samedi 24 septembre 2011

Romanòs: Courant derrière Toi




Courant derrière Tes disciples
J'ose me dire Ton disciple.

Me cachant parmi les bagages
de Tes prophètes et de Tes Saints
J'ose dire que je suis un pèlerin.

De tout ce qui est le meilleur en moi, Seigneur,
J'ai honte et je suis coi
En Ta Présence.

Mes pensées, paroles et actes
Me condamnent pour mon inaction,
Car seulement Tes pensées, Tes paroles,
Et Tes actions, sont dignes.

Recherche moi, Mère du Christ,
Parmi l'armée de pèlerins,
Et ne me trouvant pas là,
Cherche-moi encore une fois à Jérusalem.

Même si seulement dans l'ombre
Des portes de cuivre du Temple,
Je veux être retrouvé pendu
Aux paroles fructueuses de ton Fils.

Retrouvé pendu, saints de Dieu,
Avec vous qui entendez l'appel et accourez
Au lieu de votre couronnement,
Et de votre éternelle nouvelle naissance.

Pour voler la parole de votre appel
J'ai été effronté,
Mais une fois volée, laissez-moi la garder.
Pardonnez-moi, recommandez-moi à votre Seigneur.

Courant derrière vous,
J'ose me dire Ton disciple.

Seigneur, j'ai confiance en Ta miséricorde.
Je suis Tien, alors sauve-moi.

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après

Romanòs

L'Ermitage du cœur (274)


Garde la prière
Au secret de l'âme
Pour affronter sans mal le tumulte
Dmonde  éloigné de Dieu

上帝的朋友 ( L'ami de Dieu)

vendredi 23 septembre 2011

David Athey: La nécessité théologique de l'humour




Dans un recueil d'essais intitulé "Le saint rire", Conrad Hyers dit: "Un trait commun des dictateurs, des révolutionnaires et des autorités ecclésiastiques est le refus de rire de soi ou de permettre aux autres de se moquer d'eux."
Bien sûr, "eux" peut facilement se traduire par "nous". Parfois nous tous, nous nous prenons trop au sérieux, nous oublions de rire en nous en nous voyant dans le miroir, et en refusant de laisser les autres nous voir comme nous sommes, comme de petits enfants trottinant vers le Royaume. Si nous ne rions pas de nous-mêmes, et ne permettons pas aux autres de rire de nous et avec nous, nous avons tendance à nous adorer. Se moquer de nous-mêmes, c'est comme faire une bonne confession. Laisser les autres se moquer de nous, c'est comme accepter la prophétie.

Beaucoup de paroles des Pères du désert sont de véritables plaisanteries. Avez-vous entendu celle sur le saint Abba Moïse? Quand il a rencontré certains pèlerins qui venaient le voir, l'abbé a refusé d'agir comme selon son importance et il a dit de lui: "Que lui voulez-vous? Cet homme est un fou et un hérétique! "
Avez-vous entendu celle sur le disciple qui fut chargé de récompenser tous ceux qui l'insultaient? Pour une période de trois ans, il accepta d'échanger de l'argent contre de la violence verbale. Lorsque les trois années furent achevées, le disciple fut relevé de son obligation et il se rendit à Athènes. Quand il essaya d'entrer dans la ville, il fut accueilli par un vieil homme qui immédiatement l'insulta. Le disciple se mit à rire. "Pourquoi ris-tu?", demanda le vieil homme. "Parce que," répondit le disciple: "pendant trois ans, j'ai dû payer pour ce genre de chose, et maintenant tu me donnes cela pour rien."

Comme le disciple de l'histoire, nous devons tous agir comme des enfants, laissant briller notre rire devant les hommes, même devant les vieux grincheux. Si nous tuons le rire dans nos vies, une bête brute se lèvera pour combler le vide. Dieu a épargné le Rire (Isaac signifie il rit en Hébreu!)) et Il a fourni un autre sacrifice. Le bélier, symbole de la guerre, fut brûlé en place d'Isaac. Maintenant certaines personnes dans le monde, et certaines personnes dans l'Église, voudraient que nous placions ce Rire à nouveau sur le bûcher funéraire. Dans The Joyful Christ (Le Christ Joyeux) Cal Samra dit: "L'humour est un équilibre, un désarmement, et donc une force de rétablissement de la paix qui touche au divin."

Les hommes et les femmes pacifiques ont un sens divin de l'humour, une force de guérison. Ils ont une manière d'accepter en rejetant les choses. Les plus pacifiques peuvent combattre sans haïr, et donc rarement se battre. Comme Cal Samra le dit: "Il est possible de faire la paix avec humour."

Alors avez-vous entendu celle sur les deux Pères du désert qui voulaient avoir une querelle? Les deux saints hommes décidèrent de se battre pour une brique - bon symbole des terres et des biens - mais aucun d'entre eux ne gagna, parce que avec toutes leurs années de prière et de jeûne ils avaient oublié comment se battre. "Tu dis que la brique est la tienne? Bon, alors tu la gardes. "

Le meilleur humour se produit lorsque l'Evangile surnaturel est jouée dans la vraie vie: un général trois étoiles tend l'autre joue; un président de grande société travaille au salaire minimum; un créateur de mode de Paris abandonne la piste pour faire des robes pour les moniales. Quand quelqu'un vit de l'Evangile, c'est une hilarante contradiction avec ce que le monde prend au sérieux. 


Le monde se moque de ceux qui souhaitent être parfaits. Le monde se moque de gens comme [sainte] Xénia de Saint-Pétersbourg qui a vendu tout ce qu'elle avait et a donné l'argent aux pauvres. Le monde rit et traite Xénia de folle. L'Eglise sourit, et la nomme Folle-en-Christ, et sainte.

Comme nous le savons tous, le miroir peut être l'endroit le plus drôle du monde. Vous auriez dû me voir ce matin. Trente-cinq ans, et je suis encore à apprendre à me raser. J'avais de la mousse  sur mon nez et mes oreilles, et par une loi de physique étonnante de salle de bains, il y avait une boule de crème à raser coincée comme un insecte dans mon nombril. Était-ce la révélation de Dieu qu'Il n'est vraiment favorable qu'aux chrétiens barbus? Plus probablement, ce désordre était simplement dû à ma propre impatience, péché quotidien qui consiste à croire que je suis trop important pour vivre dans l'instant donné.

Dans l'Angleterre médiévale, il y avait généralement une personne qui pouvait contester le roi régnant et y survivre. C'était le bouffon de cour, assez stupide pour cracher la vérité au lieu de la flatterie. Et au XVIe siècle, en Russie, Ivan le Terrible n'acceptait aucune critique de quiconque, sauf de saint] Basile le Fol-en-Christ. Peut-être aujourd'hui avons-nous tous besoin d'employer un bouffon, et peut-être même un saint Fol-en-Christ, dans nos propres petits royaumes.

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
cité et illustré par

L'Ermitage du cœur (273)


Garde le Nom
Dans ton cœur
Comme une joyau
Dans un écrin
上帝的朋友 ( L'ami de Dieu)

jeudi 22 septembre 2011

Le miracle de la coupe de vin fendue en deux




La coupe qui se fendit en deux dans son revêtement


Du temps  de Païsios, hiéromoine de Mytilène, il y eut dans la Kalyve de Saint Jean le Théologien le miracle de la division en deux parties égales de la coupe de vin, pour montrer aux Pères présents qu'aux yeux du Christ à la fois Jean le Précurseur et  Jean le Théologien ont la même audace devant Dieu. La coupe a été placée dans un boîtier argenté avec des décorations artistiques métalliques. Les deux pièces sont de même poids.

Alexandros Moraitides, dans sa courte histoire Avec les vagues du Nord, nous raconte:

Païssios revenait à Kavsokalyvia sa vieille Kalyve, après avoir reçu sa ration régulière du monastère de Xenophont comme ce fut le cas toute sa vie.

Pendant la fête de Jean le Théologien, où l'hospitalité fut donnée dans la trapéza [Table monastique, réfectoire] selon la coutume, et tandis que les pèlerins étaient rassemblés modestement à la gloire du disciple bien-aimé [saint Jean le Théologien], un débat long et curieux fut soulevé parmi les startsy: Qui est le plus grand, l'honorable Précurseur qui baptisa Jésus, ou Jean le Théologien qui se pencha sur sa poitrine? De nombreux arguments furent échangés au cours de cette pieuse joute, et aucune conclusion  ne fut atteinte. Soudain, une belle coupe, pleine de vin au milieu de la table, se brisa en deux morceaux.

Cet événement fut considéré comme très important. Le hiéromoine Païsios eut ensuite l'inspiration de peser les deux morceaux, et ils étaient exactement du même poids.

Les startsy se levèrent alors et louèrent Dieu, Qui à travers ce signe, donna la solution qui convenait à la discussion, montrant que, comme la Sainte Trinité est égale en honneur, ainsi les deux saints, l'honorable Précurseur et Jean le Théologien bien-aimé, doivent avoir le même honneur.


Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
Ascetical Personalities and Guidance From Athos
Translated by John Sanidopoulos. 
in
MYSTAGOGY



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L'Ermitage du cœur (272)


Ne te scandalise pas
De l'imperfection des autres
Quand tu leur montres 
Ta seule médiocrité

上帝的朋友 ( L'ami de Dieu)


mercredi 21 septembre 2011

Staretz Nicodème de Karoulia (X et fin)


Mont Athos
Mont Athos

La dormition du staretz
Deux mois avant la dormition de Père Nicodème, j'ai reçu une lettre de Karoulia, de Père Syméon: "Le staretz a eu un accident vasculaire cérébral, et ne peut plus écrire". Combien il était difficile d'entendre parler du départ imminent du dernier staretz athonite russe... Père Nicodème était couché là, attendant le moment chéri de sa rencontre avec le Seigneur Jésus-Christ, dont il avait porté le Nom sur ses lèvres, dans son esprit et dans son cœur jusques à son dernier souffle. Il demanda humblement à ceux présents à son trépas de ne pas le déranger par des conversations. "Il a beaucoup souffert sur terre de sa dernière maladie ", a déclaré le moine du grand schème Michel, "mais le Seigneur a béni son serviteur docile, humble d'esprit, par une fin chrétienne et l'héritage de la terre de bénédictions, le Royaume des Cieux. "Le Père Etienne communia Père Nicodème à minuit, et le staretz reposa au matin, en paix, en Dieu, comme l'a dit son compagnon de cellule, le moine du grand schème Syméon. C'était le 15/28Février, 1984.

Epilogue
L'autre jour je suis allé au kellion de la Sainte-Trinité pour terminer la rédaction de ce modeste travail à l'endroit même du labeur de l'aîné. Dès que je me suis assis près de son lieu de sépulture pour me reposer après mon ascension, des avions de combat ont à nouveau volé très près de Karoulia, à très basse altitude sur la mer, comme ils l'avaient fait le jour de l'invention des vénérables reliques du staretz. Ayant servi une litie avant de commencer mon travail, je me suis de nouveau assis pour écrire. Juste là, juste au-dessus de ma tête, à proximité des falaises perpendiculaires de Karoulia, à une distance d'environ 150 mètres, les avion de combat ont volé à nouveau! J'ai pris cela comme un signe de bénédiction et comme un rappel à moi de la façon avec laquelle le moine du grand schème Nicodème, avec l'épée spirituelle du Nom de Jésus, détruisit l'homme tombé en lui-même dans cette guerre contre les puissances invisibles sous le ciel, guerre dont ce valeureux guerrier du Roi céleste sortit  vainqueur.

Père Nicodème, prie Dieu pour nous pécheurs!

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
ORTHODOX WORD
Issue #278, May-June 2011,
Vol. 47, No. 3:
Elder Nikodim
of Karoulia
Elder Nikodim of Karoulia; 
by Hieroschemamonk Ephraim of Karoulia
St. Herman of Alaska Brotherhood,
California, USA

L'Ermitage du cœur (271)


Tout est simple
Si tu aimes le Christ
Et que tu t'abandonnes 
A la Providence dans la prière

上帝的朋友 ( L'ami de Dieu)

mardi 20 septembre 2011

Staretz Nicodème de Karoulia (Mont Athos)[IX]





Tzar-martyr Nicolas II
Durant la fin des années 1950, le staretz Nicodème fit un pèlerinage à Jérusalem, pour y vénérer les Lieux Saints. Alors, il rencontra et se lia d'amitié avec l'archimandrite Spyridon (Efimov), un ami spirituel proche de saint Jean (Maximovitch). Père Spyridon était alors affecté à une paroisse de Beyrouth, au Liban. Les deux ascètes étaient également liés par leurs saints patrons, Nicodème et Spyridon, les faiseurs de prosphores de la Laure des Grottes de Kiev. Dans le monde, le Père Spyridon avait même porté le nom de Nicodème.
En plus de leur douceur, humilité, et d'autres vertus, les pères Nicodème et Spyridon avaient également un grand amour pour le saint tzar Nicolas II de Russie ayant souffert la passion. Le hiéromoine du grand schème Daniel,  iconographe et chantre de la kellia des "Danieloi" à Katounakia, a parlé de  la vénération pour [le tzar] saint Nicolas du Père Nicodème: "Père Nicodème avait dans sa chambre un grand portrait de la famille royale avec des auréoles dessinées par-dessus l'image, et il allumait une lampade chaque jour devant cette image. "Le tzar Nicolas était un saint homme!" avait l'habitude de dire Père Nicodème. "Il a mené toute sa famille au martyre. Ce sont tous de saints martyrs et je les prie, je fais des prosternations devant leurs images, et même je les prie avec le chapelet. Ce sont tous des saints!"
En cela, le Père. Nikodim anticipait leur glorification par l'Eglise Hors Frontières et par l'Église de Russie. "
En 1998, un manuscrit du staretz Nicodème sur les raisons de la chute de l'Empire russe fut trouvé dans la kellion de saint Georges à Karoulia:
Pour le peuple russe, pour sa libération des autorités sataniques, la prière seule, même la plus sérieuse, ne suffit pas. Ce qui est nécessaire c'est la repentance nationale et une reconnaissance profonde du très grand et très grave péché du rejet de l'autorité de Dieu sur eux-mêmes dans la personne de Son Oint. Ouvrez la Bible et vous verrez comment Dieu a dirigé Son peuple. Les anges et les hommes ont péché devant Dieu: Dieu a envoyé Son premier ange en enfer pour un tourment éternel sans merci. Mais Il a réservé Sa miséricorde à l'homme, et l'a renvoyé [du Paradis] sur la terre pour se repentir, et a promis son retour à nouveau au paradis s'il voulait garder les lois de Dieu et Ses commandements.
Depuis ce temps, Dieu a commencé à diriger les gens qui croyaient en Lui par Son autorité, et les a dirigés sans cesse, même à partir d'Adam jusques à l'empereur Nicolas II, l'Oint de Dieu. Il l'a d'abord fait à travers les patriarches, depuis Adam jusques à Abraham et aux autres patriarches. Puis Il l'a fait à travers les prophètes, de Moïse à Samuel. Et, de Samuel jusques à l'empereur Nicolas II, Il l'a fait au moyen de la Grâce manifestée dans l'onction des rois. Dans les temps anciens, les gens ne voulaient pas que Dieu les gouverne par le biais les prophètes, mais ils demandèrent un roi, et irritèrent Dieu en cela. Mais, par la prière du prophète Samuel, ils furent pardonnés, et Dieu conserva Son autorité sur le peuple par les rois, par la grâce de leur onction.
Et ainsi, à notre époque maligne, après avoir perdu la foi en la Providence de Dieu, les gens ont demandé la liberté de se gouverner eux-mêmes et de ne pas être soumis à l'autorité de Dieu dans la personne de l'Oint de Dieu. Ils ont rejeté l'autorité royale et ont livré le Tzar pour qu'il soit assassiné. Ils se sont libérés de l'autorité divine et sont tombés sous une autorité satanique.
Oh, que c'est un péché grave! Et tout le peuple russe a péché en cela, à savoir tous ceux qui en acte, en parole, en pensée, en volonté et en accord ne voulait pas du gouvernement royal de la monarchie, mais du gouvernement communiste par le peuple. Voici, pour ce grand péché, le monde entier souffre, et le peuple russe plus que tout.
Selon la justice de Dieu, à celui à qui est donné beaucoup, il lui sera beaucoup demandé (Luc 12:48).
En raison de la Grâce présente dans l'onction des tzars de Russie, Dieu a épargné le monde entier, même ceux qui s'opposaient à Lui, les païens et les hérétiques.
Mais le peuple russe y a renoncé, il n'a pas gardé cette Grâce, et donc il souffre plus que tous les autres, parce que ces russes qui souffrent ne reconnaissent pas profondément leur grande culpabilité dans leurs péchés contre l'Oint de Dieu. Ils sont punis justement pour ce péché, mais ils ne se repentent pas.
Cette homélie a été apportée en Russie comme un trésor précieux, comme une épître de l'Athos au peuple russe contemporain, car derrière elle, comme un pilier de feu de la terre au ciel, se tiennent les prières de la Russie Athonite. Elle a été lue à plusieurs reprises à la radio et publiée dans des livres et magazines. Elle attendait son moment historique, la glorification des Martyrs Royaux, en Russie, qui, par la miséricorde de Dieu, arriva.

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
ORTHODOX WORD
Issue #278, May-June 2011,
Vol. 47, No. 3:
Elder Nikodim
of Karoulia
Elder Nikodim of Karoulia; 
by Hieroschemamonk Ephraim of Karoulia
St. Herman of Alaska Brotherhood,
California, USA

L'Ermitage du cœur (270)



Les larmes et la componction
Lavent tes yeux et purifient ton cœur
Pour que tu puisses voir dans la foi
Le Royaume qui est en toi

上帝的朋友 ( L'ami de Dieu)

lundi 19 septembre 2011

Staretz Nicodème de Karoulia (Mont Athos)[VIII]



Праведный Иоанн Русский



Ayant été soldats dans l'armée du Tzar dans le monde, les deux ascètes vénéraient grandement la mémoire de saint Jean le Russe. Ce saint fut aussi été soldat de l'armée russe pendant la guerre russo-turque de 1710-1711. Il avait été capturé, puis asservi à un agha turc, qu'il servit en s'occupant de ses écuries, où il  vivait également. Servant humblement son maître, il atteignit finalement la sainteté. Son icône était accrochée dans les églises et les chambres des deux startsy. 
Une de ces icônes  de la chambre de Père Nicodème est préservé jusques à ce jour dans le kellion de Saint-Georges. 
Sur une étagère dans le kellion des saints Innocent et David, où Père Séraphim servit, il y avait une traduction manuscrite du grec de l'office à Saint-Jean. Les startsy faisaient chaque année des Vigiles le 27 mai/9 Juin, jour où le saint est commémoré.


Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
ORTHODOX WORD
Issue #278, May-June 2011,
Vol. 47, No. 3:
Elder Nikodim
of Karoulia
Elder Nikodim of Karoulia; 
by Hieroschemamonk Ephraim of Karoulia
St. Herman of Alaska Brotherhood,
California, USA
+

L'Ermitage du cœur (269)


Dans ton cœur
Avec la prière du Nom
Le Royaume est au bout
De ton chapelet

上帝的朋友 ( L'ami de Dieu)

dimanche 18 septembre 2011

Staretz Nicodème de Karoulia (Mont Athos)[VII]

Ermitages de Karoulia

Le compagnon d'ascèse du staretz

Pendant la Seconde Guerre mondiale, le hiéromoine du grand schème Séraphim (*), futur compagnon d'ascèse de Père Nicodème arriva. Tous deux  passèrent de longues heures restant, où "le cœur est profond", appelant jour et nuit le Très Doux Jésus. Chaque nuit, ils accomplissaient le travail ascétique de la vigile et de la prière. L'un d'eux gardait la veille de la première moitié de la nuit, et l'autre la seconde. Et ils jeûnaient. Pendant le Carême, ils jeûnaient de tous les aliments. Père Nicodème s'en abstenait pendant quarante jours, et le Père. Séraphim pendant un peu moins de temps. Les startsy commencent à freiner la réception de nourriture même pendant la Semaine des Laitages, et pendant la Semaine Sainte, ils commençaient à sortir de leur jeûne, observant la mesure et l'humilité.
Le hiéromoine du grand schème Prodrome de Nea Skiti raconta comment il vint un jour pour voir à Karoulia Père Nicodème et il le salua pour la fête de la Résurrection du Christ, apportant avec lui une friandise: des œufs teints et du pain pascal grec. Comment il fut touché quand il vit le staretz penché sur un verre d'eau et du pain sec dans ses mains pour Pâques!
Père Nicodème jeûna presque la même manière pendant les vingt jours du jeûne de la Nativité, comme le rappela le moine du grand schème Syméon.
Durant les dernières années de sa vie, en raison de sa pression artérielle basse, le Père Nikodim buvait un peu de café, même pendant les jeûnes, selon la recommandation d'un médecin.
Les Pères Séraphim et Nicodème confessaient leurs pensées l'un à l'autre, et portait les fardeaux l'un de l'autre, accomplissant la loi du Christ, la loi d'amour. Tous deux luttaient pour leur patrie céleste, tout en n'oubliant pas de leur patrie terrestre, la terre souffrante de Russie, pour laquelle ils prièrent pendant toute la durée de son épreuve.

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
ORTHODOX WORD
Issue #278, May-June 2011,
Vol. 47, No. 3:
Elder Nikodim
of Karoulia
Elder Nikodim of Karoulia; 
by Hieroschemamonk Ephraim of Karoulia
St. Herman of Alaska Brotherhood,
California, USA


Note:

(*) Le hiéromoine du grand schème Séraphim était diplômé de l'Académie militaire russe de la Russie pré-révolutionnaire. Il arriva en Serbie en tant que réfugié et fut tonsuré dans le monastère de Miljkovo, dans lequel de nombreux moines exilés russes vivaient alors. Il s'échappa lors de la retraite allemande à la fin de la Seconde Guerre mondiale et se rendit au mont Athos, où il passa le reste de sa life.