"Dans la confusion de notre époque quand une centaine de voix contradictoires prétend parler au nom de l'Orthodoxie, il est essentiel de savoir à qui l'on peut faire confiance. Il ne suffit pas de prétendre parler au nom de l'Orthodoxie patristique, il faut être dans la pure tradition des saints Pères ... "
Père Seraphim (Rose) de bienheureuse mémoire
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mercredi 30 juillet 2014

Quelques figures athonites du passé (R)




Le vénérable vieillard, l'Ancien Ioasaph connu pour son hospitalité, était un iconographe de renom membre des "Iosaphites" de Karyes ( capitale du Mont Athos) Il nous a dit les choses suivantes:" J'ai rencontré de nombreux pères qui œuvraient sans cesse pour purifier leur monde intérieur et être sauvés. Parmi eux, j'ai connu les moines suivants:

L'Ancien Haralambros, d'une grande discrétion, du Kellion de la Fontaine de Vie,
L'Ancien Méthodios du kellion de Saint Nicolas, connu pour son exil volontaire,
L'Ancien Syméon le chantre, d'une grande simplicité,
Le doux père Dionysios du saint kellion de l'Entrée de la Mère de Dieu au Temple,
L'Ancien Haralambros, le plus pauvre et le plus simple de tous,
Le moine de Costamonitou Philarète, qui fabriquait des lanternes et qui ne quitta jamais le Mont Athos,
L'Ancien Arsène le sculpteur sur bois, remarqué pour son silence et sa piété,
Le moine russe Laurent, frugal et réservé,
L'Ancien Domèce, connu pour être un grand jeûneur,
Le père Néophyte, toujours charitable, qui faisait vigile de prière toute la nuit,
Le père Nicodème, humble et doux, le Bon Berger,
Cet ascète roumain dans les mains duquel venaient manger les oiseaux,
L'Ancien Pacôme, membre du groupe d'iconographes pacômiens qui soutenait les collyvades et les traditionnalistes,
Les moines Aberce et Haralambros, les plus charitables des Anciens,
Le moine Joachim de bienheureuse mémoire, qui, quand je le rencontrais me parlait des vertus de tous les pères athonites,
Enfin l'ancien Côme le silencieux qui ne possédait rien.

Au monastère russe de Saint Pantéléimon, vivaient de nombreux moines qui œuvraient avec persévérance:

L'Ancien Sérapion, qui ne se nourrissait que de pain et d'eau,
L'Ancien Sabinas, qui sept années durant ne dormit pas dans un lit,
L'Ancien Dosithée, qui suivait toujours avec exactitude le typicon,
L'Ancien Anatole, béni du don du repentir,
Les Anciens Savin et Séraphim, qui avaient rencontré saint Séraphim de Sarov.

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après Archimandrite Ioannikios, 
An Athonite Gerontikon, 
Monastery of St Gregory Palamas 1997
( N.B.: Collyvades: mouvement athonite qui préconisait la communion fréquente aux Saints Mystères du Christ)

Et nous frères et sœurs? Par quoi sommes-nous préoccupés? Nous qui avons trouvé la perle de grand prix dont parle l'Evangile... Allons-nous tout vendre ( changer nos vies) pour l'acquérir? Ou bien allons-nous continuer à nous engoncer dans la fausse quiétude du monde en restant des chrétiens à temps partiel?

jeudi 30 août 2012

Sagesse Athonite



Un jour un ascète a demandé: "Comment se fait-il que, bien souvent, nous ne ressentons rien quand nous prions, que ce soit à l'église ou  ailleurs en privé?"
Il a répondu: "Il y a beaucoup de raisons possibles Parfois, vous pouvez vous ressentir une componction profonde, ou vous pouvez ressentir que le Seigneur vous a donné une douce consolation, mais pas en raison de votre propre œuvre. Ensuite, parce que vous ne comprenez pas ces choses, Il les retire jusqu'à ce que vous compreniez. Il y a toujours un but  à ces choses.
"Dans tous les cas, ne luttez pas pour le don des larmes tout en priant, ou pour tout autre don spirituel. La souffrance silencieuse au sein d'une personne pour un péché fait dans le passé est le meilleur don. Les larmes forcées dans la prière peuvent être dangereuses car elles peuvent créer des illusions sur son état ​​spirituel.
"Les larmes donnent le repos. Souventes fois, un profond soupir pourrait, je ne suis pas sûr, ce n'est que ma pensée, et je peux me tromper, un profond soupir vaut peut être plus qu'un panier de larmes.
"Nous ne devrions pas demander à Dieu le don des larmes, mais nous devrions plutôt Lui demander de la repentance, encore et encore Nous avons besoin de repentance."

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
Άπαντα Ορθοδοξίας
citant 
le Patéricon Athonite


jeudi 5 juillet 2012

Le monde Athonite (1)


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Nous avons demandé un jour à un staretz: "Comment peut-on recevoir la grâce divine?"
Il répondit: " On ne peut recevoir la grâce divine si on ne supporte pas toutes les tentations qui se présentent." Puis il ajouta:" le plus grand obstacle qui fait obstruction à la grâce de Dieu est la philautie (amour de soi). Quand Dieu trouve un cœur vide de tout désir, Il le remplit avec Sa grâce qui est impossible à décrire. Elle ne peut qu'être ressentie dans le cœur. Mais un seul instant de pensées pécheresses peut faire se retirer cette grâce."

Quand l'athlète de l'ascèse, l'ermite Pierre qui œuvrait dans la grotte de saint Pierre l'Athonite, ressentait la grâce de Dieu dans son cœur, il avait l'habitude de s'exclamer: " Le Seigneur m'a atteint avec un javelot de miséricorde."

Un staretz a dit: " Les gens d'aujourd'hui n'ont pas la grâce de Dieu. Et s'ils en ont quelquefois une petite mesure, ils la jettent au loin. Alors les démons demeurent avec eux. Les mauvaises pensées font obstruction à la grâce divine. Aucune ascèse n'est aussi puissante que les bonnes pensées. Les bonnes pensées ne viennent qu'à ceux qui voient tout avec des yeux purs."

Un vénérable hésychaste contemporain m'a dit:" Peu de gens ont la grâce en ces temps qui sont nôtres. Souvent nous restons vides de la grâce de Dieu. Puis, à travers une épreuve ou une difficulté, la grâce revient vers nous."

Un staretz disait: Maintes fois, nos prières restent sans réponse par notre faute. D'autres fois c'est à cause de quelqu'un d'autre et pour une raison différente. Par exemple, quelqu'un me demande de prier pour une personne qui est malade. Je prie et disons que j'ai assez de foi et que je ne suis pas égotiste. Dieu ne répond quand même pas à ma prière parce que l'autre personne n'est pas assez humble.Il se peut qu'il croit que Dieu l'aidera, mais son ego est un obstacle. Nous devons avoir confiance en Dieu. Nous devrions Le laisser faire ce qu'Il veut. Si je prie correctement, je puis ressentir le départ de la tentation et tout ira bien. Cependant à chaque fois que Dieu permet que nous passions par une tentation, c'est pour notre propre bien, et nous ne devrions probablement pas demander à Dieu de nous délivrer de cette difficulté. Si la difficulté est causée par le Diable, alors Dieu nous aidera tout de suite. Souventes fois, la volonté de Dieu nous est inconnue."

Tikhon. l'ascète russe de la Sainte Montagne donnait le conseil suivant: " Mon enfant, tu dois laver les pieds de Jésus avec tes larmes et lui en retour effacera tes péchés."

Un staretz qui avait le discernement et qui s'était occupé de trois vieux moines disait: " L'obéissance te donnera tout. L'obéissance parvient à vaincre Dieu Lui-même!"

" L'obéissance est la vie. La désobéissance est la mort!" C'est ce que disent les Pères athonites.

" Mon Christ, Ta grande miséricorde! " furent les dernières paroles du staretz Avvakoum aux pieds nus, lorsqu'il mourut en paix! 

Geronticon Athonite
Version française Claude Lopez-Ginisty

mardi 21 septembre 2010

La contemplation de la mort





Sur un crâne dans l'ossuaire de la skite de Prodromou au Mont Athos, on peut lire l'inscription suivante en roumain: "Ce sunt eu, vei fi şi tu. Ce eşti tu, am fost şi eu" ( Traduction: Ce que je suis, tu le seras aussi. Ce que tu es, je l'ai été moi-même.), rappelant au lecteur le caractère éphémère de la vie, et la nécessité constante de penser à sa propre mort.

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après

jeudi 8 juillet 2010

Père Georges Metallinos: Les Collyvades, Pères de la Sainte Montagne




L'apparition au dix-huitième siècle des collyvades sur la Sainte Montagne, et en Grèce en général, constitue un retour dynamique aux racines de la tradition orthodoxe, à la "philocalie" une expérience qui est au cœur de la spiritualité de l'Église orthodoxe.

Leur "mouvement", comme on l'appelait, était régénérateur et traditionnel, progressiste et pourtant patristique, en d'autres termes, véritablement orthodoxe. En utilisant les méthodes érudites de l'époque (en composants des écrits), ils ont révélé tout d'abord la continuité de l'hésychasme sur la Sainte Montagne de l'Athos, et en même temps, ils sont restés fidèles, non seulement à la formulation théorique de la théologie hésychaste-palamite, mais aussi à ses applications pratiques, c'est à dire à l'ensemble du spectre de l'expérience ascétique.

Grâce à la diffusion de leurs œuvres et par leurs luttes en défense de la tradition, ils ont formé un contrepoids contre l'Europe des "Lumières", et sont devenus illuminateurs d'abord de leur nation et puis de l'Orthodoxie en général. C'est pourquoi ils ont été aimés par les traditionalistes, mais haïs et combattus (ou calomniés) par ceux à qui ont on a inculqué l'esprit de la scolastique franque ou des Lumières anglo-françaises et donc coupés de la racine philocalique.

Le rationalisme hypertrophique (métaphysique) des Occidentalisants, menace permanente pour la voie de la théologie patristique, s'est ainsi avéré être étranger à la voie de l'expérience et de la sainteté spirituelle de la théologie que les Pères des collyvades incarnèrent et prêchèrent. Si notre reconnexion avec la véritable tradition théologique des Pères a été atteinte de nos jours, cela est dû aux travaux précurseurs des collyvades.

Un contingent de moines du Mont Athos dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, vivant dans la tradition de la "prière noétique" ou "prière du cœur", et provoqué par un événement apparemment insignifiant, qui, cependant, avait de profondes racines théologiques et d'énormes extensions, éclairera bien sûr le cours de l'Église et révèlera la continuité ou la discontinuité de la plénitude de l'Orthodoxie.

Les moines de la skite de Sainte-Anne sur la Sainte Montagne construisaient une église plus grande et, comme ils voulaient être capables de travailler le samedi, afin de la finir, ils décidèrent de déplacer les services commémoratifs du samedi au dimanche après la Divine Liturgie. Cette décision, qui était contraire à la pratique de l'Église et à la théologie (Le dimanche, étant le jour de la résurrection, est un jour de joie), scandalisa le diacre Néophyte du Péloponnèse de l'ermitage à proximité de Kafsokalyvia, qui fut le premier à s'élever par une campagne théologique contre la décision des moines de Sainte-Anne.

Un autre événement a également servi à intensifier la flamme allumée alors. En 1777, un livre prônant la nécessité de "la Sainte Communion fréquente" a été publié parmi le cercle des hésychastes du Mont Athos qui, en raison de leur implication dans l'affaire "concernant les services commémoratifs" ont été par leurs adversaires collectivement appelés collyvades (de Collyva, la bouillie de blé utilisée pour les services commémoratifs). Le livre fut condamné par le Patriarcat œcuménique en 1785, car il était censé avoir créé des scandales et des dissensions.

Mis à part le fait d'exposer l'attitude en rupture avec la tradition des moines de Sainte-Anne, cette action a révélé comment les critères orthodoxes avaient été obscurcis, affirmant ainsi, pour la Grèce, ce que le Père de bienheureuse mémoire Georges Florovsky appela la "pseudomorphose." De plus la décision ultérieure du patriarcat, par laquelle la condamnation fut levée, sert à montrer l'instabilité de ces questions.

Les hommes qui préconisaient l'accomplissement canonique de services commémoratifs le samedi, préconisaient également la Sainte Communion fréquente (quand, bien sûr, les présupposés orthodoxes d'une vie spirituelle correcte existent), donc rangeant la pratique de l'Église naissante contre les actions sans fondements de leurs adversaires. Ces derniers, qui étaient complètement étrangers à la tradition des saints Pères, accusèrent les collyvades d'être innovateurs, exactement de la même manière que les scolastiques du XIVe siècle (Nicéphore Grégoras, John Kyparissiotes, etc) avaient accusé les hésychastes de la Sainte Montagne d'être "modernistes".

Mais alors, le cas des collyvades n'est qu'une répétition de l'affaire des hésychastes du XIVe siècle; car les deux groupes, chacun à sa manière, se sont soulevés contre l'esprit de rupture de l'Ouest et contre l'occidentalisation des "unionistes" et des occidentalistes d'Orient. Les collyvades insistaient sur la question du culte, car ils diagnostiquèrent que là, c'est-à-dire dans le domaine de la spiritualité qui préserve l'unité du peuple orthodoxe subjugué, le problème de rupture était perceptible. Ils ont encouragé la participation aux sacrements/mystères de l'Eglise accompagnés parallèlement par une lutte spirituelle. Ils luttèrent pour une observance correcte du typicon de l'Église qui permettrait de maintenir l'équilibre spirituel, et pour l'étude des œuvres patristiques qui cultiverait une patristique, c'est-à-dire l'esprit de l'Église. C'est pourquoi l'honneur est aux collyvades, dans ce qu'ils préservèrent la continuité apostolique des Pères de l'Église: la prière noétique et la pratique hésychaste, l'ascétisme et l'expérience, ces éléments durables et inaltérables de l'identité orthodoxe.

Ce contingent d'hésychastes du Mont Athos (Les collyvades) avaient leurs chefs, dont trois sont parmi les théologiens traités dans la présente étude. Ce sont les suivants:

1) Néophytos Kafsokalyvitis (1713-1784), depuis 1749 recteur de l'école Athonias sur la Sainte Montagne, est l'homme qui a initié la cause, mais après son expulsion de la Sainte Montagne, il a cessé sa participation active au mouvement des "collyvades" pour des raisons inconnues. Il s'occupait principalement de l'éducation, siégeant en tant que recteur de Chios vers 1760, à Adrianoupolis en 1763, et dans ce qui est aujourd'hui la Roumanie, à Bucarest en 1767, Bravsko en 1770 et de 1773 jusques à sa mort à Bucarest. Il laissa derrière lui un certain nombre de travaux importants, parmi lesquels certains concernent sur le droit canon.

2) Saint Macaire (1731-1805), descendant de la célèbre famille byzantine des Notaras, est né à Corinthe et il devint plus tard métropolite du diocèse de Corinthe (1765-1769). Il était "l'animateur" du mouvement et la personne qui a non seulement encouragé Saint Nicodème à écrire, mais lui a aussi fourni la matière de ses œuvres. Il est décédé le 16 avril 1805 sur l'île de Chios, où il vivait à l'époque, et le peuple l'a aussitôt honoré comme un saint.

3) Saint Nicodème de la Sainte Montagne (1749-1809), a été officiellement déclaré saint en 1955, il a été le théologien du contingent des collyvades. Grand ascète hésychaste et auteur très accompli de la trempe des Pères, il laisse derrière lui une multitude d'écrits dans laquelle toute la tradition patristique est refondue. Celui qui étudie les œuvres de saint Nicodème peut sans réserve dire qu'il est passé par la théologie patristique dans son intégralité. Son Manuel de conseils, pour les temps modernes, est une œuvre représentative de la spiritualité orthodoxe. La publication de la Philocalie des Pères Neptiques en plusieurs volumes (en collaboration avec saint Macaire, mais essentiellement œuvre de Nicodème) a contribué à la renaissance spirituelle dans les pays orthodoxes. Son œuvre intitulée Pedalion [gouvernail] constitue la compilation la plus autorisée des saints canons de notre Église et leur explication, en liaison avec la spiritualité de l'Église.

4) Athanase Parios (1722-1813) était le plus militant des collyvades, et aussi la plus "martyrique". De 1776 à 1781, il est resté défroqué comme "hérétique" en raison de ses prises de position vigoureuses sur les questions de la tradition. Il a combattu avec passion l'Europe des Lumières, le voltairianisme, et l'athéisme, et il a été accusé d'être un obscurantiste par son contemporains occidentalisants. Cependant, il ne combattait pas l'éducation dont il se sert, ni même les sciences exactes elles-mêmes, mais plutôt les lettres "impies" et la vanité de la sagesse de ce monde (cf. Jacques. 3:15). Auteur prolifique, il laissa derrière lui de nombreux écrits patristiques plein de sagesse et de spiritualité.

Les collyvades pnt exercé une influence considérable à leur époque, mais aussi sur les générations qui ont suivi. Leur influence a été d'abord plus large hors de la Sainte Montagne que sur elle. Aujourd'hui, cependant, la Sainte Montagne reconnaît leur contribution à la renaissance de la spiritualité orthodoxe et suit leur tradition. En dépit du fait que les anti-collyvades, étaient de loin plus nombreux que les collyvades et engagés dans une persécution systématique contre eux, non seulement ils ne parvinrent pas à contrecarrer les efforts de ces derniers, mais ils ont en fait contribué à la diffusion de leur esprit en Grèce et dans les autres pays orthodoxes (les régions de Transdanubie, de Russie, etc.) Aux collyvades est due la renaissance de l'hésychasme au dix-neuvième siècle. Même aujourd'hui, les Pères descollyvades continuent à être des guides spirituels pour les orthodoxes, et le pont principal de la reconnexion avec la tradition patristique. La redécouverte de l'hésychasme du XIVe siècle, et surtout de son champion saint Grégoire Palamas († 1357), a été accomplie grâce aux graines que les collyvades du XVIIIe siècle ont semées.

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
Père Georges Metallinos
Je reconnais un seul baptême
extrait du site

samedi 3 octobre 2009

Archevêque Lazare (Puhalo): Sacerdoce Royal et Prêtrise Liturgique




Nous spécifions le sacerdoce "liturgique", parce que tous les croyants orthodoxes baptisés font partie du "sacerdoce royal" (1Pet.2: 9). Tous sont membres du "sacerdoce royal", car seuls les prêtres peuvent partager des choses de l'autel, et tous sont appelés à recevoir le mystère du Corps et du Sang du Christ, les "choses de l'autel" dans la Sainte Communion. Néanmoins, seuls les hommes sont appelés à la prêtrise liturgique ou "ordonnée".

Pour comprendre la raison pour laquelle les femmes ne sont pas inscrites dans le sacerdoce, il faut tout d'abord écarter un présupposé perfide: cela n'a rien à voir avec la valeur relative. Cela n'a à voir avec les rôles, mais là encore, il y a un présupposé destructeur. Beaucoup de gens ont, pendant des siècles, assimilés les rôles à la valeur, et ils ont étendu le rôle des hommes et des femmes dans la vie liturgique de l'Eglise (qui traite de la prophétie et de la révélation) à la société, à la politique et à l'industrie qui n'ont rien à voir avec la foi ou le salut de l'humanité.

Les rôles dont nous parlons n'ont rien à voir avec la caste, la valeur personnelle ou la dignité humaine. Les rôles des hommes et des femmes dans l'Église sont prophétiques et traitent de la prophétie et de la révélation. Ainsi, à travers l'histoire biblique, les femmes ont tenu le rôle prophétique de révéler l'Eglise: la nature et la mission de l'Eglise sur la terre (ce qui explique pourquoi dans le ciel, il n'y a ni mâle ni femelle: car l'Eglise sur la terre aura rempli sa mission , et la révélation et la prophétie à son sujet ne seront plus nécessaire; de même, la présence visible du Christ mettra un terme au rôle prophétique de l'homme). La prophétie du Christ a été proclamée par les prophètes mâles, à une exception près: Eve. La promesse faite à Eve que sa descendance écraserait la tête de Satan était une prophétie claire, non à propos de l'Eglise, mais à propos du Christ. Cette descendance était le Christ, Qui, est issu de la Vierge, vint comme un accomplissement de cette prophétie donnée par Eve. C'est pourquoi nous appelons [la Vierge] Marie "la seconde Eve."

Le rôle de prêtre dans l'Église appartient seulement au Christ. Il est le sacerdoce de l'Eglise. Il est aussi l'Epoux de l'Eglise. Le sacerdoce visible du Christ dans l'Église se réalise à travers les prêtres ordonnés, plus précisément, par les évêques de l'Eglise (qui confient cette tâche aux presbytres de paroisses, puisque que l'évêque ne peut pas être partout).

Ainsi, le rôle prophétique de l'homme est dans la révélation du Christ, et le rôle prophétique de la femme est dans la révélation de l'Église. Il n'y a pas de valeur relative dans ces rôles, puisque le mystère de la rédemption est le mystère du Christ et de l'Église. Il doit être clair, cependant, que si les femmes remplissent un ministère dans l'Église (tout d'abord, le ministère prophétique), elles n'entrent pas dans le sacerdoce, qui est une révélation à propos du Christ, et non sur l'Église. Une femme dans le sacerdoce devrait présenter une révélation au sujet de l'époux de l'Église, l'époux de "l'immaculée et pure épouse du Christ". Ne voyez-vous pas combien serait pervertie et corrompue une telle révélation et prophétie ?

Les hommes ne valent pas plus que les femmes, les femmes pas plus que les hommes. Mais si nous laissions le rôle prophétique de l'un ou des deux être corrompu, alors nous détruisons la valeur ultime des deux, et nous pervertissons l'Évangile du Christ, corrompant nos familles et, cédant aux ruses de Satan.

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après

samedi 4 avril 2009

Enseignements du Mont Athos



Iviron monastery lies near the site where according to tradition the Theotokos first landed on Athos

J'ai vécu deux ans dans le kellion historique de saint Nil le myrrhoblyte. Dans cette demeure hésychaste vivait aussi le staretz Méthode, frère de Père Photios de Simonos Petra. Le staretz Méthode avait un abord extérieur sévère, de sorte que, comme il me l'a dit lui-même, on l'avait surnommé "le bandit." Il n'était pas intentionnellement fol-en-Christ, mais toute sa conduite ressemblait à celle des moines qui donnent des signes de folie en Christ. Il était sans prétention, direct, se blâmant toujours, et humble à l'extrême.

Il avait l'habitude de dire, "depuis mon enfance, je suis un tourbillon. Mais au moins j'ai pris soin de mes startsy âgés. On me disait fou, mais je n'ai pas abandonné ma famille monastique. Je n'ai pas pris soin de ma propre mère et de mon propre père, mais j'ai pris soin de mes startsy Nil, Méthode, Chariton et Antoine. La Toute Sainte ne va-t-Elle pas me sauver? Celui qui aime la Toute Sainte, reste ici."

Il n'avait reçu aucune éducation. Chaque après-midi, durant les vêpres, quand on lisait le Théotokion, il voulait toujours lire "O Vierge Mère de Dieu, sauve-moi!" Il le disait avec une voix forte et avec une telle  componction que cela faisait trembler tout l'être.

Il disait souvent," On peut facilement pécher, mais on peut aussi facilement être sauvé-comme on peut être sauvé d'un coup de rame quand on est dans un bateau."

Il avait été pêcheur dans le passé. La pêche était sa spécialité et celle de son staretz. Le staretz Méthode était partout connu, sur terre et sur mer, dans tout l'Athos, parce qu'il était aussi un chasseur passionné. Il était féroce en apparence, mais humble en vérité. Ce n'était pas un fou, mais un moine qui ressemblait aux rocs de granit qui surplombaient sa calyve: il était patient, et aimait la solitude, et il avait un cœur bon, accueillant, comme celui d'un enfant qui devient quelquefois têtu. Mais à d'autres moments, il souriait simplement, et son cœur devenait aussi doux que du coton.

Un jour il me dit, "Je vais enlever les branches du chemin, afin que les gens qui le traversent ne se mouillent pas. Peut-être que l'un d'entre eux dira. "Que Dieu  lui pardonne... Et même si personne ne le dit, il y aura quand même une bénédiction pour l'avoir fait."

+

Pendant le temps de la confession, ce n'est pas seulement la personne qui fait la confession qui est jugée, mais le confesseur aussi. 

Dans le passé, les confesseurs avaient l'esprit pratique. Ils ne jugeaient pas sur la base du sérieux de la transgression, mais plutôt sur l'intention. Ils ne se concentraient pas autant sur les péchés confessés, mais sur la question de savoir comment traiter l'âme de la personne qui se repentait.

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
Archimandrite Ioannikios (Kotsonis)
An Athonite Gerontikon
Sayings of the Holy Fathers of Mount Athos
Publications of the Holy Monastery of St. Gregory Palamas
Kouphalia-Thessaloniki
Grèce 1997

dimanche 11 janvier 2009

DE LA SOLITUDE UTILE A L'AME/ Moine Séraphim


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Sur le blog de Père Nicodème de Nice: 
Spiritualité & Tradition
Un texte splendide du hiéromoine Séraphim,
ermite au Mont Athos.

Aujourd'hui, j'ai pleuré en songe...
Mon Seigneur, accorde-moi d'être seul, afin de trouver le salut dans la crainte de Dieu ! L'instinct grégaire m'entraîne, et je ne puis trouver la crainte. Nos lèvres sont avec nous, qui est notre maître ? (Ps. 11,5). Nous sommes comme des fourmis tombées à l'eau qui s'accrochent l'une à l'autre et périssent. Il n'y a ni intelligence ni crainte de Dieu chez les êtres déchus, c'est pourquoi, pour commencer son salut, il faut comprendre qu'est bienheureux, l'homme qui ne s'en est pas allé au conseil des impies (Ps. 1,1). Nous sommes tous déchus, nous ne vivons pas selon la loi du Seigneur, nous nous contentons uniquement de désirer être sauvés... Bienheureux celui qui se complaît dans la Loi du Seigneur et médite Sa loi jour et nuit (Ps. 1,2) : comment ? En combattant l'instinct grégaire des êtres déchus, en s'isolant, autant extérieurement qu'au plus profond de son âme, en gardant en permanence la solitude intérieure. C'est ainsi qu'il faut vivre pour ne pas perdre la crainte de Dieu. Celle-ci naît dans la solitude lors de l'approche du Seigneur, du Saint qui s'avance comme du feu, consumant devant Lui tout ce qui est impur et insolent. Pris dans le vertige général, les êtres déchus ne perçoivent pas cela; ils se précipitent l'un l'autre dans le fossé, selon la vision de saint Pachôme.
Il y a l'amour au Nom du Christ, celui que l'on se doit d'accomplir par les oeuvres à cause du commandement. Il y a aussi l'amour qui permet de tendre vers le Christ et de Le connaître par la communion spirituelle avec des gens du même esprit en Christ. Il y a encore l'amour-affinité, qui aboutit à une union intérieure par amitié spirituelle, mais qui, chez des âmes qui n'ont pas encore atteint une vie spirituelle véritable, commence par le spirituel et passe ensuite à un état inférieur par défaut du spirituel et, à cause de l'affinité et de l'union intérieure qui s'est formée, attire les deux âmes dans le fossé.

>>Lire la suite sur le blog de Père Nicodème:
http://spiritualite-orthodoxe.blogspot.com/

vendredi 9 janvier 2009

Mont Athos: La vertu d'obéissance (2)



Monastère d'Iviron

En 1922, un des moines de Saint Anne fit venir son père biologique Jean à la skite. Après quelques temps, le vieil homme fut tonsuré moine et on lui donna le nom de Joachim. Son fils, le moine Antoine, lui dit: " Tu peux utiliser tes doigts pour dire la prière de Jésus." Montrant la paume de la main de son père, il lui dit: Puisque nous péchons avec la même main, nous devons utiliser nos doigts pour dire cette minuscule prière afin d'être sauvés."

Le vieillard Joachim obéit et pria comme on le lui avait enseigné. Il lui fut accordé le don des larmes constantes avec la prière, et il devint si humble qu'à chaque fois qu'il voyait de jeunes moines, il avait l'habitude d'embrasser leurs pieds!

Les Pères du skite voulurent examiner si ses larmes venaient vraiment de son humilité, ou de sa volonté propre, ils lui dirent donc un jour: " Vieillard Joachim, quand tu passes près du cimetière, tu devrais dire: Pères bénissez!" 

Et le vieillard Joachim, fils véritable de l'obéissance, quand il passa près du cimetière, s'arrêta à l'entrée et dit: "Pères bénissez!"
Tout de suite, les os des défunts craquèrent, et il entendit une voix qui dit, " Que le Seigneur bénisse, vieillard Joachim!"

Et les Pères qui étaient avec lui dirent: " Hélas, nous qui  sommes venus ici dans notre jeunesse, il ne nous a pas encore été accordés de tels dons!

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après Archimandrite Ioannikios 
An Athonite Gerontikon
Publications of the Holy Monastery
Of St. Gregory Palamas, Thessaloniki
Grèce 1997

mercredi 7 janvier 2009

Mont Athos: La vertu d'obéissance



Père Achille de Sainte Anne [au Mont Athos], homme simple au grand cœur, nous raconta entre autres choses, une expérience personnelle qu'il avait eu. Avant sa mort, son propre père qui avait vécu jusqu'à un âge avancé, vint demeurer avec lui pour que son fils prenne soin de lui. Un an avant sa mort, il fut tonsuré moine par son fils. Quand approcha le temps du départ pour son père, Père Achille entra dans sa  cellule et remarqua qu'il était très troublé...
"Pourquoi es-tu si tourmenté? lui demanda-t-il.
" Parce que les démons sont venus me menacer, disant qu'ils allaient prendre mon âme!"
" S'ils reviennent, dit Achille à son père, dis-leur: Que voulez-vous de moi? Je suis sous l'obédience d'un staretz. Je suis seulement un moine dans l'obéissance."
Les démons revinrent vers lui le lendemain. Alors il leur dit: "Que voulez-vous de moi? Je suis sous l'obédience d'un staretz."
Et les démons disparurent immédiatement.



*

L'obéissance, c'est la vie, La désobéissance, c'est la mort.
Voilà ce que disent les pères athonites.

*



" Un moine dans l'obéissance, est sous la bénédiction de son staretz et sous sa protection. Même en l'absence du staretz, la bénédiction le protège de nombreux maux. Un moine désobéissant au contraire, ressemble à une barque battue par les flots et qui finit par être coulée par eux." 
Ainsi parlait le staretz Zacharie, moine obéissant et humble.


Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après Archimandrite Ioannikios 
An Athonite Gerontikon
Publications of the Holy Monastery
Of St. Gregory Palamas, Thessaloniki
Grèce 1997

dimanche 4 janvier 2009

Mont Athos: Enseignement des Pères



File:Iviron Aug2006.jpg

J'ai rencontré le staretz Christodule qui était sous l'obédience du grand staretz vigilant Callinique. Il me reçut comme invité dans son ermitage de Katounakia sous le patronage de saint Gérasime. Le moine bienheureux prenait soin de nombreux pauvres, les nourrissant et leur donnant vêtements et consolation. Il avait l'habitude de dire:
"Tu dois prendre soin des étrangers afin qu'ils soient contentés. La bénédiction des laïcs est importante quand ils disent "Dieu te bénisse et te pardonne, Père!" Avoir la vertu de charité est une grande chose, et Dieu bénit plus spécialement ceux qui la pratiquent. N'hésite pas à donner tout ce que tu peux. J'ai essayé tout cela. A chaque fois que je reçois des marchandises de pieux chrétiens, je les partage avec les autres. Sommes-nous des bêtes pour tout manger nous-mêmes?"
L'anecdote suivante montre bien cette vertu qui était sienne. Le jour de ses funérailles, un mendiant vint avec un sac à dos plein. 
"Puis-je voir Père Christodule, pour lui demander une bénédiction?" demanda-t-il.
"Demandes-tu l'aumône dans ce lieu de pauvreté?" lui dirent les moines en retour.
" Que voulez-vous dire? Que Dieu le bénisse pour tout ce qu'il a fait pour moi. Il m'a donné de l'argent, des conserves, des spaghettis et même des vêtements! Je viens ici depuis des années et il me connaît."
" Mais ce staretz est mort," lui dirent-ils.
" Que dîtes-vous? Dieu ait pitié de son âme pour tout ce qu'il a fait pour moi! Et il partit très triste.
Le père Christodule était un parfait modèle de simplicité et d'amour, d'amour en actes et en charité.
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Trois années de suite, une lumière apparaissait tous les vendredi dans la hutte de la Résurrection du Seigneur qui appartient à la petite Sainte Anne, et dans laquelle le père spirituel Sabbas vivait. Les ascètes attribuaient cette apparition au fait que père Sabbas avait apporté en ce lieu le crâne de son mémorable Staretz Hilarion d'Iviron. Le staretz Hilarion avait toujours honoré le vendredi par un jeûne total.

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Saint Silouane avait souvent l'habitude de prier ainsi: " Seigneur, Donne-moi des larmes, afin que mon cœur puisse pleurer avec amour pour mon frère."

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Un staretz disait: Les larmes du moine mêlées à sa sueur peuvent purifier son âme."

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Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après Archimandrite Ioannikios 
An Athonite Gerontikon
Publications of the Holy Monastery
Of St. Gregory Palamas, Thessaloniki
 Grèce 1997

Mont Athos: Video en Grec/Français

mercredi 10 décembre 2008

Sagesse athonite


A defense tower located close to the beach and at the entrance of the road leading to the monastery. The tower is from 1626
Iviron/ Tour de défense

Un staretz très simple disait: " Ces gens instruits se mettent en difficulté quand ils essaient de sonder le Divin. Quand la corde est trop courte, comment peut-on oser descendre dans les profondeurs du ravin?"

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Un diacre avait admiré la chevelure du juste Siméon de Philotheou, qui allait partout pieds nus et ne portait qu'une simple tunique.
Ce dernier devint alors connu sous le nom de kourevmenos, "celui qui s'est coupé les cheveux", car après que le diacre l'ait admiré, il a coupé ses cheveux et les lui a offerts.

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" Mon Christ, Ta grande miséricorde!" furent les dernières paroles du staretz Avvakoum aux pieds nus.

Version française Claude Lopez-Ginisty 
d'après
Archimandrite Ioannikios 
in An Athonite Gerontikon, 
Thessalonique 1991

 Credit Photo:

mercredi 1 octobre 2008

Sagesse du Mont Athos



Simonos-Petras Monastery (2)

Un staretz disait: "Construisons une usine de bonnes pensées. Si une usine produit des balles et que nous l'alimentons avec du fer, elle fera des balles de fer. Si l'usine fabrique des calices et que nous l'alimentons avec de l'or, elle produira des calices d'or. Si nous l'alimentons avec du fer, elle fera des calices de fer. Nous n'obtiendrons que ce que produiront les pensées que nous mettrons dans nos esprits."

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après Archimandrite Ioannikios
An Athonite Gerontikon
Ed. Kouphalia- Thessaloniki/ Hellade 1991
Photo: 
http://www.orthodoxphotos.com/Monasteries_and_Churches/Mount_Athos/8.shtml

samedi 17 novembre 2007

L'écho de la Sainte Montagne de l'Athos


Holy Mount Athos

°Le Père Ioannis, célèbre géronda d'Axion Estin, raconta qu'un nouvel ouvrier était venu à la skite de saint André pour se confesser. Cet ouvrier lui confia qu'il avait connu la mort lorsqu'il était encore un jeune enfant. Avant qu'il ne soit enterré, sa mère alla à l'église et, versant des larmes, pria longuement à genoux. 
Quand elle retourna chez elle, elle mit ses plus beaux vêtements et s'allongea près de l'endroit où son fils gisait dans son cercueil et elle lui dit: "Lève-toi mon fils, je prendrai ta place!". Le fils ressuscita et sa mère mourut à cet instant même. Des années plus tard, cet enfant vint à la sainte montagne pour travailler comme ouvrier à Karyes.

°Un Ancien disait: " Construisons une usine à produire de bonnes pensées. Su une usine produit des balles et que nous la "nourrissons" avec du fer, elle fera des balles. Si une usine fabrique des calices et que nous la "nourrissons" avec de l'or, elle produira des calices d'or. Si nous lui donnons du fer, elle produira des calices de fer. Nous n'obtiendrons que le résultats des pensées avec lesquelles nous nourrissons notre esprit."

°Un jour, un bon et pieux moine vit notre Mère de Dieu balayant le monastère de la grande Laure. Peu de temps après, l'armée turque quitta le Mont Athos. Ceci arriva en 1928.

°Un Ancien disait: " La raison pour laquelle nous souffrons, c'est parce que nous ne sommes pas humbles, et notre manque d'humilité est aussi cause de la souffrance des autres. Nous sommes tourmentés jusqu'à ce que nous devenions humbles."

°Un vieil ascète disait: " Celui qui craint Dieu respecte tous les hommes. Mon Ancien s'inclinait avec respect même devant les personnes les plus insignifiantes et indignes."

°Un Ancien disait:" Plus une personne est spirituelle, moins elle veut de droits dans sa vie."

°Le Père Païsios disait:" Sous l'adversité humaine, se cache l'harmonie de Dieu. Ainsi, dans un mariage deux personnalités tout à fait différentes peuvent faire l'expérience de l'harmonie. Et les femmes avec leur richesse émotionnelle peuvent rapprocher les hommes de Dieu.

° Un Ancien disait: De nos jours, nous essayons de devenir vertueux sans trop d'effort. Nous avons abandonné la tradition. Nous ne regardons pas ceux qui sont au sommet, et comment ils y sont parvenus en tête de la course. Nous ne voyons que ceux qui sont les derniers."

° Un pieux moine disait: " La prière qui autrefois était notre principale occupation a pris une seconde place dans nos vies. Et le travail qui devrait être secondaire, devint notre priorité."

in 
Archimandrite Ioannikios, 
An Athonite Gerontikon, 
Monastery of St Gregory Palamas 1997
Version française C.Lopez-Ginisty

Note: Ancien traduit le grec Geronda et le russe Staretz