"Dans la confusion de notre époque quand une centaine de voix contradictoires prétend parler au nom de l'Orthodoxie, il est essentiel de savoir à qui l'on peut faire confiance. Il ne suffit pas de prétendre parler au nom de l'Orthodoxie patristique, il faut être dans la pure tradition des saints Pères ... "
Père Seraphim (Rose) de bienheureuse mémoire

dimanche 3 novembre 2013

Chapelle du skite de la Protection de la Mère de Dieu (Pokrov)




Skite du Pokrov  
Patriarcat de Moscou 
en France
*

Ce skite (féminin) est placé sous la bénédiction et la direction spirituelle du Père Séraphim (Valaam) et sous la responsabilité de Mère Photina.

*

Les offices sont célébrés trois fois par jour. 
Liturgie une fois par semaine, ainsi que le dimanche et jours de fêtes.
- Ancien calendrier 
- Slavon et français.

L'aumônier est le hiéromoine Jean.

Il est prudent de téléphoner avant pour les horaires qui peuvent varier.
Chacun est le bienvenu pour les offices, ou pour faire une retraite.

Adresse : 
Vaudoire. 
72440 Saint Mars de Locquenay
Téléphone: 02 43 35 63 16  - 06 64 29 66 18

courriel: merephotina@yahoo.fr


Haïjin Pravoslave (CXCV)


Plus le monde change
Et plus ton âme comprend
Qu'il est illusion

上帝的朋友 ( L'ami de Dieu)

http://orthodoxphotos.tumblr.com/post/52448504479

FEUILLETS LITURGIQUES DE LA CATHÉDRALE DE L’EXALTATION DE LA SAINTE CROIX



21 octobre / 3 novembre
19ème dimanche après la Pentecôte

Saint Hilarion le Grand, ascète en Palestine (371) ; saints Dasius, Gaïus et Zotique, martyrs à Nicomédie (303) ; saint Hilarion des Grottes de Kiev (XI°) ; saint Hilarion de Pskov (1476) ; saints Théophile et Jacques, fondateurs de la skite de la dormition de la Mère de Dieu à Omoutsk (vers 1412) saint Walfroy, moine, stylite en Ardennes (595) ; saint Jean de Monembasia, néomartyr grec (1773), saints Sophrone, Bessarion et Opréa, confesseurs, néomartyrs roumains (XVIII°) ; saint Jean, prêtre confesseur de Galesh et saint Moïse de Sibiu, néomartyrs roumains (XVIII°) ; saint hiéromartyr Damien, archevêque de Koursk (1937) ; saint hiéromoine Paulin, archevêque de Moghilevsk (1937).

Lectures : 2 Cor. XI, 31 - XII, 9. Lc. XVI, 19-31. Saint : 2 Cor. IX, 6-11. Lc. VI, 
17-23.


VIE DE SAINT HILARION LE GRAND[1]
S
aint Hilarion naquit en Palestine, en 293, dans le village de Thabatha, non loin de Gaza. Ses parents païens l’envoyèrent apprendre les lettres profanes à Alexandrie, ce qui fut pour lui l’occasion d’entrer en contact avec les chrétiens et de découvrir la doctrine sublime de l’Évangile. Ayant entendu parler de saint Antoine, dont la renommée brillait dans toute l’Égypte, Hilarion se mit en route pour le désert, afin de lui rendre visite. Il décida alors de rester à ses côtés, avec les autres disciples du Père des moines. Mais, comme les foules accouraient pour recevoir sa bénédiction, l’empêchant de vaquer à la prière silencieuse, saint Antoine décida de partir vers les âpres solitudes du désert intérieur. Après avoir donné à Hilarion sa tunique de crin et son manteau de peau, il envoya le jeune garçon, âgé alors de quinze ans, pratiquer l’ascèse avec quelques compagnons dans le désert situé près de Maïouma, dans la région de Gaza. Hilarion partit avec lui, engager la lutte contre les démons habitant cette effroyable solitude, qui n’était traversée, de temps à autre, que par des bandes de brigands. Il ne se nourrissait que de quinze figues par jour, après le coucher du soleil. Pendant la journée, il priait et chantait sans cesse les psaumes en labourant le sol aride, uniquement pour que la fatigue du travail s’ajoutât à celle du jeûne, car cette terre ne produisait rien qui pût se vendre et entraîner la tentation de la cupidité. Le démon, ainsi attaqué dans sa propre demeure par un adolescent, passa à l’assaut, comme il l’avait fait pour saint Antoine. Il apparut à Hilarion sous forme de bêtes sauvages, qui tentaient de l’effrayer par des bruits terrifiants. Mais toutes ces menées s’avéraient inutiles, car le jeune homme repoussait ses assauts par le signe de la Croix et prenait lui-même l’initiative du combat en raillant l’impuissance du Malin. De l’âge de seize ans jusqu’à l’âge de vingt ans, Hilarion n’eut d’autre abri qu’une cabane de joncs et d’herbes poussant dans les marécages. S’étant ensuite construit une cellule, si basse qu’elle ressemblait davantage à un sépulcre qu’à une habitation, il couchait sur la terre battue. Il avait appris toute l’Écriture sainte par cœur, et la récitait à haute voix en se tenant debout avec crainte, comme si Dieu était présent devant ses yeux. De l’âge de vingt et un ans à vingt-sept ans, il ne mangea chaque jour et pendant trois ans, qu’un peu de lentilles détrempées dans de l’eau froide ; les trois autres années, il se contenta de pain saupoudré de sel. De vingt-sept à trente ans, il vécut d’herbes sauvages ; de trente à trente-cinq ans, de six onces (environ 150 gr.) de pain d’orge et d’un peu d’herbes cuites sans huile. Atteint alors d’une maladie et sa vue ayant baissée, il ajouta un peu d’huile à son menu et garda le même régime jusqu’à l’âge de soixante-trois ans. Voyant son corps s’affaiblir et pensant que sa mort était proche, il ne mangea plus de pain jusqu’à la fin de ses jours, redoublant ainsi de ferveur, comme un jeune novice, à l’âge où d’autres ont coutume de diminuer leurs austérités. Il persévéra dans cette manière de vivre jusqu’à son bienheureux repos, ne mangeant qu’après le coucher du soleil et ne rompant jamais son jeûne, ni aux jours de fêtes, ni même au cours de ses plus graves maladies. Ces travaux surhumains, que saint Hilarion entreprit par amour de Dieu, ouvrirent non seulement son cœur à la contemplation des mystères célestes, mais la grâce divine recouvrit aussi son corps et lui donna le pouvoir d’accomplir des miracles pour la consolation des fidèles. Il guérit des malades et délivra un grand nombre de possédés, si bien que, âgé de vingt-deux ans seulement, sa réputation s’était déjà répandue dans toute la Palestine, et même jusqu’en Égypte et en Syrie. On accourait vers lui en foule, et nombreux étaient ceux qui lui demandaient d’embrasser la vie angélique à ses côtés car, jusqu’alors, la vie monastique n’était pas encore apparue en Palestine ni en Syrie. C’est ainsi qu’Hilarion devint pour ces régions, ce que saint Antoine était pour l’Égypte. Il restait d’ailleurs en relation épistolaire avec le grand Antoine qui, lorsqu’on lui amenait des malades venus de ces régions, leur disait : « Pourquoi venir de si loin, alors que vous avez là-bas mon fils Hilarion ? » Ceux qui embrassèrent la vie solitaire et s’installèrent dans des cellules autour de saint Hilarion atteignirent bientôt le nombre de deux mille, tous le reconnaissant comme Père et guide. Une fois l’an, à l’époque des vendanges, Hilarion rendait visite à ses monastères, leur apportant alors leur subsistance pour l’année. Cette visite annuelle était également pour lui, l’occasion de rassembler la foule de ses disciples pour leur prodiguer son enseignement sur la purification de l’âme. Comme l’armée des frères rangés sous sa direction, et la multitude des malades et des fidèles qui accouraient de toutes parts ne lui laissaient plus un instant de répit pour vaquer à la contemplation dans le silence, il parvint, à l’âge de soixante-trois ans, à force de larmes, à faire accepter son départ à ses disciples. Il ne prit avec lui que quarante disciples capables de supporter de longs voyages à pied en jeûnant tout le jour. Comme il avait appris la mort de saint Antoine, Hilarion se dirigea vers l’Égypte, pour vénérer les lieux qui avaient été sanctifiés par le séjour du saint. Au sortir du désert de saint Antoine, Hilarion partit en quête de solitude. Mais où qu’il se rendît, du désert à Alexandrie, il répandait autour de lui la grâce, les miracles et les guérisons, si bien qu’on accourait vers lui en foule et que sa renommée le devançait partout, sans jamais lui laisser de repos. Au cours des trois années (360-363) pendant lesquelles s’exerça la tyrannie de Julien l’Apostat, le monastère de saint Hilarion, près de Gaza, fut détruit et les moines dispersés. C’est pourquoi le saint décida de se réfugier en Libye. De là, il fit voile pour la Sicile, pensant trouver la solitude dans ces régions où il était inconnu. Mais, contraint par sa compassion et son amour des hommes, il chassa les démons, guérit les malades et attira de nouveau les foules à lui. Il s’enfuit une nouvelle fois et se rendit dans un bourg de Dalmatie, région encore habitée par les barbares. Là encore, la grâce qui émanait de sa personne ne put rester cachée : il mit à mort une bête monstrueuse qui effrayait les habitants, et put ainsi les convertir au christianisme. Voulant échapper aux honneurs, il prit la fuite de nuit et s’embarqua sur un vaisseau marchand pour l’île de Chypre. À peine fut-il arrivé sur l’île, que les possédés, pris de panique, se mirent à crier qu’Hilarion, le serviteur de Jésus-Christ, était venu dans l’île pour les en chasser. Il lui fallut donc trouver une autre retraite. Il se rendit alors dans un endroit inhabité de l’île et s’installa dans une grotte inaccessible, située au sommet d’une montagne escarpée. Il y demeura cinq ans, visité seulement de temps à autre par son fidèle disciple Hésychios, qui venait lui donner des nouvelles de Palestine. Parvenu à l’âge de quatre-vingts ans, le corps grandement affaibli par ses austérités soutenues, saint Hilarion fit ses préparatifs pour quitter cette vie périssable, puis il rassembla autour de lui les quelques fidèles qui avaient pu atteindre sa demeure. Tandis qu’il était étendu, au seuil de la mort, il gardait les yeux ouverts et disait : « Sors mon âme, que crains-tu ? Sors, de quoi as-tu peur ? Tu as servi Jésus-Christ près de soixante-dix ans et tu crains la mort ? » En achevant ces paroles, il rendit son âme à Dieu et fut immédiatement enterré par ses disciples, conformément à ses instructions, afin de ne pas recevoir les honneurs d’une sépulture due aux saints. Quelque temps après, Hésychios vint prendre le corps de saint Hilarion et le transporta en Palestine, pour qu’il soit vénéré par la foule de ses disciples.
Tropaire du dimanche du 2ème ton
Егда́ снизше́лъ ecи́ къ сме́рти, Животе́ безсме́ртный, тогда́ áдъ умертви́лъ ecи́ блиста́ніемъ Божества́ : eгда́ же и yме́ршыя отъ преиспо́дныxъ воскреси́лъ ecи́, вся́ си́лы небе́сныя взыва́ху : Жизнода́вче Xpисте́ Бо́́́же на́шъ, сла́ва Teбѣ́.
Lorsque Tu descendis dans la mort, Toi, la Vie immortelle, Tu anéantis l’enfer par l’éclat de la Divinité. Lorsque Tu ressuscitas les morts des demeures souterraines, toutes les Puissances des cieux s’écrièrent : « Ô Christ, Source de Vie, notre Dieu, gloire à Toi ! »
Tropaire de saint Hilarion, ton 8
Cлéзъ твои́хъ течéньми пусты́ни безпло́дное воздѣ́лалъ еси́, и и́же и́зъ глубины́ воздыха́нми, во cто́ трудо́въ уплодоноси́лъ ecи́, и бы́лъ еси́ cвѣти́льникъ вселéннѣй, ciя́я чудесы́, Iларiо́не Óтче нашъ, моли́ Xpиста́ Бо́га спасти́ся душа́мъ на́шимъ.
Par les flots de tes larmes, tu as fais fleurir le désert aride : par tes profonds gémissements, tu as fait rendre à tes souffrances des fruits au centuple. Tu es devenu par tes miracles un brillant flambeau pour l’univers. Prie le Christ Dieu, ô bienheureux Père Hilarion, de sauver nos âmes. 
Kondakion de saint Hilarion, ton 3
Я́ко свѣти́льника незаходи́маго, у́мнаго тя́ со́лнца, сошéдшеся днéсь восхваля́емъ въ пѣ́снехъ: возсiя́лъ бо еси́ су́щимъ во тьмѣ́ невѣ́дѣнiя, вся́ возводя́ къ Божéственнѣй высотѣ́, Иларiо́не, тѣ́мже вопiéмъ: ра́дуйся, о́тче, всѣ́хъ по́стниковъ основа́нiе.
Comme un astre sans déclin, du mystique Soleil tous ensemble nous t'acclamons par des hymnes en ce jour: sur ceux qui gisaient dans les ténèbres de l'ignorance tu as brillé, faisant monter vers la hauteur divine les fidèles s'écriant: Réjouis-toi, Père Hilarion, appui de tous les jeûneurs.

Kondakion du dimanche, ton 2
Воскре́слъ ecи́ отъ гро́ба, всеси́льне Спа́се, и áдъ ви́дѣвъ чу́до, yжасе́ся, и ме́ртвiи воста́ша: тва́рь же ви́дящи сра́дуется Тебѣ́, и Ада́мъ свесе-ли́тся, и мípъ, Спа́се мо́й, воспѣва́етъ Tя́ при́сно.
Sauveur tout-puissant, Tu es ressuscité du tombeau : l’enfer, voyant ce prodige, est saisi de stupeur et les morts ressuscitent. A cette vue, la création se réjouit avec Toi ; Adam partage l’allégresse, et le monde, ô mon Sauveur, ne cesse de Te louer !
LECTURES DU DIMANCHE PROCHAIN : Matines : Jn XX, 19-31;  Liturgie : Gal. I, 11-19 ;  Lc VIII, 26-39.


[1] Tiré du Synaxaire du hiéromoine Macaire de Simonos-Petras (version abrégée).

samedi 2 novembre 2013

Monastère de la Sainte-Trinité - Suisse (Dompierre)


Monastère de la Sainte-Trinité - Suisse (Dompierre)

Supérieur: archimandrite Martin (de Caflisch)

Chers amis!

Le terrain attenant au monastère de la Sainte Trinité a été mis en vente. Or, l'unique accès au monastère se trouve sur ce terrain qui sert également de parking aux paroissiens qui viennent en voiture. Le monastère a jusqu'au 15 décembre pour procéder à cette acquisition. L'acquéreur éventuel a l'intention d'installer des logements ainsi qu'un théâtre sur ce terrain.

Nous ne recevons pas de financement venant de la Confédération ou du Patriarcat de Moscou. Nous avons réuni 154.000 CHF et il nous manque 51. 000 CHF. 

Monastère de la Sainte-Trinité - Suisse (Dompierre)
Nous vous serons très reconnaissants de nous soutenir. Que Dieu vous garde.

Adresse bancaire: IBAN : CH02 0026 0260 6702 32M2 N
BIC : UBSWCHZH80A
Versement pour : UBS SA
En faveur de : Fondation du Monastère Orthodoxe de la Très Sainte et Divine Trinité, route de Lucens 15, 1682 Dompierre VD
Mention : don achat terrain grange

tel. père Martin (de Caflisch) +41 26 652 17 08

Contact : Monastère de la Sainte Trinité
Archimandrite Martin
Route de Lucens 15
CH-1682 Dompierre VD
monasteretrinite@vtx.ch 

Monastère de la Sainte-Trinité - Suisse (Dompierre)
Свято-Троицкий Монастырь (Monastère de la Sainte Trinité, Dompierre, VD) просит Вашей помощи! 

Свято-Троицкий Монастырь был проинформирован, что прилегающий к нему участок земли выставлен на продажу. Так случилось, что на этом участке находится единственный въезд в монастырь. Там же в настоящее время паркуются машины прихожан. Если монастырь не выкупит землю до 15 декабря 2013 года, она будет продана другому заинтересованному лицу. Потенциальный покупатель намерен переоборудовать ферму (амбар), находящуюся на участке, под квартиры, а также, под помещения театра, поэтому монастырь поставлен перед необходимостью покупки прилегающего участка земли. Монастырь не имеет никакой финансовой поддержки со стороны Швейцарской Конфедерации или Русской Православной Церкви. Монастырем изысканы средства в сумме СHF 154 000 франков. Не хватает еще CHF 51 000 франков Единственный православный монастырь Швейцарии нуждается в Вашей помощи Для нас важно каждое пожертвование! Если у Вас есть какие-то вопросы, свяжитесь с нами, мы с радостью на них ответим (в монастыре говорят по-французски и по-немецки, службы проходят на французском, частично русском, немецком языках). 

Monastère de la Sainte-Trinité - Suisse (Dompierre)
Adresse bancaire: IBAN : CH02 0026 0260 6702 32M2 N
BIC : UBSWCHZH80A
Versement pour : UBS SA
En faveur de : Fondation du Monastère Orthodoxe de la Très Sainte et Divine Trinité, route de Lucens 15, 1682 Dompierre VD
Mention : don achat terrain grange

Leo OLSON: Quelle langue est-ce ? (5)



File:Anastasis-chora1024.jpg

Je ne sais pas combien de fois j'ai dit: "Si seulement je connaissais une autre langue?" Eh bien, je peux goûter à l’arabe et au grec et au russe quand je le veux. Et, contrairement à mes années d'études des jurons dans les cours de français et d’espagnol, je peux apprendre les meilleurs mots dans ces langues et chanter "Kyrie eleison" ou crier "Le Christ est ressuscité!" à Pâques en plusieurs langues. 

Apprendre les paroles de louange au Seigneur dans une autre langue est un grand privilège. Je suis reconnaissant pour ces différentes langues maintenant. La guérison de blessures spirituelles de la tête nécessite la fermeture d'un œil myope, et un cœur ouvert, et aussi d’embrasser avec reconnaissance quelqu'un d'autre, et parfois toute une culture. 

L'Orthodoxie est ici en Amérique, mais elle est enveloppée dans un papier d'emballage culturel comme un cadeau de Noël.

Quand je réfléchis à la question de la langue maintenant, je me souviens que mon frère ne reconnaissait pas même l'anglais dans cet office de la veille de Noël. Je lui avais dit tant de paroles avant sa visite. J'avais avancé des arguments bibliques sur la manière dont l'Eglise est venue avant la Bible. J'ai utilisé des balles à longue portée et à pointe creuse pour abattre les autres manières de célébrer […]. J'ai dit ceci... Bang! J'ai dit que... Lancer de grenade, aux abris! Moi, moi, moi, et rien de tout cela ne comptait, parce qu'il n'y avait pas d'amour dans mes mots, pas de reconnaissance. Il entendit seulement  des cymbales résonnant en cette veille de Noël.

Quand je suis vraiment reconnaissant pour le don du Seigneur de l'Orthodoxie, au lieu d'exiger qu’Il me dise qu'il m'aime en anglais seulement, mon vieux cœur de Jonas se réchauffe. Je commence à vraiment aimer les autres et toutes leurs coutumes, leurs valeurs et même leurs langues. Je commence à guérir. Quelques mots (en anglais au nombre de 22 !) de Père John m'auraient évité des années de frustration et auraient aidé mes besoins de thérapie spirituelle, si seulement j’avais eu des oreilles pour les entendre alors. 

Je dirais plutôt sept paroles véritables de foi, d'espérance et d'amour dans toutes les langues plutôt que des milliers de mes propres mots qui ne veulent rien dire à la fin.

Pour Pâques, chaque patriarche, évêque et prêtre se tient devant le saint autel de Dieu et proclame à tous, " Le Christ est ressuscité! ", seul espoir de guérison pour les personnes atteintes de traumatismes crâniens spirituels et salut pour l'humanité. Les gens de partout dans le monde répondent : "En vérité, Il est ressuscité ! " Et je suis parmi eux. 

Qu'y a-t-il d’autre à connaître, comprendre ou croire ?

Jésus-Christ, l'amour incarné, a vaincu le péché, la mort et l'Hadès pour toutes les personnes, peu importe où elles sont nées, ou bien quelle langue elle parlent. 

C'est avec gratitude que je fête chaque Pâques avec les chrétiens orthodoxes dans le monde entier, et mystiquement avec tous les chrétiens depuis que les femmes myrrhophores au tombeau l’ont découvert vide, et clament le plus grand mystère archétype cosmique de la foi, l'espérance et l'amour dont l'univers ait jamais entendu parler:

Anglais: Christ is risen ! Indeed, He is risen !

Amharique : Kristos tenestwal ! Bergit tenestwal !

Anglo-saxon : Crist aras ! Crist sodhlice aras !

Arabe : Al Massih qam ! Haqqan qam !

Chinois (Mandarin) : Ji-du- fu Huo-le Zhen-de Ta- fu Huo-le !

Esperanto : Kristo levigis ! Vere levigis !

[…] 
Français : Le Christ est ressuscité ! En vérité il est ressuscité !

Grec :  Christos anesti ! Alithos anesti !

Hébreu: Ha Mashiah qam ! Emet qam !)

Islande : Kristur er upprisinn ! Hann er vissulega upprisinn !

Italien : Cristo e ' Risorto ! Veramente e ' Risorto !

Latin: Christus resurrexit ! Vere resurrexit !

Roumain : Hristos a înviat! Adevarat a înviat !

Russe : Khristos voskrese! Voistinu voskrese !

Sanskrit: Kristo'pastitaha ! Satvam upastitaha !

Serbe : Cristos vaskresse ! Vaistinu vaskresse !

Espagnol: Cristos ha resucitado ! En verdad ha resucitado !

Swahili : Kristo amefufukka ! Kweli Amefufukka !

Suédois : Christus är uppstanden! Han är verkligen uppstanden !

Turc : Hristos Diril-di ! Hakikaten Diril-di !

Gallois : Crist Atgyfododd! Atgyfododd dans wir !

Version Française Claude Lopez-Ginisty
d'après



Haïjin Pravoslave (CXCIV)



Ne fais aucun cas
Des vaines rumeurs du monde
Ton âme est ailleurs

上帝的朋友 ( L'ami de Dieu)

Sur le blog Saint Materne

Notre frère Jean-Michel a mis en ligne sur son blog Saint Materne l'extrait, traduit en français, d'un livre sur Père Païssios.


La recette du Salut (p. Païssios l'Athonite)

- Cherchez une ligne de vie proche de Dieu. Limitez vos besoins matériels, car ils créent d'énormes charges et angoisses.

- N'enviez pas ceux qui ont de l'argent, le confort, la célébrité et le pouvoir, mais plutôt ceux qui vivent dans la vertu, la raison et la piété.



- Ne demandez pas à Dieu des choses qui ne concernent que votre corps, mais en particulier ce qui est bon et bénéfique pour votre âme.

- Changez de vie, découvrez le sens de la vie, rattrapez le temps perdu jusqu'à présent sur terre.


- Ne faites pas confiance à l'état d'esprit des gens qui vivent selon l'esprit du monde.

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Ορθόδοξος Ναός με φόντο το Άγιον Όρος

vendredi 1 novembre 2013

Leo OLSON: Quelle langue est-ce ? (4)


La paroisse de Père John…

Père John Estephan, qu'il repose en paix, en était le prêtre. Père John était un homme très instruit. Il avait obtenu deux doctorats, un en histoire du Moyen-Orient et l'autre en anthropologie. Il était ambassadeur au Liban en provenance du Mexique, parlait cinq langues différentes, dont l'anglais était la dernière, qu’il parlait moins couramment. C’était un prêtre qui avait servi notre ville pendant des décennies et quand il s'endormit dans le Seigneur, il y a quelques années, les véritables fruits de son ministère furent vus par tous.

Comme je l’ai dit, cependant, l'anglais était la dernière de ses langues et il parlait avec un fort accent. La Liturgie était superbe et le chœur était grandiose. Le culte orthodoxe avec son ancien rituel et son chant tonique mineur, transporte souvent tout le monde vers une manifestation mystique du Royaume de Dieu. J’étais ravi dans ces réjouissances spirituelles. 

Puis vint l'homélie. Père John se dirigea lentement vers la chaire avec beaucoup de notes et commença à prêcher en anglais pour la plus grande partie. Il expliquait quelque chose en arabe, puis en anglais. C'était comme s'il était à la fois le conférencier et le traducteur de son propre sermon. Vers la fin du sermon, il frappa son poing sur le lutrin et dit : " Si vous n'êtes pas heureux, vous n'êtes pas chrétiens! Comment pouvez-vous dire que vous aimez quelqu'un et ne pas lui en être reconnaissant? "

C'était tout ce que j'avais besoin d'entendre ou de comprendre de Père John Estephan. 

Nous n'avons pas choisi la paroisse Saint-Georges  à cause de la "question linguistique" sur notre horrible liste d'évaluation  des " goûts et dégoûts" concernant la paroisse. 

A ce jour, cependant, de nombreuses années plus tard, je n'ai pas oublié la simple vérité de quelques paroles de Père John.

Saint Paul écrit dans 1 Corinthiens 13 - le "chapitre de l'amour " cité dans presque toutes les cérémonies de mariage: " Quand je parlerais les langues des hommes et des anges, si je n'ai pas l'amour, je suis un airain qui résonne ou une cymbale qui retentit " (1 Corinthiens 13:01). J'étais celui qui était spirituellement blessé par la "question linguistique", et non par l'Orthodoxie. La vérité transcende le langage. Le culte orthodoxe engage toutes les facultés et les sens d'une personne: le toucher, le goût, l'odorat, le toucher, l'ouïe, l'esprit et l'âme.

Mes blessures spirituelles à la tête déformaient mon idée du culte parce que c'était hyper-cérébral et encore égocentrique. Si je ne comprenais pas la langue, ce n'était d'aucune utilité pour moi. J’exigeais que l'Orthodoxie soit conforme à moi et à ma façon américaine de penser, plutôt que de la laisser me transformer à travers le langage universel de Dieu, l’Amour. J'étais devenu une "cymbale qui retentit" pour ceux qui m’entouraient, exigeant fièrement seulement de l’anglais.

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après

Haïjin Pravoslave (CXCIII)


Vis sur cette terre
Comme si tu te trouvais
Au Ciel des élus

上帝的朋友 ( L'ami de Dieu)






http://orthodoxphotos.tumblr.com/post/59185361998


Eglise de saint Savva à Gracac

jeudi 31 octobre 2013

16ème anniversaire de la mort de Frère Jose Muñoz


Mémoire éternelle!

*



*

Icône: Dominique Lopez-Aymonier

Leo OLSON: Quelle langue est-ce ? (3)




Nous avons eu un prêtre né en Syrie. Il parlait très bien l’anglais, avec un léger accent, mais était assurément bilingue, et rêvait probablement encore en arabe. Notre famille l'aimait, même si son séjour fut bref dans notre paroisse. Parfois, au cours de la Divine Liturgie, il lisait les prières sacerdotales en arabe. Ces prières sont censées être silencieuses, selon le missel rouge à disposition sur le banc, mais la plupart des prêtres les disent à voix basse. C'est une expérience "culturelle" amusante que d’essayer de suivre l'arabe qui est lu par le prêtre de droite à gauche et dans le livre est écrit de gauche à droite en anglais. Toutefois, sur ce point particulier le dimanche matin, c'était plus que les prières silencieuses du prêtre, il faisait en arabe, presque l'ensemble de l’office. Ma femme pourrait dire que des abeilles bourdonnaient autour de ma tête pendant l’office à cause de cela.
Peu après avoir rejoint cette ancienne et sacrée tradition de célébration, j'étais capable de formuler mes propres pinaillages pécheurs. Cela arrive à tout le monde. Nous avons tous ces taupinières dont nous faisons des montagnes de temps en temps. La langue arabe qui dominait les services était la mienne. J'avais désespérément besoin de guérison et  toute ma vie intérieure tournait autour de l'apprentissage du culte orthodoxe, pas autour d’un cours de langue. Plus de la moitié de la Divine Liturgie, notre prêtre n'utilisait toujours pas l’anglais. Je me suis penché vers l'avant et j'ai demandé à une femme d'origine palestinienne en face de nous : Qu'est-ce qu'il dit? "
C’était très mal pour moi de faire cela. Je savais qu'il n'y avait rien de bon qui résulterait de cette demande. En tant qu'immigrante, elle n'a pas, Dieu merci,  saisi le sarcasme américain frustré sortant de mes blessures spirituelles à la tête. Mais ma femme savait très bien où mon cœur était et je pouvais sentir son regard à l'arrière de ma tête.
La femme, se pencha en arrière et dit : " Je ne sais pas. Je ne comprends pas son accent." J'ai ri sous cape et me suis penché en arrière. Ma femme me regardait avec des yeux qui disaient que J'avais franchi la ligne. Je murmurai pour elle : "Même elle ne sait pas quelle diable de langue c'est." Ses yeux devinrent durs, et elle répondit: "Tu as un problème et tu devrais faire attention à ton propre langage avant de critiquer le prêtre." Ensuite, j'ai parlé avec le prêtre de sa "surutilisation" de l'arabe dans l’office. Je lui ai dit que je venais ici pour le culte et que l'arabe était un problème pour moi. "Je ne sais pas ce que vous dites là (pendant l’office)". Je pourrais dire qu'il a senti ma blessure spirituelle à la tête dans le ton que j’employais.
" Habibi", (en arabe bien-aimé ) Dieu n’a-t-il pas été loué et glorifié aujourd'hui, même si tu ne connaissais  pas les mots ? " A-t-il demandé. Il me sourit sans qu’une autre parole de correction ne soit nécessaire. J'ai répondu par un sourire, plein de honte intérieure d’avoir laissé mes blessures spirituelles à la tête se déchaîner ainsi.

Version française Claude Lopez-Ginisty
D'après