton 8

Bѣ́poю прише́дшая нa кла́дязь Caмapяны́ня, ви́дѣ Tя́ прему́дрости во́ду, е́юже напои́вшися оби́льно, ца́рствie вы́шнее наслѣ́дова вѣ́чно, я́ко присносла́вная.

Par sa foi, la Samaritaine, venue au puits vit en Toi l’eau de la Sagesse ; s’en étant abondamment abreuvée, elle reçut en héritage le Royaume d’en haut, elle qui est toujours digne de louanges.
Kondakion de la Mi-Pentecôte, ton 4
Пра́зднику зако́нному препо-ловля́ющуся, вcѣ́хъ Твópче и Влады́ко, къ предстоя́щымъ глаго́лалъ ecи́ Xpисте́ Бо́же : пріиди́те и подчерпи́те во́ду безсме́ртія, тѣ́мже Тебѣ́ припа́-даемъ, и вѣ́рно вопіе́мъ : щедро́ты Твоя́ да́руй на́мъ, Ты́ бо ecи́ исто́чникъ жи́зни на́шея.
Créateur et Maître de toutes choses, Christ Dieu, Tu as dit au milieu de la fête légale à ceux qui étaient présents : « Venez et puisez l’eau de l’immortalité ». C’est pourquoi nous nous prosternons devant Toi et crions avec foi : « Accorde-nous Tes miséricordes, car Tu es la Source de notre vie. 
Au lieu de « il est digne en vérité » (ton 1):
А́нгелъ вопiя́ше Благода́тнѣй: Чи́стая Дѣ́во, ра́дуйся, и па́ки реку́: Ра́дуйся! Тво́й Сы́нъ воскре́се тридне́венъ отъ гро́ба и ме́ртвыя воздви́гнувый: лю́дiе веселит́еся. Свѣти́ся, свѣти́ся Но́вый Iерусали́ме, сла́ва бо Госпо́дня на Тебѣ́ возсiя́. Лику́й ны́нѣ и весели́ся, Сiо́не. Ты́ же, Чи́стая, красу́йся, Богоро́дице, о воста́нiи Рождества́ Твоего́.

L’Ange s’écria à la Pleine de Grâce : Vierge pure, réjouis-Toi, et je Te répète « Réjouis-Toi », car Ton Fils est ressuscité le troisième jour du Tombeau, et, ayant redressé les morts, peuples réjouissez-vous. Resplendis, resplendis, nouvelle Jérusalem, car la gloire du Seigneur s’est levée sur toi. Exulte maintenant et réjouis-toi Sion. Et toi, toute pure Mère de Dieu, réjouis-toi en la Résurrection de Ton Fils.


VIE DE LA SAINTE MÉGALOMARTYRE IRÈNE[1]
Au temps de saint Constantin le Grand, le roi de la province de Magédon, Licinius, avait une fille d’une grande beauté, nommée Pénélope. Pour la protéger de toute corruption du monde extérieur, il l’avait enfermée depuis l’âge de six ans dans une haute et inaccessible tour, dans laquelle on trouvait tout le luxe et le confort imaginables. Servie par treize suivantes, elle était instruite par un vieillard plein de sagesse, nommé Apellien. Un jour, la jeune fille vit une colombe entrer dans la tour, tenant dans son bec un rameau d’olivier, qu’elle alla poser sur une table en or. Ensuite un aigle vint y déposer une couronne de fleurs qu’il tenait dans ses serres, et enfin un corbeau noir et répugnant y apporta un serpent. Comme Pénélope demandait à son maître la signification de ces signes, celui-ci lui expliqua qu’elle devait recevoir le baptême, symbolisé par le rameau d’olivier, et qu’après avoir affronté épreuves et afflictions, elle remporterait la couronne royale du martyre.
Peu après cette vision, un ange vint l’instruire dans la foi chrétienne et lui donna le nom d’Irène (“paix”). Après avoir été baptisée, Irène renversa les idoles de son père et affronta avec une mâle résolution les menaces de ce dernier. Furieux, Licinius fit jeter sa fille sous les pattes de chevaux sauvages, mais l’un d’eux se retourna contre le roi et le piétina. Revenu à la vie par la prière de sa fille, Licinius se convertit, avec un grand nombre de ses sujets, et, après avoir abdiqué, il se retira dans la tour où il passa le reste de son existence dans les larmes du repentir. Sédécias, son successeur sur le trône, essaya de faire revenir la princesse au culte des idoles et, devant son refus obstiné, il la fit jeter dans une fosse remplie de reptiles. Mais, par la puissance de Dieu, Irène échappa à cette épreuve, comme aux autres tortures qu’on lui infligea, et elle convertit de nombreux païens à la vraie foi.
Sédécias ayant été détrôné par ses ennemis, son fils Sapor partit en guerre pour le venger. Mais, frappés d’aveuglement, lui et son armée se trouvèrent immobilisés. Rencontrant Irène à l’extérieur de la ville, ils furent guéris par la sainte, mais persistèrent dans la cécité de leurs âmes et la livrèrent à de nouveaux tourments : obligeant la jeune vierge à marcher sur une distance de trois milles, chargée d’un sac de sable et les pieds percés de clous. Indignée par cette injure faite aux saints, la terre s’ouvrit alors et engloutit un grand nombre d’infidèles. Parmi les survivants, plus de trente mille se convertirent ; seul le roi resta inflexible, aussi fut-il châtié par un ange.
Désormais libre, Irène parcourut la ville de Magédon en proclamant la Bonne Nouvelle, et elle gagna au Christ le plus grand nombre des habitants. Elle se rendit ensuite dans la ville de Callinikon, où, ayant triomphé des tortures auxquelles on l’avait soumise, elle amena la population à la foi, y compris le préfet qui avait été chargé par le roi de la torturer. La réputation de la sainte parvint ainsi jusqu’au roi de Perse Sapor, qui la convoqua et la fit décapiter. Mais un ange la ramena à la vie, pour qu’elle puisse achever sa mission. Elle se dirigea alors vers la ville de Mésembrie, tenant en main un rameau d’olivier, comme signe de victoire de la foi contre toutes les puissances de la mort. Après avoir baptisé le roi de cette région et ses sujets, elle retourna dans sa patrie, puis passa à Éphèse, où elle accomplit des miracles dignes des apôtres pour appuyer sa prédication. Une fois achevée cette œuvre missionnaire, sainte Irène prit avec elle son maître Apellien et six disciples et, entrant dans un tombeau nouvellement creusé, elle leur donna l’ordre de refermer derrière elle la pierre tombale et de ne pas revenir avant quatre jours. Deux jours plus tard, Apellien vint sur les lieux, et trouva la pierre roulée et le tombeau vide, c’est pourquoi on suppose que la sainte fut emportée au ciel, tout comme saint Jean le Théologien.

Hiéromoine Grégoire de la Sainte Montagne

COMMENTAIRES SUR LA DIVINE LITURGIE
DE ST JEAN CHRYSOSTOME

Dans la grâce de la divine Liturgie, les choses à venir ont été accomplies, car le Christ est « au-dessus de l’espace et du temps et des propriétés des événements » (Clément d’Alexandrie). Dans la divine Liturgie, nous vivons le mystère du Christ, qui est venu, viendra et est maintenant (Jn. IV, 23).

Nous T’offrons ce qui est à Toi, de ce qui est à Toi

L’homme a reçu le monde des mains de Dieu comme un don rempli des bénédictions divines. Il veut exprimer sa gratitude et, n’ayant rien à offrir en retour, il retourne à Dieu Son don. Ainsi, le monde qui était le véhicule de l’amour Divin pour l’homme, revient maintenant à Dieu, et devient l’instrument de la gratitude de l’homme envers Dieu.

Nous offrons à Dieu le don qu’Il nous a donné, le marquant du sceau de notre gratitude. Le labourage du sol, l’ensemencement, la moisson, le pétrissage du pain, le foulage des raisins, sont le sceau de l’homme sur le monde donné par Dieu. Le pain de froment, le vin pur, l’huile vierge sont le monde qui revient à Dieu, chargé des peines, des soucis, des joies et des espérances de l’homme.

Cependant, ce don de Dieu n’est ni la seule, ni la plus grande bénédiction qu’Il nous accorde. En effet, si, par la première création, Dieu a manifesté Son amour à l’homme, lui offrant le monde comme don, dans la nouvelle création Il a manifesté Son amour, offrant comme don à l’homme Sa propre Personne ! C’est pourquoi maintenant, dans le Sacrifice nouveau, nous offrons à Dieu l’offrande même dont Il nous a fait don, celle du Christ.


LECTURES DU DIMANCHE PROCHAIN : Matines : Jean XX, 1-10
Liturgie : Actes XI, 19-26,29-30 ; Jean. IV ,5-42


[1] Tiré du Synaxaire du hiéromoine Macaire de Simonos Petras