samedi 12 août 2017

Paroles et anecdotes de Père Païssios (III)


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Si quelqu'un jeûne humblement, l'aide divine est justifiée. Mais s'il dit: le Prophète Moïse a jeûné pendant 40 jours. Ce saint s'est efforcé de cette manière, alors je le ferai aussi, alors il n'accomplit rien. 

Car la grâce divine disparaît et tout ce qu'il fait, est fait par l'homme seul, qui est mû par son égoïsme. Le combat physique aide quand il est fait avec noblesse.

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Lorsque vous lisez, lisez peu et appliquez ce que vous lisez dans votre vie. Vous devriez non seulement lire, lire et lire comme le bébé qui suce la sucette à la place du sein de sa mère. 

Nous ne devrions pas lire [seulement] car cela nous offre un plaisir supplémentaire. Quelques laïcs lisent des livres spirituels pendant des heures car ils y trouvent du bonheur et ils pensent même qu'ils ont un niveau spirituel élevé et disent ceci à d'autres personnes pour se mettre au-dessus d'eux et ils ont l'impression qu'ils sont quelqu'un. 

Mais s'ils vont dans un monastère, ils ne peuvent pas y rester, ils partent. Dans le monde, ils pensaient qu'ils étaient meilleurs parce qu'ils lisaient sans appliquer ce qu'ils lisaient et ils furent même été loués pour cela. Mais ici, ils ne sont rien, et personne ne les loue. 

Les Occidentaux ont cet esprit. Ils lisent, lisent et chacun a son propre point de vue. Ils sont tous comme certains théologiens instruits et ils tentent d e tout interpréter.

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Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après

vendredi 11 août 2017

Paroles et anecdotes de Père Païssios (II)


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Pour voir l'autre comme un ange, tu dois toi-même devenir ange.

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Fais attention à la manière dont tu te comportes avec les laïcs, car aujourd'hui certains interprètent tout. On m'a apporté une lanterne avec une dynamo qui permet qu'elle se recharge. Je la gardais sous mon oreiller. Quelqu'un qui l'a vu a dit: le staretz Païssios a un pistolet!

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Quand un  homme atteint la condition dans laquelle il est heureux de mourir, son amour de soi a disparu.

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Le combat spirituel n'exige pas beaucoup. L'homme avec une nature impuissante qui ne pratique pas beaucoup de combats peut s'humilier, montrer de l'amour, assumer l'erreur commise par un autre. S'il a une maladie et qu'il la reçoit avec gratitude, il reçoit beaucoup de bénédictions et s'humilie à cause de la maladie. Tout le monde a des circonstances atténuantes, sauf le Diable, parce que nous recevons tous son influence. Les personnes spirituelles portent le fardeau des autres. C'est la forme la plus élevée de l'amour et non le fait que vous l'aidiez dans son combat. Porter ce qui est plus dur. C'est bien l'amour, mais l'orgueil pourrait vous influencer.

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après

jeudi 10 août 2017

Paroles et anecdotes de Père Païssios (I)




Si un moine ne peut pas dire " le staretz m'a repris, parce que je suis blâmable, il devrait au moins dire" il m'éprouve," et il ne devrait pas prétendre être fâché ou dire "il ne m'aime pas!"

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Quand quelqu'un m'offense  et que je le gifle, c'est une réaction humaine. Quelqu'un d'autre qui est à un niveau spirituel plus élevé, se retiendra d'agir ainsi. Et le pur, celui qui n'a pas de passions, se réjouis s'il est offensé!

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La méchanceté masque l'égoïsme, car le méchant est aussi mécontent. Le méchant proteste, se met en colère, a un grand amour de lui-même et un grand entêtement. Le vertueux se réjouit de tout.

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Nous offrons toujours à Dieu le meilleur.

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Dieu ne pense pas à celui qui ne pense qu'à lui-même.

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La pénétration du cœur est un changement spirituel qui prend place durant la prière. On doit sentir la présence de Dieu. Alors on est empli de gratitude parce que l'on voit tout comme une bénédiction de Dieu.

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Souvent notre propre justification gâte tout, et la Grâce de Dieu s'en va. Si le moine ne se justifie pas et qu'il s'humilie, alors la Grâce de Dieu revient.

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Un jour, je disais quelque chose à quelqu'un - et ceci pendant assez longtemps- et celui-ci répliqua: " Oui, mais..."

Ce mais  (justification de soi) bouleversa tout. Ce mais n'a pas de sel ( pas de bon goût, pas de Grâce). Il gâte tout.

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après

mercredi 9 août 2017

Saint Païssios l'Athonite: Les conseils des saints pour pratiquer la vertu.



Abba quels sont les attributs des saints?


"L'amour avec humilité, la simplicité avec discernement, ce sont les attributs des saints. Si l'homme s'impose avec discernement pour suivre le mode de vie des saints, il se sanctifie. Nous recevrons beaucoup d'aide dans le labeur pour acquérir des vertus si nous prenons les saints comme modèles.

En nous comparant aux saints, nous voyons nos propres passions, nous nous réprimandons, nous nous humilions et nous nous efforçons avec magnanimité et zèle divin de suivre leur exemple. 

Nous n'avons aucune raison de ne pas avancer tant que nous avons les conseils et la vie des saints, leur saint exemple. Tous les saints sont des enfants de Dieu et ils nous aident, nous pauvres enfants de Dieu en nous montrant comment éviter les pièges du Malin. 

En étudiant la vie des saints, notre âme est exaltée et elle est incitée à suivre leur exemple et à avancer courageusement dans la lutte pour l'acquisition des vertus. 

La même ferveur spirituelle peut être remarquée chez tous les saints, seulement chacun la manifeste d'une manière différente. Ils voient l'amour qu'ils ont eu pour Dieu et ainsi est illuminé en eux le zèle divin pour les suivre."


 Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après

mardi 8 août 2017

Archimandrite Paul Papadopoulos: Même si vous n'êtes pas bien, cela n'a pas d'importance!



Plusieurs fois, nous confondons notre humeur sentimentale avec celle qui est spirituelle. C'est pourquoi beaucoup de gens disent lors de la confession "maintenant, je suis bien" ou "maintenant, je suis très mal". En parlant de leur humeur sentimentale, ils veulent parler leur humeur spirituelle et c'est faux.

Quelqu'un pourrait être très bien spirituellement, alors qu'il ne l'est pas sentimentalement. Ce que je veux dire, c'est que notre humeur sentimentale n'est pas la même que notre condition spirituelle et nous devons les distinguer dans notre esprit.

Quand j'ai une mauvaise humeur sentimentale - j'ai découvert qu'une de mes connaissances est malade - cela ne signifie pas que je suis dans une mauvaise condition spirituelle. Et vice-versa. Si je n'ai aucun problème et que je suis tout le temps de bonne humeur, cela ne signifie pas que je fais un progrès spirituel.

Bien sûr, quand l'homme trouve et connaît le Christ, il a de la joie à l'intérieur, mais cela ne signifie pas qu'il ne se fâchera pas à cause d'une certaine chose dans sa vie quotidienne. Les sentiments montrent notre nature humaine, mais ils ne doivent pas étouffer nos efforts spirituels pour trouver le Christ partout et pour toujours.

Même les saints avaient leurs hauts et bas sentimentaux, mais cela ne veut pas dire qu'une fois ils avaient trouvé le Christ et une autre fois,non. Les saints ne sont pas des robots sans sentiments. La vertu d'être sans passion mentionnée par les saints Pères n'est pas une humeur sans aucun sentiment, une sorte d'insensibilité, mais une humeur dépassionnée, une humeur sans passions.

Le saint apôtre Paul exhorte les hommes à se réjouir. Seulement cette joie ne doit pas être une simple émotion sentimentale, mais une humeur existentielle profonde qui résulte de l'Amour de Dieu.

Personnellement, j'ai peur pour les chrétiens qui ont toujours un faux sourire sur le visage, parce qu'ils se sentent coupables d'exprimer leurs sentiments - par exemple parce qu'ils ne sont pas de bonne humeur - qui deviennent étouffés par ces sentiments au lieu de les étouffer et qui deviennent géants en eux et ils ont des humeurs étranges d'autarcie, d'entrave, de syndrome de culpabilité et de troubles psychiques.

L'homme de Dieu n'est pas soudainement ainsi.

L'homme de Dieu, même s'il n'est pas bien, il est bien à la fin, parce qu'il a Dieu dans sa vie, bien qu'il ait des problèmes et qu'il ne soit pas toujours de bonne humeur.

L'objectif n'est pas d'être tout le temps d'humeur géniale et joyeuse, le but est d'avoir le Christ au centre de notre vie, même si nous ne sommes pas bien du point de vue sentimental.

Nous ne devrions pas nous sentir coupables du fait qu'un jour, nous ne sommes pas de bonne humeur, parce que c'est humain, ce n'est pas un péché.

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après

lundi 7 août 2017

Staretz Ephrem de Philotheou: Les pensées blasphématoires avant la Communion



Les chrétiens par exemple vont communier et ils sont attaqués par des pensées impies, même contre la Sainte Eucharistie. Satan n'hésite pas à apporter des pensées très sales, de sorte que l'homme inexpérimenté peut avoir peur et se dire: quel genre de pensées sont ces pensées? Et comment vais-je faire pour communier comme ça? Et elles sont horribles et effrayantes, et le chrétien pense qu'il est à l'origine de ces pensées et qu'elles découlent de son état de pécheur. Cela le convainc et il est troublé et panique. 

Que va-t-il arriver maintenant? Vais-je communier? Ou ne devrais-je plutôt pas le faire? Comment faire lorsque j'ai de telles pensées? Mais toutes ces pensées sont celles de Satan pour faire croire que ces pensées sont celles de l'homme et l'éloigner de la Sainte Eucharistie ou l'approcher avec grande  anxiété et ensuite ne pas pouvoir en ressentir les bienfaits.*

Ainsi, le chrétien doit savoir que ces pensées terribles qui viennent et ne peuvent être dites ni exprimées ne sont pas les siennes et il n'est pas coupable d'elles. Ils viennent de Satan et il n'est pas  fautif pour elles. Bien sûr, il pourrait y avoir une raison, il aurait laissé une petite fenêtre ouverte et, par elle, sont entrés certains moustiques qui causent des plaies, des démangeaisons, de l'anxiété afin que nous ne puissions pas dormir.

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après

* C'est aussi l'enseignement du Métropolite Antoine [Khrapovitsky] dans son livre sur la Confession

dimanche 6 août 2017

Miracle de Père Païssios à Serres (R)



L'article suivant parut dans le numéro de Septembre 2012 du périodique grec ΔΙΑΛΟΓΟΣ

Il y a quelques semaines un [...] miracle contemporain du staretz Païssios a eu lieu dans un petit village de Serres. Il a été décrit par l’hypodiacre Amphilochios de la Cathédrale des Saints Archanges à Serres, telle qu'il a été vécu par Pantelis K.

Pantelis, 18 ans, jeune usager de drogues, a eu un terrible accident avec sa moto juste à l'extérieur de son village, ce qui a entraîné des blessures graves à la tête et il a subi une commotion cérébrale. Il était probablement sous l'influence de drogues, parce que, bien qu'il ait été dans des programmes de réadaptation, ce démon de l'héroïne ne l’avait pas quitté. Il est entré dans l'unité de soins intensifs de l'Hôpital Général de Serres avec des blessures à la tête.

Les médecins le maintenaient en coma artificiel, et après une infection nosocomiale, il s’est trouvé dans le coma, le diagnostic final étant qu'il était en état de mort cérébrale. Les médecins, n'ayant pas d'autres possibilités qui s'offraient à eux, ont jeté l’éponge et dit à la mère affligée que la situation était entre les mains de Dieu.

La date de l'avis définitif de mort cérébrale était le 13 Juillet. Dans une journée, son fils aurait eu 18 ans, et au lieu d’entrer dans la vie adulte, elle le voyait luttant dans son lit, non pas dans la bataille connue du fléau de la drogue, mais assez directement pour sa survie même.

La belle Mme Anastasia ne voulait pas abandonner. Après l'exhortation de son saint père spirituel, Papa Athanasios, elle a pris le bus à destination de Thessalonique, le lendemain, et elle s’est dirigée vers le monastère sacré de Saint-Jean le Théologien à Souroti.

Elle connaissait la stature [spirituelle] du staretz Païssios, mais elle ne savait pas que ce jour-là, 14 Juillet, cela faisait 18 ans exactement depuis le trépas du staretz. Quand elle est arrivée et qu’elle a vu les gens rassemblés, elle a été surprise, mais quand on lui a dit que son fils unique était né le même jour exact où le staretz reposa en Christ, elle s'est presque évanouie. Elle a ressenti quelque chose qu'elle ne peut toujours pas décrire… une union avec le divin, le rayonnement du staretz, et le sentiment que quelque chose de bon viendrait de tout cela.

Malgré la situation critique de son fils, elle ne l'a pas utilisée pour passer avant son tour, mais elle a attendu avec humilité et à genoux pendant plus de quatre heures, jusqu'à ce que ce soit son tour de vénérer le lieu où reposait le staretz Païssios. Elle a prié pour son enfant et a pris un peu de terre de la tombe, qu’elle apporta à son père spirituel, qui, après avoir prié sur elle en a fait un phylactère de protection. Madame Anastasia a couru à l'hôpital et l'a placé sous l'oreiller de son fils.

Cette nuit même, elle vit dans son sommeil le staretz Païssios qui lui disait: "N'aie pas peur Pantelis se rétablira."

Le lendemain matin, Pantelis avait récupéré et il était en bonne santé, ce que les médecins ont été incapables d'expliquer. Un fort parfum avait envahi la salle et il a été découvert plus tard que cela venait de l'oreiller de Pantelis, sous lequel sa mère avait placé secrètement le phylactère avec la terre de la tombe du staretz.

La seule chose dont Pantelis se souvient de sa période de léthargie, c’est la silhouette d'un vieillard vêtu de noir, lui disant: "Allons, lève-toi mon garçon pour aller avec ta mère. Tes collybes ne sont pas prêts. Il se passera un long moment jusqu'à ce que nous les mangions. "

A partir de ce matin, Pantelis a eu une aversion pour la drogue et il est en bonne santé, étudiant et essayant d’entrer à l'université. Il se confesse au père spirituel de sa mère et il voulait que ce miracle que sa famille a vécu soit distribué, par l’hypodiacre Amphilochios.

« Parfois, quand une personne ne comprend pas par le bien, Dieu lui donne une épreuve, pour se rattraper. S'il n'y avait pas un peu de douleur, de maladie, etc, les gens deviendraient des bêtes, et ne s'approcheraient pas du tout de Dieu." - Staretz Païssios 

Version française Claude Lopez-Ginisty
D’après 

Tombe du saint staretz Païssios
de bienheureuse mémoire