"Dans la confusion de notre époque quand une centaine de voix contradictoires prétend parler au nom de l'Orthodoxie, il est essentiel de savoir à qui l'on peut faire confiance. Il ne suffit pas de prétendre parler au nom de l'Orthodoxie patristique, il faut être dans la pure tradition des saints Pères ... "
Père Seraphim (Rose) de bienheureuse mémoire

dimanche 15 décembre 2013

L'apparition miraculeuse de l'image de Saint-Nicolas à Tambov





Dans la province de Tambov, une famille a acheté une vieille maison abandonnée. Par ailleurs, le bâtiment était délaissé et une vieille porte avait été jetée sous le hangar.

Par une journée pluvieuse, la fille [de cette famille] sortit au jardin et vit une icône en haut de la porte. Après l'avoir vénérée, elle rentra chez elle heureuse en disant: "Il y a eu un miracle! Saint Nicolas le Thaumaturge est apparu!"


Ils ont rapidement amené l'icône à l'église de Sechman. Lorsque l'évêque de Tambov l'a vue, il a dit: "Oui, cela semble être un miracle! Nous ne savions rien de cette icône et tout à coup elle est apparue. Elle a été révélée pour nous rappeler qu'elle a échappé aux grandes persécutions."

Beaucoup de fidèles viennent vénérer l'icône qui jour après jour devient plus lumineuse.

Un restaurateur a identifié l'icône, qui a été recouverte par une épaisse couche de peinture, comme une icône de l'école moscovite du 19ème siècle.

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après



Aujourd'hui 6/19 décembre, fête de saint Nicolas



*
ACATHISTE
ICI

Sur le Blog Saint Materne: Charité: Enseignements des premiers Pères de l'Église sur la pauvreté et la richesse





Vous ne faites pas un don de ce que vous avez au pauvre. Vous lui donnez ce qui est à lui.
Saint Ambroise de Milan, 340-397.

Les biens des riches les tiennent enchaînés... ce qui affecte leur courage, et impacte leur foi, et affaiblit leur jugement, et vrille leur âme. Ils pensent qu'ils sont des propriétaires, alors qu'en réalité c'est eux qui sont possédés: esclaves qu'ils sont de leurs biens, ils ne sont pas les maîtres de leur argent, mais ses esclaves.Saint Cyprien de Carthage, 300

Le pain qui est dans ton assiette appartient à l'affamé; le manteau qui pend dans ta garde-robe appartient à celui qui en a besoin; les souliers inutilisés dans ton armoire appartiennent à celui qui n'a pas de souliers; l'argent que tu places en banque appartient aux pauvres. Tu cause du tort à tous ceux que tu n'aides pas.
Saint Basile de Césarée, 330-370

Ne pas partager nos biens avec les pauvres, c'est les leur voler et les priver de vie. Les biens que nous possédons ne sont pas à nous mais à eux.
Saint Jean Chrysostome, 347-407

Au lieu de la dîme que la Loi ordonnait, le Seigneur dit de partager tout ce que nous avons avec les pauvres. Et Il dit aussi de ne pas seulement aimer nos proches mais aussi nos ennemis, et de donner et partager non seulement avec les bons, mais d'être aussi généreux avec ceux qui nous prennent nos biens.
Saint Irénée de Lyon, 130-200

Les riches sont en possession des biens des pauvres, même s'ils les ont acquis honnêtement ou hérités légalement.
Saint Jean Chrysostome, 347-407

Partage tout avec ton frère. Ne dis pas "c'est une propriété privée." Si tu partages avec lui ce qui est éternel, tu devrais être d'autant plus enclin à partager les biens qui ne dureront pas.
Didachè des Apôtres

Que le fort prenne soin du faible; que le faible respecte le fort. Que le riche serve le pauvre; que le pauvre rende grâce à Dieu pour ce qu'Il lui a donné quelqu'un par qui ses besoins puissent être satisfaits.
Saint Clément de Rome, 1er s.

Les Chrétiens s'aiment mutuellement. Ils ne méprisent pas la veuve, et ils sauvent l'orphelin. Celui qui possède partage largement avec celui qui n'a pas. Lorsqu'ils voient un étranger, ils l'accueillent sous leur propre toit et se réjouissent avec lui comme avec un véritable frère, car ils ne s'appellent pas frères selon la chair mais selon l'âme.
Aristides, début du 2ème s.

Comment pourrais-je te faire prendre conscience de la misère du pauvre? Comment puis-je te faire comprendre que notre richesse vient de leurs larmes?
Saint Basile de Césarée, 330-370

Lorsque tu es épuisé de prier et de ne rien recevoir, considère combien de fois tu as entendu un pauvre t'appeler, et que tu ne l'as pas écouté.
Saint Jean Chrysostome, 347-407
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Haïjin Pravoslave (CCXXXIII)


Soleil de l'Eglise
Le Christ éclaire ta Voie
Et fleurit ton âme

上帝的朋友 ( L'ami de Dieu)

FEUILLETS LITURGIQUES DE LA CATHÉDRALE DE L’EXALTATION DE LA SAINTE CROIX


2/15 décembre
25ème dimanche après la Pentecôte

Saint Habacuc, prophète (VIIème s. av. J.-C.) ; saint Athanase le Reclus (vers 1176) et un autre Athanase (XIIIème s.) des Grottes de Kiev ; sainte Mérope, martyre (vers 251) ; Saints Jean, Héraclémon, André et Théophile, moines en Egypte (IVème s.) ; saint Jessé, évêque de Tsilkani en Géorgie (VI°) ; saint Etienne-Ouroch, empereur de Serbie (1367) ; saint Solomon, archevêque d’Éphèse.

Lectures : Éph. IV, 1-6. Lc. XVIII, 18-27 
VIE DU SAINT PROPHÈTE HABACUC[1]
Habacuc était originaire de la tribu de Syméon. Fils de Saphat, il vécut vers 600 avant notre Seigneur et prédit, sous l’inspiration du Saint-Esprit, la prise de Jérusalem par les Chaldéens et la déportation à Babylone (587), en se lamentant amèrement sur le sort du peuple rebelle. Lorsque Nabuchodonosor vint faire le siège de Jérusalem, le prophète s’enfuit vers l’Ostracène et vécut comme un étranger dans la terre d’Ismaël (Arabie). Il ne retourna en Palestine qu’après le départ des Chaldéens qui emmenèrent captifs vers Babylone une grande partie des habitants de Jérusalem et de l’Égypte.
Un jour, alors qu’on faisait la moisson sur ses terres, il dit à ses serviteurs d’attendre un moment avant de distribuer la nourriture aux moissonneurs, pour qu’il ait le temps de faire une commission au loin. À peine avait-il donné cet ordre qu’il fut enlevé par un ange et transporté à Babylone pour donner à manger au prophète Daniel enfermé dans la fosse aux lions (Dn XIV, 33). De retour en Judée par la même force miraculeuse, il se présenta quelques instants plus tard à ses moissonneurs et leur servit le même repas.
Portant un nom qui promettait la délivrance finale du peuple et annonçait la future Résurrection (Habacuc : « père de la résurrection »), le saint prophète Habacuc se tenait vigilant, à l’écoute de la parole de Dieu, au sommet du poste de garde de son cœur (Hab. II, 1). C’est de là qu’il entonna son hymne admirable, devenu la quatrième Ode du canon des Matines. Contemplant les signes prophétiques de la manifestation de la puissance de Dieu par l’Incarnation, il s’écria : « Seigneur, j’ai entendu le récit de Ton ouvrage, et j’ai été saisi de crainte ; Seigneur, j’ai considéré Tes œuvres et j’ai été frappé de stupeur » (Hab. III, 2). Il prédit la naissance du Verbe en désignant mystérieusement la virginité de la Mère de Dieu : « Dieu viendra de Théman et le Saint de la montagne ombragée par la forêt » (III, 3). Décrivant la descente du Christ dans la chair comme une redoutable intervention cosmique de Dieu qui, dans Sa colère contre Ses ennemis, fait arrêter le soleil et la lune, et effraie la terre entière et les abîmes, Habacuc contemple le Seigneur monté sur les apôtres, comme sur des chevaux et des chars de combat, pour traverser la mer, vaincre la mort et sauver Son peuple. C’est pourquoi, saisi de crainte, il se réjouit pourtant dans le Seigneur, son Sauveur, qui affermira ses pas sur le roc de l’Évangile quand viendra la fin des temps, et le fera monter avec le Christ ressuscité sur les hauteurs de la contemplation, afin de chanter en vainqueur son cantique de gloire dans le Royaume éternel.
Le tombeau du prophète Habacuc fut retrouvé sous le règne de Théodose, à la suite d’une révélation, dans le village de Kela (Keila), à quelque distance à l’est d’Éleuthéropolis. On édifia sur les lieux un sanctuaire flanqué d’un monastère, où vécut saint Épiphane.
VIE DE SAINTS JEAN, HÉRACLÉMON, ANDRÉ et THÉOPHILE
Issus de familles pieuses de la ville d’Oxyrhynque, située en Égypte, sur les rives du Nil (auj. El‑Bahnasa, à 200 km au sud du Caire), ces ardents serviteurs de Dieu, stimulés par la lecture des Saintes Écritures, décidèrent d’abandonner le monde et de s’enfoncer dans le désert intérieur. Ils furent instruits dans les rudiments de la vie ascétique par un saint vieillard qui fut rappelé à Dieu après une année. Pendant plus de soixante ans, ils luttèrent avec constance dans le jeûne et la mortification des élans de la chair. Ils ne prenaient que quelques légumes et un peu d’eau, deux fois par semaine, malgré la chaleur torride, et ne se réunissaient que le samedi et le dimanche pour communier aux Saints Mystères de la main d’un ange. Le reste de la semaine, ils se retiraient seuls dans quelque grotte ou au sommet d’une montagne pour y vaquer à la prière continuelle.
Tropaire du dimanche du 8ème ton
Съ высоты́ снизше́лъ еси́, Благоyтбне, погребе́нiе прiя́лъ ecи́ тридне́вное, да на́съ свободи́ши страсте́й, животе́ и воскресе́нiе на́ше, Го́споди, сла́ва Teбѣ́ !
Des hauteurs, Tu es descendu, ô Miséricordieux ! Tu as accepté d’être enseveli trois jours afin de nous libérer des passions : ô notre Vie et notre Résurrection, Seigneur, gloire à Toi !

Tropaire du prophète, ton 2
Проро́ка Твоего́ Авваку́ма па́мять, Го́споди, пра́зднующе, тѣ́мъ Тя́ мо́лимъ: спаси́ ду́ши на́ша. 
Célébrant, Seigneur, la mémoire de ton prophète Habacuc, nous t'en supplions, sauve nos âmes.

Kondakion du prophète, ton 8
Возгласи́вый вселе́ннѣй отъ ю́га прише́ствіе Бо́жіе отъ Дѣ́вы, Авваку́ме богоглаго́ливе, и на боже́ственнѣй стра́жи предстоя́ніемъ слы́шанія отъ свѣтоно́сна а́нгела Христо́во Воскресе́ніе возвѣсти́лъ еси́ мíру, сего́ ра́ди ве́село зове́мъ ти́: ра́дуйся, проро́ковъ свѣ́тлая добро́то. 

Héraut de Dieu, tu as proclamé à la face de l'univers que Dieu viendrait du midi, c'est-à-dire de la Vierge Marie, et du milieu de la nuit où tu veillais devant Lui,  tu as annoncé au monde la Résurrection du Christ comme tu l'avais appris d'un Ange resplendissant. C'est pourquoi dans l'allégresse nous te chantons:  Réjouis-toi, splendeur éclatante des prophètes.

Kondakion du dimanche, ton 8
Воскpécъ изъ гро́ба, уме́ршыя воздви́глъ ecи́ и Aда́ма воскреси́лъ ecи́, и Éва лику́етъ вo Tвое́мъ воскре-се́нiи, и мipcтíи концы́ торжеству́ютъ е́же изъ ме́ртвыхъ воста́нieмъ Tвои́мъ Mногоми́лостивe.
Ressuscité du tombeau, Tu as relevé les morts et ressuscité Adam ; Ève aussi exulte en Ta Résurrection, et les confins du monde célèbrent Ton réveil d’entre les morts, ô Très-miséricordieux !

Hiéromoine Grégoire de la Sainte Montagne
COMMENTAIRES SUR LA DIVINE LITURGIE DE ST JEAN CHRYSOSTOME
Le miracle de la transfiguration liturgique (suite)
L’âme s’élève pour rencontrer Dieu. Et la peine qu’elle se donne lui donne des forces. Elle découvre en elle de nouvelles puissances, alors qu’elle gravit le Thabor liturgique : « Elle s’élève toujours davantage », dans « un mouvement ascensionnel qui n’a pas de cesse, où elle trouve toujours dans ce qu’elle a réalisé, un nouvel élan pour voler plus haut ». L’homme déraisonne alors : il ne demande pas à Dieu de Le voir comme il le peut lui-même, mais comme Il est vraiment, jusqu’à rassasier son désir. Et l’amour divin pour l’humanité satisfait son désir de cette vision de Dieu en montrant que cette requête  est impossible : car « la véritable contemplation de Dieu a pour caractéristique, que celui qui lève les yeux vers Lui ne cesse jamais de Le désirer »(St Grégoire de Nysse).
Nous les avons vers le Seigneur, répondent les fidèles au célébrant. Par cette réponse, ils l’assurent qu’ils sont déjà montés « jusqu’aux hauteurs… jusqu’au trône de Dieu » (St Méthode d’Olympe). Leurs cœurs sont dans les hauteurs, où le Christ est assis à la droite de Dieu (Col. III,1).
Le prêtre : Rendons grâces au Seigneur.
Le chœur : Il est digne et juste.

Rendons grâces au Seigneur
Nous sommes maintenant prêts à avancer dans l’offrande du Sacrifice. Le mode d’offrande est notre action de grâces au Seigneur, et c’est ce que souligne maintenant le célébrant. Le Christ Lui-même a enseigné ce mode eucharistique, d’action de grâces, de l’accomplissement du Mystère : «  Jésus prit du pain ; et, après avoir rendu grâces, Il le rompit, et le donna aux disciples, en disant : Prenez, mangez, ceci est mon corps, qui est donné pour vous… Il prit ensuite la coupe ; et, après avoir rendu grâces, Il la leur donna, en disant : Buvez en tous [cf. Matth. XXVI, 26-27, cf. Lc. XXII, 19] » (St Jean Chrysostome).
Le meilleur moyen pour garder les dons de Dieu, est de nous en souvenir et de rendre grâces à leur sujet. « Les redoutables Mystères qui sont célébrés dans chaque assemblée de l’Église et dont jaillit un salut abondant, s’appellent « Eucharistie » [c’est-à-dire, action de grâces] parce qu’ils constituent le souvenir d’une infinité de bienfaits, et ils nous manifestent le point culminant de la divine Providence et nous préparent à rendre grâces à Dieu de multiples façons… C’est pour cette raison que le prêtre, au moment de ce sacrifice, nous exhorte à rendre grâces à Dieu pour le monde entier, pour le passé et le présent, pour tout ce qui s’est passé et tout ce qui se passera. Car cette action de grâces nous libère de la terre et nous transporte dans le ciel, et fait que d’hommes nous devenons des anges » (St Jean Chrysostome)
Nous rendons grâces à Dieu pour Ses bienfaits, et l’Eucharistie elle-même est un nouveau bienfait de Dieu, car tout en n’ajoutant rien à ce qu’Il est, « Il nous rend plus intime avec Lui » (St Jean Chrysostome).

LECTURES DU DIMANCHE PROCHAIN : Matines : Lc XXIV, 1-12;  Liturgie : Eph. V, 8-19. Lc. XVII, 12-19. Ste Anne: Gal. IV, 22-31. Lc. VIII, 16-21.


[1] Tiré du Synaxaire du Hiéromoine Macaire de Simonos Petras

samedi 14 décembre 2013

LES SAINTS MARTYRS



Aiud
Mère de Dieu 
avec les saints nouveaux martyrs roumains

Les martyrs [deux mots en roumain : Muncenicii  et Martirii] sont ceux qui ont donné leur vie pour témoigner de Jésus-Christ dans des circonstances particulières. Les martyrs sont les premiers saints de l'Eglise, qui a toujours considéré que le martyre n'aurait pas été possible sans la grâce de l'Esprit Saint. Par conséquent, les martyrs ont souvent été honorés comme saints par d'autres chrétiens, immédiatement après la mort. Les premiers martyrs furent saint Jean-Baptiste et saint Etienne, l'un des sept diacres et le "premier martyr."




Le culte des martyrs

Les martyrs ont été honorés par l'assemblée locale de croyants souvent rassemblés autour de la tombe du martyr où il y avait ses reliques, la journée commémorant sa mort, c'est-à-dire sa naissance à la vie éternelle. Le culte des martyrs se développa sur le modèle du culte du héros antique. Pour les chrétiens de l'Antiquité, ils étaient "les héros de la foi" et selon la conception chrétienne, on ne pouvait pas témoigner à la mort sans la grâce de Dieu, ce qui est la raison pour laquelle ils étaient considérés comme saints dès le moment de leur mort.
Avec la paix de l'Église (cessation de la persécution sous l'empereur Constantin le Grand), le culte des martyrs grandit et se délocalisa: "En parallèle avec le phénomène de l'expansion multiplicatrice, si l'on peut dire, en plus de la tombe du martyr, il y eut aussi la fête qui lentement dépassa les faibles limites où elle se faisait à l'origine. Au début, chaque église honore ses martyrs, à l'exclusion des autres, c’était une sorte de fête de famille dans chaque communauté. Mais déjà dans la première moitié du quatrième siècle on peut constater les emprunts aux églises étrangères " (Hippolyte Delehaye, Les Origines du cultes des Martyrs). En conséquence, les martyrologes locaux s’enrichissent des premiers martyrs étrangers, et de ce point de vue les martyrs dont le culte est introduit de manière exceptionnelle reçoivent le même honneur que les anciens.
Ensuite, les martyrs se sont ajoutés à d'autres catégories de saints, les évêques, les saints personnages du Nouveau Testament, de l'Ancien Testament et les ascètes (plus tard appelés Vénérable/pieux). Cela était conforme à une expansion de la vision chrétienne des martyrs, qui étaient arrivés à être appelé "témoins de la foi" et puis ascètes. Beaucoup d'écrivains religieux témoignent d'un martyre héroïque plus intériorisé de la foi, la vision a commencé à s'installer dans les troisième et quatrième siècles: le martyre de conscience, le martyre de la volonté, le martyre par des travaux ascétiques, le martyre sans effusion de sang.

Catégories de martyrs
Dans la langue du synaxaire de l’Eglise, au mot de martyr on peut parfois ajouter des particules qui spécifient une variété de sous-catégories de martyrs :

Grands martyrs-

Les grands martyrs (Mégalomartyrs) sont ceux qui ont lutté dans un martyre extraordinaire: St. Georges, le tropéophore (fêté le 23 Avril)/ le grand martyr Théodore Tiron (fêté le 17 Février)/ le grand martyr Démètre, myrrhoblyte et thaumaturge (fêté le 26 Octobre)/ Le grand martyr Théodore (fêté fêté le 8 Juin - translation des reliques, le 8 Février – fête du martyre)/ le grand martyr Pantéléimon, Anargyre (fêté le 27 Juillet),/ le saint martyr Ménas de Cotyée (fêté le 11 Novembre).


Theodore Tyro.jpg




Les hiéromartyrs –

Ce sont les martyrs qui étaient également membres du clergé (diacres, prêtres, évêques), saint Ignace hiéromartyr (fêté le 20 Décembre)/ hiéromartyr Miron (fêté le 17 Août)/ hiéromartyr saint Grégoire le grand Illuminateur de l’Arménie (fêté le 30 Septembre)/ saints martyrs Epictète et Astion de Murighiol (Halmyris) (fêté le 8 Juillet)/ les saints Quarante Martyrs de Sébaste en Arménie (fêtés le 9 Mars)/ les saints martyrs Zotique, Attale, Camase et Philippe de Niviodunum –aujourd’hui Isaccea en Roumanie-(fêtés le 4 Juin);



Gregory Illuminator.JPG


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Saints nouveaux martyrs et nouveaux Hiéromartyrs–

Ce sont les martyrs apparus après les périodes de persécutions antiques et après les persécutions de l'époque iconoclaste, la plupart sont plus "nouveaux", c'est-à-dire qu'ils datent du temps de la domination turque sur l'Empire byzantin ( XV- XIX siècles) et à ce jour comme les martyrs de la persécution des temps communistes: les saints martyrs Brâncoveni : Constantin, Stéphane, Radou, Matthieu et Ianache le conseiller (fêtés le 16 Août)/ le martyr Jean le Nouveau de Suceava (fêté le 2 Juin) les saints Hiérarques confesseurs Elie Iorest et Sava, métropolites de Transylvanie/ Saint hiérarque Confesseur des Maramures Joseph (fêté le 24 Avril) Saint nouveau martyr Valériou Gafencou/ saint martyr Daniel hiéromoine du Grand Habit de Rarau (Sandu Tudor), les saints martyrs d’Aioud (goulag roumain de sinistre mémoire)  tous en attente de canonisation.

Sfintii Martiri Brancoveni







Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après


Carême de l'Avent...


Quand pouvons-nous manger du poisson?

Haïjin Pravoslave (CCXXXII)


La grandiloquence
Ne convient pas à l'Esprit
Reste simple en Christ

上帝的朋友 ( L'ami de Dieu)

vendredi 13 décembre 2013

Les reliques de Père Gheorghe [Calciu] de bienheureuse mémoire découvertes incorrompues


Calciu 7 ani 1

(7 années après la translation du Père Gheorghe [Calciu] vers le Seigneur,
Pannikhide de commémoration
16 novembre 2013 + Monastère de Petru Voda)

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Sept ans après la naissance au Ciel de Père Gheorghe, un office a eu lieu au monastère de Petru Voda, le 16 novembre 2013. A cette occasion a eu lieu l'invention des reliques du Père. Celles-ci avaient l'apparence des reliques des saints incorrompus. Elles ont été placées dans l'ancienne cellule de Père Justin Pârvu de bienheureuse mémoire. 

Il existe depuis plusieurs années une demande de canonisation du Père Gheorghe. Une icone a été peinte, un acathiste et un office écrits (voir ici)

Tropaire avant l'Acathiste

Le confesseur courageux de la foi, qui a passé sa vie comme un sacrifice continuel dans l'abîme de la souffrance inquiétant, pour défendre l'Eglise, la dignité et le salut du peuple roumain, a été élevé par l'amour et la prière des profondeurs de l'enfer à la lumière et à la joie céleste de la présence de Dieu. Par ses prières, ô Christ Dieu, sauve nos âmes.

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Reliuqes du saint



La tombe de Père Gheorghe

parintele-gheorghe-calciu

Icône  de Père Gheorghe



Cette video qui montrait les reliques du Père Gheorghe 
de bienheureuse mémoire 
a été censurée!!!

Article ci-dessus: C.L.-G. d'après plusieurs sources roumaines

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Saint Père Gheorghe Calciu-Dumitreasa: Entrevue (R)






Le Père Gheorghe Calciu Dumitreasa est un confesseur roumain du XXème siècle. Il est né le 23 novembre 1925 à Mahmudia, en Roumanie. Etudiant en médecine, il est arrêté et envoyé au goulag roumain où il passe de nombreuses années. Il appartenait à une famille de paysans fermiers et il était le dernier des onze enfants d'un couple chrétien pieux et fervent. Il fut le seul à faire des études. A la faculté de médecine de Bucarest, il rencontra des fidèles du mouvement hésychaste "Le Buisson Ardent". Arrêté après deux ans d'études, pour avoir protesté contre l'introduction des cours de marxisme dans les écoles, il fut envoyé en rééducation jusqu'en 1952, puis jusqu'en 1964, date de sa libération, fut transféré de prisons en prisons. Il y rencontra des prêtres et Constantin Oprisan, martyr pour la foi orthodoxe. Il devint professeur de français à l'Institut de Théologie de Bucarest, fit ses études théologiques, et en 1973 fut ordonné prêtre. Ses causeries et ses réunions de prière le soir eurent un grand succès auprès des étudiants. Ses Sept Homélies pour la Jeunesse lui valurent d'être arrêté, emprisonné pour la seconde fois, condamné à mort pour avoir "révélé des secrets d'état". Il faillit mourir de faim mais Dieu lui permit de voir la Lumière Incrée. A cause de la grande agitation causée par son arrestation et son emprisonnement, et surtout à cause de la pression internationale, il fut libéré en 1984, assigné à résidence et empêché d'exercer son ministère. En 1985, il fut expulsé de Roumanie avec sa famille vers les USA où il vécut jusqu'à sa naissance au ciel le 21 novembre 2006. Il repose selon son vœu au monastère des Archanges de Petru Voda en Roumanie.

Père Gheorghe, Mémoire Eternelle!

Question: Pourriez vous dire quelques mots sur votre attitude envers les ennemis? Il me semble que votre attitude envers vos ennemis a beaucoup changé pendant que vous étiez en prison?

Père Gheorghe CALCIU: Oui, sous la torture, dans les conditions de la prison, il est difficile d'aimer son ennemi. C'est très difficile, mais je vous ai dit que je n'étais pas théologien au début. J'étais étudiant en médecine. J'étais très fidèle. Je tenais cela de ma mère. Mais j'étais un homme jeune, et de nombreuses fois, je me suis emporté contre ceux qui me torturaient, mes ennemis...
En prison, j'ai rencontré des prêtres, des moines et d'eux ( Et surtout en ayant vécu avec Constantin Oprisan dans ma cellule), j'ai appris ce que cela signifie d'aimer ses ennemis. Quand ils vous laissent sortir de prison, chacun, tout prisonnier, essaie de mettre sur le papier ses souvenirs de prison. La Securitate ( Police politique communiste roumaine) connaissait très bien notre psychologie, parce qu'il y avait dans ses rangs de très bons psychologues. Ils avaient l'expérience de cinquante ans en Russie et de vingt ans en Roumanie. Ils connaissaient chaque mécanisme de notre âme. Je veux dire chaque mécanisme psychologique, pas spirituel. Et ils savaient qu'après la libération, chacun essaierait de rédiger ses souvenirs. Ils ont commencé à fouiller nos maisons. Ils ont tout confisqué, mais ils ne m'ont pas fouillé. J'ai commencé à jeter mes souvenirs sur le papier et toute la rage à commencé à monter en moi. La torture, mon emprisonnement, et les blessures, les blessures spirituelles devinrent très présentes en mon âme et je comnmençai à haïr. J'ai commencé à haïr mes ennemis. J'ai écrit huitante pages et parce que j'ai senti que la haine avait commencé à croître en moi, j'ai détruit ces pages.
Au moment où j'ai détruit ces pages, mon âme est devenue calme, libre de toute haine envers mes ennemis. Après, je suis venu en Amérique. J'ai été invité à parler dans de nombreuses villes et états d'Amérique, dans des églises en Amérique, en Europe, partout. Je n'ai jamais prononcé ler nom de mes tortionnaires. Je considérai que prononcer le nom d'un quelconque de mes tortionnaires, équivalait à le livrer à la haine des gens. Dieu connaît le nom de tout le monde. Dieu sait ce qu'Il doit faire d'eux. Je n'avais pas le droit de les juger ou de les livrer à la rage des gens puisque j'étais déjà un homme libre. Souvent, j'étais un homme libre en prison, plus libre que maintenant, parce que je connaissais la Vérité et que la Vérité me donnait la liberté. Alors il est simple de comprendre pourquoi je n'ai pas haï mon tortionnaire et pourquoi je ne hais point mes ennemis maintenant. J'essaie d'être bon. Quelquefois j'y parviens, quelquefois je...de toutes façons, j'essaie d'être bon.

Question: Père, une autre question. En Amérique quand nous entendons des confessions, en tant que confesseurs, nous entendons de nombreuses fois: " Je pardonnerai, mais je n'oublierai pas." Je vous entends dire qu'en brûlant le manuscrit de ce qui vous était arrivé, vous essayez d'oublier. Vous devez aussi pardonner, mais j'imagine que vous avez encore le souvenir de ce qui vous est arrivé…

Père Gheorghe CALCIU: Cela ne me gêne pas. Je considère que mes souffrances en prison ont été à mon avantage... J'avais beaucoup de péchés, mais les souffrances ont purifié mon âme. Mais concernant ce thème. "pardonner, mais ne pas oublier", il y avait un moine appelé Nicolae Steinhardt. Il était juif. Il fut arrêté, et en prison, il se convertit à l'orthodoxie. Il fut baptisé par un moine en prison, et son parrain fut un autre prisonnier. Il écrivit un livre intitulé le Journal du Bonheur qui parlait de ses souffrances en prison. Quel paradoxe que de donner un tel titre à un livre qui parlait des souffrances par lesquelles il était passé en prison. Néanmoins, il considérait toutes ses souffrances comme un bonheur pour lui. Il disait: "J'ai rencontré beaucoup de gens en prison qui disaient, je pardonne , mais je ne puis oublier. Imaginez que vous êtes avec le prêtre en confession, vous êtes en face de lui et vous lui dites: Père, je ne peux pas oublier, mais je pardonne. Le prêtre vous donne l'absolution, mais à ce moment, le Christ vient devant vous et dit au prêtre: Père, vous pouvez lui pardonner, mais je ne peux pas oublier ses péchés. Je lui pardonne, mais je ne puis oublier ses péchés. Quel sorte de sentiment auriez-vous si Dieu vous disait: Je pardonne, mais je ne puis oublier? Il en va de même pour soi. Donc, il y a un problème. Vous ne pouvez pas pardonner sans oublier, parce que le souvenir est toujours dans votre esprit et aux moments difficiles, vous vous souvenez de cette haine. Et j'en ai moi-même l'expérience.

Traduction française Claude Lopez-Ginisty
d'après: 
THE ORTHODOX WORD
July-August 2007
Platina, California, USA

Haïjin Pravoslave (CCXXXI)


L'histoire du saint
Te rappelle simplement
Une voie humaine

上帝的朋友 ( L'ami de Dieu)

jeudi 12 décembre 2013

Père Gheorghe CALCIU: Une seule chose est utile… (R)




Une chose est véridique!

(Mes bien-aimés) sachez que notre relation avec Dieu n'est pas une plaisanterie; sachez que ce monde entier, avec toute sa civilisation est un phénomène de mode passager. Vous fermerez les yeux à jamais [quand vous mourez] et vous ne saurez plus rien de la civilisation, ou des efforts vers la Lune ou Mars, et ainsi de suite... Toutes ces choses sont des ombres/vides; une seule chose est véridique: Notre relation avec le Christ, l'immortalité de notre âme et ce qui nous attend au-delà de la mort, perspective d'un éternel tourment ou de la vie éternelle.

Pannikhide pour Père Gheorghe/2010

Sur le sacerdoce

"Que signifie le sacerdoce? Cela signifie être un témoin durable de la souffrance humaine et la prendre sur tes épaules. Etre celui qui réchauffe le lépreux à sa poitrine, celui qui donne la vie au malheureux par le souffle de sa propre bouche. Etre une grande consolation pour chaque malheureux, même lorsque tu es toi-même accablé de faiblesse. Etre un rayon de lumière brillant au cœur malheureux quand tes propres yeux, ont depuis longtemps cessé de voir le jour. Porter des montagnes de souffrance des autres sur tes épaules, tandis que ton propre être crie sous le poids de sa propre souffrance. Ta chair se rebellera et dira: "Cet héroïsme est absurde, impossible! Où est un tel homme, où est le prêtre que tu décris pour que je puisse mettre ma propre souffrance sur ses épaules?"

Oui, néanmoins, il existe! De temps en temps, s'éveille en nous le prêtre du Christ qui, comme le Bon Samaritain, se met à genoux à côté de l'homme tombé parmi les voleurs, et le met sur sa propre monture, et l'amène à l'Eglise du Christ pour le guérir. Et il s'oublie lui-même et te consolera, ô homme de souffrance! "

Version française Claude Lopez-Ginisty 
d'après