"Dans la confusion de notre époque quand une centaine de voix contradictoires prétend parler au nom de l'Orthodoxie, il est essentiel de savoir à qui l'on peut faire confiance. Il ne suffit pas de prétendre parler au nom de l'Orthodoxie patristique, il faut être dans la pure tradition des saints Pères ... "
Père Seraphim (Rose) de bienheureuse mémoire

lundi 15 août 2016

Jean-Claude LARCHET: Recension: Saint Nicolas Vélimirovitch, « Vie de saint Sava »/ Marina Paliaki, La vie de notre Seigneur Jésus-Christ, collection « Apprendre par l’icône », éditions Apostolia, Paris, 2016, 26 pages illustrées.

Saint Nicolas Vélimirovitch, Vie de saint Sava, 2e édition revue et corrigée, traduction par Lioubomir Mihailovitch, introduction par Jean-Claude Larchet, collection « Grands spirituels orthodoxes du XXe siècle », L’Âge d’Homme, Lausanne, 2016, 198 pages.
Il y a de nombreuses années, les éditions L’Age d’Homme avaient publié simultanément deux traductions différentes de La Vie de saint Sava de saint Nicolas Vélimirovitch. Alors qu’elles sont épuisées depuis longtemps, la meilleure d’entre elles vient d’être reprise dans la collecion « Grands spirituels orthodoxes du XXe siècle » dans une 2e édition revue, corrigée et légèrement augmentée par les soins de Lioubomir Mihailovitch.
Le talent exceptionnel d’orateur et d’écrivain de l’évêque Nicolas, qui lui a valu le surnom de « Chrysostome serbe », se manifeste de manière particulièrement brillante dans cette Vie somptueuse, consacrée à celui qui, par un destin exceptionnel ménagé par la Providence divine, joua un rôle primordial pour développer le monachisme au Mont-Athos et dans les Balkans, et surtout pour donner à l’Église serbe ses premières et plus solides fondations, contribuant aussi considérablement à son rayonnement dans le monde orthodoxe. Grand organisateur de la vie ecclésiale en général et monastique en particulier, saint Sava ne fut pas seulement un héritier de sang royal mettant toute sa fortune au service de l’Église, devenant ainsi le prototype en Serbie d’une longue lignée de saints rois et princes faisant de même avant, souvent, de couronner spirituellement leur existence terrestre par le choix de la vie monastique. Il fut aussi un très grand spirituel, héritier de la tradition hésychaste, qui constitue un modèle pour l’Orthodoxie universelle.
Débutant comme un conte merveilleux (« Il y a fort longtemps, vivait un jeune prince. Il était exceptionnellement intelligent, riche et beau… »), écrite dans un style lyrique très poétique et empreinte d’une profonde spiritualité, cette Vie se lit de bout en bout comme un roman passionnant.
Fils du roi de Serbie Nemanja, le prince Rastko (1174-1235), pourvu de tous les dons et de tous les biens de ce monde, renonça au brillant avenir auquel il était promis dans le monde et s’enfuit du palais paternel à l’âge de dix-sept ans pour devenir moine au Mont-Athos sous le nom de Sava. Mettant à profit l’autorité que lui conférait sa prestigieuse ascendance ainsi que les nombreux dons que lui faisait parvenir sa famille, il s’activa très tôt à développer le monastère de Vatopaidi, qui l’avait accueilli, et à soutenir d’autres monastères dans le besoin. Dix ans plus tard, son père, le roi Nemanja qui avait de son côté œuvré avec succès à l’unification de la Serbie jusqu’à en faire l’un des plus puissants royaumes d’Europe centrale, renonça au pouvoir et aux privilèges de son état pour embrasser la vie monastique sous le nom de Syméon, s’installant quelques mois au monastère de Studenica avant de rejoindre son fils au monastère de Vatopaidi ; il était alors âgé de quatre-vingt quatre ans. Tous deux se mirent à restaurer le monastère de Chilandar, dépendance de Vatopaidi alors abandonnée, acquirent son indépendance auprès de leur parent l’empereur de Byzance, et en firent l’un des plus beaux et des plus grands monastères de l’Athos. Après avoir mené une vie monastique courte mais exemplaire, Syméon s’endormit dans le Seigneur, âgé de quatre vingt-sept ans ; le myrrhon qui s’écoula depuis lors de ses reliques témoignant visiblement de sa sainteté. Sava de son côté n’était pas seulement un bâtisseur : il menait une vie ascétique particulièrement exigeante et aimait à se retirer dans l’hésychastère (appelé Mislionica) qu’il fit construire près de Karyès à l’intention des moines de Chilandar qui souhaitaient mener une vie plus isolée et plus austère. C’est contre son gré qu’il dut continuer à participer à la gestion du monastère de Chilandar et qu’il dut œuvrer à régler les conflits qui opposèrent ses frères Stéphane et Vukan à la suite de l’abdication de leur père. Il fut ensuite appelé par son frère Stéphane, devenu roi, à développer l’Église serbe. Il devint d’abord higoumène du monastère de Studenica, près duquel il bâtit un hésychastère semblable à celui qu’il avait fondé sur la Sainte Montagne et dans lequel il avait également l’habitude de se retirer pour se consacrer entièrement à la prière. Puis il construisit le monastère de Žiča, avant de retourner au Mont-Athos. Face à deux forces qui menaçaient la religion du peuple serbe – à l’extérieur la pression des Latins partis à la conquête de l’Orient, à l’intérieur celle de l’hérésie bogomile (une résurgence du messalianisme) qui se développait dangereusement –Sava ressentit la nécessité de fonder une Église serbe indépendante et forte. Il obtint de l’empereur et du patriarche de Constantinople qu’un archevêque y fût nommé (il fut lui-même désigné, contre son gré, pour remplir cette fonction), puis que fussent créés des diocèses sur le territoire du royaume, et enfin que l’Église serbe devînt autocéphale, ce qui fut accordé en 1219. Il fut consacré primat de l’Église serbe au monastère de Žiča tandis que le même jour son frère Stéphane était solennellement intronisé roi de Serbie. Stéphane devait malheureusement mourir en 1228, et Sava eut fort à faire pour empêcher que le royaume ne fût disloqué par les rivalités qui opposaient ses neveux. Il réussit à sauvegarder ce que son père et son frère avaient réalisé, et entreprit alors un long pèlerinage en Terre Sainte et dans tout le Moyen-Orient. C’est au retour de ce pèlerinage, en 1235, alors qu’il traversait la Bulgarie et s’apprêtait à rentrer en Serbie, qu’il tomba malade et mourut. Il fut vénéré immédiatement comme un saint. Durant sa vie monastique, non seulement il avait toujours mené une vie irréprochable et gardé la même règle de vie austère dans toutes les circonstances, mais il avait manifesté de nombreux charismes et accompli beaucoup de miracles. Son tombeau, au monastère de Mileševa fut l’objet d’une grande vénération de la part non seulement du peuple orthodoxe des Balkans, mais de la population musulmane elle-même, et cela pendant trois siècles et demi, avant qu’un pacha moins éclairé et tolérant que ses prédécesseurs n’en prenne ombrage et n’ordonne, en 1595, de brûler le corps du saint. Le souhait qu’avait toujours eu saint Sava de mourir en martyr pour le Christ se réalisa ainsi après sa mort.
La Vie de saint Sava par l’évêque Nicolas est un chef-d’œuvre littéraire, qui se lit avec beaucoup de plaisir et d’émotion. C’est en même temps un récit historique qui nous instruit sur la situation politique et religieuse de l’époque, et sur l’édification du royaume et de l’Église de Serbie. C’est aussi et surtout une œuvre spirituelle qui évoque de manière détaillée le mode de vie monastique (en particulier au Mont-Athos, saint Sava ayant transposé en Serbie le typikon liturgique et la règle monastique athonites) et qui présente l’exemple édifiant d’un homme qui sut renoncer à tout ce que les hommes recherchent généralement dans ce monde – la richesse, le pouvoir et la gloire – pour consacrer toute sa vie à Dieu.
Jean-Claude Larchet
NB : La librairie de L’Âge d’Homme sise à Paris rue Férou ayant été fermée suite à la vente des locaux, c’est le dépôt de la maison d’édition, sis à Levier dans le département du Doubs, qui gère désormais les commandes, qui peuvent toujours être faites par le site internet de la maison d’édition. Commander les livres directement à la maison d’édition permet de la soutenir en lui évitant le prélèvement de 60% du prix du livre pratiqué par les diffuseurs et distibuteurs extérieurs.

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 Marina Paliaki, La vie de notre Seigneur Jésus-Christ

Marina Paliaki, La vie de notre Seigneur Jésus-Christ, collection « Apprendre par l’icône », éditions Apostolia, Paris, 2016, 26 pages illustrées.
Publié originellement en grec par les excellentes éditions pour enfants Athos Paidika, puis en roumain, ce petit livre, maintenant traduit en français par les infatigables sœurs de Solan et publié par les éditions Apostolia de la Métropole roumaine, est destiné à la formation religieuse des enfants à partir de 3 ans.
La série, qui comporte aussi un volume sur la vie de la Mère de Dieu et un autre sur la naissance du Christ (dont on espère qu’Apostolia entreprendra aussi la publication) propose une catéchèse qui se caractérise par un texte simple, et surtout par une remarquable iconographie. Celle-ci est empruntée aux magnifiques fresques de l’église du monastère de Dionysiou au Mont-Athos. Ces fresques, peintes dans la première moitié du XVIe siècle par Théophane le Crétois, figurent parmi celles du plus bel et plus pur art byzantin. Elles sont in situ dans un excellent état de conservation, mais pour cette édition les photographies ont été retouchées et détourées, et les rares dégradations du temps en ont été gommées, si bien qu’elles paraissent neuves et sont présentées dans tout leur éclat. Ces illustrations contribuent puissamment à la formation de l’esprit des jeunes lecteurs quant aux scènes et personnages évangéliques représentés, mais aussi habituent leur œil à une iconographie traditionnelle pas toujours présente dans nos églises et assez rare dans les cathéchismes.
Le texte et les reproductions sont imprimés sur un papier glacé épais qui non seulement donne au livret la qualité et l’éclat d’un luxueux petit livre d’art, mais le protège des salissures et des maltraitances auxquels les enfants soumettent involontairement leurs objets familiers.
On ne peut que féliciter les éditions Apostolia pour cette belle réussite, et les encourager à poursuivre le beau travail de publication qu’elles ont récemment développé en faveur des enfants et des adolescents, en comprenant bien que leur catéchèse, dans la société actuelle, mérite une attention et des efforts soutenus.
Jean-Claude Larchet

Une belle occasion manquée de rester digne et de respecter le deuil des familles après la tragédie de Nice...

Cimetère russe nice.JPG
Cimetière de Nice


L’archevêque Jean de Charioupolis, ordinaire de l’exarchat des églises russes du patriarcat de Constantinople en Europe occidentale, a publié le 28 juillet une déclaration, dans laquelle il reproche « aux représentants du Patriarcat de Moscou à Nice intrusion dans le cimetière [de Caucade], parmi les sépultures de nos proches et de nos parents, pour [y creuser] une tombe pour monsieur Igor Chelechko », une des victimes de l’attentant à Nice le 14 juillet dernier. L’archevêque dénonce cette « invasion » des « lieux de culte et de mémoire » de son exarchat. 

Nous sommes attristés et scandalisés par les propos sectaires de cette invective, que les circonstances tragiques rendent d’autant plus cyniques. La volonté d’inhumer au cimetière russe de Caucade M. Chelechko, qui fut paroissien et lecteur de l’église Saint-Nicolas de Nice, après avoir servi pendant des années des communautés orthodoxes en Belgique et rendu régulièrement des services à la paroisse Saint-Pantéléimon de l’exarchat dirigé aujourd’hui par Mgr Jean de Charioupolis, est celle de l’épouse et des enfants du défunt. Nous savons qu’après son installation à Nice, M. Chelechko avait lui-même évoqué un tel souhait, sans se douter sûrement de l’imminence de cette perspective. La famille s’adressa à l’ambassade de Russie, propriétaire du cimetière selon le Service de la Propriété Foncière, qui autorisa l’inhumation. Cette autorisation fut confirmée par la Mairie de Nice. Le recteur de la paroisse Saint-Nicolas, membre du clergé de notre diocèse, en concélébration avec des représentants de l’Église russe hors frontières, a présidé l’office des obsèques dans son église et accompagné la famille, les proches du défunt et de nombreux orthodoxes niçois au cimetière. Aucun représentant du patriarcat de Moscou n’y avait creusé de tombe. Faire une « démonstration politique » ne pouvait être l’intention du prêtre qui enterrait non seulement un des paroissiens les plus dévoués, mais aussi un ami de longue date. 

Est-ce trop espérer que, pour une fois, dans une telle affliction qui nous est commune, on ne cherche pas derrière le geste naturel d’un prêtre, meurtri par la disparition violente de trois de ses amis, accompagnant son plus proche collaborateur dans sa dernière demeure, une prétendue marque que « le clergé du Patriarcat de Moscou montre, une fois encore, qu’il préfère obéir à l’État russe plutôt qu’à l’enseignement ecclésial de fraternité et de concorde » ? 

Nous sommes convaincus que le clergé du patriarcat de Moscou en France, ainsi que la plupart des fidèles de notre diocèse, souhaitent avoir avec leurs frères et sœurs de l’exarchat du patriarcat de Constantinople, où ils comptent de nombreux amis, les liens les plus chaleureux et fraternels. Le conseil de notre diocèse réaffirme son désir de tout faire pour que les chrétiens de nos communautés « aient les uns pour les autres la même aspiration à l’exemple de Jésus-Christ, afin que d’un même cœur et d’une même bouche » nous glorifions « le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus-Christ » (Rm 15, 5-6). Nous prions pour qu’il n’y ait aucune méfiance entre nous, aucune suspicion, aucune accusation injuste, aucune exclusion des uns des autres des célébrations liturgiques réciproques, que l’amour fraternel nous lie d’affection entre nous, « chacun regardant les autres comme plus méritants » (Rm 12, 10). 

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Lettre de l’évêque Irénée de Batchka, à propos du Concile de Crête: “Pourquoi je n’ai pas signé le texte du Concile réuni en Crête”


Evêque Irénée de Batchka  (Patriarcat de Serbie)
Pourquoi je n’ai pas signé le texte du Concile réuni en Crête à propos des relations de l’Eglise orthodoxe avec le reste du monde chrétien.
A propos du “Saint et Grand Concile” achevé dernièrement à Kolymbari en Crête, avec des accents de triomphe mais de façon peu convaincante selon notre Eglise, et déjà non reconnu comme tel par les Eglises absentes, Concile mieux caractérisé par elles comme “Réunion de Crête”, [et ce] à cause de la contestation soulevée par de très nombreux évêques orthodoxes participants, – ont été publiés et continuent d’être publiés une grande quantité de commentaires, bienveillants ou très peu bienveillants, autant que possible objectifs ou subjectifs, véridiques ou qui altèrent plus ou moins franchement la vérité, spontanés ou commandés, intéressés ou désintéressés, apologétiques ou polémiques, théologiquement corrects ou théologiquement incohérents…
Dans la surproduction d’informations et de commentaires sur ce sujet, se trouve un thème parmi d’autres restés flous [jusqu’à présent], celui du refus de certains évêques de signer le texte litigieux proposé au Concile, même s’il fut quelque peu amélioré [au cours des séances]: “Les relations de l’Eglise orthodoxe avec le reste du monde chrétien”.

(p. 2) Puisqu’un défaut de clarté et une incertitude ont été évoqués sur la question [de savoir] si certains évêques déterminés auraient ou n’auraient pas signé et pourquoi, ceux-ci ont publié des déclarations dans lesquelles ils répondent à cette question et expliquent pourquoi – et justifient – leur refus de co-signer le texte en question. En ce qui concerne l’auteur de la présente, a circulé la nouvelle correcte selon laquelle j’étais l’un de ceux qui n’avaient pas signé; cependant restait inexpliqué pour beaucoup de frères comment et pourquoi – étant donné qu’il avait en effet lui-même, avec énergie et sans interruption depuis plusieurs décennies, pris part à la préparation du Synode et à l’effort d’élaboration et de correction des textes ratifiés pour la discussion conciliaire.
Avant de continuer à donner la réponse à laquelle je suis tenu, j’en profite pour faire remarquer en passant que, contrairement à ce qu’ont laissé entendre certaines publications “bien intentionnées”, je n’ai pas été le seul, sur les vingt cinq évêques Serbes présents au Concile, à ne pas signer mais que [c’est] la plus grande partie d’entre eux [qui] n’a pas signé. En dehors de ceux-ci, il y eut encore de nombreux autres évêques pour ne pas signer non plus.
Ce texte, par conséquent, est sans effet légal, pour autant que, conformément au principe d’unanimité en vigueur depuis 1961, il suffit qu’un seul évêque ne signe pas (alors que sa signature est exigée!) pour que le document soit sans validité ecclésiale.

L’une des raisons pour les quelles je n’ai pas signé le texte concernant “Les relations de l’Eglise Orthodoxe avec le reste du monde chrétien”, mais ce n’est cependant pas encore la plus grave, est le fait qui s’est avéré que les évêques membres du (3) Concile, avaient le droit à la parole mais pas le droit de vote. Dans le Concile, au lieu du principe apostolique et patristique, conservé depuis toujours, “un homme – une voix (vote)”, était en vigueur ce principe-ci : “une Eglise autocéphale – une voix (vote)”, ce qui signifie que seuls les Primats des Eglises votaient. Les conséquences évidentes pour tous de ce principe sont les suivantes:
-1 Le Concile n’apparait plus comme l’institution de l’Un et Unique Corps de l’Eglise, mais comme une sorte d’organe parlementaire d’Eglises qui sont indépendantes les unes des autres, chacune formant pour elle-même un tout complet;
-2 Le collège des Primats fonctionne dans la pratique comme une sorte de pape collectif, soit que nous acceptions de le reconnaitre honnêtement soit que nous ayons pris l’habitude de nous aveugler nous-mêmes [sur ce sujet], et
-3 le Concile, qu’il le veuille ou non, est abaissé [au niveau] d’une réunion de Présidents, ayant simplement [autour d’eux] une cour élargie, comme il a été très justement remarqué.

En conséquence, la seule différence entre un évêque orthodoxe et un observateur hétérodoxe au Concile consiste dans le fait que l’un a la possibilité de s’exprimer selon sa volonté et que l’autre au contraire est assis en silence: ni l’un ni l’autre ne décide rien. Dans cette situation, cependant, à quoi sert la signature de ceux qui [par ailleurs] n’ont pas le droit de voter les textes? Cherche-t-on à donner l’impression que le système conciliaire fonctionne alors qu’il est inactif – puisqu’il est annulé? Ou bien pour quelle autre raison? Je l’ignore, évidement, mais j’ai au moins la possibilité de ne pas signer ce qui n’exprime pas mes convictions.
(4) La raison la plus grave, cependant, pour laquelle je n’ai pas signé, c’est, selon moi, le contenu du texte pour le moins ecclésiologiquement ambigu et suspect, sur certains points s’approchant des frontières de l’hétérodoxie. Son caractère problématique ne se focalise pas seulement dans sa proposition plus discutable et qui a provoqué les plus nombreuses objections et réfutations des Pères conciliaires, selon laquelle l’Eglise Orthodoxe reconnait ( dans une variante ultérieure connait) “l’existence historique des autres Eglises et confessions chrétiennes” et laquelle a été remplacée, à l’instigation de l’Eglise de Grèce, par cette phrase que l’Eglise Orthodoxe accepte ” l’appellation historique des autres Eglises chrétiennes et confessions”. D’un côté, oui, la formulation hellénique se trouve [en effet] plus prudente et moins dangereuse en tant qu’elle évite judicieusement l’éventualité d’une équation entre “l’appellation historique” et le contenu ontologique de la définition Eglise; d’un autre côté, elle ne diffère pas de la première formulation en cela que [déjà] “l’existence historique” n’équivalait pas automatiquement à la reconnaissance de la nature ecclésiale et de l’hypostase des réalités ecclésiastiques visées sous ces dénominations ou, si vous préférez, de ces organismes ecclésio-morphes. Est simplement levée et exclue par une telle formulation la possibilité qu’une double interprétation [puisse être donnée à la formule] à savoir [aussi bien] la définition dogmatique orthodoxe selon l’akribie que l’autre expression, obscure et dans une certaine mesure amphibologique.
(5) Je déclare sincèrement et sans détour que j’ai eu l’intention de signer le texte tel qu’il était, dans ses deux versions, par conséquent malgré l’ambigüité sémantique de la version antérieure, pour autant seulement que le point présent devait constituer le “talon d’Achille” de son contenu dans son entier. Malheureusement, cependant, le texte est, depuis le début jusqu’à la fin – toujours selon mon opinion – difficile à amender et inacceptable, parce que c’est un mélange de choses qui ne peuvent pas se mélanger, des thèses purement orthodoxes avec des postures œcuméniques et de belle phrases élevées. Mais “le temps de raconter me manquerait ” si je tentais de justifier mon allégation par des citations.
Je pense personnellement que, dans ce cas précis, nous devions réserver le terme Eglise seulement au catholicisme romain (qui, étrangement, n’est pas mentionné dans le texte isolément, alors qu’il est jusqu’à satiété la référence du Conseil Œcuménique des Eglises) parce que la querelle dogmatique de plus d’un millénaire entre eux et nous n’a pas été tranchée jusqu’à présent au niveau d’un Concile Œcuménique, sinon uniquement dans les Conciles pseudo-œcuméniques de Lyon et de Ferrare-Florence. En principe, cependant, – au moins théoriquement – il est permis de nourrir l’espoir que l’un ou l’autre des futurs Conciles Œcuméniques s’occupera du thème de cette division de position et que se produira la levée des “pierres de scandale” que sont le Filioque et la primauté postérieure et hypertrophiée en même temps que la fameuse “infaillibilité” de l’évêque de Rome. Dans cette perspective (6) seule, il serait possible qu’il y ait une raison [de parler] d’Eglise de l’ancienne Rome, dont les différences dogmatiques, à savoir les déviations triadologiques et les innovations ecclésiologiques, ne sont nullement [encore] relativisées ni abandonnées ni, tant s’en faut, ignorées ou amnistiées. Il faut remarquer d’autre part que les communautés ecclésiastiques qui, avec la Réforme, sont issues de Rome par apostasie, se sont éloignées encore plus – et s’éloignent encore continuellement, hélas, jusqu’aujourd’hui de plus en plus – autant de l’Eglise de Rome que de notre Eglise.
Nous avions la possibilité, bien plus, nous avions le devoir, de faire ce qu’à fait le Deuxième Concile du Vatican (c’est à dessein que je ne remonte pas au type et au modèle des conciles orthodoxes du passé le plus ancien). Le concile en question a commencé par proclamer se foi que l’Eglise est Une, Sainte, Catholique et Apostolique. Dans la continuité de cette affirmation, il a donc montré que, chez ceux qui ne sont pas catholiques romains, on trouve, à la fois, plus ou moins d’éléments authentiques appartenant au christianisme primitif et, à la fois, des dérives et des manques. Il met l’accent particulièrement sur le fait que l’Eglise Orthodoxe, bien que ses membres soient des « frères séparés » (fratres separati, disiuncti), possède d’un côté les caractéristiques essentielles de l’Eglise (Eucharistie, mystères, prêtrise, succession apostolique…), et ensuite, principalement, qu’elle ne reconnait pas pleinement et suffisamment la primauté du Pape. Notre concile aussi aurait du s’exprimer d’une façon analogue: après le postulat de la confession fondamentale de la foi que l’Eglise Orthodoxe est l’Eglise Une, Sainte, (7) Catholique et Apostolique, confession inscrite expressément et sans périphrase au commencement du présent texte, il fallait que soit ajouté immédiatement et catégoriquement que les chrétiens qui ne sont pas orthodoxes possèdent, à la fois, des éléments sains, appartenant à la Tradition ancienne commune et, à la fois, des glissements extrêmement graves sur le plan de la foi et de la discipline et que, pour cette raison, ils n’ont pas de communion avec l’Eglise Orthodoxe.
Particulièrement à l’intention des catholiques romains, il fallait que soit clairement mis en relief que non seulement le dogme de la primauté papale hydrocéphale et infaillible, mais aussi l’adjonction du Filioque dans le Symbole de foi, constituent des empêchements indépassables à l’unité de l’Orient et de l’Occident, au même titre que les thèmes principaux du dialogue théologique inter-ecclésiastique. Si nous nous étions exprimés de cette manière, la nécessité de la phraséologie maigre et pas-exprimée-jusqu’au-bout (hemilektou) de « l’existence historique » des Eglises et des confessions non orthodoxes aurait été superflue ainsi que la nécessité de la dialectique sur les « dénominations historiques ».
Si, dans ces conditions également, certaines Eglises avaient été absentes du Concile, la recherche d’autres motifs de leur absence, aussi bien ecclésiastiques qu’extra-ecclésiastiques, aurait été légitime. Selon moi, les actes d’accusation publiés aujourd’hui contre les Eglises absentes du Concile, comme ayant soit disant refusé de participer sans raison ou bien intentionnellement, dans des buts étrangers et de manière préméditée, constituent un faux-fuyant sinon aussi une grande injustice. Afin de ne pas être mal compris et accusé pour la énième fois, “d’être passé à l’ennemi” (!) (8) ou de jouer à “l’avocat” qui s’invite lui-même des Pères et des frères qui, pour des causes raisonnables ou déraisonnables, étaient absents, je déclare que leur présence et leur contribution puissante et énergique aurait, au plus haut point, été utile pour l’Eglise.
J’ai, de cela, compréhension et perception, lorsque j’entends [sonner] la cloche du danger de nouveaux schismes, d’assemblées illégales qui manquent par conséquent de “fortifications”, de textes essentiellement indigents, inférieurs aux textes du Deuxième Concile de Vatican eux-mêmes, ou [même] en conséquence de tentatives inconsidérées et imprécises d’intervention dans les thèmes du mariage, du jeûne, du calendrier et d’autres institutions similaires.
Mais en même temps, je n’ai ni compréhension ni sympathie pour ceux qui disent “les fanatiques, les obscurantistes, les…, les… ne nous intéressent pas”. Au contraire, tous nous intéressent: et “les nôtres” et les “étrangers”, ceux qui sont proches et ceux qui sont loin. ” [Le plus important dans la loi, la justice, la miséricorde et la fidélité:] c’est là ce qu’il fallait pratiquer, sans négliger les autres choses” (Saint Matthieu, 23, 23), selon la Parole du Seigneur. Et s’il n’y avait que cela, la faiblesse de la conscience de notre frère, justement ou injustement scandalisé, ne remplirait-elle pas le sentiment pastoral de notre âme, la responsabilité humaine, la solidarité, la sympathie… “Notre piété n’est pas dans les mots mais dans les choses”. Si elle est aussi cherchée dans des mots, alors elle doit être recherchée exclusivement dans “les mots étrangers, les enseignements étrangers, c’est-à-dire dans les dogmes étrangers de la Sainte Trinité”.
(9) Les Pères de l’Eglise discernent deux sortes de langue théologique, la “parole dogmatique” et la “parole agonistique” (ou “parole de réfutation”), ils utilisent aussi souvent également une langue de-pensée-et-de-sentiment-amicaux (philophrosynis), une langue de-pensée-et-de-sentiment-subtils (avrophrosynis), de noblesse, d’affabilité, de délicatesse. Un exemple classique en est la manière dont s’exprime saint Marc d’Ephèse: dans le prologue du “Dialogue entre Latins et Grecs”, il parle une langue de-pensée-et-de-sentiment-amicaux (philophrosynis), touchant indirectement et avec discernement les différences dogmatiques, comme il est manifeste dans le Préambule introductif au Pape Eugène IV; dans la suite du dialogue, il poursuit dans un langage d’acribie et de clarté dogmatique, sans abandonner l’élévation de bienveillance et de douceur; [puis,] à la fin, après l’issue affligeante du concile d’unité, il fait appel [en dernier recours], pour des besoins de responsabilité pastorale, au jugement d’une langue polémique et réfutative.
Sous ce prisme, notre Concile, d’une manière correcte d’un côté, selon mon humble point de vue, s’est adressé aux observateurs hétérodoxes, par l’intermédiaire de son tout saint Président, avec des paroles fraternelles et cordiales en évitant en même temps, au nom du dialogue, la dure hauteur de la confrontation. Il aurait fallu cependant, – bien plus, c’était un devoir – rendre témoignage à son identité et à sa conscience ecclésiologique propres par le moyen du texte dont nous parlons, de la manière la plus nette, la plus fidèle et la plus exacte.
Cela, malheureusement, il n’a pas été possible de le faire, parce que la plupart des réunions préparatoires de Genève, malgré la désapprobation de beaucoup en ce qui concerne (10) ce texte et la critique la plus pertinente qui en fut faite, – pour des raisons qui furent honorée par le silence – n’a pas été ré-examiné en profondeur et dans toute son extension, malgré le désir [exprimé] et l’incitation des Premiers-délégués des Eglises autocéphales, mais il a été renvoyé, sans être essentiellement retouché, au Concile où, par manque de temps et d’accord, il a subi des changement qui relèvent seulement de l’ornementation, si l’on excepte la reformulation de l’Eglise de Grèce sur le point le plus contesté et porteur de malentendus.

Ne nous trompons pas et ne nous cachons pas ceci à nous-mêmes: ce texte problématique est la première et la principale cause du refus des quatre Patriarcats Orthodoxes de participer au Concile. Alors que l’Eglise de Serbie à éprouvé de l’embarras et a hésité jusqu’aux derniers instants en ce qui regarde sa participation, elle est venue finalement pour deux raisons: par amour pour son Eglise Mère martyre, l’Eglise de Constantinople, d’abord, et ensuite, dans l’espoir que les manques et les faiblesses de la période préparatoire seraient guéris et compensés par les travaux du Concile, c’est-à-dire dans l’espoir que, ce texte mis à part, le Concile se pencherait aussi sur les graves problèmes contemporains de notre Orient, comme les schismes, qu’ils soient d’inspiration nationaliste ou “zélote”, le manque de communication entre certaines Eglises et le comportement anti-canonique d’autres Eglises, l’autocéphalie qui est devenu le mal de tête de l’Eglise, et certains autres.
Cependant, rien de tel n’a eu lieu: et cela parce que la proposition de l’Eglise de Serbie, [à savoir que] les travaux conciliaires en Crête (11) soient considérés [seulement ] comme la première phase du processus conciliaire d’ensemble et que le parcours accompli par le Concile ne soit annoncé qu’ultérieurement, au moment opportun, après des discussions “sur toute la matière” et avec la participation de toutes les autres Eglises, [parce que cette proposition donc] a été rejetée, et que le Concile a limité lui-même son activité à quelques jours, en dissipant la plus grande part du peu de temps imparti dans l’analyse et quelques corrections des choses évoquées dans ce même texte, sans qu'[ait eu lieu] un échange d’opinions vivant, spontané et libre au sujet des questions brûlantes de l’Orthodoxie contemporaine.

L’occasion historique bénie, très malheureusement, s’est évanouie de la possibilité d’affronter la multitude de provocations et de tentations dans la vie de notre sainte Eglise et le commencement de leur solution; [s’est évanouie également] l’occasion d’un témoignage sur sa Tradition vivante et génératrice de vie, sur son unité, sa catholicité et sa conciliarité. Un miracle de Dieu, aurait été que Concile puisse recevoir en partage son héritage désirable pan-ecclésial en tant que Saint et Grand Concile! Nous craignons, au contraire, que ce Concile ne soit retenu dans l’histoire future de l’Eglise que comme le Concile de Crête, un concile régional des Eglises qui y participèrent, sans rayonnement et sans influence plus significatifs. Peut-être cela est-il malgré tout préférable au mutisme et à l’absence complets, [comme le serait de tomber] hors de l’histoire.

dimanche 14 août 2016

Staretz Isaac de Dionysiou et la vipère (R)

Mont Athos

Mont Athos

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Staretz Isaac de Dionysiou 

Ceux qui vivaient avec le staretz, n'oublieront jamais le serpent qui était son inséparable compagnon. C'était une énorme vipère venimeuse d'environ 150 cm de long.
 
Pendant les deux ans que Père Isaac passa dans la boulangerie du monastère, le serpent resta toujours à ses côtés. Le staretz lui préparait de bons repas avec de la purée et de la pâte, et il prenait soin de lui sans en avoir aucune crainte. Le serpent accomplissait une tâche importante pour "son staretz": il chassait sans discontinuer les souris et les faisaient fuir de la boulangerie. Il devint si familier avec Père Isaac, qu'il grimpait sur son lit de bois et y dormait. Là, il s'enroulait sur lui-même tranquillement et il se reposait.
 
"La première fois que je le vis circuler dans la boulangerie, " nous dit l'archimandrite Gabriel, "je tremblais." Mais le staretz Isaac entretenait avec lui les rapports qu'entretenait Adam avant la chute.
 
"Père Isaac, lui demandaient les autres pères avec crainte, pourquoi faut-il que vous ayez cette vipère à l'intérieur de ce lieu?"
"Elle est bonne, elle n'ennuie personne: Ne soyez pas effrayés, elle chasse les souris!"
 
Tant que Père Isaac fut dans la boulangerie, le serpent resta avec lui. Quand il s'en alla enfin, le serpent disparut dans les montagnes.
 
Tout ceci confirme le fait que de nombreux hommes de Dieu, par leurs grandes vertus, sont dignes d'atteindre l'état d'Adam avant la chute, et de vivre en bonne intelligence avec les animaux. 
 
Avec de tels hommes, les bêtes sauvages et les reptiles changent de nature et deviennent apprivoisés. Cela arriva dans les temps anciens (comme nous le lisons dans les récits patritistiques) mais aussi de nos jours, comme nous l'avons vu avec le staretz Isaac (né au ciel le 21 mai 1932)

Version française Claude Lopez-Ginisty
D'après le Patéricon Athonite. 

samedi 13 août 2016

Les saints des cavernes lointaines de Kiev (R)


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PATERICON DE KIEV

Saint Hilarion, moine du grand schème (fêté le 21 octobre)

Ce saint père était avant sa tonsure au grand schème Métropolite de Kiev. Il avait été élevé à cette dignité en 1051. Il fut pasteur de l'Eglise Russe jusques en 1055. Il quitta alors son siège épiscopal pour la lutte spirituelle au monastère des cavernes de Kiev.

En tant que moine, il fut syncelle de saint Théodose et passa beaucoup de temps à écrire et à copier des livres. Il raconta un jour à saint Nestor comment il était fréquemment tenté par les démons, mais saint Théodose l'encouragea à persévérer et, par ses prières, il chassa les démons.
Le métropolite Hilarion reçut le grand schème de saint Antoine et il commença la lutte spirituelle dans ces mêmes cavernes où il venait prier alors qu'il était encore prêtre du village de Berestovo. Il reposa dans le Seigneur en 1067.

Saint Hilarion, prie Dieu pour nous!

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Saint Arsène, l'amant du labeur ( fêté le 8 mai)

On appelait saint Arsène l'amant du labeur parce qu'on ne le vit jamais oisif de jour comme de nuit. Il travaillait toujours à quelques chose. Il priait et accomplissait toutes ses obédiences. Il ne mangeait jamais avant le coucher du soleil.

Saint Arsène, prie Dieu pour nous!

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Saint Pimène le Jeûneur ( Fêté le 7 août)

Saint Pimène le Jeûneur obtint une telle mesure de Grâce qu'il ne prenait de la nourriture qu'une fois par semaine et encore, en quantité limitée. Il accomplissait toutes ses obédiences monastiques et n'éprouva jamais de faiblesse à cause de son jeûne.Pendant le jour, il écrasait du grain pour faire de la farine au moulin et charriait du bois pour les frères.La nuit il luttait en veilles de prière.

Saint Pimène le Jeûneur, prie Dieu pour nous!

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Saint Athanase l'anachorète ( Fêté le 2 décembre)

Ce saint père entra en réclusion dans les cavernes et lutta en veilles et prières pendant de nombreuses années. Il reçut le don de guérison, et jusques à ce jour, nombreux sont ceux qui sont guéris par ses saintes reliques, qui reposent incorrompues dans les cavernes.

Saint Athanase l'anachorète, prie Dieu pour nous!

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Saint Sisoes (Fêté le 6 juillet)

Saint Sisoes surprenait tout le monde par sa réserve. Il conquit complètement toutes les passions du corps et de l'esprit et acquit grande grâce auprès de Dieu.

Saint Sisoes, prie Dieu pour nous!

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Saint Grégoire le Thaumaturge ( Fêté le 8 janvier)

Ce saint fut particulièrement glorifié pour son combat spirituel dans la continence et le jeûne. Il fut jugé digne de devenir thaumaturge.

Saint Grégoire, prie Dieu pour nous!

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Saint Léonce et saint Géronte les Canonarques ( Fêtés le 18 juillet et le 1er avril)

Ces deux saints pères furent tonsurés dans l'habit angélique dans leur jeunesse. Ils servirent conme canonarques dans la grande église des Cavernes. Ils atteignirent la perfection dans le combat de l'obédience et de la prière.

Saint Léonce et saint Géronte, priez Dieu pour nous!

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Saint Paul le docile (10 september)
Saint Paul était parfait dans son obédience et on ne le vit jamais oisif. Il faisait toujours du travail manuel ou travaillait intérieurement sur lui-même.

Saint Paul, prie Dieu pour nous!

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Saint Pambo ( Fêté le 18 juillet)
Tandis qu'il vaquait à ses obédiences monastiques, saint Pambo fut capturé par des païens. Il le gardèrent enchaîné et le torturèrent pour le forcer à adorer leurs idoles. Il leur répondit:" Vos dieux sont maudits, mais je crois en Jésus-Christ, le Vrai Dieu, Qui a créé le ciel et la terre. Il est le Seigneur véritable et tout puissant. par les prières des saints des cavernes, Il me délivrera de vos mains." Et en vérité, l'ange de Dieu le délivra de ses chaînes et le le fit passer sans danger de la captivité au monastère des cavernes où il revint bientôt.

Saint père Pambo, prie Dieu pour nous!

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Saint Zacharie le jeûneur ( Fêté le 24 mars)
Durant l'higouménat du bienheureux Nikon, deux hommes de Kiev, Serge et Jean qui avaiut vu le grand miracle de la lumière de l'icône de la Très Sainte Mère de Dieu, firent devant l'icône le serment de vivre spirituellement en frères. Quand Jean devint malade et arriva aux portes de la mort, il confia son fils Zacharie à Serge et lui donna mille pièces d'argent et cent pièces d'or qu'il devait restituer à Zacharie lorsque celui-ci serait en âge de les posséder.
Quand Zacharie atteignit l'âge de quinze ans, il demanda son héritage. Serge répliqua que son père avait donné toutes ses possessions aux pauvres et qu'il ne restait rien pour lui. zacharie demanda alors que lui soit donné la moitié ou au moins un tiers de l'héritage que son père avait laissé. Serge cependant, lui fit des reproches d'une telle demande et refusa également cette demande. le jeune homme dit alors: " Si tu n'as rien pris de mon père, alors va et jure en maprésence dans l'église des cavernes devant l'icône miraculeuse de la Très Sainte Mère de Dieu, où tu as conclu une union d'amour fraternel avec mon père."
Serge alla dans l'église, et se tenant devant l'icône de la Mère de Dieu, il déclara sous serment qu'il n'avait pris ni les mille pièces d'argent, ni les cent pièces d'or. Quand il s'approcha de l'icône pour la vénérer, il fut incapable de le faire. Tandis qu'il quittait l'église, il se mit à hurler: " Saints pères Antoine et Théodose, ne laissez pas l'ange sans mercy me détruire; priez pour moi la Très Sainte Mère de Dieu de me délivrer de la multitude des démons qui m'assaillent. Qu'ils prennent l'argent et l'or..."
Tous ceux qui étaient présents prirent peur. Des hommes furent envoyés avec des instructions [de Serge] et ils rapportèrent une boîte scellée qui contenait l'héritage. Zacharie prit le trésor et le donna à l'higoumène Jean, lui demandant de l'utiliser comme il l'entendrait. Et il reçut la tonsure monastique.
Ce saint père eut un tel pouvoir sur les démons qu'il craignaient la seule mention de son nom.

Saint père Zacharie, prie Dieu pour moi!

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Saint Théodore, Prince d'Ostrog ( Fêté le 11 août)
Saint Théodore Danilovitch, Prince d'Ostrog, fut un des descendants de Daniel de Galitch. Pendant la première moitié du XVème siècle, il fut distingué pour son zèle à défendre l'orthodoxie. En ce temps là, la principauté de Lithuanie se battait désespérément avec la Pologne. Vitovt, cousin du roi Vladislav Yaghello et suzerain de Lithuanie craignait que les métropolitains de la Rus' ne crééent une union fraternelle entre la Lithuanie et Moscou. Ceci aurait été dangereux pour les suzerains lithuaniens et ainsi, Vitovt s'efforça d'établir une métropole séparée pour ses terres. Il fut bénéfique pour la foi orthodoxe de Lithuanie que ce pays ne soit pas sujet de la Pologne. C'est pourquoi le Prince Théodore vint à l'aide de la Lithuanie. Il engagea également des soldats valaques et tartares pour se battre à ses côtés. Le prince Théodore se battit bravement et remporta de nombreuses victoires.
Après cette guerre, le Prince Théodore remit son trône à son fils Basile et reçut la tonsure monastique dans le monastère des cavernes.

Saint père Théodore, prie Dieu pour nous!

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Saint Sophrone l'anachorète ( Fêté le 11 mai)
Ce saint père lutta de nombreuses années dans une petite caverne. Il portait toujours une haire et une ceinture de fer et lisait chaque jour le psautier dans son entier.

Saint père Sophrone, prie Dieu pour nous!

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Saint Pancrace ( fêté le 9 février)
Ce saint hiéromoine servit la Liturgie avec beaucoup de grâce et reçut le don des miracles. Il distribuait généreusement ses dons à ceux qui le lui demandaient. Il guérissait les malades par la prière, le jeûne et l'onction.

Saint père Pancrace, prie Dieu pour nous!

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Saint Théophile, évêque de Novgorod et Pskov ( Fêté le 26 octobre)
Quand saint Jonas reposa en Christ le 5 décembre 1471, le peuple de Novgorod choisit par tirage au sort l'archidiacre de l'Ermitage d'Otensk Théophile comme nouvel archevêque de Novgorod et Pskov. Il fut consacré le 15 décembre 1472 à Moscou. C'était une période difficile pour le prélat à la tête de son troupeau. Le gouverneur de la cité, Marthe Boretskaya et ses partisans soulevèrent le peuple contre le grand Prince Ivan, tandis que le moine Pimène, ami des Boretsky semait la haine envers l'archevêque. Quelques uns des rebelles voulaient plaçait Novgorod sous la protection de la Lithuanie et trahir le souverain. Ils étaient aussi prêts à abandonner la foi de leurs ancêtres. "Ne trahissez pas l'orthodoxie," leur dit saint Théophile," car je ne serai pas le pasteur d'apostats, mais je retournerai plutôt à l'humble cellule de laquelle vous m'avez sorti pour être mis devant cette rébellion disgracieuse!"
Le peule aveuglé ne suivit pas les paroles du pasteur. La guerre éclata. Souventes fois les habitants de Novgorod furent forcés de demander grâce. Saint Théophile fut leur intercesseur. Beaucoup d'entre eux lui furent redevables de leur libération des prisons lithuaniennes.
En 1478, il essaya en vain de convaincre le Tzar de lever le siège de la cité, mais Ivan le maintint jusques au moment où il put enfin entrer dans la ville et la prendre. Le 19 janvier 1480, Théophile fut destitué à cause de calomnies et il fut envoyé en exil au monastère de Tchoudov, près de Moscou. En 1485, le saint devint très malade. En ce temps là, saint Niphont de Novgorod lui apparut et lui rappela qu'il avait un jour promis de visiter Kiev pour y vénérer les saints des cavernes. Il dit à Théophile que les jours de sa vie étaient comptés et qu'il devait se hâter d'accomplir son vœu.
Sur ces entrefaites, saint Théophile malgré sa grave maladie, partit pour Kiev. Cependant, quand son équipage arriva au Dniepr, le Seigneur l'informa q'il allait mourir et que le Seigneur Lui-même viendrait prendre son âme tandis que son corps serait enterré dans les cavernes. Tout de suite après cette révélation, saint Théophile s'endormit dans le Seigneur. Ses reliques furent placées dans les caves lointaines.

Saint père Théophile, prie Dieu pour nous!

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Saint Macaire le diacre ( Fêté le 19 janvier)
Notre saint père Macaire fut choisi par Dieu dès l'enfance. Encore très jeune, il manifesta une maturité remarquable, préférant le silence aux jeux avec les enfants de son âge. Il était très réservé. La Providence de Dieu le conduisit aux monastères des Cavernes de la manière suivante: Le bienheureux enfant tomba malade et ses parents épuisèrent tous les recours de la médecine traditionnelle pour le guérir. Avec foi et espérance en Dieu, ils firent le vœu d'offrir l'enfant comme un pur sacrifice au service de Dieu et de la Très Pure Vierge Marie au monastère des cavernes, s'il guérissait.
Le Dieu de miséricorde entendit la prière des parents et Il guérit Macaire. Les parents accomplirent alors leur vœu et le donnèrent au monastère des cavernes.
Les pères furent très impressionnés par sa douceur et son humilité. Ils lui apprirent à lire et à écrire et l'instruisirent dans les vertus salvatrices de l'âme. Quand il devint adulte, saint Macaire fut jugé digne de la tonsure monastique et du diaconat. Il servit la maison de Dieu avec grande ferveur et componction, étant toujours à lire les livres sacrés.
Pour sa foi et ses combats ascétiques,. il fut rendu digne par Dieu du don des miracles.

Saint père Macaire, prie Dieu pour nous!
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Saint Achille le diacre ( Fêté le 4 janvier)
Notre saint père Achille vint au monastère des cavernes dans sa jeunesse et il dépassa beaucoup d'ascètes par son combat de jeûne et de prière. Pour ses exploits ascétiques, Dieu le jugea digne de la béatitude éternelle.

Saint père Achille, prie Dieu pour nous!

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Saint Hypate le guérisseur ( Fêté le 31 mars)
Ce saint excella dans l'obéissance et l'amour compatissant. Toujours vigilant, il dormait très peu et ne se nourrissait que de pain et d'eau. A cause de son grand amour, il se dévouait toujours au chevet des frères qui étaient malades. Dieu jugea son serviteur digne de recevoir le don de guérison. De nombreuses guérisons ont lieu par la vénération de ses saintes reliques.

Saint Père Hypate, prie Dieu pour nous!

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Saints Père Païsi et Mercure ( Fêtés le 19 juillet et le 4 novembre)
Les saints pères Païsi et Mercure vivaient ensemble dans l'amour fraternel , demandant à Dieu de ne jamais les séparer ni dans cette vie, ni dans la vie à venir. Le Seigneur exauça leur prière. Ils vécurent ensemble sur terre et après leur naissance au ciel il furent placés dans un même cercueil et en paradis, ils jouissent ensemble de la même joie du Christ.

Saints pères Païsi et Mercure, priez Dieu pour nous!

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Saint Laurent l'anachorète ( Fêté le 20 janvier)
Ce saint méprisait la beauté et la vaine gloire du monde et il chercha à vivre dans une caverne, afin de pouvoir chasser les ténèbres de ses passions par le jeûne et la prière continuelle, cherchant la communion avec la Lumière de Dieu. Il atteignit son but et entra dans le Royaume des cieux. Ses reliques reposent incorrompues dans sa caverne.

Saint père Laurent, prie Dieu pour nous!

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St Moïse le thaumaturge ( Fêté le 29 juillet)
Le juste Moïse se dévoua totalement à Dieu. Il portait une ceinture et une croix de fer sur lui. La psalmodie et les prosternations étaient le combat qu'il avait choisi. Il obtint la paix de l'âme et le don d'être thaumaturge.

Saint père Moïse, prie Dieu pour nous!

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Saint Tite le guerrier ( Fêté le 27 février)
Ce saint était un guerrier distingué pour sa bravoure dans les batailles. Il fut sérieusement blessé et une maladie qui se développa après sa blessure le força à quitter le service des armes. Il choisit la vie monastique au monastère des cavernes de Kiev. Il passa le reste de sa vie à pleurer ses péchés et il reposa dans la certitude du pardon de ses péchés et de l'obtention de la vie éternelle.

Saint père Tite, prie Dieu pour nous!

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Saint Macaire l'anargyre ( Fêté le 13 décembre)
Saint Macaire lutta pour atteindre la perfection non seulement par le jeûne, la prière et l'obéissance, mais aussi par l'absence de possessions et la pauvreté. Il n'avait absolument rien dans sa cellule, si ce n'est les vêtements qu'il portait. Il se retira dans une caverne et lutta dans la solitude.

Saint père Macaire, prie Dieu pour nous!

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Saint Rufe l'anachorète ( Fêté le 8 avril)

Ce saint Père fut un exemple pour tous par le jeûne et son amour de l'ascèse.
Saint Rufe, prie Dieu pour nous!

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Saint Ignace ( Fêté le 20 décembre)
Dès sa prime jeunesse, saint ignace lutta pour préserver sa pureté. Très tôt il prit l'habit angélique et par la sainteté de sa vie, par sa douceur et son amour pour tous, il fut aimé et respecté de tous.
Quand l'higoumène mourut, les frères l'élirent à l'unanimité comme supérieur et Ancien. Mai bien qu'il fût alors d'un rang plus élevé que les autres, il ne faiblit pas dans les exploits ascétiques, bien au contraire, il dépassa les frères dans le jeûne, la prière et l'humilité. Ses prières ferventes et la manière pleine de componction avec laquelle il célébrait les offices divins avaient un effet miraculeux sur les autres.
Les malades étaienmt guéris par ses prières ou en mangeant une prosphore qu'il avait bénie pendant la Liturgie. Grad est le pouvoir d'une vie vertueuse et sainte. Grand est le pouvoir d'une foi pleine de vénération par laquelle sont acceptées les saintes oblations. Saint Ignace vécut jusques à un âge très avancé et il reposa en paix.

Saint Ignace, prie Dieu pour nous!

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Saint Silouane ( Fêté le 10 juillet)
Ce saint père était un grand lutteur spirituel et un grand jeûneur. Il acquit une grande audace devant Dieu, une joie spirituelle rayonnante, et le don prophétique du discernement des esprits ainsi que le don d'accomplir des miracles.
L'acquisition de dons spirituels accompagnait ses exploits ascétiques. La grâce de Dieu emplissait son cœur et débordait de lui vers les autres. Ses paroles remplies de grâce en instruisirent plus d'un sur le chemin de la piété.
Voici un exemple de son don prophétique: il s'occupait des jardins du monastère. Un jour des voleursvinrent de nuit et commencèrent à voler les légumes. Le saint qui était alors en prière dans sa cellule, les vit arriver et afin de les amener à prendre conscience de leur crime, il pria Dieu qu'Il les lie! Ils furent paralysés et trois jours durant, ils ne purent se mouvoir. Les voleurs furent ainsi conduits au repentir et le saint pria pour eux et ils furent relâchés. Ils les instruisit sur le salut de leurs âmes et les renvoya.
La vision ou le discernement spirituel est beaucoup plus en rapport avec le monde spirituel qu'avec le monde matériel.Il est des voleurs spirituels, il est un ennemi de notre salut qui s'efforcent de voler les trésors spirituels du cœur, détruisant notre vie sainte et rendant stérile les fruits de nos efforts spirituels. Il faut se donner beaucoup de peine pour acquérir cette vision spirituelle des pièges de l'ennemi et pour éviter ses duperies. Celui qui a purifié son âme par une vie sainte reçoit le don de Dieu pour voir et vaincre les pièges de l'Ennemi.
Saint Silouane avait un tel don et non seulement il évitait les pièges de Satan pour lui-même, mais il évitait aussi que les autres n'en soient victimes en les prévenant..
Après une vie longue et pleine de labeurs spirituels, il reposa dans le Seigneur. Ses reliques incorruptibles reposent dans les Cavernes de Kiev.

Saint Silouane, prie Dieu pour nous!

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Saint Agathon le thaumaturge ( Fêté le 20 février)
Saint Agathon étaitun puissant lutteur spirituel, et par sa foi et ses exploits spirituels dans le jeûne, la prière et l'amour, il acquit le don de la paix de l'âme, l'illumination spirituelle de l'intellect et du cœur, la pure contemplation et le don de prophétie.
Sur sa tombe on peut lire cette antique inscription: Comme un prophète, annonçant le futur, comme un docteur guérissant les malades en les touchant de ses mains, comme un saint en Paradis avec les saints en gloire, son corps repose ici, incorruptible avec les justes.

Saint Agathon, prie Dieu pour nous!

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Saint Zénon le jeûneur ( Fêté le 30 janvier)
Renommé pour son jeûne et son humilité, ce saint père acquit beaucoup de grâce de Dieu. Ses reliques sacrées reposent incorrompues dans les Cavernes de Kiev. Saint Zénon est réputé pour aider promptement tous ceux qui luttent pour leur salut et font appel à son intercession.

Saint Agathon, prie Dieu pour nous!

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Saint Ammon l'anachorète ( Fêté le 4 octobre)
Saint Ammon reçut la bénédiction de l'higoumène et voyagea à Jérusalem et au Mont Athos, en imitateur zélé de la vie des grands et saints pères. A son retour, il vécut une vie tellement sainte que les Anciens le prirent pour modèle de la vie monastique. Ce saint père aimait la pauvreté et s'efforçait de n'acquérir que des richesses incorruptibles dans le Ciel.

Saint Ammon prie Dieu pour nous!

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Saint et Juste Benjamin ( Fêté le 13 octobre)
Saint Benjamin était un riche marchand. Un jour tandis qu'il écoutait attentivement le service divin, il entendit les paroles du psalmiste disant que celui qui dit des mensonges serait détruit. Il s'appliqua ces paroles et pensa: " Quel marchand peut dire qu'il n'a jamais dit de mensonges? Si Dieu peut mener à la ruine ceux qui mentent, alors. les marchands qui disent des mensonges seront aussi ruinés."

Une autre fois, il entendit dire par l'Evangile que les riches auraient de la peine à entrer dans le Royaume de Dieu. Réfléchissant à ces paroles du Seigneur, il résolut de donner ses possessions aux pauvres et de rejoindre les pères du saint monastère des Cavernes.

Etant pauvre en esprit, il devint un moine véritable et mena une vie de combat spirituel agréable à Dieu.

Saint Benjamin, prie Dieu pour nous!

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Saint Nestor l'Ignorant ( Fêté le 29 octobre)
Saint Nestor fut surnommé l'ignorant pour le distinguer de saint Nestor le Chroniqueur. Saint Nestor servit Dieu avec tant de diligence que durant tous les offices divins, il était en extase orante. Il fut même rendu digne de voir les anges de Dieu servir à l'autel.

Saint Nestor, prie Dieu pour nous!

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Saint et Juste Denys Stchepa ( Fêté le 3 octobre)
La mention de son nom est faite brièvement dans le premier Patéricon en rapport avec le miracle qui arriva dans les cavernes le jour de la Pâques sainte de 1453. En ce "jour illustre et sacré", il allait dans la caverne de saint Antoine pour y encenser les reliques des saints. Quand il arriva dans le sein de la caverne, il dit à haute voix:" Pères et frères! Aujourd'hui est un grand jour! Christ est ressuscité!" Et immédiatement une voix de tonnerre, comme une seule voix venant de toutes les saintes reliques répondit: "En vérité, Il est ressuscité!

Après ce miracle, saint Denys passa le reste de sa vie en réclusion.

Saint Denys de Kiev, prie Dieu pour nous!

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Saint Longin, le gardien de la porte ( Fêté le 16 octobre)
Notre saint père Longin fut connu pour sa grande obéissance et la sainteté de sa vie. Tandis qu'il gardait avec diligence les portes du monastère, il veillait avec attention en son cœur. A cause de son attention, aucun ennemi n'entra par les portes du saint monastère et à cause de son attention intérieure, nulle pensée vaine et nulle passion ne purent entrer en son cœur. Il avait les yeux spirituels sans cesse fixés de cette porte terrestre vers les Cieux, vers le portail du Royaume de Dieu, méditant sur la manière d'y entrer.

Afin d'entrer au paradis, il est nécessaire d'acquérir une union étroite avec le Seigneur Qui a dit: "Je suis la Porte; quiconque entre par cette porte, sera sauvé"

Saint Longin avait en vérité atteint cette divine communion avec Dieu. La grâce de Dieu fut révélée en lui par divers dons spirituels. Ce saint père avait le don prophétique de discernement des esprits, car, avec ses yeux spirituels il voyait les actions et les pensées de ceux qui entraient et quittaient le monastère. Ceux dont les vies étaient vertueuses, ils les encourageait et éveillait en eux un grand zèle pour la vertu. Ceux qui étaient pécheurs, il les avertissait et les conduisait au repentir. Il reposa dans le Seigneur à un âge très avancé.

Saint Longin, prie Dieu pour nous!

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Saint diacre Martyre ( Fêté le 25 octobre)
A cause de sa grande pureté et de ses combats spirituels, saint Martyre fut jugé digne du don des miracles. Il avait grande audace auprès de Dieu et lorsqu'il servait à l'ambon, ceux pour lequels il priait recevaient ce qu'ils avaient demandé: que ce soit la santé ou l'aide de Dieu pour accomplir une bonne intention. Saint Martyre terrifiait les démons et il les chassait des gens possédés par ses prières. Après de longs combats spirituels, et des labeurs monastiques, il rejoignit Dieu Qu'il avait servi et ses reliques reposent dans les cavernes.

Saint père Martyre, prie Dieu pour nous!

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Saint Euthyme ( Fêté le 20 janvier)
Saint Euthyme vivait dans la pureté et le silence, imitant les vertus monastiques des saints. Par ses prières constantes, il atteignit la communion spirituelle et devint un interlocuteur des anges. Après avoir reçu le schème, à s'adonna totalement à l'hésychie et ne parla plus à personne. La seule parole qui sortait de ses lèvres était la prière, que ce soit à l'église ou dans sa cellule.

Saint père Euthyme, prie Dieu pour nous!

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Saint Cassien l'anachorète ( Fêté le 29 février)
Ce saint père par l'humilité et la douceur acquit un grand pouvoir sur les démons. Il finit ses jours en reclus.

Saint père Cassien, prie Dieu pour nous!

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Saint Pior l'anachorète ( Fêté le Dimanche de la Tyrophagie)
Ce saint père fut très renommé pour son jeûne, de sorte que sa mémoire est habituellement célébrée le dimanche de la tyrophagie, au commencement de la sainte quarantaine ( Grand Carême de Pâques).

Saint père Pior, prie Dieu pour nous!

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Saint Paphnuce ( Fêté le 15 février)
Saint Paphnuce reçut le don des larmes incessantes. Il avait constamment devant lui la pensée de l'heure de son départ de cette terre où les anges de Dieu sépareraient l'âme du corps et la conscience que ses actions l'accompagneraient. Mais, bienheureux ceux qui pleurent, car ils seront consolés, a dit le Christ.

Saint Père Paphnuce, prie Dieu pour nous!

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Saint Joseph le malade ( fêté le 4 avril)
Saint Joseph fut malade pendant de nombreuses années. Il promit à Dieu de le servir dans son monastère des Cavernes s'Il lui accordait la santé. Le Seigneur entendit sa prière et le guérit. Il alla donc au monastère et lutta avec diligence jusqu'à sa bienheureuse dormition.

Saint père Joseph, prie Dieu pour nous!

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Sainte Euphrosyne, higoumène de Polotsk ( Fêtée le 23 mai)
Avant son baptème, elle s'appelait Prédislava. Euphrosyne était la fille de Svyatoslav-Georges, Prince de Polotsk et petit-fils du Prince Wladimir Egal-aux-Apôtres. Après son baptême, la sainte princesse se dédia à l'étude et à la compréhension de la Divine Ecriture et des écrits des Pères. Le renom de sa sagesse et de sa beauté se rèpandirent partout, mais étant sage à cause du Ciel, elle refusa le mariage et renonça aux richesses de ce monde. Elle fut tonsurée dans un monastère de femmes.
Elle vécut d'abord à l'église de la Sagesse Divine de Polotsk, recopiant des livres sacrés et distribuant des aumônes aux pauvres.. Puis elle alla dans un petit village où elle fit construire une église de pierre et fonda un monastère de femmes. Elle fut bientôt rejointe par sa sœur Eudocie, par sa cousine et par deux nièces. Plus tard, elle fit construire une seconde église de pierre en honneur de la Très Sainte Mère de Dieu, et là, elle fonda un monastère d'hommes auquel elle donna une icône de la Mère de Dieu que l'on pensait avoir été peinte par l'Evangéliste Luc à Ephèse. Elle lui avait été envoyée par l'empereur Emmanuel et par le Patriarche.
Saint Euphrosyne avait grand désir de visiter Jérusalem et de vénérer les saints lieux, elle se mit donc en chemin avec son frère David. Ayant vénéré les saints lieux de Palestine, elle pria le Seigneur d'être jugée digne de finir ses jours à Jérusalem. Le Seigneur entendit ses prières et elle s'endormit en Dieu le 23 mai 1170 et fut enterrée dans le Cenobium de Saint Théodose à Jérusalem. Pendant la conquête de la Palestine par Saladin, ses reliques incorrompues furent transférées à Kiev et placées dans la Caverne de saint Théodose.

Sainte Euphrosyne, prie Dieu pour nous!

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Saint Hiéromartyr Lucien ( Fêté le 15 août)
Sur une icône ancienne du saint, on peut lire que " Lucien, le hiéromartyr fut martyrisé sous Batou vers l'an 1273." On ne sait rien d'autre de la vie du saint.

Saint père Lucien, prie Dieu pour nous!

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Saint Théodore l'hésychaste ( Fêté le 17 février)
Saint Théodore, en plus de ses nombreux combats spirituels, observait un silence strict et la prière constante ainsi que l'œuvre intérieure. pour lui, le silence était un moyen de contemplation incessante de Dieu, un moyen par lequel son intellect pouvait demeurer sans distraction dans le sanctuaire intérieur du cœur. Ce saint père avait le don des miracles.

Saint Père Théodore, prie Dieu pour nous!

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Saint Anatole ( Fêté le 3 juillet)
Ce saint père était un anachorète et un lutteur spirituel qui s'enferma dans une caverne minuscule. Ses reliques sont dans les cavernes où elles restent incorrompues et ont été glorifiées par de nombreuses guérisons.

Saint père Anatole, prie Dieu pour nous!

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Saint Martyre ( Fêté le 25 Octobre)
Rien n'est connu de la vie et des combats ascétiques de ce saint père.

Saint père Martyre, prie Dieu pour nous!

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Saints Théognostes [connus de Dieu seul] ( Fêtés le 28 août)
En plus de tous les saints déjà nommés, il y a les reliques fragrantes de trente-et-un autres saints dont les noms sont connus de Dieu seulement. Les reliques de trente-trois saints reposent dans la caverne de saint Théodose et treize saints dans la caverne de leur réclusion. Ils sont fêtés ensemble le 28 août.

Par les saintes prières de ces hommes qui sont devenus des anges sur terre pour devenir citoyens du ciel, puissions-nous trouver la force de combattre et de défaire le Malin et de sauver nos âmes, en donnant toute gloire, tout honneur et toute adoration au Dieu Un dans la Trinité du Père, du Fils et du Saint Esprit, maintenant et toujours et dans les siècles des siècles!

AMEN!

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après 
The Kiev Cave Patericon, 
Synaxis Press, Canada,
 1988