mercredi 24 août 2011

Du Bouddha au Christ

Johan Trisanjaya

Mon nom est Jean Trisanjaya. J'appartiens à l'ethnie javanaise d'Indonésie. Je suis né en 1982 dans le village de Prigi au centre de Java. J'ai été élevé dans une famille bouddhiste, mon père est  fonctionnaire du gouvernement et ma mère est femme au foyer. La plupart des gens de notre village sont musulmans, mais beaucoup adhèrent au bouddhisme. En tant que bouddhiste, j'étais si actif que j'ai été nommé Président de l'Association de la Jeunesse Bouddhiste.
L'essence de l'enseignement bouddhiste est "l'amour sans limite", où la loi des actes ("karma") est soulignée, par laquelle tous nos actes dans cette vie porteront du fruit dans notre prochaine réincarnation. L'amour n'est pas limité aux seuls humains non plus, mais aux plantes et aux animaux aussi, car ils pourraient avoir été jadis humains. Lorsque vous mourrez, avec un bon karma vous naîtrez dans le prochain corps dans un état d'être élevé. Lorsque vous mourez avec un mauvais karma, vous naîtrez, soit dans un statut inférieur de la vie en société, ou même comme animal, ou dans le royaume démoniaque.
Alors que je m'apprêtais à commencer l'école secondaire, mon cousin, le Père Alexis, est venu dans mon village et m'a dit de venir avec lui à Solo et d'aller à l'école là-bas. Il avait été bouddhiste avant de devenir prêtre orthodoxe. Je fus d'accord. J'ai senti que c'était correct de n'être exposé au christianisme que pour trois ans, car cela permettrait d'élargir mon horizon. J'avais toujours assisté au culte et aux rassemblements à l'église, mais je m'étais toujours assis sur la rangée arrière car je me sentais coupable d'être bouddhiste, mais de prier comme un chrétien.
Enfin, dans ma confusion, j'ai quitté la maison de Père Alexis et je suis rentré à la maison pendant deux semaines, sans même une autorisation d'absence de l'école. Pendant ces deux semaines, j'ai perdu tout sens dans ma vie, et je me suis senti confus. J'ai commencé à agir de façon insensée. J'ai commencé à faire des choses que je n'ai jamais faites auparavant, à la surprise et l'embarras de mon père, car il est considéré comme un pilier de la société.
Un jour, j'ai senti comme si quelqu'un murmurait et m' ordonnait de revenir à Solo vers Père Alexis, alors j'y suis retourné. Après quelques jours à Solo, j'ai commencé à apprendre de nouveau des choses sur l'Orthodoxie. J'ai ressenti le besoin d'être baptisé, et le Père Alexis fut d'accord. J'ai été surpris du fait  que même si je n'étais pas allé à l'école pendant deux semaines, je ne fus même pas réprimandé ou puni par l'école, comme on pouvait s'y attendre. Après j'ai été baptisé avec le nom de baptême de "Johanes" (Jean), j'ai aidé le ministère du Père Alexis. En l'an 2006, j'ai été élevé par le Métropolite Hilarion au rang de Lecteur.
Ce que j'ai trouvé de libérateur dans le christianisme, c'est que le Christ a vaincu la puissance de la mort par Sa résurrection, de sorte qu'il n'y ait plus de cycles sans fin de naissance et de mort dans la réincarnation, et il n'y a plus la loi du karma qui a du pouvoir sur vous, mais le puissance de la Grâce de la victoire du Christ sur le péché, la mort et le Diable. 
Les bouddhistes sont tellement effrayés par le karma, parce qu'ils sont effrayés par la perspective de réincarnation dans un règne inférieur, mais il n'y a aucune crainte de Dieu, puisque Dieu n'existe pas. Mais afin d'atteindre un bon karma, il y a tellement de règles et d'exigences difficiles à atteindre; c'est comme s'il n'y avait pas la grâce de Dieu.
Ayant compris la beauté de l'enseignement de l'Orthodoxie, j'ai maintenant un très fort désir de servir le Christ, soit comme prêtre ou laïc. Je me prépare à aller au séminaire, soit en Russie soit aux Etats-Unis afin de réaliser ce rêve. J'ai passé du temps avec le Père Daniel au cours de sa dernière visite, le conduisant à travers Java et jusques à Bali. S'il vous plaît priez pour moi. Je vous remercie.

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après

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