dimanche 10 janvier 2021

Saint Théodoret de Cyr: le cheval malade et l'eau sanctifiée

 

St. Aphraate le Sage persan


Un certain cheval de bonne race et dressé pour être une excellente monture était particulièrement cher à l'empereur [Valens]. Au grand désarroi de l'empereur, il attrapa une maladie: sa sécrétion d'urine était bloquée. 


Ceux qui étaient formés à la compétence médicale furent appelés à s'en occuper; mais à la détresse de l'empereur et au chagrin de l'homme chargé du soin des chevaux, leur habileté fut sans résultat. 


Étant pieux et fort dans la foi,le palefrenier se rendit à midi dans la demeure du grand Aphraate [le Persan]. 


Après avoir mentionné la maladie et déclaré sa foi, il le supplia de dissiper la plainte par la prière. Sans tarder un instant mais implorant aussitôt Dieu, celui-ci ordonna de tirer de l'eau du puits, et en faisant le signe de la croix du salut donna des instructions pour qu'elle soit donnée au cheval, qui, contrairement à son habitude, la but. Puis consacrant l'huile par l'invocation de la bénédiction divine, il oignit le ventre du cheval: au contact de sa main, la maladie disparut aussitôt et aussitôt une sécrétion naturelle eut lieu. 


Avec grande joie, l'homme prit le cheval et courut vers l'écurie. Le soir, l'empereur, qui avait l'habitude de visiter l'écurie à ce moment-là, vint demander comment allait le cheval. 


Quand l'homme parla de sa bonne santé et conduisit le cheval à l'extérieur, vigoureux, cabré, hennissant et tenant fièrement son cou, il s'enquit de la cause de la santé recouvrée. 


Après avoir échappé à la réponse à plusieurs reprises - car il craignait d'indiquer le médecin, connaissant l'hostilité du questionneur - il fut finalement contraint de dire la vérité et lui dit la manière de le guérison. 


L'empereur fut étonné et convint que l'homme était remarquable. 


Cependant, il ne fut pas libéré de sa folie antérieure, mais persista à se déchaîner contre le Fils Unique jusqu'à ce qu'il soit victime d'un incendie allumé par des barbares et ne reçoive pas même de sépulture comme les serviteurs ou les mendiants.


Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après 
Histoire des moines de Syrie .
de Théodoret de Cyr
cité par

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