Père Seraphim (Rose) de bienheureuse mémoire
vendredi 26 décembre 2008
jeudi 25 décembre 2008
Saint Mélèce: La prière (12)

[des paroles de la prière vers le Christ]
T'accompagne toujours;
Souviens-t'en plus fréquemment que tu ne respires,
Afin, en quelques jours, d'enrichir ton âme
De la paix incessante et du calme des pensées.
Personne ne s'est jamais établi fermement dans la paix
D'une autre manière,
Si ce n'est le Christ, Lui Qui établis la paix dans le cœur,
Personne!
A moins que tu ne t'efforces de faire appel à Jésus,
Pierre d'angle et préservation de la véritable hésychie,
Tu œuvres en vain et n'en auras nul profit.
Il est Celui Qui donne la paix qui surpasse tout entendement.
Emploie ceci [la prière] comme une arme contre tes adversaires.,
Et avec elle, frappe, fouette et mets à mort tes ennemis,
Et plus vite tu les chasseras de ton cœur!
Tu les détruiras immédiatement;
Tu les réduiras à néant,
Et tu effaceras à jamais leur mémoire.
C'est pourquoi les Pères très révérés
Disent qu'il convient à tout homme pieux
De garder mémoire de Jésus,
De posséder cette prière sans interruption dans son intellect,
D'une manière aussi inséparable
Que son corps l'est de son souffle.
De cette manière, l'âme devient un temple sanctifié,
Régissant l'éclair en vérité,
Rempli de lumière et d'ardeur,
Plein d'illumination et brillant de splendeur.
Cette prière est aussi nommée très justement
Attention de l'intellect.
Version française: Claude Lopez-Ginisty
D'après Saint Mélèce le Confesseur du Mont Galésion
in St. Meletios The Confessor, Alphabetalphabetos,
(L'alphabet des alphabets)
Prophet Elias Skete Publications,
Mount Athos, Greece,
1991
Prier (11)
C'est toi qui es absent dans la prière
Dieu est toujours là
Qui attend patiemment
Ton bon vouloir
Pour L'écouter
صديق الله (L'ami de Dieu)
mercredi 24 décembre 2008
L'orthodoxie
L'Église orthodoxe n'a jamais suivi un chemin plat, ni accepté les conventions. L'Église orthodoxe n'a jamais été respectable. Il eût été plus facile d'accepter le pouvoir terrestre des Ariens.
Il eût été plus facile, au XVIIe siècle calviniste, de tomber dans l'abîme sans fond de la prédestination. Il est facile d'être fou; il est facile d'être hérétique. Il est toujours facile de laisser une époque en faire à sa tête. Ce qui est difficile c'est de garder la sienne. Il est toujours facile d'être moderniste; comme il est facile d'être snob. Tomber dans l'une ou l'autre de ces trappes béantes d'erreur et d'exagération qui mode après mode, secte après secte ont été placées sur le chemin historique de la chrétienté - cela eût été simple en vérité.
Il est toujours simple de tomber; il y a une infinité d'angles de chutes, un seul angle droit. Tomber dans quelque fadaise, depuis le gnosticisme jusqu'à la Christian Science eût été en vérité facile et banal. Mais les avoir toutes évitées a été une aventure étourdissante. Il me semble voir le char céleste poursuivre son vol formidable à travers les siècles, les mornes hérésies prostrées et rampantes, la vérité farouche, chancelante, mais debout.
G.K Chesterton
cité in Orthodoxie n°51, avril 1993
Photo: Cathédrale russe Sainte Barbara, Vevey, Suisse
Prier (10)
Dieu si humble
Qu'Il nous laisse
Prendre Son Nom
Dans la Prière
Et L'appeler
A notre guise
صديق الله(L'ami de Dieu)
mardi 23 décembre 2008
Saint Mélèce: La prière (11)

Tumulte et cris poussés à pleine voix,
Est entendue par les hommes;
Mais devant Dieu notre Créateur,
La prière qui procède de la conscience de l'homme,
Et d'un intellect imprégné de Dieu
Se tient devant Dieu comme un hôte bienvenu,
Alors que l'autre est rejetée.
Mais Dieu connaît les initiatives simples
Et les seuls mouvements du cœur.
Et Il exauce les requêtes avant qu'elles ne soient formulées.
Fais se mouvoir,
Fais se mouvoir alors les lèvres de ton cœur,
Poussant un cri inextinguible, disant sans discontinuer:
Fils de Dieu, aide-moi; mon Christ, protège-moi!
En faisant cela continuellement,
D'une répétition de mots,
Tu feras une habitude personnelle;
Puis tu y trouveras un talent intérieur,
Et tu le posséderas
Comme quelque chose de naturel et d'inséparable,
Transformant une habitude en quelque chose
Qui fait partie de toi-même.
A partir de là, mon très cher ami,
Quand tu dormiras, quand tu seras à moitié endormi,
Quand tu mangeras, que tu travailleras,
Quoi que tu décides de faire,
Tu posséderas une vigilance intérieure,
Et tu veilleras en ton cœur.
Tu deviendras un temple et un trône de Dieu,
Tu seras égal aux anges,
Tandis que tu chemineras encore dans la chair sur cette terre.
Qu'elle est bonne et belle et resplendissante et divine,
La vigilance qui prospère gracieusement par Toi, ô Christ!
Si tu veux vraiment rejeter tout ce qui est honteux,
Et que tu désires réfuter les machinations des démons,
Ami bien aimé, reste vigilant,
Et tu atteindras ce but.
Version française: Claude Lopez-Ginisty
D'après Saint Mélèce le Confesseur du Mont Galésion
in St. Meletios The Confessor, Alphabetalphabetos,
(L'alphabet des alphabets)
Prophet Elias Skete Publications,
Mount Athos, Greece,
1991
Prier (9)
Dieu est là
Au cœur de la prière
Et tu ne le vois pas
Car Il est la prière
صديق الله (L'ami de Dieu)
Un excellent blog consacré au chant orthodoxe
VOX TERRAE - VOX ANGELORUM
Thanatonpatisas
Ce blog est consacré aux chants orthodoxes de toutes sortes.
Il présente régulièrement des videos particulièrement bien choisies
de chants liturgiques en plusieurs langues.
Exemples avec les archives de Décembre:
▼ décembre (11)
Il est digne en vérité de te dire : Bienheureuse, ...
Notre Père en géorgien.
Le cherouvikon, l'hymne des chérubins
წმინდაო ღმერთო(საგალობელი)-Tsmindao Gmerto
Grande Doxologie, en slavon polyphonie.
Le chant des béatitudes (troisième antienne ...)
Grande doxologie - grec
Tropaire de Pâques en géorgien
Noël roumain.
Tropaire de Saint Antoine le grand en arabe.
Πῶς ἐξειπεῖν
Adresse du site:
lundi 22 décembre 2008
VIE DU SAINT HIEROMARTYR LUC DE TSERMNITSA
VIE DU SAINT HIEROMARTYR LUC DE TSERMNITSA
Le saint hiéromartyr Luc (Voukmanovitch) naquit le 14 octobre 1907 dans la famille d’un ouvrier du bâtiment, au village de Utrg, dans le district de Tsermnitsa, au Monténégro. Son père Nicolas prit la décision d’émigrer aux Etats-Unis d’Amérique, afin d’être à même de nourrir ses nombreux enfants, qui restèrent au Monténégro avec leur mère. Grâce à cela, trois de ses fils, dont Luc, purent étudier à l’université. Luc entra à la faculté de théologie, à Belgrade, après avoir terminé le séminaire à Cetinje. Alors qu’il étudiait à l’université, de grands malheurs frappèrent la famille Voukmanovitch : en peu de temps, moururent le frère aîné, la sœur, puis le père. La mère demanda à Luc d’abandonner les études et de rentrer à la maison, afin de se marier et de commencer à travailler pour soutenir économiquement la famille et payer les études du frère cadet Svetozar.
Luc obéit, revint dans son village natal, se maria, puis, peu après, reçut la prêtrise. Deux ans après le mariage naquit son premier fils, Tchédomir, puis ensuite encore un fils et deux filles.
Dans le diocèse, le Père Luc était considéré comme « l’un des meilleurs élèves du séminaire et l’un des prêtres les plus zélés ». Malgré son jeune âge, il parvint, selon le métropolite Gabriel, son évêque et futur patriarche de Serbie, à gagner le respect et l’affection de la population.
En 1931, il fut l’objet d’un attentat : pendant la Grande Entrée de la Liturgie, alors que le père Luc sortait du sanctuaire, un malade mental du nom de Iovan Steptchevitch tira sur lui au revolver à trois reprises. La première balle atteignit l’épaule, la seconde, le ventre. Le père Luc parvint à se maintenir debout et à revenir devant l’Autel pour y déposer les Dons, après quoi il tomba à terre et perdit connaissance. Le prêtre, grièvement blessé, fut conduit à l’hôpital, où il fut opéré. Le détail mentionné constitue déjà un trait distinctif de saint Luc : étant grièvement blessé, il ne se préoccupa pas de lui-même, mais de préserver les Dons.
Bien que l’on ne connût jamais exactement les motivations de l’attentat, le métropolite Gabriel considérait que, derrière cet acte, se cachaient les communistes. Il convient de mentionner que le père Luc était un brillant polémiste, attaquant de front l’idéologie marxiste. Il consacra à cette question quelques articles, son doctorat, ainsi qu’un certain nombre de causeries. Le biographe du saint, le moine Paul, écrit qu’à « cette époque, il avait écrit la critique la plus sérieuse et la mieux argumentée de la philosophie matérialiste ».
Par la grâce de Dieu, le père Luc se remit de ses blessures et reprit ses activités sacerdotales. En 1936, il fut élu secrétaire de l’association des prêtres du diocèse métropolitain du Monténégro. Cette association avait pour but l’aide matérielle aux clercs pauvres et à leurs familles.
En 1937, le père Luc prit part à la lutte contre le concordat que l’Etat yougoslave voulait conclure avec le Vatican et qui octroyait aux catholiques-romains yougoslaves des droits plus étendus qu’aux membres des autres religions. Le Patriarche Barnabé de Serbie s’engagea décisivement contre ce projet. Il décéda peu après cela, dans des circonstances non élucidées, et le bruit circula dans la population qu'il avait été empoisonné. Des manifestations massives contre le concordat, auxquelles participèrent de nombreux évêques et prêtres, commencèrent, mais furent violemment réprimées par le gouvernement. A cette époque, le père Luc organisait des discussions publiques, écrivait des articles, parlait à la radio, condamnant sans ambages le concordat et les réactions du pouvoir. Il était, au demeurant, un grand admirateur de S. Nicolas (Vélimirovitch), l’un des principaux ennemis du concordat.
En raison de ses prises de position, le père Luc fut destitué de sa fonction de secrétaire de l’association des prêtres. Toutefois, l’Etat finit par interrompre la procédure de ratification du concordat, et le trouble cessa dans le peuple orthodoxe. Mais, pour le père Luc, les difficultés ne faisaient que commencer.
Ses ennemis rédigèrent des plaintes contre lui et, y prêtant foi, Mgr Gabriel, son ancien évêque diocésain devenu patriarche, ordonna de lui faire quitter ses fonctions d’enseignant au séminaire de Cetinje, ce qui aggrava fortement la situation matérielle de sa famille. Toutes les demandes que le père Luc adressa au Saint-Synode et au Patriarche, restèrent sans réponse. Peu de temps après, il fut transféré à Gostivar, dans l’ex-république yougoslave de Macédoine. Toutefois, le père Luc trouva une place de catéchète au collège de Skoplje. C’est à cette époque, qu’il réussit à s’inscrire à la faculté de théologie de l’Université de Belgrade. En 1940, il y défendit sa thèse.
La dernière période de la vie du saint hiéromartyr fut celle de la seconde guerre mondiale. Elle est décrite dans les mémoires du père Luc, sous le titre de « Ma vie dans la servitude ».
En avril 1941, les Allemands et les Bulgares occupèrent l’ex-république yougoslave de Macédoine et, en mai de la même année, il rentra au Monténégro, où il avait fait partir au préalable sa famille. Là, au début du mois de juin 1941, il refusa de signer « l’acte de loyauté » que lui proposèrent les occupants italiens. Il condamna également la décision de l’assemblée populaire monténégrine du 12 juin 1941, proclamant l’indépendance du Monténégro, à l’initiative et avec le soutien des occupants. S. Luc, en même temps, luttait contre les partisans communistes qui, à la fin de 1941 et 1942, « au nom de la révolution », assassinèrent un grand nombre de personnalités connues au Monténégro qui ne soutenaient pas leur mouvement.
La guerre civile fratricide en Serbie se répercuta sur la famille du père Luc : ses deux frères, Djuro, qui mourut peu après, était communiste et son frère cadet Svetozar (surnommé « Tempo ») devint l’un des plus grands personnages du parti communiste yougoslave. Lorsque, pendant la guerre, leur mère demanda à Svetozar : « Qu’adviendra-t-il de Luc, si vous êtes les vainqueurs ? », celui-ci répondit : « Tu le sais bien, nous le fusillerons ». Or, il reconnaissait qu’il avait reçut son instruction universitaire uniquement grâce à son frère qui, à l’époque, lui donnait la moitié de ses revenus de prêtre. Plus tard, après la chute du communisme, Svetozar écrivit un livre « Ma famille », où il consacra deux cents pages à son frère. Il donne dans ce livre un détail intéressant : lorsqu’ils lurent ensemble « Les frères Karamazov » de Dostoïevsky, il approuvait Ivan Karamazov , tandis que le Père Luc soutenait Aliocha.
De 1941 à 1944, le père Luc, avec sa famille, vivait à Cetinje, enseignant au séminaire. A cette époque, il rendait souvent visite aux détenus des prisons et camps de concentration italiens, les aidant et les soutenant. Au début de 1944, le père Luc fut arrêté par les occupants en raison de ses discours contre eux. Toutefois, il ne fut incarcéré que quelques jours, car le métropolite Joannice du Monténégro obtint sa libération.
Fin novembre 1944, lorsque la victoire des communistes était déjà évidente, tous ceux qui étaient restés fidèles au Roi Pierre II, alors en exil, s’enfuirent du Monténégro et arrivèrent en Slovénie. Avec eux partit également le père Luc et son fils aîné Tchédomir, âgé alors de quatorze ans. En traversant la Bosnie Herzégovine, ils durent faire face aux hordes de partisans et aussi d’oustachis croates, si bien que bon nombre d’entre eux n’arrivèrent pas en Slovénie.
A la fin du mois de mai 1945, le groupe dans lequel se trouvait le père Luc et son fils arrivèrent à quinze kilomètres de la ville de Kamnik. Là les dirigeants du groupe prirent la décision suivante : ceux qui pourraient être accusés de meurtres accomplis durant la guerre devaient regagner, par l’Autriche, l’Europe Occidentale ; aux autres, on recommandait de se rendre aux vainqueurs communistes. A ce moment, le commandant des partisans de Tito avait publié une décision selon laquelle les adversaires des communistes seraient graciés dans la mesure où ils n’auraient pas été convaincus de meurtres.
Le groupe, dans lequel se trouvaient Père Luc et son fils, se rendit aux partisans slovènes. Après avoir été désarmés, on les parqua dans la forêt, non loin de la ville. Pas plus d’une dizaine de partisans entouraient ce groupe composé d’environ un millier de personnes. Trois jours après arriva sur place la cinquième brigade prolétarienne du Monténégro, sous le commandement de Sava Bouritch. On effectua le recensement de tous ceux qui s’étaient rendus, inscrivant non seulement leur nom et année de naissance, mais aussi leur profession. Ce jour-là, le Père Luc vint voir le commandant du 3è bataillon de la brigade prolétarienne, Marko Djourovitch, qu’il connaissait avant la guerre. Celui-ci prit avec lui Tchédomir, le fils du père Luc, et le faisant passer pour son coursier, l’envoya au quartier général du bataillon, lui sauvant ainsi la vie. Là, on lui donna de la nourriture et on lui indiqua où il dormirait.
Le jour suivant, on ordonna à ceux qui s’étaient rendus de constituer des colonnes. La liste des membres de l’une de ces colonnes, formée de soixante personnes, fut établie par les communistes eux-mêmes. Parmi ces personnes se trouvait le Père Luc. Tous furent liés et envoyés dans une destination inconnue des autres : ce qui les attendait était évident.
Le soir, vers 20h30, on entendit des tirs par salves, et ensuite des coups de révolver. Tchédomir comprit alors ce qui était arrivé à son père.
Le jour suivant, le jeune garçon fut affecté à la 5è brigade prolétarienne. On demanda alors aux soldats de la brigade qui était volontaire pour enterrer « ceux-là ». Tchédomir se porta volontaire, sachant que parmi « ceux-là » se trouvait son père. Mais on ne le lui permit pas. Plus tard, un soldat, avec lequel il était devenu ami, lui raconta que tous les fusillés, parmi lesquels se trouvait S. Luc, furent enterrés dans une fosse commune, qui avait été creusée à l’avance.
Bien plus tard, en 1958, Tchédomir rencontra par hasard Marko Djouritch, ancien commandant du 3è bataillon de la brigade prolétarienne, qui accomplit les exécutions en Slovénie. Celui-ci lui dit qu’il n’avait rien pu faire pour sauver son père, étant donné que l’ordre de fusiller celui-ci était venu « d’en-haut ».
Le père Luc a été glorifié avec de nombreux autres hiéromartyrs par l’Eglise Orthodoxe Serbe en l’an 2000. Sa mémoire a été fixée au 4/17 juin. Il convient de mentionner que le métropolite Joannice du Monténégro, et la quasi-totalité des prêtres (une centaine) de cette région, ont été assassinés par les communistes.
Version française: Bernard Le Caro
Prier (8)
Entre
Dans les paroles de la prière
Efface-toi au tumulte du monde
D'un signe de Croix
صديق الله(L'ami de Dieu)
Sur le blog du moinillon!
Un ami m'écrit que la médecine a découvert ceci (traduit du russe) :
« Le chant renforce le système immunitaire et éveille des sentiments positifs. Celui qui chante régulièrement est plus équilibré et tombe plus rarement dans l'acédie que la moyenne des gens. L'écoute de la musique a également la faculté de guérir. Les maladies chroniques sont plus rares chez ceux qui écoutent régulièrement de la musique. »
dimanche 21 décembre 2008
Saint Mélèce: La prière (10)

Mon ami bien aimé, comme cela a déjà été dit,
La prière continuellement imbriquée dans une véritable attention,
Et spécialement avec cette source de salut
Que tout homme désire,
Avec l'appel du Verbe, Dieu et Homme,
La prière qui donne aux hommes du plaisir,
Quand par une pratique constante,
Elle devient habituelle,
Fait que l'homme garde une vigilance aiguë devant Dieu
De ses sens et de sa perception,
Comme l'on veille sur la prunelle de ses yeux.
La prière chasse au loin toute menace venant de la terre,
Dirigée vers le corps ou l'âme.
Aime alors la prière, comme elle aime à être aimée,
Resplendissante de lumière, illuminatrice, porteuse de lumière et de chaleur,
Le plus doux et le plus beau des plaisirs pour tous.
Et fais la tourner dans ton cœur comme un éclair divin,
Criant d'une voix secrète
Vers Celui Qui connaît tous les secrets:
Fils de Dieu, aide moi: Mon Christ, garde-moi!
Dis ceci sans discontinuer et garde-le dans ton intellect,
Et tu seras illuminé, tu atteindras la sagesse,
Tu acquerras la grâce divine,
En un mot, tu seras appelé ange dans la chair.
Le Seigneur ne considère pas tant les paroles de tes lèvres
Et les cris de ta bouche
Que les gémissements sans paroles du cœur
Et les cris intérieurs,
Car c'est là la voix bien posée et claire,
Qui s'envole rapidement vers l'oreille du Maître
Et qui meut promptement Sa compassion.
Version française: Claude Lopez-Ginisty
D'après Saint Mélèce le Confesseur du Mont Galésion
in St. Meletios The Confessor, Alphabetalphabetos,
(L'alphabet des alphabets)
Prophet Elias Skete Publications,
Mount Athos, Greece,
1991
Prier (7)
Le combat avec Dieu
Est inégal
Son Amour est plus grand
Que le tien
Et Sa belle miséricorde
Dépasse grandement aussi
La vilenie
De tes innombrables péchés
صديق الله(L'ami de Dieu)
samedi 20 décembre 2008
Saint Mélèce: La prière (9)

Que l'attente, lorsque tes prières ne sont pas exaucées,
Te cause de la peine.
Efforce-toi plus encore de prier sincèrement
Quand ta requête n'a pas d'issue favorable.
Même le Christ pria trois fois avec ferveur et effort:
Et Il demandait que la volonté et le plan du Père soient accomplis.
Et à ses propres disciples, Il a dit: Veillez,
Priez sans cesse et plus spécialement au sein des tentations.
Alors prie, prie toujours avec intensité et patience.
Ne laisse pas les difficultés paralyser ton ardeur,
Ou se transformer en affliction.
C'est la décision de Dieu que décider s'Il va donner,
Ainsi que la manière, le temps et la grandeur du don qu'Il fait.
Toutes choses sont parfaitement simples pour le Maître de tout:
En Lui une solution est rapidement trouvée
Pour ce qui est insoluble.
Ce qui est impossible à tous, Il le fait arriver aisément,
Et spécialement lorsque l'homme est sur le point d'abandonner,
Quand sa force de mortel est épuisée;
Alors Il devient d'autant plus vite notre allié
Qui exauce nos prières.
Car ce n'est pas à ceux qui demandent simplement
Que Dieu accorde Ses dons,
Mais à ceux qui, avec leurs prières,
Apportent un caractère vertueux,
Se corrigent eux-mêmes et mènent une vie pieuse.
Car c'est à de telles personnes,
Et non à ceux qui écoutent seulement,
Que Dieu donne Son Royaume,
Que l'on gagne par des actes et non par des paroles.
Version française: Claude Lopez-Ginisty
D'après Saint Mélèce le Confesseur du Mont Galésion
in St. Meletios The Confessor, Alphabetalphabetos,
(L'alphabet des alphabets)
Prophet Elias Skete Publications,
Mount Athos, Greece,
1991
Prier (6)
Que toute aube se lève
Avec le Christ devant toi
Soleil invaincu
A l'horizon de ta vie
صديق الله(L'ami de Dieu)
Hymne de Noël en arabe
Translittération:
Al yaum, yuladu mina al-batul ad-dabitu el khaliqata bi asriha fi qabdateh
(3x)
Al-ladhi howa bi jawharihi ghayiru malmus yudraju fi al-aqmita ka tiflen al-ilahu al-ladhi thabbat assamawati qadiman munthu el bad' yattadiu' fi mizwaden alladhi amtara lish sha'bi manan fi al qafr yartadi min adh-dhadyiayni labana fatanu el bi'ati yastadi' el majus w ibnu el athra' yastaqbilu minhumu el hadaya
Nasjudu li miladika ayuha el Masih (3x)
Fa arina dhuhuraka el ilahi.
+
Note: Le u doit être prononcé ou
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