samedi 28 mars 2009

SAINT SERAPHIM DE SAROV: INSTRUCTIONS SPIRITUELLES: 38



38 — Du silence absolu

S. Barsanuphe enseigne : "Tant que le navire est en mer, il est exposé au péril et à l’assaut des vents. Mais lorsqu’il est arrivé au port de la quiétude et de la paix, il n’a plus à craindre les périls, les tribulations et les assauts des vents, il est au contraire dans le calme. De même toi, ô moine : aussi longtemps que tu es parmi les hommes, attends-toi aux tribulations, aux périls et à l’assaut des vents spirituels. Mais lorsque tu seras parvenu au silence absolu, alors tu n’auras rien à craindre" (correspondance, réponse 8).

Le silence absolu est une croix sur laquelle l’homme doit se crucifier lui-même avec toutes les passions et les désirs. Mais pense seulement combien notre Maître le Christ a souffert auparavant des insultes et des offenses avant de gravir ensuite la Croix.

Ainsi, nous ne pouvons pas entrer dans le silence absolu et l’espérance de la sainte perfection, si nous ne souffrons avec le Christ. Car, comme le dit l’Apôtre :: “Si nous souffrons avec Lui pour être aussi glorifiés avec Lui” (Rm 8, 17). "Il n’est nulle autre voie" (Saint Barsanuphe, Réponse 345).

Celui qui est entré dans le silence doit constamment garder à l’esprit la raison pour laquelle il l’a fait, afin que son cœur ne soit pas détourné vers quelque autre objet.

Version française Claude Lopez-Ginisty

Prier (104)



Chaque Père que tu lis
Est un rayon
De l'Autre Soleil
Qui éclaire un recoin
De ton âme

上帝的朋友 ( L'ami de Dieu)

vendredi 27 mars 2009

SAINT SERAPHIM DE SAROV: INSTRUCTIONS SPIRITUELLES: 37



37 — De la solitude et du silence

Plus que toute autre chose, on devrait s’entourer de silence car saint Ambroise dit : “J’ai vu beaucoup d’êtres sauvés par le silence mais personne par la loquacité”. Et l’un des Pères dit que “Le silence est le mystère du siècle à venir, tandis que les mots sont les instruments de ce monde”.

Assieds-toi seulement dans ta cellule, dans l’attention et le silence, et efforce-toi par tous les moyens de t’approcher du Seigneur et le Seigneur est prêt à faire de l’homme que tu es un ange : “Voici sur qui », dit-Il, « je porterai mes regards : sur celui qui est doux et silencieux et qui tremble à mes paroles” (cf Is 66, 2).

Quand nous restons silencieux, le diable notre ennemi n’a aucun succès avec l’homme au cœur caché ; ceci doit être compris à propos du silence dans l’intellect.

Celui qui s’adonne à une telle ascèse doit placer tout son espoir dans le Seigneur Dieu, selon l’enseignement de l’apôtre Pierre : “Déchargez-vous sur Lui de tous vos soucis, car Lui-même prend soin de vous” (1 P 5, 7).

Un tel homme doit être constant dans cet effort ascétique, suivant dans ce cas l’exemple de saint Jean le Silencieux, l’anachorète (Vie des Saints, 3 décembre) qui, cheminant sur cette voie, se fortifiait par ces paroles divines : “Je ne vous laisserai point et ne vous abandonnerai point” (He 13, 5).

Si, au monastère, en accomplissant les obédiences données par l’higoumène, on ne peut pas toujours rester dans la solitude et le silence, alors il convient de leur dédier au moins le peu de temps qui reste après les obédiences. Pour ce petit effort, le Seigneur Dieu ne manquera pas de t’envoyer Sa riche miséricorde.

De la solitude et du silence naissent la tendre componction (« Oumilenié ».) et la douceur. L’activité de cette dernière dans le cœur humain peut être comparée à l’eau calme de Siloé qui coule sans bruit aucun, ainsi que le dit le prophète : “Les eaux de Siloé qui coulent doucement” (Is 8, 6).

Le fait de rester dans sa cellule en silence, le travail, la prière et l’étude jour et nuit de la loi de Dieu rendent l’homme pieux car, selon les paroles des saints Pères, “la cellule du moine est la fournaise de Babylone et en elle les trois jeunes gens ont trouvé le Fils de Dieu” (Saint Pierre Damascène, Philocalie).

Le moine, selon les paroles de S. Ephrem le Syrien, ne restera pas longtemps en un lieu si, au préalable il n’aime le silence et la continence. Car le silence enseigne l’hésychia et la prière continuelle, tandis que la continence rend la pensée non distraite. Enfin, une disposition paisible attend celui qui a acquis tout cela. 

Version française Claude Lopez-Ginisty

Prier (103)



Cette Croix
Que tu traces sur toi
Est le carrefour
Où s'arrête le temps
Pour devenir Eternité

上帝的朋友 ( L'ami de Dieu)

jeudi 26 mars 2009

SAINT SERAPHIM DE SAROV: INSTRUCTIONS SPIRITUELLES: 36



36 — De la vigilance contre les tentations

Selon les circonstances et les nécessités du moment, il faut tantôt être un petit enfant, tantôt un lion, car “nous avons à combattre, non contre la chair et le sang, mais contre les principautés et les puissances, contre les princes de ce monde dans ce siècle ténébreux, contre les esprits de malice répandus dans les airs” (Eph 6, 12).

Nous devons toujours être attentifs aux assauts du diable, car pouvons-nous espérer qu’il nous laisse sans tentation quand il n’a pas épargné l’Initiateur de l’ascèse, le Chef et Fondateur de la foi, notre Seigneur Jésus-Christ Lui-même? Le Seigneur Lui-même a dit à l’apôtre Pierre : “Simon, Simon, Satan vous a demandés tous pour vous cribler comme on crible le froment” (Lc 22, 31).

Et ainsi, nous devons toujours faire appel au Seigneur dans l’humilité et prier pour qu’Il ne permette pas que nous soyons tentés au-delà de nos forces mais qu’Il nous délivre du Malin.
Car, lorsque le Seigneur abandonne un homme à lui-même, le diable est prêt à le moudre comme la meule moud les épis de froment.

Version française Claude Lopez-Ginisty

Prier (102)



Seul le Christ
Et toi-même
Savez qui tu es vraiment
Et le Christ t'aime plus
Que tu ne sais te mépriser
Pour ta grande médiocrité

上帝的朋友 ( L'ami de Dieu)

mercredi 25 mars 2009

SAINT SERAPHIM DE SAROV: INSTRUCTIONS SPIRITUELLES: 35



35 — Du jeûne

L’initiateur des combats ascétiques, notre Sauveur Jésus-Christ, avant de commencer son haut fait de la rédemption du genre humain, a pris des forces au moyen d’un jeûne prolongé. Et tous les ascètes, lorsqu’ils commencèrent à servir le Seigneur, s’armèrent du jeûne et ne s’engagèrent pas autrement sur la voie de la Croix que par le haut-fait du jeûne. Ils mesuraient les succès mêmes dans l’ascèse par les succès dans le jeûne. 

Le jeûne n’est pas constitué seulement par le fait de manger rarement, ni par celui de ne manger qu’une fois par jour, mais par le fait de ne pas manger beaucoup. Irraisonnable est le jeûneur qui attend avec impatience l’heure fixée pour la table et qui, venue celle-ci, s’adonne tout entier, corps et âme, à la nourriture, avec avidité. Concernant le choix de la nourriture, on doit également prêter attention à ne pas faire la différence entre les nourritures savoureuses et celles qui ne le sont point. Cette façon de faire est propre aux animaux et n’est pas louable chez l’être doué de raison. Quant à nous, dispensons-nous de la nourriture agréable, afin d’apaiser les membres de la chair qui combattent et de donner la liberté aux actions de l’esprit.

Le véritable jeûne ne consiste pas en le seul épuisement de la chair, mais aussi à donner à l’affamé ce morceau de pain que tu voudrais toi-même manger.

Les saints hommes n’abordaient pas d’un seul coup le jeûne strict, mais ils s’habituaient graduellement et peu à peu à se contenter de la nourriture la plus frugale. S. Dorothée de Gaza, enseignant son disciple Dosithée à jeûner, lui retranchait peu à peu une petite partie de sa nourriture, de telle façon que sa nourriture quotidienne diminua de quatre livres à huit onces de pain. 

Malgré tout cela, les saints jeûneurs, à l’étonnement de tous, ne ressentaient pas de faiblesse physique, mais étaient toujours vaillants, forts et prêts à l’action. Chez eux, les maladies étaient rares, et leur vie était exceptionnellement longue.

Dans la mesure où la chair du jeûneur devient fine et légère, la vie spirituelle parvient à la perfection et se manifeste par des phénomènes merveilleux. L’esprit accomplit alors ses actions comme en un corps incorporel. Les sentiments extérieurs pour ainsi dire se ferment, et l’intellect, se détachant de la terre, s’élève vers le ciel, et s’immerge tout entier dans la contemplation du monde spirituel. 

Néanmoins, il n’est pas à la portée de tout le monde de prendre sur soi une règle d’abstinence stricte de toutes choses ou de se priver de tout ce qui pourrait servir à alléger ses faiblesses. « Que celui qui peut comprendre comprenne » (Mat. 19,12).

Il faut prendre suffisamment de nourriture chaque jour pour que le corps, fortifié, puisse être l’ami et l’aide de l’âme dans l’accomplissement des vertus. Sinon, il peut arriver que si l’on épuise son corps, on affaiblisse aussi son âme.

Les vendredis et mercredis, et plus particulièrement pendant les quatre carêmes, prends de la nourriture une fois par jour et l’ange du Seigneur s’attachera à toi.

Version française Claude Lopez-Ginisty

Prier (101)



Laisse les routes de traverse
Mener le monde 
A son issue
Et chemine sur la Voie
Qui va vers l'Essentiel

上帝的朋友 ( L'ami de Dieu)

mardi 24 mars 2009

SAINT SERAPHIM DE SAROV: INSTRUCTIONS SPIRITUELLES: 34



34 — Du repentir

Celui qui veut être sauvé doit toujours avoir le cœur contrit et disposé au repentir, selon le Psalmiste : “Le sacrifice qui convient à Dieu, c’est un esprit brisé ; un cœur broyé et humilié, Dieu ne le méprise point” (Ps 50, 17).

Quel est l’état de contrition de l’esprit, dans laquelle l’homme peut aisément traverser sans danger les pièges habiles du diable orgueilleux, dont tout l’empressement consiste à troubler l’esprit humain pour y semer son ivraie, selon les paroles de l’Evangile : “Seigneur, n’as-tu pas semé du bon grain dans ton champ ? D’où vient donc qu’il y ait de l’ivraie ? Il leur répondit, c’est un ennemi qui l’y a semée” (Mt 13, 27-28) ?

Lorsque l‘homme s’efforce de garder en lui un cœur humble et des pensées qui ne soient pas agitées mais paisibles, alors tous les pièges de l’ennemi sont sans effet ; car là où il y a la paix dans les pensées, là le Seigneur Dieu Lui-même réside — “Le lieu où Il réside, c’est la paix” (Ps 75, 3).

Le commencement de la repentance procède de la crainte de Dieu et de l’attention, comme le dit le saint martyr Boniface (Vie des Saints, 19 décembre) : “La crainte de Dieu est père de l’attention et l’attention est mère de la paix intérieure. Cette dernière donne naissance à la conscience qui fait que l’âme contemple sa propre laideur comme dans une eau pure et limpide. Ainsi naissent les débuts et les racines de la repentance”.

Durant toute notre vie, par nos transgressions, nous offensons la majesté de Dieu et pour cela nous devrions toujours nous humilier devant Lui, Le suppliant de nous accorder la rémission de nos dettes.

Un homme qui a reçu la grâce peut-il se relever après avoir chu? Il le peut, suivant ce que dit le Psalmiste : “On m’a poussé et ébranlé pour m’abattre, mais le Seigneur m’a secouru” (Ps 117, 13) car lorsque Nathan le prophète accusa David de son péché, ce dernier se repentit et reçut immédiatement le pardon (2 R 12, 13). 

On peut citer en exemple l’anachorète qui, allant chercher de l’eau, tomba dans le péché avec une femme à la source et, retournant à sa cellule, reconnut sa transgression, puis recommença à mener une vie ascétique comme auparavant, ne prêtant pas attention aux conseils de l’ennemi qui lui représentait toute la gravité de son péché et voulait le détourner de la vie d’ascèse. Le Seigneur révéla l’incident à un certain Père et lui ordonna de glorifier le frère qui était tombé dans le péché, à cause d’une telle victoire sur le diable.

Lorsque nous nous repentons sincèrement pour nos péchés et nous adressons à notre Seigneur Jésus Christ de tout notre cœur, Il s’en réjouit, institue une fête et y appelle Ses puissances bien-aimées, leur montrant la drachme qu’Il a retrouvée, c’est-à-dire Son image royale et Sa ressemblance. Portant sur Ses épaules la brebis égarée, Il l’apporte à Son Père. Dans la demeure de tous ceux qui se réjouissent, Dieu installe l’âme de celui qui s’est repenti, en compagnie de ceux qui ne L’ont pas quitté. 

Ainsi, ne manquons pas de nous adresser promptement à notre Maître miséricordieux et ne nous livrons pas à l’insouciance et au désespoir en raison de nos péchés graves et innombrables. Le désespoir constitue la joie la plus parfaite du diable. C’est un péché qui « mène à la mort », comme le dit l’Ecriture (1 Jn, 5,16). 

Le repentir pour le péché, entre autres, est constitué par le fait de ne plus le recommencer. De même qu’il y a un remède pour chaque maladie, il y a un repentir pour chaque péché. Ainsi, , approche de la pénitence sans douter, et elle intercédera pour toi devant Dieu.

Version française Claude Lopez-Ginisty

Père Païssios de la Sainte Montagne


Passios

Père Isaac, «L’Ancien Païssios de la Sainte-Montagne», traduit du grec par Yvan Koenig, introduction de Jean-Claude Larchet, collection «Grands spirituels orthodoxes du XXe siècle», éditions L’Age d’Homme, Lausanne, 2009, 438 p.

L’Ancien Païssios du Mont-Athos (1924-1994) est, parmi les grands spirituels orthodoxes du XXe siècle, un géant. Les dizaines de milliers de personnes qui ont trouvé auprès de lui lumière, espoir, consolation, force, paix et joie le savent déjà. Ceux qui liront ce texte en seront rapidement convaincus.

De la dizaine de livres qui lui ont, à ce jour, été consacrés, celui-ci, qui a déjà connu huit éditions en Grèce et a déjà été traduit en douze langues, est considéré comme le meilleur.

Lire la suite de la recension de Jean-Claude Larchet sur le site d'orthodoxie,com


Isaac_Atallah


Prier (100)



Par la Divine Liturgie
Tu entres à l'orée du Royaume
Et tu entrevois
L'ombre lumineuse de la Lumière

上帝的朋友 ( L'ami de Dieu)

lundi 23 mars 2009

SAINT SERAPHIM DE SAROV: INSTRUCTIONS SPIRITUELLES: 33



33 — Des labeurs ascétiques ("podvigs")

On ne doit pas entreprendre des labeurs ascétiques qui dépasse la mesure, mais on doit s’efforcer de faire que notre amie — la chair — soit fidèle et capable d’accomplir des œuvres vertueuses.

Il faut choisir une voie médiane : “Ne te détourne ni à droite, ni à gauche” (Pr 4, 27) et on doit donner à l’esprit ce qui est spirituel et au corps ce qui est corporel. Pour maintenir la vie temporelle du corps, il faut accorder ce qui est nécessaire et pour la vie en société ce qui est demandé légitimement par celle-ci, selon les paroles de l’Ecriture : “Rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu” (Mt 22, 21).

On doit condescendre aux infirmités de l’âme et à ses imperfections et supporter ses défauts comme on supporte ceux des autres ; on ne doit cependant pas devenir paresseux mais se pousser sans cesse à faire mieux.

Peut-être que tu as trop mangé ou fait quelque chose de semblable à cela, ce qui est naturel à l’humaine faiblesse — n’en sois pas perturbé et n’ajoute pas une blessure à celle qui existe déjà. Il faut t’engager courageusement à te corriger et, en même temps, t’efforcer de préserver la paix de l’âme, selon la parole de l’Apôtre : “Heureux celui qui ne se condamne point en ce qu’il éprouve” (Rm 14, 22).

Si le corps a été épuisé par les labeurs ascétiques ou la maladie, on doit le fortifier par le sommeil, la boisson, la nourriture avec modération, sans tenir compte des moments qui leur sont impartis. Après avoir ressuscité la fille de Jaïre, Jésus-Christ ordonna immédiatement : “Donnez-lui à manger” (Lc 8, 55).

Si, en suivant notre propre volonté, nous épuisons notre corps jusqu’à ce que l’esprit soit également épuisé, un tel accablement est insensé, même si tout cela est fait afin d’atteindre la vertu. 

Jusqu’à l’âge de trente-cinq ans, c’est-à-dire jusqu’au milieu de notre vie terrestre, c’est une grande lutte spirituelle pour l’homme que de se préserver et, durant ces années, nombreux sont ceux qui ne persévèrent pas dans la vertu, mais se détournent du droit chemin pour aller vers leurs désirs propres. C’est ce dont témoigne saint Basile dans son homélie sur le commencement des Proverbes : "Nombreux sont ceux qui ont beaucoup amassé dans leur jeunesse, mais étant au milieu de leur vie, alors que les épreuves des esprits malins les assaillaient, ils ne purent en supporter le trouble. et ils furent privés de tout ce qu’ils avaient amassé".

Ainsi, afin de ne pas connaître une telle métamorphose, on doit se placer comme sur une balance de justice et faire un examen de soi attentif, selon les enseignements de saint Isaac le Syrien : comme sur une balance il est approprié que chacun pèse sa vie.

Nous devons attribuer le succès en toutes choses au Seigneur et dire avec le Prophète : “Non pas à nous Seigneur, non pas à nous, mais à ton Nom, donne Gloire” (Psaume 113, 9).

Version française Claude Lopez-Ginisty

Communiqué de l'Eglise Orthodoxe Serbe




La jeune fille du Kossovo 
d'Ouroch Preditch

de l'Eglise Orthodoxe Serbe 
sur le pogrom du 17 mars 2004 
au Kossovo

St. Prince Lazar of Kosovo Holy Relics, Serbia
Saintes reliques du Tzar Lazare
sur:


Prier (99)



Si tu ponctues tes journées de prières
Tu les retrouveras 
Comme bornes lumineuses
Pour guider ton chemin
Au Royaume de Dieu

上帝的朋友 ( L'ami de Dieu)

dimanche 22 mars 2009

SAINT SERAPHIM DE SAROV: INSTRUCTIONS SPIRITUELLES: 32



32 — De la renonciation au monde

La crainte de Dieu est acquise lorsqu’un homme renonçant au monde et à tout ce qui s’y trouve, concentre toutes ses pensées et ses sentiments sur la seule pensée de la loi de Dieu et s’immerge entièrement dans la contemplation de Dieu et le sentiment de la béatitude promise aux saints. 

On ne peut renoncer au monde et entrer dans un état de contemplation spirituelle tandis que l’on reste dans le monde. Car, aussi longtemps que les passions ne seront pas apaisées, on ne pourra acquérir la paix de l’âme. Mais les passions ne s’apaisent pas tant que nous sommes entourés des objets qui éveillent les passions. 

Afin de parvenir à l’apathie (absence de passion, en grec) parfaite et d’atteindre le silence parfait de l’âme, on doit s’efforcer beaucoup dans la réflexion spirituelle et la prière. Mais comment est-il possible de s’immerger complètement, calmement, dans la contemplation de Dieu et d’être instruit dans Sa loi et de s’élever de toute son âme vers Lui, dans une prière ardente, en restant au milieu du rugissement perpétuel des passions qui font rage dans le monde? Le monde gît dans le mal.

Sans s’être libérée du monde, l’âme ne peut aimer Dieu sincèrement. Car les choses mondaines sont, selon les paroles de saint Antioche, comme un voile sur l’âme. "Si, dit le même maître, nous vivons dans une cité étrangère, loin de notre cité que nous connaissons, pourquoi attendons-nous vainement dans une cité étrangère et nous préparons-nous un champ et une demeure dans ses murs? Et comment chanterons-nous un cantique au Seigneur dans une terre étrangère ? Ce monde est le domaine d’un autre, c’est-à-dire du prince de ce monde" (Homélie 15).

Version française Claude Lopez-Ginisty

Prier (98)



La prière n'est pas une fuite
On ne peut fuir
Dans ce qui est
La réalité ultime

上帝的朋友 ( L'ami de Dieu)