"Dans la confusion de notre époque quand une centaine de voix contradictoires prétend parler au nom de l'Orthodoxie, il est essentiel de savoir à qui l'on peut faire confiance. Il ne suffit pas de prétendre parler au nom de l'Orthodoxie patristique, il faut être dans la pure tradition des saints Pères ... "
Père Seraphim (Rose) de bienheureuse mémoire

mardi 24 décembre 2013

Père Gheorghe [Calciu] de sainte mémoire (5)





Il fut l'un des plus grands confesseurs de notre Eglise : une jeune âme, chaleureuse et très ouverte, un véritable et magnifique être humain, avec un esprit vif, profond, humble, mais aussi strict en cas de besoin, un homme aimé par beaucoup, notamment par les jeunes. C’était un homme qui vécut comme un exemple de sacrifice pour Dieu, avec un don très spécial pour la prière qu'il a utilisé afin de réconcilier les gens, de réunir les familles et de résoudre des situations désespérées.

En 1980 ou 1981, le jour de Pâques, quand les cloches de l'église ont commencé à sonner, il a commencé à chanter: « Le Christ est ressuscité » et le matin, il a dit "Le Christ est ressuscité!" à l'un des gardiens les plus féroces (qui le  battait régulièrement), et celui-ci répondit "En Vérité Il est ressuscité!" "Sa réponse m'a frappé droit au cœur  (...) Et tout d'un coup ma cellule a été remplie par cette lumière que j'avais vu enfant, quand je marchais pieds nus au milieu des orties. Les murs ont tout simplement disparu,  l'air froid de ma cellule a changé, la planche en bois sur laquelle je dormais à commencé à briller et j'étais si heureux…" Après que le garde ait répondu: "En vérité, Il est ressuscité!" il n'a plus jamais levé la main sur un  quelconque des prisonniers. Ce fut un miracle, comme le fait qu'il avait dû avoir le courage de dire ceci devant d'autres gardes, sans crainte qu'ils le dénoncent.

Ceux qui sont restés avec le père saint à l'hôpital, pendant les derniers jours de sa vie disent que le Saint-Esprit reposait en son âme. Il n'a jamais demandé d’analgésiques, ne se plaignait jamais d’aucune douleur, ni ne fronçait les sourcils, son visage restait le même; il a continué à donner de l'amour à tous ceux qui venaient le voir. Chaque nuit, il allait de pièce en pièce pour en savoir davantage sur les malades. Il a mis sa propre douleur derrière lui, comme s'il n'avait pas de corps - tout comme les anges. Le diacre qui lui lisait le Psautier affirma qu’à un certain moment dans la nuit, le visage du Père commença à briller comme "les visages des saints dans les icônes". Un autre miracle s'est produit quand une chorale réunie autour de son lit chanta un psaume et sa main a commencé à faire le signe de la croix involontairement, tandis que le Père dormait. Plus tard, quand il se réveilla la Lumière divine de Dieu brillait dans ses yeux .

Par sa vie et ses enseignements, Père Gheorghe Calciu nous a laissé un message important - que la vie en Dieu est la seule solution spirituelle de notre temps. 

Un vrai miracle, c'est que le Père Calciu soit vraiment devenu un homme libre, si libre qu'il s'est sacrifié pour ceux dans le besoin, les servant sans relâche avec un amour continuel. Il a appelé les gens à se joindre à la foi et au Nom de notre Seigneur Jésus-Christ.  "Au-delà de toute ma faiblesse, Dieu m'a donné la capacité d'aimer. Si j'ai construit une église en Amérique  je l'ai fait parce que j'ai aimé tout le monde là-bas, et ils ont répondu à mon amour de la même manière. Tout est mode, une seule chose est certaine : notre relation avec Dieu, l'immortalité de nos âmes et de ce qui nous attend après la mort."

Ce sont les paroles d'un homme qui connaissait vraiment Dieu, de tout son être.


Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après

He was one of the greatest father confessors of our Church:

Haïjin Pravoslave (CCXLI)


Ne remplace pas 
L'arbre de la connaissance
Par les fruits du doute

上帝的朋友 ( L'ami de Dieu)

lundi 23 décembre 2013

Père Gheorghe [Calciu] de sainte mémoire (4)


Père Gheorghe avec le saint staretz Justin (Pârvu)

Bien qu'il ait été exilé aux États-Unis en 1985, il ne voulait pas partir, mais il l’a finalement fait, parce que sa famille ne pouvait plus supporter la terreur. Au début, il vivait avec des amis, puis ils sont allés au Monastère de la Transfiguration du Seigneur, et à la fin de 1985, ils ont déménagé à Cleveland, dans le presbytère appartenant à la communauté roumaine où ils sont restés pendant quatre ans.

Cette période a été difficile pour lui financièrement. Le Père a travaillé comme missionnaire pour "Vatra Romaneasca" l’épiscopat roumain, il a servi et prêché dans de nombreuses églises dans toute l'Amérique. Plus tard, il a voyagé en Europe en donnant des conférences, des entrevues et en rédigeant des articles pour la presse occidentale. Il a mené une vie de labeur et d’humilité, en travaillant comme maçon et charpentier, dormant dans les maisons des gens pour lesquels il travaillait, et voyant sa famille toutes les deux ou trois semaines. Il travaillait dur dans les constructions de bâtiments,  transportant des sacs de ciment comme un pauvre journalier. Cela dura quatre ans.

En 1988, il s'installa avec sa famille à Washington. Là, il continua son travail de missionnaire, conserva son emploi en tant que travailleur de la construction, et devint prêtre de la paroisse de l’Eglise de la Sainte Croix, paya ses dettes et réussit à l'organiser.

Les Etats-Unis donnèrent à Père Calciu la citoyenneté d'honneur, mais aucune aide financière, donc il travaillait deux ou trois jours par semaine dans la construction, il aidait les vieillards et les malades, il rassemblait de la nourriture et la donnait aux pauvres, consacrant le week-end à l'Eglise. En deux ou trois ans, il paya toutes les dettes que la paroisse avait contractées. Le nombre de paroissiens augmenta jusqu'à 50 familles, et bientôt l'église devint trop petite pour le nombre de croyants que le Père saint amena à la foi par son amour et sa bonté.

Il allait en pèlerinage aux monastères et y priait avec les moines, car il considérait les monastères comme les sources de la foi.

Grâce à l'amour de Père Calciu, l'église de la Sainte Croix devint une maison accueillante et chère à beaucoup de d’orthodoxes et à ceux qui, plus tard se convertirent à la foi orthodoxe, car le Père amena beaucoup d'âmes à Dieu parmi les gens qui avaient été élevés dans le vide matérialiste d'Amérique. Et il ne pouvait le faire, que parce que la grâce de Dieu lui souriait.

Il officiait pieusement la Liturgie, vivant chaque parole et chaque prière. Il était toujours avec Dieu et versait dans le cœur des gens toute sa chaleur: il était une image sacrée de la prêtrise, entièrement dédiée à Dieu et à l'homme.

  Père Calciu avait une façon très particulière d'agir et de parler à chaque personne qui venait à lui, un amour unique pour chaque homme. Il étonnait tout le monde par sa gentillesse et son humilité. Chaque fois qu'il y avait un malentendu dans la paroisse, il agissait juste humblement et tout se réglait pacifiquement.

Il avait un extraordinaire esprit de sacrifice de soi, il répondait toujours à la haine et à la désapprobation par l'amour absolu, que lui donnait le Saint-Esprit. En cela, le Père Calciu avait le pouvoir de changer le cœur des gens, parfois par sa simple présence, d'autres fois par la prière ou des paroles de conseils et de réconfort.


Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après

He was one of the greatest father confessors of our Church:

Jean-Claude LARCHET: Recension: Jean Paquereau, « Au jardin des plantes de la Bible.
Botanique, symboles et usages »


Jean Paquereau, Au jardin des plantes de la Bible.
Botanique, symboles et usages. Préface du pasteur Jean Adnet Jean Adnet, Institut pour le Développement Forestier, Paris, 2013, 416 p.

Jean Paquereau, membre de la communauté protestante d’Orléans, est un passionné de plantes qui, pendant sa longue carrière d’horticulteur-pépiniériste, a introduit, multiplié et cultivé de très nombreuses plantes, originaires de tous les continents. À la retraite il s’est particulièrement intéressé aux plantes de la Bible et a consacré plusieurs années à à préparer le présent livre, qui rend hommage aux plantes en expliquant leur valeur « agronomique » ou artisanale ; mais aussi symbolique, par le prisme des espèces citées dans la Bible.

À chaque espèce correspond une fiche décrivant ses noms en différentes langues, son espèce selon la classification scieintifique, ses critères de reconnaissance, des conseils de culture ou d’utilisation, ainsi que, le cas échéant, ses vertus médicinales ; sans oublier les légendes et traditions qui l’entourent, agrémentées d’anecdotes qui permettent de la découvrir, ou de la redécouvrir.

Le livre resitue aussi les espèces par des citations bibliques qui révèlent leur symbolisme, leur sens spirituel, ou le regard porté sur elles il y a plusieurs milliers d’années. Cent dix espèces sont répertoriées, classées par type (arbres, arbres à fruits, arbrisseaux, céréales, légumes, condiments, fleurs, aquatiques, désertiques, épineuses, baumes, parfums, poisons) et bénéficiant d’une iconographie abondante (photos, souvent prises par l’auteur in situ, et dessins).
Finalement cet ouvrage permet non seulement de prêter une attention plus grande à certaines mentions de la Bible, mais encore invite à voyager hors du temps à la flore moyen-orientale pour revenir « cultiver son jardin » extérieur et intérieur, en acclimatant les plantes découvertes et en méditant sur les épisodes bibliques qu’elles rappellent.
L’ouvrage peur être commandé sur le site de l’Institut pour le Développement Forestier.

Haïjin Pravoslave (CCXL)


Pense au Jugement
Quand ta vie te jugera
Et deviens clément

上帝的朋友 ( L'ami de Dieu)

dimanche 22 décembre 2013

Père Gheorghe [Calciu] de sainte mémoire (3)



Ses séminaires étaient supervisés par le Bureau de la police secrète de sorte qu'ils n’aillent pas contre le Parti communiste, mais malgré cela, un lien très fort fut créé entre le Père Calciu et ses élèves. Ses élèves l’estimaient et se tournaient vers lui en toute circonstance.

Lorsque le tragique tremblement de terre survint en 1977, deux étudiants du Séminaire furent pris au piège dans les décombres, et personne n'eut le courage d'aller les sortir. 

Après avoir reçu un appel d'un élève, le Père fit environ 10 kms à pied et arriva sur les lieux à l'aube. Avec ses mains en sang, il se battit une demi-journée contre les débris et les planches jusqu'à ce qu'il les trouve. Il pleura, et les étudiants pleurèrent avec lui. Ils pleuraient de douleur et de joie. Ils étaient heureux le Père ait pu les sauver et qu’un amour d’une telle force été forgé entre eux par l'esprit de sacrifice de soi.

Pendant ce temps, les communistes commencèrent la démolition d'églises, de sorte que le Père lança les célèbres Sept Sermons pour les Jeunes. Mais, avant cela, il priait beaucoup parce que ce qu'il s'apprêtait à faire était très dangereux. Et, en même temps, il voulait toucher le cœur de ses élèves et ceux d'autres jeunes, et leur inspirer une foi véritable.

Le ministère de la Religion, le Bureau de la police secrète et ses collègues eurent peur. Il fut menacé à plusieurs reprises, lui et sa famille, mais il ne fléchit pas.

Il savait qu'il allait être arrêté. Entre temps, il était surveillé par le Bureau de la police secrète. Il fut arrêté, amené à l'un des bâtiments de la police secrète et condamné à mort.

Au cours de leurs sévères enquêtes, la police avait l'intention de le rendre fou et de le décourager, alors il commença à dire la prière de Notre Seigneur Jésus et à garder le silence.

Et alors, il ne sentit plus la faim, la fatigue, la soif, le besoin d'utiliser la salle de bain, la douleur, ou le sommeil, tout par la grâce de Dieu. 

Bientôt le procès commença. Parce que ses sermons avaient déjà été publiés à l'étranger et que beaucoup de gens l'avaient soutenu par des manifestations publiques, il fut condamné à dix ans et envoyé à l'asile de Jilava au lieu de la prison. Quand il y parvint, il commença à prier et à jeûner intensément.

En prison, il célébra la Liturgie chaque dimanche, malgré toutes les insultes, les menaces et la grossièreté. Il pria en permanence, même lorsque les gardes venaient dans sa cellule.

Après sa libération, le 20 Août 1984, il fut défroqué de son sacerdoce, et surveillé constamment par l'Office de la police secrète. "Je n'avais jamais imaginé, même dans mes sombres pensées, qu’après avoir été libéré d'une prison communiste, après que la hiérarchie de l'Eglise m’ait calomnié sans raison et sans tenir compte de la vérité, que, après tout cela, mon cœur allait subir encore une autre une grande douleur, causée par l'Eglise orthodoxe roumaine, mes frères qui décidèrent de me priver du don du sacerdoce." ( …)



Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après

He was one of the greatest father confessors of our Church:

Sur le blog saint Materne: Cacher des péchés à son père confesseur (p. Tryphon, EORHF)


Pour lire l'article, cliquez 

Haïjin Pravoslave (CCXXXIX)


Tu es l'artisan
De ton propre jugement
Quand tu nies la Grâce

上帝的朋友 ( L'ami de Dieu)

Nouveaux Martyrs de Russie


FEUILLETS LITURGIQUES DE LA CATHÉDRALE DE L’EXALTATION DE LA SAINTE CROIX


9/22 décembre
26ème dimanche après la Pentecôte
Conception de la Très Sainte Mère de Dieu par sainte Anne ; sainte prophétesse Anne, mère du prophète Samuel (1100 avant Jésus-Christ) ; saint Sophrome, archevêque de Chypre (VIème siècle) ; saint Étienne « le nouveau luminaire » (912) ; icône de la Mère de Dieu dite « La joie inattendue ».
Lectures : Eph. V, 8-19. Lc. XVII, 12-19. Ste Anne: Gal. IV, 22-31. Lc. VIII, 16-21.

CONCEPTION DE LA TRÈS SAINTE MÈRE DE DIEU[1]

S
elon le dessein éternel de Dieu, qui voulait se préparer une demeure très pure pour s’incarner et résider parmi les hommes, Joachim et Anne avaient été empêchés d’engendrer une progéniture. Parvenus tous deux à un âge avancé et restés stériles, comme la nature humaine courbée et desséchée sous le poids du péché et de la mort, ils ne cessaient cependant de supplier Dieu de les délivrer de leur opprobre. Le temps de la préparation voulue par le Seigneur étant accompli, Il envoya l’Archange Gabriel à Joachim, retiré sur une montagne, et à Anne, pleurant son malheur dans son jardin, pour leur annoncer qu’allaient bientôt s’accomplir par eux les prophéties de jadis, et qu’une enfant leur naîtrait, destinée à devenir la véritable Arche de la nouvelle Alliance, l’Échelle divine, le Buisson non consumé, la Montagne non entaillée, le Temple vivant où allait habiter le Verbe de Dieu. En ce jour, par la conception de sainte Anne, c’est la stérilité de toute la nature humaine, séparée de Dieu par la mort, qui prend fin, et par l’enfantement surnaturel de celle qui était restée stérile jusqu’à l’âge où les femmes ne peuvent plus porter de fruit, Dieu annonçait et confirmait le miracle plus étonnant de la conception sans semence et de l’enfantement immaculé du Christ dans le sein de la Très Sainte Vierge et Mère de Dieu. Bien qu’elle fût née par une intervention miraculeuse de Dieu, la sainte Vierge Marie fut cependant conçue par l’union de l’homme et de la femme, selon les lois de notre nature humaine déchue et soumise à la mort et à la corruption depuis le péché d’Adam (Gn 3, 16). Vase d’élection, Écrin précieux préparé par Dieu depuis l’origine des siècles, elle est certes la représentante la plus pure et la plus parfaite de l’humanité, mais elle n’a pas été toutefois mise à part de notre héritage commun et des conséquences du péché de nos premiers parents[2]. Tout comme il convenait que le Christ, en son Incarnation, se rendît semblable aux hommes en tout hormis le péché, afin de les délivrer de la mort par Sa mort volontaire (cf. Hb 2, 14), de même il fallait que Sa Mère, dans le sein de laquelle le Verbe de Dieu allait s’unir à la nature humaine, fût en tout point semblable à nous, soumise à la mort et à la corruption, de peur que le Salut et la Rédemption ne nous concernent pas pleinement, nous tous fils d’Adam. La Mère de Dieu a été élue et choisie entre toutes les femmes, non pas de manière arbitraire, mais parce que Dieu vit à l’avance qu’elle saurait préserver et garder parfaitement sa pureté pour être digne de Le recevoir. Conçue et née comme nous tous, elle a été jugée digne de devenir la Mère du Fils de Dieu selon la chair et notre mère à tous selon l’esprit d’adoption. Tendre et compatissante, elle peut ainsi intercéder pour nous auprès de son Fils, pour qu’Il nous prenne en pitié. Tout comme le Seigneur Jésus-Christ fut le fruit de sa virginité, la sainte Mère de Dieu fut, quant à elle, le fruit de la chasteté de Joachim et Anne. Et c’est en suivant cette voie de la pureté que nous aussi, moines et chastes couples chrétiens, feront naître et grandir en nous le Christ Sauveur.
Tropaire du dimanche, 1er ton
Кáмени запеча́тану отъ Iyде́й и во́иномъ стрегу́щымъ пречи́стое Tѣ́ло Tвое́, воскре́слъ ecи́ тридне́вный, Cпа́ce, да́руяй мípoви жи́знь. Ceго́ ра́ди си́лы небе́сныя вопiя́xy Tи, Жизнода́вче : сла́ва Bocкреcéнію Tвоемý Xpисте́ ; сла́ва Ца́рствiю Tвоему́ ; сла́ва cмотре́нiю Tвоему́, еди́не Человѣколю́бче.

La pierre étant scellée par les Juifs et les soldats gardant Ton corps immaculé, Tu es ressuscité le troisième jour, ô Sauveur, donnant la Vie  au monde ; aussi, les Puissances des cieux Te crièrent : Source de Vie, ô Christ, gloire à Ta Résurrection, gloire à Ton règne, gloire à Ton dessein bienveillant, unique ami des hommes!
Tropaire de la Conception de la Très sainte Mère de Dieu, ton 4
Дне́сь безча́дія у́зы разрѣша́ются, Іоаки́ма бо и Áнну услы́шавъ, Бо́гъ па́че наде́жды роди́ти тѣ́мъ я́вѣ обѣщава́етъ Богоотрокови́цу, изъ Нея́же Са́мъ роди́ся Неопи́санный, Человѣ́къ бы́въ, а́нгеломъ повелѣ́въ вопи́ти Ей: ра́дуйся, Благода́тная, Госпо́дь съ Тобо́ю.
Aujourd’hui sont déliées les chaînes de la stérilité. Car, exauçant les prières de Joachim et d’Anne, Dieu leur promet clairement d’engendrer, contre tout espoir, la divine enfant dont devait naître le Dieu que rien ne limite, devenu homme, ordonnant à l’Ange de lui dire : « Réjouis-toi, Pleine de Grâce, le Seigneur est avec toi ».
Kondakion du dimanche, 1er ton
Воскpécлъ ecи́́ я́ко Бо́гъ изъ гро́ба вo сла́вѣ и мípъ coвоскpecи́лъ ecи́, и eстество́ человѣ́ческое я́ко Бо́гa воспѣва́етъ Tя́, и сме́рть изчезе́: Aда́мъ же лику́ет, Влады́ко, Éва ны́нѣ отъ у́зъ избавля́ема ра́дуется зову́щи: Ты́ ecи́ и́же вcѣ́мъ подая́, Xpисте́ Bocкреcéніe.
Ô Dieu, Tu es ressuscité du tombeau dans la gloire, ressuscitant le monde avec Toi ! La nature humaine Te chante comme son Dieu et la mort s’évanouit. Adam jubile, ô Maître, et Ève, désormais libérée de ses liens, Te crie dans sa joie : « C’est Toi, ô Christ, qui accordes à tous la Résurrection ! »
Kondakion de la Conception de la Très sainte Mère de Dieu, ton 4
Пра́зднуетъ дне́сь вселе́нная Áннино зача́тіе, бы́вшее отъ Бо́га, и́бо та́ породи́ па́че сло́ва Сло́во Ро́ждшую.
L'univers célèbre en ce jour la Conception d'Anne, venue de Dieu, car elle enfanta ineffablement le Verbe de Dieu.


Hiéromoine Grégoire de la Sainte Montagne
COMMENTAIRES SUR LA DIVINE LITURGIE DE ST JEAN CHRYSOSTOME
Il est digne et juste. À l’exhortation du prêtre de rendre grâces au Seigneur, les fidèles répondent : cela est digne et juste. Leur réponse signifie qu’ils ont donné leur assentiment à la célébration de la divine Eucharistie : « Une fois que les fidèles ont donné leur adhésion et répondu Il est digne et juste, le prêtre offre alors l’Eucharistie à Dieu » (St Nicolas Cabasilas). La réponse des fidèles manifeste l’unité du corps du Christ. Elle montre aussi que leur présence est nécessaire à la célébration du Mystère. « L'action de grâces à Dieu est commune également, car ce n'est pas le prêtre seul qui rend grâces, mais le peuple tout entier. En effet, le prêtre prend la parole en premier et continue l’Eucharistie, après que les fidèles aient préalablement convenu que cela est juste et légitime » (St Jean Chrysostome). Lors de l’Eucharistie, c’est le peuple entier qui participe et qui chemine avec le célébrant. Dans notre marche vers la vie nouvelle, nous chantons le cantique nouveau avec les saints : … les quatre êtres vivants et les vingt-quatre vieillards se prosternèrent devant l'Agneau… Et ils chantaient un cantique nouveau, en disant: Tu es digne de prendre le livre, et d'en ouvrir les sceaux; car Tu as été immolé, et Tu as racheté pour Dieu par ton sang des hommes de toute tribu, de toute langue, de tout peuple, et de toute nation…  Je regardai, et j'entendis la voix de beaucoup d'anges… Ils disaient…  L'Agneau qui a été immolé est digne de recevoir la puissance, la richesse, la sagesse, la force, l'honneur, la gloire, et la louange… Et les quatre êtres vivants disaient: Amen! Et les vieillards se prosternèrent et adorèrent (Ap. V, 8-14).
Le prêtre (à voix basse) : Il est digne et juste de Te chanter, de Te bénir, de Te louer, de Te rendre grâces, de T’adorer en tout lieu de Ton empire. Car Tu es le Dieu ineffable, incompréhensible, invisible, insaisissable, toujours existant et toujours le même, Toi, Ton Fils unique et Ton Saint-Esprit. C’est Toi qui, du néant, nous as amenés à l’existence, qui nous as relevés après notre chute et qui n’as cessé de tout faire jusqu’à ce que Tu nous aies élevés au ciel et nous aies fait don de Ton royaume à venir. Pour tout cela, nous Te rendons grâces, à Toi, à Ton Fils unique et à Ton Saint-Esprit, pour tous les bienfaits répandus sur nous, connus de nous ou inconnus, manifestés ou cachés. Nous Te rendons grâces aussi pour cette liturgie, que Tu as daigné recevoir de nos mains, bien que T’assistent des milliers d’Archanges, de myriades d’Anges, les Chérubins et les Séraphins aux six ailes, aux yeux innombrables, se tenant dans les hauteurs et ailés.

LECTURES DU DIMANCHE PROCHAIN : Matines : Lc XXIV, 12-35;  Liturgie : Col. III, 4-11, Lc. XIV, 16-24



[1] Tiré du Synaxaire du hiéromoine Macaire de Simonos Petras.
[2]. L’Église Orthodoxe rejette le dogme de l’« immaculée Conception », proclamé par l’Église Catholique Romaine en 1858, sans pour autant rabaisser la dignité de la Mère de Dieu. Pour les Pères, en effet, l’héritage d’Adam ne consiste pas en une responsabilité personnelle de tous les hommes à l’égard du péché originel, mais plutôt dans l’héritage des conséquences de ce péché : la mort, la corruption et les passions (y compris la reproduction par l’union charnelle). C’est pourquoi les orthodoxes n’ont aucune difficulté à reconnaître que la Mère de Dieu était héritière, comme nous tous, des conséquences de la faute d’Adam (seul le Christ en fut exempt), mais qu’elle était pourtant pure et sans péché (personnel), car elle s’est librement gardée de tout attrait pour le monde et pour les passions, et elle a volontairement coopéré au dessein de Dieu en obéissant avec docilité à sa volonté : Voici la servante du Seigneur : qu’il m’arrive selon ta parole, répondit-elle à l’Ange (Lc 1, 38).

samedi 21 décembre 2013

Aidons nos frères serbes au Kossovo!


Sveti Sava Kraljeva Crkva.jpg

Saint Savva

*


Alors que toute l’équipe de Solidarité Kosovo est ce soir encore à pied d’œuvre pour terminer les derniers préparatifs du convoi de Noël, Le Figaro Magazine vient de l’informer du reportage exclusif qui sera publié demain, samedi 20 décembre, dans lequel « le travail remarquable » de l'association est souligné. 
« Ces chrétiens face à l’Islam » présente un état des lieux de la persécution des chrétiens dans le monde au moyen d'une carte éloquente ainsi que le magazine l’avait fait en 2006, en 2008 et en 2010. 

Réalisé à partir d’informations strictement vérifiées, le reportage exclusif révèle qu’en Europe aussi, des Chrétiens sont menacés. Ainsi, le Kosovo constitue le seul territoire du continent européen à apparaître sur l’Atlas de l’intolérance 2013. Le seul territoire européen où des hommes et des femmes la foi chevillée au corps vivent dans la peur.



Et c’est à ce titre que Le Figaro Magazine a recueilli le témoignage poignant de Monseigneur Théodose, évêque du Kosovo-Métochie à découvrir dès demain dans Le Figaro Magazine.

A quelques jours du départ du convoi de Noël, ce reportage allègue toute l’urgence et l’actualité de la mission de Solidarité Kosovo: porter secours de manière durable et efficace aux populations chrétiennes menacées du Kosovo-Métochie. 

Nous rappelons à nos bienfaiteurs que tout don réalisé avant le 31 décembre 2013 permet une déduction d’impôt à hauteur 66% du montant du don pour l’année 2013. A titre d’exemple, un don de 100 euros ne vous coûte en réalité que 34 euros après déduction fiscale.

Pour soutenir le convoi de Noël, vous pouvez envoyer vos dons à Solidarité Kosovo - BP 1777 - 38 220 Vizille (chèques à l’ordre de Solidarité Kosovo)



L'équipe de "Solidarité Kosovo


PS : les personnes souhaitant nous aider peuvent contribuer au développement de nos activités en nous faisant un don. Par chèque à l’ordre de « Solidarité Kosovo », BP 1777, 38220 Vizille 

Ou par Paypal : en cliquant ici





PS2 : « Solidarité Kosovo » étant reconnu d’intérêt général, chaque don ouvre droit à une déduction fiscale à hauteur de 66% du montant du don. A titre d'exemple, un don de 100 € vous permet de déduire 66 € sur la somme de vos impôts à payer. Ainsi votre don ne vous coûte en réalité que 34 €. 


www.solidarite-kosovo.org Solidarité Kosovo BP 1777, 38220 VIZILLE, FRANCE 


Conformément à la loi« "Informatique et liberté »" du 6 janvier 1978, vous disposez d'un droit d'accès, de modification, de rectification et de suppression des données qui vous concernent.Pour vous désinscrire, ENVOYEZ SIMPLEMENT UN MESSAGE SANS RIEN ÉCRIRE D'AUTRE à cette adresse info-unsubscribe@solidarite-kosovo.org



Père Gheorghe [Calciu] de sainte mémoire (2)








En 1949, le jour de Noël, ils commencèrent le processus de "rééducation " à Pitești.

Au cours de cette période sombre de la prison, le Père fut battu avec une telle sauvagerie, qu'il ne pouvait même pas se rappeler les lettres de l'alphabet ou la prière du Seigneur. 
Il ne restait pas d'instinct d'auto-préservation chez un seul des prisonniers. La plus grande bénédiction pour tous aurait été la mort dans ces moments. Cet état de désespoir et de manque de prière dura deux ans. Depuis qu'il était allé en prison, à l'âge de 22 ans, il avait vécu dans une terreur permanente. "Notre foi en l'homme avait été brisée, notre foi en nous-mêmes, également. Tout ce qu’il nous restait, c'était notre foi en Dieu."

Plus tard, il récupéra avec une grande difficulté de cette chute, mais avant cela, il fut emmené à Gherla, où il resta plus d'un an. Le changement, la guérison complète est arrivée quand les légionnaires furent blâmés pour le processus de "rééducation." Alors, le Père saint dit Non ! Et ce fut le moment de grâce divine, et si le Père l’avait perdue, il aurait péri. Mais il ne la perdit pas. Depuis ce moment, il ne se laissa plus aller au doute. Et pour faire face au cours de cette période d'enquête de 7 mois, il pria sans cesse, jour et nuit, et il devint plus fort, spirituellement .

En juillet 1958, il fut transféré à Jilava dans une section spéciale appelée Casimca. 

Casimca était une prison, à 7 pieds sous terre, conçue pour exterminer les gens, une cellule souterraine à l'étroit , sans lumière et très peu d'air. Il partagea sa cellule avec Costache Oprisan: "un vrai saint " pour le père Calciu, " une intelligence brillante," un homme qui "répandait la lumière autour de lui, comme les saints le faisaient" et "qui priait sans discontinuer."  

Le Père prit soin de lui, le nourrit, le lava, jusques à sa mort. Une fois, le Père entreprit la tentative la plus incroyable pour sauver une vie humaine: il coupa une de ses veines, mit le sang dans la bouilloire et l'offrit à son ami pour l'empêcher de mourir, et ce, en dépit de la malnutrition qu’il connaissait dans cette grotte de la mort. Cet acte sembla imprudent pour ses compagnons de cellule, mais le Père vivait et agissait selon des commandements moraux et religieux absolus, avec une magnifique bravoure et foi en l'amour.

Il a également déclaré que pendant son temps à Casimca il ressentait totalement la présence de Dieu. Il était là depuis trois ans.

Après Casimca il fut envoyé à Aiud [Aïoud], où il resta jusques à sa libération en 1963. Il passa presque tout son temps là-bas, à Zarca (avec des cellules terriblement inhumaines pour ceux qui ont continué à résister au processus de "rééducation"), avec Père Tudor Beju, Père Grebenea et le professeur George Manu. Le Père Beju, qui avait toujours l’Eucharistie cachée dans son manteau, avait également le courage de célébrer la Liturgie dans sa cellule.

Après 15 ans de prison, il fut libéré et contraint de vivre à Viisoara, Baragan, dans une maison abandonnée. Il travailla à la ferme d'Etat afin de gagner sa vie. 

Après Baragan, il rentra chez lui, à Mahmoudia, puis à Bucarest, où il assista aux cours de la Faculté de Linguistique, avec une spécialisation en français, mais il était malheureux, parce que, en prison, il avait promis à Dieu que s’il en sortait vivant, il deviendrait prêtre. Il lui avait été interdit de s'inscrire à la Faculté de théologie, à cause de la prison. Cependant, avec l'aide du Patriarche Justinien il entra à l'université et obtint son diplôme. Plus tard, il fut ordonné prêtre et devint professeur au Séminaire théologique de Bucarest .


Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après

He was one of the greatest father confessors of our Church: