mercredi 21 novembre 2012

Hiéromoine Nil: Père Dosithée




-Je lui ai rendu visite à plusieurs reprises. Je me souviens comment Père Jean parlait de Père Dosithée. Il disait qu'il était l'un des derniers grands piliers, qui imitaient les Pères saints de jadis. Sa cellule était faite de rondins. Parfois il tombait malade, mais il ne chauffait pas le poêle-il se contentait de se draper dans des haillons et gisait là. Lorsque la maladie avait disparu, il se levait et allumait le poêle. Les gens venaient au Père Dosithée, mais il se contentait de poursuivre sa vie, sans rien dire de particulier, se contentant de continuer à vaquer à son travail. Quand le temps venait pour la prière, il se tenait debout près du lutrin, ouvrait son livre de prières, Horologe ou Octoèque, et commençait à prier. Les visiteurs priaient avec lui.

Je me souviens d'un Grand Carême durant lequel il tomba malade et le médecin prononcé une condamnation à mort. "Voilà, Père, dans deux mois commandez quelques planches et faites-vous faire un cercueil."Père Dosithée ferma ses portes et entra en réclusion, n'ouvrit pas à n'importe qui. Il sortit uniquement à Pâques à l'église où le Père Nikita officiait, et son visage était pur et blanc. Père Nikita dit plus tard: " Je ne l'ai pas reconnu." "Comment est-ce possible? Ne t''avait-il pas élevé, et nourri? " lui ai-je dit.
 "Il avait changé de façon si radicale, il était devenu un homme lumineux", répondit Père Nikita ", que je ne l'ai pas reconnu." 
Fr. Dosithée avait pour icône favorite celle d'un ange aux cheveux d'or, et il a commencé à ressembler à cet ange.

Il a vécu deux ans et est décédé à Pâques, quand son bateau a chaviré. Ils ont servi de père. Les funérailles de Père Dosithée ont été officiées en utilisant le rite pascal du jeudi clair [de la Semaine de la Résurrection]. Ils l'ont emmené dans le monastère dans la sonnerie des cloches pascales. Quel honneur il a été daigné mourir à Pâques! Il avait reçu la sainte communion du Père Nikita à l'office Pascal. Père Dosithée était un moine remarquable…

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après

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