mercredi 27 mars 2019

Père Andrew Phillips: Sur l'Église Échouée du Phanariote, sa Foi Hybride et la purification de l'Église Fidèle


Le schisme phanariote de l'Eglise orthodoxe, soutenu par les Etats-Unis, était en cours depuis de nombreuses décennies. En effet, son caractère inévitable est évident depuis la réunion ratée de 2016 de l'Église phanariote de Crète avec son ordre du jour obama-esque. Les orthodoxes libres spirituellement et politiquement ont refusé d'y assister ou d'être d'accord avec elle. L'Ukraine n'a été que la goutte d'eau qui a fait déborder le vase dans leur processus schismatique, car le vase débordait depuis plus d'un siècle*. 

L'acte d'accusation est très long ; toutes les accusations sont façonnées par le nationalisme grec phanariote virulent, c'est-à-dire par son phylétisme raciste. Les pressions politiques britanniques du début du siècle dernier, sous lesquelles le Patriarcat de Constantinople s'est plongé et a entrepris ses premières activités œcuméniques hésitantes sous la direction du Patriarche Joachim III (+ 1912), ont constitué un repère évident. Pendant ce temps, le futur métropolite hérétique  Mélétios Metaxakis a été installé dans un pavillon maçonnique dans l'île vassale britannique de Chypre en 1909. Et en Russie, les intellectuels et les philosophes apostats préparaient leur rénovationnisme avec l'aide du métropolite faible de foi et pro-moderniste Antoine (Vadkovski - 1898-1912) de Saint-Pétersbourg. C'était lui qui avait protégé le renégat défroqué et le séducteur d'écolière, l'intrigant assassiné Georges Gapon qui fut assassiné.

Après la tragédie sanglante du coup d'État de Saint-Pétersbourg de 1917, les traîtres aristocrates russes émigrèrent à Paris. Le coup d'État, orchestré et soutenu par l'intrigant ambassadeur britannique Buchanan, donna carte blanche aux Phanariotes. Ils ouvrirent des diocèses et des paroisses, divisant la diaspora orthodoxe en Amérique du Nord et du Sud, en Europe occidentale et en Australie, revendiquant la juridiction papiste universelle. Ils créèrent donc  des " juridictions", c'est-à-dire des divisions. Puis ils soutinrent les rénovateurs protestants en Russie contre saint Tikhon, accepté les ordres anglicans en échange de 100 000 livres de Cantorbéry, introduisirent le calendrier papiste, abrégèrent les offices, créèrent des évêques homosexuels, comme l'allemand Aav en Finlande, où ils intriguèrent, comme aussi en Pologne et ensuite en Tchécoslovaquie, où ils créèrent un schisme. Il établirent la juridiction de Paris, encourageant l'école de philosophie moderniste et œcuménique de Paris et ne condamnant pas l'hérésie de Boulgakov, s'immisçant dans la diaspora ukrainienne après 1945, ce qui est peu canonique, adoptèrent les philosophies modernistes " néopatristiques " des Russes comme Florovsky et Schmemann et la pseudo-théologie " eucharistique " protestante d'Afanasiev, créèrent le schisme phanariote absurde en Estonie, et se baignent aujourd'hui dans la marée LGBT imposée par les Etats-Unis.

Toutefois, certains individus à Moscou sont également compromis. Ils sont toujours membres du Conseil œcuménique des Eglises (COE) et sont toujours en contact avec le Vatican et ses générations de scandales pédophiles. 

Le Vatican est contrôlé par les Etats-Unis depuis le Concile Vatican II (1962-65). C'est d'autant plus vrai depuis que les Etats-Unis ont installé le pape polonais anticommuniste, qui a caché des scandales pédophiles, après la mort soudaine et hautement suspecte du pape anticommuniste précédent**. 

Il est temps d'arrêter les jeux soviétiques du passé et d'agir par principe. Car les Phanariotes et les Papistes se sont mis d'accord pour s'unir en 2025, à l'occasion du 1700e anniversaire du premier Concile Œcuménique de Nicée en 325, lorsque, selon certains, l'élite de l'UNion Européenne prévoit également de proclamer ses Etats-Unis d'Europe, prévus depuis longtemps. 

Aujourd'hui, la ligne de conduite future de l'Eglise orthodoxe russe en particulier, et de l'ensemble du monde orthodoxe libre (= non contrôlé par les Etats-Unis) est claire en général. Il s'agit de revenir aux décisions du Concile quasi-pano-orthodoxe de Moscou en juillet 1948. L'autorité de ce Concile est telle qu'on pourrait l'appeler le Huitième Concile Œcuménique. A l'unanimité donc, les vrais théologiens comme Saint Séraphim de Sofia [de l'ERHF], critique de l'hérésie de Boulgakov sur le Sophianisme, se sont accordés sur tout.

Toute la hiérarchie russe à l'intérieur de la Russie et les hiérarchies des autres Églises locales (à l'exception des évêques de Constantinople, grecs et chypriotes, qui n'étaient pas autorisés à y assister par leurs marionnettistes américains) étaient alors en accord. Ils ont condamné à l'unanimité le papisme, qui avait ouvertement soutenu le fascisme pendant la Seconde Guerre mondiale, l'œcuménisme financé par la CIA, et refusé de reconnaître les ordres anglicans. 

C'est ainsi que le COE, fondé par les Anglo-Américains lors de leur tentative de conquête du pouvoir religieux le mois suivant, en août 1948, n'a été reconnu, sur ordre protestant, que par les trois Églises locales qui n'avaient pas été autorisées à assister au Cocile de Moscou. 

L'Église orthodoxe russe et toutes les autres Églises locales, à l'exception de la schismatique Constantinople, ont maintenant la possibilité de revenir aux décisions du Concile de 1948, unissant ainsi tous les fidèles orthodoxes de toutes nationalités. Il faut mettre fin à l'indécision et une certaine neutralité de nombreuses Églises locales. Les franges infidèles des différentes Églises locales, dont beaucoup se sont déjà effondrées de toute façon, peuvent quitter l'Église. Nous n'avons pas besoin d'églises protestantes-orthodoxes hybrides. L'œcuménisme, le modernisme et tous les autres ismes dans l'esprit de la laïcité occidentale athée, s'effondreront.

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après

NOTE:
* L'expression anglaise dit textuellement: c'est la dernière paille qui brise le dos du chameau!

** Jean-Paul 1er

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