dimanche 31 mars 2013

LA BIENHEUREUSE ALYPIA, Folle-en-Christ de Kiev (3)





Enfin, je crus
Je considérais les histoires des moniales avec le doute d'un "journaliste soviétique éduqué", qui avait été élevé dans un environnement athée, bien que j’allais à l'église. Tandis que la litie pour la défunte était servie, j'ai regardé la photo ovale de la bienheureuse sur la croix tombale, portant l'inscription: " Craignez Dieu!" Comme je l'appris plus tard, un possédé par des démons était venu ici un certain nombre de fois, avait tordu la croix et l'avait jetée de côté. Il semble que cette inscription lui était destinée, pour le ramener à la raison. Le regard pénétrant de la folle-en-Christ atteignait droit au cœur, et un calme paisible descendait dans l'âme.
"Demande à Matouchka de l'aide, si tu as des problèmes dans la vie", me conseillèrent les moniales. " Elle aide tout le monde."
Je ne savais pas quoi demander, à l'exception peut-être que le studio de cinéma "Nauchfilm" accepte mon scénario sur le Père Mikhail Boiko, le célèbre père spirituel de Kiev et le fils d'un prêtre réprimé, qui avait servi tout au long de la Seconde Guerre mondiale comme canonnier. 
Comme je l'appris plus tard, le père Mikhail considérait la bienheureuse Alypia avec une grande méfiance, estimant qu'elle n’était rien d’autre qu’une malade mentale. Il avait servi dans l'Eglise de l’Ascension de Demeyevka, où la folle-en-Christ avait prié pendant de nombreuses années. 
Néanmoins, je m’adressais en prière à Matouckha Alypia, en disant: " S'il te plaît prie, bienheureuse Matouchka, pour que mon scénario soit accepté, de sorte que les gens soient au courant des persécutions contre l'Eglise et ses serviteurs." 
Ma surprise fut sans bornes lorsque littéralement quelques jours plus tard, le rédacteur en chef du studio de cinéma m'appela et me dit que mes scénarios avaient été acceptés. Par ailleurs, le metteur en scène qui tourna le film sur le Père Mikhail trouva un métrage dans les archives montrant les offices funéraires pour les paysans qui avaient succombé à la famine dans la province de Poltava. Mais le plus étonnant, c'est que le père de l'archiprêtre Mikhaïl Boiko, le prêtre Paul Boiko, était montré dans le film servant avec son petit-fils Mikhail comme acolyte. 
Le réalisateur lui-même ne comprenait même pas que le futur Père Mikhail était dans son film. Lors de la prévisualisation, le héros du film s'écria tout à coup: "C'est mon père! Et je suis là-côté de lui, nu-pieds! "
Après la prévisualisation j'ai parlé à Mikhail de ma prière sur la tombe de la bienheureuse, comment pendant longtemps personne n'avait accepté mon scénario, mais après cela, il avait été soudainement accepté. J'ai également noté qu'une telle trouvaille dans les images d'archives était aussi le résultat de la prière de la bienheureuse. 
Alors, le staretz secoua la tête avec étonnement et s’exlama après un silence, " Dieu est admirable dans Ses saints!..."
Plus tard, lors d'une visite sur la tombe de mes parents, je suis également allé vers [la tombe de] Matouchka, où j'ai rencontré Vera Feodorovna Udovitchenko, la compilatrice d'un livre sur la bienheureuse Alypia, livre contenant des dizaines de récits par des clercs, des moines et des laïcs, ceux qui connaissaient Matouchka de son vivant, et ceux qui avaient été aidés par ses prières après son repos en Christ.



Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après

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