jeudi 23 juin 2011

Bienheureux ceux qui ont faim...




Avec une épée flamboyante dirigée de tous côtés, les chérubins gardaient l'Arbre de Vie. Ayant mangé pour leur propre intérêt, nos premiers parents se sont égarés. Ils ont cru au mensonge du serpent, ils ont pensé qu'ils deviendraient semblables à Dieu en se rassasiant, en s'appuyant sur leurs propres forces. Moment dans le temps où tout d'un coup, manger n'était plus Communion, mais rassasiement de soi.

C'est dans la prière de la sixième heure que le péché est nommé, celui qui a causé la chute de nos premiers parents. Présomption. Cette pensée maligne qui chuchote le mensonge, me dit que d'une certaine manière, en m'appuyant sur mes propres forces, je peux devenir Lui sans Lui.

Et pourtant c'est dans le fait de manger. C'est dans le poids d'un ventre plein que nous nous trouvons dans la présomption. Malheur à vous qui êtes rassasiés!

Le plus sûr moyen d'oublier Dieu est, pour vous, d'être rassasiés.




Ô Toi qui le sixième jour et à la sixième heure clouas à la Croix le péché qu'Adam, par présomption, commit dans le Paradis, déchire aussi la cédule de nos iniquités, ô Christ Dieu, et sauve-nous.
Extrait de la sixième heure


Seuls ceux qui désirent Dieu seulement ont faim du fruit de l'Arbre de Vie. L'épée flamboyante ne garde plus l'Arbre. Heureux ceux qui ont faim et soif. Ils seront rassasiés de bonnes choses.

Et ainsi, nous jeûnons.


Ayant reçu l'Esprit à genoux à la Pentecôte, il est temps de se vider. Nous partîmes avec la bénédiction de l'Eglise et ensemble, nous œuvrons. Jours des occasions, chance de nous débarrasser de toutes ces choses qui conduisent à la présomption. Jours à avoir mal et faim de la grâce, de faire l'expérience de la faiblesse qui conduit à la véritable force.




Aujourd'hui, en ce lundi après la Fête de tous les Saints, nous commençons les jours du Jeûne des Apôtres. Et comme les apôtres, ayant reçu l'Esprit à la Pentecôte, nous nous préparons par la prière et le jeûne.

Nous nous préparons à sortir comme une lumière dans l'obscurité, à vivre une vie qui fait resplendir la lumière de la résurrection dans le monde. La grande œuvre spirituelle de déterrer le cœur, de  le réorienter encore et encore. Le combat béni qui écarte l'obscurité qui y réside, les ombres qui font obstacle à Sa Lumière.

Les Chérubins ne gardent plus l'Arbre, ils nous conduisent dans la Grande Entrée à son Fruit. Le moment où soudain, manger n'est plus remplissage de soi-même, mais Communion.

Dans nos efforts, puissions-nous être bénis. La grâce de Dieu.




Traduction française Claude Lopez-Ginisty
d'après

dans


le blog de 
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Katherine

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