lundi 4 juin 2018

Archimandrite mégaloschème Anatole II (Potapov), le "Jeune", d'Optina 30 juillet 1922


Archimandrite mégaloschème Anatole II, le "Jeune".

Alexandre Potapov, quand il était jeune, voulait être moine, mais sa mère ne voulait pas donner son consentement. Ainsi, il n'entra au monastère d'Optina qu'après sa mort. Au monastère, il devint le gardien de cellule du staretz Ambroise, et après la mort d'Ambroise, il fit fonction de staretz, même s'il était encore diacre. A sa tonsure de moine, on lui donna le nom d'Anatole.

Anatole s'adonna complètement à la prière de Jésus. Il dormait à peine, ne s'assoupissant qu'un peu pendant la lecture des Psaumes pendant les Matines. Grâce à cette activité intérieure, il conservait un calme inébranlable, même si des milliers de personnes de toute la Russie venaient lui rendre visite.

Le 27 février 1917, alors que l'empereur Nicolas II se préparait à abdiquer, le Père Anatole prophétisa que l'unité organisationnelle de l'Église russe se briserait en un certain nombre de branches ou d'éclats. Mais, poursuivit-il, ces échardes et ces épaves pourraient sauver le peuple car, par un grand miracle de Dieu, elles seront réunies et unies et l'unité canonique serait restaurée.

Sous les bolcheviks au début des années 1920, les soldats de l'Armée Rouge se moquèrent de Père Anatole et le tourmentèrent. Il endura beaucoup de souffrances, mais il continua à recevoir des visiteurs. Dans la soirée du 29 juillet 1922, des soldats vinrent l'arrêter. Mais en les repoussant, il demanda du temps pour se préparer. Le lendemain matin, les soldats sont revenus et ont demandé au gardien de cellule du staretzu s'il était prêt. Le Père Barnabas les invita à entrer. Ils y trouvèrent le Père Anatole au milieu de sa cellule, tout "préparé", couché mort dans son cercueil. Le Seigneur l'avait pris pendant la nuit pour lui épargner d'autres souffrances.

Le corps du staretz Anatole fut enterré à côté de celui dun staretz Macaire, dont les reliques furent trouvées incorruptibles.

Conseils du staretz  Anatole la "Jeune"

"L'orgueil se présente sous diverses formes. Il y a l'orgueil mondain : c'est la connaissance ; et il y a l'orgueil spirituel : c'est l'amour-propre. 

C'est exactement ainsi - les gens deviendront vraiment fous s'ils s'attendent à ce que leur intellect fasse face à tout ce qu'ils espèrent en recevoir. Mais comment notre esprit peut-il s'occuper de ses propres affaires, puisqu'il est insignifiant et infecté ? 

Prenez de lui ce qu'il est capable de donner, et n'exigez plus rien de lui. Notre maître est l'humilité. Dieu résiste aux orgueilleux, mais donne la Grâce aux humbles, et la Grâce de Dieu est tout. C'est votre plus grande sagesse. 

Humiliez-vous et dites-vous : " Bien que je sois un grain de poussière terrestre, Dieu prend soin de moi, et que la volonté de Dieu soit faite en moi. "nmSi vous dites cela, non seulement avec votre esprit, mais aussi avec votre cœur, avec audace - comme cela sied à un vrai chrétien - en s'appuyant sur le Seigneur avec une ferme intention de se soumettre à la volonté de Dieu - quoi qu'elle soit - sans murmurer, alors les nuages se disperseront devant vous et le soleil vous regardera, et vous éclairera et vous réchauffera. Et vous connaîtrez la vraie joie du Seigneur et tout vous semblera clair et transparent, et vous cesserez de vous tourmenter, et cela deviendra lumière dans votre âme".

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après

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