"Dans la confusion de notre époque quand une centaine de voix contradictoires prétend parler au nom de l'Orthodoxie, il est essentiel de savoir à qui l'on peut faire confiance. Il ne suffit pas de prétendre parler au nom de l'Orthodoxie patristique, il faut être dans la pure tradition des saints Pères ... "
Père Seraphim (Rose) de bienheureuse mémoire

lundi 10 mai 2010

Hésychie (142)



Que tes paroles
Soient comme des prières
Et tes actes de chaque jour
Louanges au Créateur

上帝的朋友 ( L'ami de Dieu)

dimanche 9 mai 2010

Sainte Brigitte, higoumène et thaumaturge de Kildare (524) Deuxième partie



Sainte Brigitte de Kildare, higoumène et vierge (Aussi appelée Bride, Bridget, Brigit, Ffraid)

Née à Faughart (près de Dundalk ) ou Uinmeras (près de Kildare), Louth, en Irlande, vers 450; née au Ciel à Kildare, en Irlande, vers 525; la fête de sa translation est au 10 juin.

Nous T'implorons,
en mémoire de Ta sainte sainte
et amère souffrance sur la Croix,
instille en nous Ta crainte,
et fais que nous T'aimions, ô Christ.
Amen!"

(Prière de Saint Brigitte)


Sainte Brigitte était une création originale de l'Imagination du Tout-Puissant, et c'est ce que chacun d'entre nous est censé être. Malheureusement, la plupart d'entre nous se laissent emporter par le désir d'être accepté par les autres. Nous nous conformons à la norme, plutôt que de nous ouvrir à la puissance créatrice de Dieu et dans la floraison de lui rendre le doux parfum de notre vie unique. Nous manquons la gloire de donner à Dieu le don de ce que nous étions destinés à être.

Sainte Brigitte n'avait pas ce défaut. Elle fit ce qu'il fallait faire. Elle accueillait tout les êtres dans un effort pour les aider à être originaux, eux aussi. Elle était si généreuse qu'elle distribuait les vêtements qu'elle portait. Elle n'a jamais hésité à travailler dur ou à faire une prière intense. Elle ignorait les règles - même les règles de l'Église - si cela était nécessaire pour faire ressortir le meilleur chez les autres. C'est peut-être pour cette raison, que la sainte qui n'a jamais quitté l'Irlande, est vénérée dans le monde entier comme prototype de toutes les moniales. Elle a comblé l'écart entre les cultures chrétienne et païenne.

Sainte Brigitte a vu la beauté et la bonté de Dieu dans toute Sa création: les vaches lui faisaient aimer son Dieu plus encore, et les canards sauvages aussi, qui venaient et se posaient doucement sur ses épaules et ses mains quand elle les appelait. Elle jouissait d'une grande popularité tant parmi ses propres partisans que parmi les villageois des alentours, et elle avait une grande autorité, dirigeant un monastère de moines et de moniales.

Sa principale vertu résidait dans sa douceur, dans sa compassion, et dans sa nature heureuse et dévouée qui gagnèrent l'affection de tous ceux qui la connaissaient. Elle était une grande évangélisatrise et avec joie et gaieté, elle a rejoint dans leurs œuvres, tous les saints de cette époque dans la propagation de l'Evangile. Si grande était sa vénération dans toute l'Europe que les chevaliers médiévaux, à la recherche d'un modèle de perfection féminine, choisirent comme exemple Brigitte. Certains soutiennent même que l'image de Brigitte était telle en tant qu'idéal féminin que le mot bride ("épouse" en anglais, autre nom de sainte Brigitte) serait passé dans la langue anglaise. (Ceci est toutefois peu probable. Le mot vient probablement du vieil allemand "Bryd", qui signifie épouse.)

Les faits historiques sur la vie de sainte Brigitte sont rares parce que les nombreux témoignages à ce sujet après sa mort (à partir du 7ème siècle) se composent principalement de miracles et d'anecdotes, dont certains sont profondément enracinés dans le folklore irlandais païen. Néanmoins, ils nous donnent une forte impression de son caractère. Elle est probablement née au milieu du 5ème siècle dans l'est de l'Irlande. Certains disent que ses parents étaient d'origine modeste, d'autres qu'ils étaient de la famille de Dubhthach, chef irlandais de Leinster, et de Brocca, une esclave à sa cour. Toutes les histoires racontent qu'ils ont tous deux été baptisés par Saint Patrick. Certains disent que Brigitte se lia d'amitié avec Patrick, mais il n'est pas certain qu'elle l'ait jamais rencontré. la belle Brigitte se consacra à Dieu dès son jeune âge. Elle était voilée, comme une religieuse de Saint Macaille à Croghan et elle fut consacrée comme higoumènee par l'évêque Saint Mel à Armagh.

Le Livre de Lismore rapporte cette anecdote:


Brigitte et certaines vierges avec elles allaient prendre le voile de l'évêque Mel à Telcha Mide. Blithe devait les voir. Par l'humilité Brigitte resta afin d'être la dernière à qui un voile serait donné. Une colonne de feu s'éleva de sa tête sur le faîte du toit de l'église. Alors, l'évêque Mel déclara : "Viens, ô sainte Brigitte, que le voile peut être béni du signe de la Croix sur ta tête avant les autres vierges". Il arriva donc, par la grâce de l'Esprit Saint, que le rituel d'ordination d'un évêque fût pour sainte Brigitte. Macaille dit que le rang d'évêque ne doit pas être conféré à une femme. L'évêque Mel déclara: "Je n'ai aucun pouvoir dans cette affaire. Cela a été la dignité donnée par Dieu à Brigitte, au-dessus de toutes les (autres)femmes". C'est pourquoi les hommes d'Irlande à partir de ce moment-là ont rendu les honneurs dûs à un évêque à celles qui ont succédé à sainte Brigitte.

Très probablement cette histoire tient au fait que le système du diocèse romain était inconnu en Irlande. Les monastères formait le centre de la vie chrétienne dans l'Église primitive de l'Irlande. Par conséquent, les higoumènes et hommes et femmes pouvaient avoir certaines des fonctions de la dignité d'évêque sur le continent. Une preuve de ceci peut être vue aussi dans les synodes et les conciles, comme celui de Whitby, qui a été convoqué par Sainte Hilda. Les femmes ont parfois gouverné des monastères double, régissant ainsi à la fois les hommes et les femmes. Brigitte, higoumène prééminente, pourrait avoir rempli certaines fonctions semi-épiscopale, comme la prédication, les confessions (sans absolution), et la guidance spirituelle des chrétiens environnants.

Commençant la vie consacrée comme une sorte anachorète, la sainteté de Brigitte a attiré beaucoup d'autres êtres. Quand elle avait d'environ 18 ans, elle s'installa avec sept autres jeune filles de même esprit près de Croghan Hill afin de se consacrer au service de Dieu. Vers 468 elle a suivi à Saint Mel à Meath.

Il y a peu d'informations fiables sur le couvent qu'elle a fondé vers 470 à Kildare (Cill-Daire ou de "l'église du chêne"), premier couvent d'Irlande, et sur la règle qui y a été suivie. C'est l'un des moyens par lesquels Brigte sanctifia le païen avec le chrétien: le chêne était sacré pour les druides, et dans le sanctuaire intérieur de l'Église était une flamme perpétuelle, autre symbole religieux de la foi druidique, ainsi que chrétienne. Gérald of Wales (13ème siècle) a noté que ce feu était entretenu en permanence par vingt religieuses de sa communauté. Cette situation a duré jusqu'en 1220 quand il fut éteint. Gerald a noté que le feu était entouré par un cercle de buissons, où aucun homme n'était autorisé à entrer.

Il est généralement admis que c'était un monastère double, abritant des hommes et des femmes - une pratique courante dans les pays celtiques qui a été parfois prise par les Irlandais sur le continent. Il est possible qu'elle présida les deux communautés. Elle y établit des écoles pour les hommes et les femmes. Une autre source dit qu'elle y installa un évêque nommé Conlaeth là, bien que le Vatican indique officiellement le siège de Kildare comme datant de 519.


Cogitosus, moine de Kildare, au huitième siècle, a exposé la vie rimée et versifiée en bon latin de Sainte Brigitte. C'est ce qui est connu comme "Seconde Vie", et c'est un excellent exemple d'érudition irlandaise du milieu du VIIIe siècle. Peut-être que la caractéristique la plus intéressante du travail de Cogitosus est la description de la cathédrale de Kildare, en son temps:

"Solo spatioso et in altum minaci proceritate porruta ac tabulis decorata pictis, Tria intrinsecus ampla oratoria habens, et divisa parietibus tabulatis".

(Le jubé était formé de planches de bois, richement décorées, avec des rideaux joliment décorées.)


Probablement que la fameuse tour ronde de Kildare date du sixième siècle.

La sixième vie de la sainte imprimée par Colgan est attribuée à Coelan, moine irlandais du VIIIe siècle, et elle a une importance particulière du fait qu'elle est précédée d'une préface de la plume de Saint Donat, moine irlandais également, qui devint évêque de Fiesole en 824. Saint Donat se réfère à des vies antérieures par saint Ultan et Saint-Aileran.

Même enfant, Brigitte montra un amour particulier pour les pauvres. Quand sa mère l'envoyait pour recueillir le beurre, l'enfant le donnait. Sa générosité dans la vie adulte était légendaire: Il a été enregistré que si elle donnait un verre d'eau à un étranger assoiffé, le liquide se transformait en lait. La plupart des anecdotes à son sujet se rapportent à la multiplication de la nourriture, dans l'une d'elle, elle changea l'eau de son bain en bière pour étancher la soif d'un clerc venu en visite impromptue. Même ses vaches donnaient du lait trois fois par jour pour fournir du lait pour les évêques en visite.

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après

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St. Brigid of Kildaire


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St. Brigid's Cross

Croix de sainte Brigitte

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Hésychie (141)



Que ta prière à Dieu
Soit comme la flamme
D'un cierge en l'église
Droite et lumineuse

上帝的朋友 ( L'ami de Dieu)

Une icône miraculeuse de saint Sabbas de Serbie

En Crimée, au monastère de Saint-Sabbas l'icône de Saint-Sava de Serbie donne du myrrhon.

Une commission présidée par l'évêque de Simferopol et de l'Eparchie de Crimée le Métropolite Lazare a reconnu le miracle de cette icône myrrhoblyte.

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Source: Métaphraste Calvinopole
et


Frank SCHAEFFER: Les réformes



Nous orthodoxes devrions comprendre que nous ne vivons pas dans le vide, sans repères. Les mêmes impulsions, souvent pour de bons motifs, qui ont conduit le catholicisme romain et une large frange du protestantisme au chaos liturgique et théologique, pourraient aussi nous affecter.

Frank SCHAEFFER
in
LETTERS TO FATHER ARISTOTLE
Regina Orthodox Press
Salisbury
Ma./ USA
1995
Version française Claude Lopez-Ginisty

samedi 8 mai 2010

Sainte Brigitte, higoumène et thaumaturge de Kildare (524) Première partie



Selon la tradition, Saint Brigitte (Brigit, Bridget) est née à Fochart (ou Fothairt), près de Dundalk, dans le comté de Louth en Ulster, d'une noble famille irlandaise, qui avait été convertie par Saint Patrick (fêté le 17 mars). Un magnifique effort de la vertu était visible en elle dès ses jeunes années. Étant d'une beauté peu commune, elle avait de nombreux prétendants et son père tenta de la marier au roi d'Ulster. À l'âge de seize ans, elle implora Notre Seigneur Jésus-Christ, qu'elle voulait pour seul Époux, de la rendre peu attirante, de sorte que plus personne ne voudrait l'épouser. Sa prière fut exaucée, elle perdit un œil, et fut autorisée à entrer dans un monastère. Toutefois, le jour même où elle prit le voile, elle fut miraculeusement guérie et retrouva son charme d'origine, qui était alors mis en valeur par la beauté spirituelle.

A quelques miles de Dublin, elle obtint la possession d'une plaine appelée Curragh, où elle s'est construit une cellule sous un grand chêne, appelée Kill-dara, ou cellule du chêne. Sept autres jeunes filles se sont rapidement placées sous sa direction constituant le monastère de Kill-dara, qui a donné son nom plus tard à la ville de Kildare où était la cathédrale. La communauté s'est rapidement accrue grâce à la renommée de la sainte higoumène, et elle devint un monastère double, avec l'higoumène femme hiérarchiquement au-dessus de l'higoumène masculin, et ce modèle essaima en plusieurs autres monastères dans toute l'Irlande.

Sainte Brigitte était souvent en voyage pour visiter ces fondations, et elle faisait des miracles partout sur son chemin. Elle chassait les démons par le simple signe de la croix, elle guérissait les malades, convertissait les pécheurs, et sa présence inspirait l'amour de Dieu dans le peuple tout entier. Toutes les personnes de premier plan de l'époque la connaissaient et lui donnaient des témoignages de leur admiration.

Après avoir prédit le jour de son décès, elle s'endormit dans la paix le 1er Février 524, léguant à ses disciples une règle monastique, qui résume son enseignement. Elle est considérée, sur un pied d'égalité avec Saint Patrick, en tant que patronne de l'Irlande, et elle est vénérée comme une sainte, seconde dans les âmes après la Mère de Dieu. Au Moyen Âge la vénération de sainte Brigitte se répandit dans toute l'Europe.

Par les prières de tes saints, Seigneur Jésus-Christ, aie pitié de nous. Amen!

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après

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Hésychie (140)



Ce que tu aimes du Royaume
Dans ce que ton cœur t'en dit
N'est que la goutte d'eau vive
Qui résume l'océean d'Amour

上帝的朋友 ( L'ami de Dieu)

Tropaire Pascal en Géorgien



Excellent article traduit par Maxime sur Icônes imprimées et véritables icônes


"Le septième Concile œcuménique qui a été convoqué pour la défense des saintes icônes a fait la déclaration suivante:
"Avec toute la précision [requise] et après un examen approfondi, nous définissons la règle selon laquelle d'une manière semblable à la croix précieuse et vivifiante, les vénérables et saintes icônes, peintes ou en mosaïque, ou en tout autre matériau approprié, doivent être placées dans les saintes églises de Dieu, sur les vases sacrés et les ornements, sur les murs et les panneaux, les maisons et les rues, de notre Seigneur Dieu et Sauveur Jésus-Christ et de notre Toute Immaculée Souveraine la Sainte Mère de Dieu, et aussi des Saints-Anges, et de tous les les saints. "
Lire la suite ICI

vendredi 7 mai 2010

Saint Bède le Vénérable, écrivain, confesseur (735)



Presque tout ce qui est connu de la vie de Bède est contenu dans le dernier chapitre de son Historia Ecclesiastica, une histoire de l'Église d'Angleterre. Elle fut achevée aux environs de 731, et Bède indique qu'il était alors dans sa cinquante-neuvième année, ce qui donnerait une date de naissance probable vers 672 ou 673. Une source mineure d'information est la lettre de son disciple Cuthbert concernant la mort de Bède. Cuthbert est probablement la même personne que l'higoumène défunt de Wearmouth-Jarrow, mais ce n'est pas tout à fait sûr. Bède le Vénérable, dans l'Historia, donne sa ville natale comme étant "sur les terres de ce monastère". Il fait allusion aux monastères jumelées de Wearmouth et de Jarrow, près des actuelles villes de Sunderland et Newcastle respectivement, toutes deux ont été revendiquées comme sa ville natale, et il y a aussi une tradition selon laquelle il est né à Monkton, à deux miles du monastère de Jarrow. Bède ne dit rien de ses origines, mais ses relations avec des hommes d'ascendance nobles suggèrent que sa propre famille était prospère. Le premier higoumène de Bède était Benoît Biscop, et les noms "Biscop" et "Beda" apparaissent dans une liste royale des rois de Lindsey aux environs de l'an de grâce 800, suggérant que Bède est issu d'une famille noble.

Son nom est rare, ne survenant que deux fois dans le Liber vitae de la Cathédrale de Durham, dont l'un est supposé être l'auteur. Il y a aussi un Bieda qui est mentionné dans la Chronique anglo-saxonne dans l'année 501, mais ce sont les seules mentions du nom dans les manuscrits. Le nom dérive probablement de l'ancien anglais bēd, signifiant prière, et si c'était le nom Bède donné à la naissance, cela signifie probablement que sa famille avait prévu son entrée dans le clergé dès sa naissance. À l'âge de sept ans, il fut envoyé au monastère de Wearmouth par sa famille pour être éduqué par Benoît Biscop et plus tard par Ceolfrith.

Bède ne dit pas si à ce moment, il était déjà destiné à être moine. Il était alors assez fréquent en Irlande t pour les jeunes garçons, en particulier ceux de noble naissance, d'être mis en nourrice, la pratique était également susceptible d'avoir été répandue chez les peuples germaniques d'Angleterre. Le monastère de Wearmouth, monastère jumeau de Jarrow fut fondé par Ceolfrith en 682, et Bède fut probablement transférés0 à Jarrow avec Ceolfrith cette année-là.

Quatre ans plus tard, en 686, la peste éclata à Jarrow. La vie de Ceolfrith, écrite vers 710, mentionne que seulement deux moines survivants ont été capable de chanter "les antiennes": l'un était Ceolfrith, et l'autre un jeune garçon de 14 ans, considéré par la plupart des historiens comme étant Bède. Lorsque Bède avait d'environ 17 ans, Adomnan, higoumène du monastère d'Iona, visita Wearmouth et Jarrow. Bède aurait probablement rencontré l'abbé au cours de cette visite, et c'est peut-être Adomnan qui a suscité l'intérêt de Bède pour la controverse sur la date de Pâques. Aux alentours de 692, dans le dix-neuvième année de Bède, Bède fut ordonné diacre par l'évêque diocésain, Jean, qui était évêque d'Hexham. L'âge canonique pour l'ordination d'un diacre était de 25 ans; l'ordination précoce de Bède peut signifier que ses aptitudes furent considérées comme exceptionnelles, mais il est également possible que l'âge minimum requis était souvent ignoré.

Il se peut qu'il y ait eu des ordres mineurs au-dessous du diaconat, mais il n'existe aucune trace qui permette de savoir si Bède a servi dans l'un de ces ordres. Aux trente ans de Bède (vers 702) Bède est devenu prêtre, l'ordination étant de nouveau effectuée par l'évêque Jean. Vers 701 Bède écrivit ses premières œuvres, le De Arte Métrica et De Schematibus et Tropis et tous deux étaient destinés à être utilisés en classe pour l'enseignement. Il continua à écrire pour le reste de sa vie, et finit par rédiger plus de 60 livres, dont la plupart ont survécu. Toute sa production livresque ne peut être facilement datée, et peut-être que Bède travailla sur quelques textes sur une période de plusieurs années. Son dernier ouvrage existant est une lettre écrite en 734 à Ecgbert de York, un ancien étudiant.

Un manuscrit des Actes datant du 6e siècle, qui est censé avoir été utilisé par Bède existe encore. Bède peut également avoir travaillé sur l'une des Bibles latinea qui ont été copiées à Jarrow, dont l'une est actuellement détenue par la bibliothèque Laurentienne.

Bède fut un enseignant ainsi qu'un écrivain, il aimait la musique, et on dit qu'il était un chanteur accompli et qu'il récitait de la poésie en langue vernaculaire à la perfection. En 708, un certain nombre de moines d'Hexham accusèrent Bède d'hérésie, parce que son travail De temporibus donnait une chronologie différente de la théorie des Six Ages du monde de celle communément admise par les théologiens. L'accusation eut lieu face à l'évêque d'Hexham de l'époque, Wilfrid, qui était présent à une fête où quelques moines ivres exprimèrent l'accusation. Wilfrid ne répondit pas à l'accusation, mais un moine présent apprit l'épisode à Bède le Vénérable, qui répondit en quelques jours au moine, écrivit une lettre exposant sa défense et demanda que la lettre soit aussi lue à Wilfrid .

Bède eut une autre brêve rencontre avec Wilfrid, car l'historien lui-même dit qu'il rencontra Wilfrid, entre les années 706 et 709, et il parla d'Etheldrède d'Ély, l'higoumène d'Ely. Wilfrid avait assisté à l'exhumation de son corps en 695, et Bède interrogea l'évêque sur l'état exact du corps et demanda plus de détails sur sa vie, étant donné que Wilfrid avait été son conseiller.

En 733, Bède se rendit à York, pour rendre visite à Ecgbert, qui était alors évêque d'York. Le siège d'York fut élevé au rang d'archevêché en 735, et il est probable que Bède et Ecgbert examinèrent la proposition de l'élévation de ce siège lors de sa visite. Bède a aussi voyagé jusques au monastère de Lindisfarne, et à un certain moment il a visité le monastère, par ailleurs inconnu, d'un moine nommé Wicthed, visite qui est mentionnée dans une lettre à ce moine.

En raison de sa correspondance générale avec d'autres correspondants partout dans les Îles Britanniques, et par le fait que beaucoup de lettres impliquent que Bède avait rencontré ses correspondants, il est probable que Bède se rendit dans quelques autres lieux, mais rien de plus sur le calendrier de ces visites ou les emplacements ne peut être deviné. Bède espéra rendre visite à nouveau en 734 à Ecgbert, mais il fut trop malade pour faire le voyage. Il mourut le 26 mai 735 et fut enterré à Jarrow.

La lettre de Cuthbert relate en priorité les derniers jours de Bède, et elle a surtout un intérêt pour deux choses, un, elle dit d'abord que Bède a encore du mal à achever des travaux juste avant sa mort, et deux, elle mentionne la matière d'un poème que Bède composa sur son lit de mort.

Les restes de Bède peuvent avoir été transférés à la cathédrale de Durham au 11ème siècle, son tombeau fut pillé en 1541, mais son contenu fut probablement inhumé à nouveau dans la chapelle de Galilée de la cathédrale .

Une bizarrerie plus loin dans ses écrits, c'est que dans l'une de ses œuvres, le Commentaire sur les sept épîtres catholiques, il écrit d'une manière qui donne l'impression qu'il était marié. L'article en question est le seul dans ce travail qui soit écrit à la première personne, et Bède dit: "Les prières sont entravées par le devoir conjugal car aussi souvent que j'accomplis ce qui est dû à ma femme, je ne suis pas capable de prier". Un autre passage, dans le Commentaire sur Luc, mentionne aussi une femme à la première personne, et Bède écrit: "Autrefois je possédais une femme dans la passion du désir lubrique et maintenant je la possède dans l'honorable et véritable sanctification de l'Amour du Christ."

Collecte pour saint Bède le Vénérable
dans les anciens livres liturgiques anglais :
(Extrait du Missel du Old Sarum Rite)

Par l'intercession de Ton bienheureux confesseur Bède,
remplis-nous de joie,
ô Seigneur, notre Dieu,
car Tu as nous a accordés de progresser
par son enseignement paternel,
et de nous réjouir de sa fête solennelle et bénie.
Par notre Seigneur Jésus-Christ,
Ton Fils, Qui vit et règne avec Toi
dans l'unité de l'Esprit Saint,
Dieu dans les siècles des siècles. Amen!

Version française Claude Lopez-Ginisty
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Saint_Bede.jpg (49008 bytes)
Tombe de saint Bède le Vénérable

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Saint Bède et saint Jean

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Hésychie (139)



Tu ne le vois pas
Engoncé dans tes pensées humaines
Les portes de la miséricorde
Sont toujours grandes ouvertes

上帝的朋友 ( L'ami de Dieu)

jeudi 6 mai 2010

Saint Kierian, fondateur du monastère de Clonmacnoise en Irlande (544)



Saint Kieran (Ciaran) de Clonmacnoise, également connu sous le nom de saint Kieran le Jeune, est né vers 512 après Jésus-Christ en Irlande, à Connacht, ville située dans la partie nord du comté de Roscommon. Fils de Beoit, charpentier et constructeur de chars, Kieran hérita d'un amour de l'étude du côté de la famille de sa mère, car son grand-père maternel avait été barde, poète et historien. Baptisé par le diacre Justus ("le juste"), qui a aussi été son premier maître, le jeune Kieran a travaillé comme berger du bétail. Très tôt dans sa vie, on raconte des histoires qui témoignent de la sainteté de Kieran. Certains croyaient que, son travail comme berger préfigurait le soin qu'il offrirait plus tard aux nombreuses personnes qui chercheraient sa sagesse.

Kieran poursuivit ses études au monastère de Clonard, qui était dirigé par saint Finnian. Une autre histoire encore, celle de la "Vache de Dun-Kieran," est associée à son déplacement vers cette abbaye. Ce qui est certain, c'est que Kieran a rapidement acquis la réputation d'être le moine le plus érudit de Clonard, et il a été invité à servir de tuteur à la fille du roi de Cuala, en même temps qu'il poursuivait ses propres études. Son ami et camarade d'études, Columcille d'Iona, a témoigné du caractère brillant de Kieran en disant, "C'était une lampe, brûlant avec la lumière de la sagesse." En plus d'être reconnu pour son brio, Kieran avait également une grande amitié avec d'autres dirigeants de l'Église primitive irlandaise. En plus de Justus, Columcille et Finnian, Kieran compta Enda des îles d'Aran comme son mentor, et les deux Senan de Scattery Island et Kevin de Glendalough comme amis et collègues. Les années de résidence à Clonard de Kieran furent également marquées par des événements miraculeux qui furent un bienfait pour tout le monastère.

Après avoir terminé ses études sous Finnian, Kieran quitta Clonard et se déplaça vers le monastère de Inishmore dans les îles d'Aran, qui fut fondé par saint Enda. Tandis qu'il était membre de cette communauté monastique, Kieran fut béni par la vision d'un grand arbre, qui préfigurait sa propre fondation d'un monastère célèbre. D'Inishmore, Kieran alla rendre visite à ses frères religieux à l'Isel dans le centre de l'Irlande. Son séjour y fut bref, car les autres moines enviaient sa renommée de savant, et étaient indignés par ce qu'ils considéraient comme sa charité excessive pour les pauvres. Enjoint de quitter Isel, Kieran fut menée par un cerf à Inis Aingin ou Hare Island. Alors qu'il vivait là pendant 3 ans et 3 mois, les frères de toute l'Irlande vinrent étudier sous Kieran, et plus de miracles encore témoignèrent de sa sainteté.

Kieran quitta Hare Island avec huit frères moines, et il s'installa finalement en un lieu du centre de l'Irlande, sur la rive est du fleuve Shannon. Là, en l'an 544, il fonda le grand monastère de Clonmacnoise (Photo de ruines, ci-dessous).


Des étudiants vinrent par milliers pour y étudier, non seulement d'Irlande, mais aussi d'Angleterre et de France. Clonmacnoise devint le centre de l'Irlande pour l'étude, l'art et la littérature. Jusques à ce jour, les touristes et les pèlerins visitent le site du monastère de Kieran pour y voir certaines des plus belles ruines monastiques et des hautes croix de toute l'Irlande (photo ci-dessous).


Sept mois seulement après l'établissement de Clonmacnoise, Kieran mourut, peut-être de la peste.

En raison de son importance dans l'Eglise irlandaise ancienne, saint Kieran est connu comme "l'un des Douze Apôtres de l'Irlande."

La fête de Saint Kieran est célébrée le 9 septembre.

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Contes et Légendes de Saint Kieran

Kieran & le renard chanceux

Un jour, comme Kieran regardait le bétail à une certaine distance de la maison du diacre Justus, Kieran se rendit compte qu'il était en mesure d'entendre l'instruction de son tuteur tout comme s'il était près dans la maison de Justus. À une autre occasion, alors que Kieran était dans le pâturage du bétail, un renard sortit de la forêt et s'approcha de lui. Il traita l'animal avec douceur, de sorte qu'il revint assez souvent. Kieran demandait au renard de lui faire la faveur de porter son texte des Psaumes à Justus et de revenir. Un jour, cependant, le renard fut vaincu par la faim, et se mit à manger les lanières de cuir qui couvraient ,le livre. Pendant que le renard mangeait, un groupe de chasseurs avec une meute de chiens l'attaqua. Les chiens furent implacables dans leur poursuite, et le renard ne put trouver refuge dans un endroit autre que le capuchon de la soutane de Kieran. Dieu fut donc glorifié deux fois - par le livre sauvé du renard, et par le renard sauvé de la meute.

La vache de Kieran

Quand il fut temps pour Kieran de quitter la maison pour le monastère de Clonard, il demanda à ses parents une vache à prendre avec lui en tant que contribution à la communauté. Sa mère refusa cette demande, alors Kieran bénit une vache du troupeau, et la vache le suivit à Clonard, accompagnée de son veau. Ne voulant pas prendre à la fois la vache et le veau, Kieran utilisa son bâton pour tirer un trait sur le sol entre les animaux. Après cela, ni la vache, ni le veau ne franchirent cette ligne, et le veau retourna chez lui. Le lait de vache fourni par Kieran était réputé pour satisfaire amplement aux besoins du monastère, ainsi que de ses invités.

L'aide de Kieran en temps de famine

Au cours d'une période de famine, quand ce fut au tour de Kieran de transporter un sac d'avoine au moulin afin d'offrir un peu de nourriture pour les moines, il pria pour que l'avoine devienne du blé fin. Tandis que Kieran chantait les psaumes avec un cœur et un esprit purs, ce sac d'avoine fut miraculeusement transformé en quatre sacs du meilleur blé. Kieran rentra au monastère et fit du pain avec ce blé, les moines plus âgés déclarèrent ce pain le meilleur qu'ils aient jamais goûté. Ces pains non seulement satisfirent leur faim, mais on dit qu'ils guérirent toute personne malade qui les mangeait dans le monastère .

La vision du grand arbre

Alors dans les îles d'Aran avec saint Enda, les deux moines eurent la même vision d'un arbre grand et plein de fruits sur les bords d'un cours d'eau dans le centre de l'Irlande. Cet arbre abritait toute l'île, ses fruits traversaient la mer entourant l'Irlande, et les oiseaux venaient enlever une partie de ces fruits pour le reste du monde. Enda interpréta cette vision de son ami en disant: "Le grand arbre, c'est toi, Kieran, car tu es grand aux yeux de Dieu et de tous les peuples. Toute l'Irlande sera à l'abri par la grâce qui est en toi, et beaucoup seront nourris par ton jeûne et tes prières. Va au centre de l'Irlande, et fonde ton église sur les rives d'un cours d'eau."

Une vache vient en aide à saint Kieran

Un moine négligent laissa tomber le texte de l'Évangile de Kieran dans le lac entourant Hare Island, où il resta sous l'eau pendant une longue période. Un jour d'été où le bétail alla dans le lac, la sangle du livre de Kieran resta coincée au sabot de l'une des vaches. Quand le livre fut récupéré, il était sec, avec pas une lettre n'était floue ni une page détruite.

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après