jeudi 11 juillet 2019

Père James Guirguis: QU'EST-CE QUI NOUS SÉPARE DES BREBIS DISPERSEES ?

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Lecture du Saint Evangile selon saint Matthieu. (9:36-10:8)

Dans l'Evangile d'aujourd'hui, nous entendons dire que Notre Seigneur Jésus-Christ a vu les foules et qu'Il a eu compassion d'elles parce qu'elles étaient fatiguées et dispersées, comme des brebis sans berger. Quel Seigneur incroyable nous servons ! Il ne méprise pas son peuple, il le regarde avec des yeux de compassion. Il se soucie de chacun. En effet, le Seigneur est si gracieux qu'Il se préoccupe de chacun d'entre nous qui ait jamais vécu ou qui vivra un jour. Il désire entrer en relation avec nous.  

Il n'y a aucun doute que quand le Seigneur voit la foule comme des brebis sans berger, il les voit dans le besoin du vrai berger, leur Maître et la source de leurs bénédictions et de leur joie. Le Berger est le Christ. Pourtant, dans l'Evangile d'aujourd'hui, nous voyons un autre aspect de ce verset puisque le verset qui suit nous dit que le Seigneur a parlé à Ses disciples en disant "La moisson est abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux ; priez donc le Seigneur de la moisson d'envoyer des ouvriers à sa moisson". De là, nous comprenons que le Seigneur voit toute la terre comme un champ abondant et plein de moisson. Cette moisson n'est autre que l'âme de l'humanité.  

C'est si intéressant que le Seigneur, alors qu'il est le vrai berger, dit aux disciples de prier pour qu'il y ait plus d'ouvriers pour recevoir la moisson. Avant même Sa crucifixion et Sa résurrection, avant même Son ascension et la descente du Saint-Esprit, le Seigneur cherchait à élever la compréhension des disciples. Il voulait qu'ils sachent la richesse de la tâche qui leur serait confiée. Il voulait aussi qu'ils pensent comme des bergers et qu'ils aient de la compassion pour le peuple fatigué et perdu de l'humanité. Jusqu'à présent, nous voyons clairement l'image du berger à l'image de l'évêque qui tient une houlette de berger. L'évêque guide et protège en enseignant correctement la parole de Dieu et en protégeant le peuple de ce qui est le plus destructeur, c'est-à-dire l'hérésie.

Ce que le Seigneur a vu avec les foules pendant son ministère terrestre est encore bien vrai aujourd'hui ; il y en a beaucoup qui sont perdus et fatigués, affamés et assoiffés, parce qu'ils manquent de direction d'une relation vivante avec le Seigneur Jésus et Son Église. Mais mes frères et sœurs, il n'y a pas que ceux de l'extérieur qui sont perdus. Oui, ils sont effectivement perdus. Et, oui, ils ont besoin que nous acceptions l'appel à sortir pour les ramener au bercail. Mais souvent, nous qui sommes dans les murs de l'Eglise, nous sommes aussi comme les foules de ceux qui sont perdus. Qu'est-ce qui nous sépare des brebis perdues ? C'est notre obéissance aux enseignements du Christ et notre conversion continuelle à Lui dans la repentance.  

Chaque fois que nous entendons la Parole de Dieu, que ce soit dans un sermon, dans les paroles d'un saint ou dans la lecture des Écritures, nous devons nous laisser mesurer, tester et éprouver par la Parole. Nous devrions permettre à la Parole de nous enseigner et de nous amener à la repentance.  

Saint Nicolas Vélimirovitch écrit : "La repentance est l'abandon de tous les faux chemins que les hommes ont parcourus, de leurs pensées et de leurs désirs, et un retour sur le nouveau chemin : Le chemin du Christ. Mais comment un homme pécheur peut-il se repentir s'il ne rencontre pas le Seigneur dans son cœur et ne connaît pas sa propre honte ? Avant que le petit Zachée ne voie le Seigneur de ses yeux, il le rencontra dans son cœur et eut honte de toutes ses voies."

Il ne suffit donc pas de nous sentir mal pour ceux qui sont à l'extérieur et d'essayer d'évangéliser les gens de l'extérieur. Nous qui sommes chrétiens avons besoin d'être réévangélisés ! Nous avons besoin de recommencer, nous avons besoin de renouveler notre histoire d'amour avec le Christ, notre vie. Le Seigneur vous attend. Il vous voit et Il a pitié de vous. Il ne désire que votre retour. Repentez-vous ! Quittez les chemins tortueux et les lieux déserts du péché et tournez-vous avec votre cœur vers Sa voix toujours présente. Ce n'est pas celui qui entend Sa voix, mais celui qui la suit qui est béni.  

Saint Nicolas Vélimirovitch écrivait aussi au sujet de la repentance : "Personne, sauf Lui, n'est capable de purifier l'âme pécheresse de l'homme du péché et, par la purification, de le blanchir. Peu importe combien de fois le linge est lavé à l'eau avec des cendres et du savon, peu importe combien de fois il est lavé et lavé à nouveau, il ne peut recevoir la blancheur jusqu'à ce qu'il soit étendu sous la lumière du soleil. Ainsi, notre âme ne peut pas devenir blanche, peu importe combien de fois nous la purifions par nos propres efforts et notre travail, même avec l'aide de tous les moyens légaux de la loi, jusqu'à ce que nous l'amenions enfin sous les pieds de Dieu, étendue et largement ouverte pour que la Lumière de Dieu l'éclaire et la blanchisse. Le Seigneur pardonne et même recommande tout notre travail et tous nos efforts, c'est-à-dire qu'Il veut que nous baignions notre âme en larmes, par la repentance pour la contraindre par les douleurs de la conscience à la presser, à l'habiller de bonnes actions et à la fin des fins, Il nous appelle vers Lui : "Venez et plaidons! dit l'Eternel. Si vos péchés sont comme le cramoisi, ils deviendront blancs comme la neige; S'ils sont rouges comme la pourpre, ils deviendront comme la laine (Isaïe 1:18). C'est-à-dire, Je te regarderai et Je verrai s'il y a Moi en toi et tu Me regarderas comme dans un miroir et tu verras quel genre de personne tu es."  

Que le Seigneur ait pitié de nous et nous permette d'être modelés et transformés à Son image et à Sa ressemblance. AMEN.  

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
cité par

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