mercredi 14 décembre 2011

Archimandrite Nectaire (Antonopoulos) / « L’héritage spirituel et médical du saint hiérarque Luc – le professeur V.F. Voïno-Iasenetsky » (4 et fin)




Portrait du saint
+
Instruments chirurgicaux ayant appartenu à Saint Luc

1.  « En réanimation »
À la fin du mois de juin 2009, Hélène K., âgée de 24 ans, originaire de l’île de Leros, dut subir une opération consistant à remplacer une valve cardiaque. Le médecin déclara que, après l’opération, la malade devrait rester deux jours en réanimation. Cependant, à l’issue de ce délai, la jeune fille ne se réveilla pas. Elle resta dans état comateux durant 27 jours.
Un ami de la famille, ayant appris ce qui s’était produit, envoya aux parents de la jeune fille un livre contenant la biographie de saint Luc, un texte du canon de paraclèse au saint, ainsi que de l’huile de ses reliques de Simferopol. Les parents commencèrent à prier saint Luc. Deux jours après, la malade commença enfin à ouvrir les yeux et à parler. Tous, dans la joie, rendirent grâce au Seigneur et à saint Luc pour son aide.
Quant aux infirmières du service de réanimation, elles racontèrent ce qui suit. Au moment de prendre leur service, un jour avant le « réveil » de la malade, un étrange médecin apparut dans le service, vêtu d’une blouse blanche à l’ancienne, fait d’un tissu épais. Sans prononcer un mot, il passa devant les infirmières de service et entra dans la salle où se trouvait la malade. Le médecin ferma la porte derrière lui et tira le rideau derrière la cloison de verre. Au bout d’un certain temps, il apparut de nouveau à la porte, passant en silence devant les infirmières et sortit du service. Celles-ci accoururent auprès de la malade et… la virent réveillée et réagissant normalement à son entourage.

2.  « Quand tout était fini… »
Mon nom est E.KH., je suis âgé de 37 ans, native de Morphou, à Chypre. Je vis maintenant à Limassol. Je travaille comme hôtesse et enseigne l’italien. Le dimanche 28 juin 2008, je me réveillai très tôt le matin et je ressentis un léger malaise. Il s’avéra que j’étais fiévreuse, aussi je décidai de me rendre à la polyclinique et de leur demander une injection, afin que ma faiblesse passât. J’avais prévu d’effectuer un voyage à Andros avec ma mère et je ne voulais pas le reporter.
Le mardi 29 juin, je ne me sentais pas mieux et je décidai de consulter à nouveau un médecin. Le moment du voyage s’approchait. C’est le médecin de ma mère qui m’examina à la polyclinique. On procéda aux analyses, mais l’on ne trouva rien. La température, au demeurant peu élevée, se maintenait et je ressentais des étourdissements. Le médecin me proposa de me soigner à l’hôpital, mais je refusai et demandai : « Peut-on me soigner après notre voyage ? Je viendrai alors à l’hôpital ».
Le médecin insista, bien qu’il ne dît rien sur une quelconque maladie sérieuse. Les faiblesses et la température ne paraissaient pas avoir d’importance.
Le jour suivant, le mardi 30 juin, ma belle-sœur vint à l’hôpital et me donna une petite icône en papier de saint Luc. Je ne connaissais pas alors ce saint. Je plaçai cette icône sous l’oreiller.
Le mercredi 1er juillet, l’état de ma santé se détériora sérieusement. On me fit une tomographie et les médecins furent convaincus du fait que je souffrais d’une infection de l’intestin. Au moment de l’examen, je vis quatre yeux qui me surveillaient attentivement.
Je m’efforçais de jeter un coup d’œil vers les visages des gens qui m’entouraient, mais je ne le pouvais pas. Après les examens, on me transféra aux soins intensifs, et je me rappelle que j’étais dans le désarroi pour avoir égaré l’icône de saint Luc. Ma belle-sœur m’en donna encore une, mais je retrouvai bientôt l’icône perdue qui, de façon étrange, était collée à mon dos. Et puis, je tins fermement les deux icônes dans mes mains.
Le 2 juillet 2008, à l’aube, l’infection se communiqua, avec des complications aux poumons. Le samedi, les médecins qui étaient dans l’impossibilité d’expliquer quelle était cette infection et ne pouvaient venir à bout de la maladie, ne me donnant que des antibiotiques plus forts. Ils effectuèrent aussi des perfusions intraveineuses, puis décidèrent de m’opérer. La septicémie avançait si rapidement que, pensaient-ils, je ne vivrai pas jusqu’au soir.
Quant à moi, malgré toutes les difficultés, je ressentais que je me remettrai, et je partis à l’opération avec les icônes dans mes mains. Je donnai les icônes à l’anesthésiste, pour les reprendre après l’opération. On m’enleva la vésicule biliaire, tandis qu’il s’avéra par la suite qu’elle fonctionnait normalement. Je tombai alors dans le coma, qui dura trois jours. Mon état était si critique, que tous s’attendaient au pire. Les médecins ne laissaient plus d’espoir aux miens. Mes poumons contaminés n’étaient plus à même de respirer. Mais un miracle s’est produit précisément au moment où l’on parlait de ma mort prochaine.
Le mardi, le père P. est venu et a apporté avec lui les reliques de Saint Luc. Comme on me l’a raconté ensuite, il a tracé le signe de Croix au-dessus de moi avec les reliques. À ce moment même, j’ai ouvert les yeux pour la première fois. C’est alors que mon organisme a commencé à lutter, et la septicémie commença de façon inconcevable à reculer. Je fus guérie totalement. Pour les médecins, c’était invraisemblable. Les personnes croyantes dirent qu’il s’agissait là d’un miracle. Quelqu’un s’efforça de donner une explication scientifique, mais qui ne convainquit personne.
À l’hôpital, on m’apporta un livre – la vie de saint Luc le médecin. Et ce n’est qu’ensuite que je compris quels étaient les yeux qui m’avaient regardé au moment de la tomographie le 1er juillet.
E. Kh. Limassol, Chypre
*******
Ce ne sont là qu’une petite partie des guérisons miraculeuses accomplies par le saint. Elles sont la confirmation, non seulement de la sainteté de saint Luc, mais la preuve de l’amour du Seigneur qui, même à notre époque d’apostasie, ne nous abandonne pas.

Je voudrais finir ma communication par les paroles d’un autre saint contemporain – le père Païssios – qui écrivit sur saint Arsène de Cappadoce ce qui suit et qui peuvent s’appliquer également au saint hiérarque Luc :

« Il est naturel, je pense, que le Père aide maintenant davantage qu’à l’époque où il vivait sur terre : il se trouve auprès du Père Céleste et, comme Son enfant, avec l’assurance acquise de son vivant, il peut recevoir la Grâce en surabondance, rejoindre immédiatement les hommes souffrants, les aider, et leur accorder la guérison.

La rude ascèse qu’il pratiqua pour l’amour du Christ, ainsi que son grand amour et son humilité lui ont valu ce grand avantage spirituel : il vole maintenant comme les Anges et se réjouit de pouvoir ainsi aider davantage d’hommes souffrants et de voir le Nom du Seigneur encore plus glorifié.

À présent, le saint ne court plus à pied et ne s’essouffle plus pour arriver à temps auprès des malades, leur lire la prière adéquate et les guérir, mais, tel un Ange, il vole facilement d’un bout à l’autre du monde et il arrive à temps auprès de tous les fidèles qui l’invoquent avec piété ».
Version française Bernard Le Caro
(Que nous remercions chaleureusement)
d'après
www.pravmir.ru


Tropaire de saint Luc de Simféropol 
 Ton 1
Ô héraut de la voie du salut,
confesseur et grand pasteur du troupeau de Crimée,
gardien fidèle de la tradition des Pères,
pilier inébranlable et pédagogue de l'Orthodoxie,
prie sans cesse le Christ, notre Sauveur
d'accorder le salut et une foi forte aux chrétiens orthodoxes.
Ô saint hiérarque Luc, médecin sage en Dieu.
+

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire