jeudi 21 août 2008

Saint Théophane le Reclus/ Psaume 118 (1)

Святитель Феофан Затворник
Nous publierons ces jours qui suivent un livre du Père Gleb Vleskoff d'après Saint Théophane le Reclus. En voici la préface et le sommaire, précédés d'une courte biographie du saint.

Vie de Saint Théophane le Reclus

L'Evêque Théophane ( Georges Vasilievitch Govorov dans le siècle ) naquit le 10 Janvier 1815, dans un village de la province d'Orel, près de la ville de Bletz. Son père était prêtre. Il fréquenta les écoles locales, puis le séminaire et de 1837 à 1841, étudia à l'Académie de Kiev.
Avant de terminer ses études, répondant à un appel intérieur pour la vie spirituelle, il devint moine. Ayant reçu le titre de docteur en théologie, il fut ordonnée prêtre et envoyé comme enseignant dans plusieurs écoles avant de rejoindre enfin l'Académie de Saint Petersbourg. Cependant, il demanda d'être relevé de ses fonctions d'enseignement et fut mandé comme membre de la Mission Russe en Terre Sainte, ce qui impressionna profondément son âme. 
En 1859, il fut ordonné évêque de Tambov et en 1863, il fut transféré à Vladimir. Dans ces deux diocèses, il organisa des écoles, participa aux tâches éducatives, construisit des églises et mena une vie très active, visitant ses paroisses et prêchant sans discontinuer. Mais son cœur avait faim et soif de vie monastique et ainsi en 1886, il demanda à se retirer dans un monastère, et il fut nommé Supérieur du monastère de Vika, dans la province de Tambov. Mais très rapidement, il abandonna son autorité à un moine plus jeune et entra en une réclusion où il demeura jusqu'à sa mort le 6 janvier 1891.
Alors commença sa vie en tant que "Théophane le Reclus". Entouré de livres en plusieurs langues, il commença à écrire et à traduire des livres spirituels, il eut une très volumineuse correspondance et ses lettres furent essaimées aux quatre coins de la Russie. Plusieurs d'entre elles furent éditées parmi elles, ses Lettres sur la Vie Spirituelle, ses Lettres sur la Vie Chrétienne, ses lettres à diverses gens sur divers problèmes de la vie spirituelle, La Voie du Salut, La Vie Spirituelle et comment s'y engager, Du Repentir, De la Prière et de la Sobriété Spirituelle.
Il traduisit de nombreux livres et parmi eux, on doit noter la Philocalie (5 volumes), Le Combat Invisible (Nicodème l'Hagiorite), Les Paroles de Saint Syméon le Nouveau Théologien. Il écrivit des commentaires sur la plupart des Epîtres de Saint Paul et commenta les psaumes 33 et 118.
Il mourut l'après-midi du 6 Janvier 1891 après avoir célébré seul comme à son habitude sa liturgie du matin, il avait pris un repas à une heure et s'était mis à travailler après cela. Il fut trouvé mort à quatre heures et demie, étendu sur le dos dans son lit, les deux mains sur la poitrine, comme pour donner une dernière bénédiction en ce jour de la Fête du Baptême du Seigneur. ( C. L.-G.)

PREFACE

Le psaume 118 est le plus long et le plus simple de tous les psaumes, pourtant même parmi les exégètes actuels, peu si ce n'est aucun n'a trouvé le clef de son mystère.
Saint Théophane le Reclus, évêque russe, qui vécut et écrivit en Russie de 1818 à 1894, de par son zèle et grâce à son savoir, a traduit et écrit plusieurs livres, dont le "Commentaire du Psaume 118" qui est un pur joyau que l'on peut à juste titre considérer comme un classique de littérature spirituelle.
Basé sur les commentaires des Pères de l'Eglise orthodoxe primitive, qui indubitablement avaient leurs racines dans la Tradition Juive, le commentaire que l'Evêque Théophane fait de ce psaume est unique et profond à la fois.
Au premier abord, les 176 versets de ce psaume, semblent ne parler que d'une seule et même chose, ce qui fit que beaucoup de commentateurs contemporains n'y trouvèrent rien d'intéressant. Le propos de ce résumé est de montrer à ceux qui chérissent le Psautier combien la parole de Dieu est profonde et jaillissante de vie et aussi pour montrer que toute interprétation chrétienne devrait avoir pour fondement les Pères de l'Eglise.
Le psaume 118, numéroté et traduit suivant la version des Septante (Il devient psaume 119 dans les autres versions), cette version utilisée par le Seigneur et les Apôtres, a été écrit sous forme d'acrostiche alphabétique, chaque lettre - des 22 qui composent l'alphabet hébraïque - commence une série de huit versets appelée octave. Chaque octave est caractérisée par le sens de la lettre hébraïque, qui soude les versets en une unité monolithique et leur donne une nuance qui fait que ces versets apparemment semblables deviennent tout à fait différents.
En ces temps où les paroles de Dieu et leur signification sont la proie de conceptions changeantes et versatiles, en ces temps où s'érode la compréhension du péché et de la transgression de la volonté de Dieu, ce commentaire devrait aider à rétablir ce que l'on appelle la crainte de Dieu, la place de Dieu dans notre vie, dans notre vie quotidienne…car chacune des 22 octaves décrit quelque chose qui nous arrive chaque jour et il est certain que ce qui est décrit dans l'une des 22 octaves arrive à chacun, tous les jours. C'est en vérité un Alphabet de vie.
Si quelqu'un veut accroître sa foi en la Providence divine, étayer sa confiance en Dieu, comprendre l'injustice ou expliquer la calomnie, qu'il cherche l'octave ou le verset qui traite de cet aspect particulier. Si quelqu'un veut voir la main de Dieu posée sur sa vie, ou être capable de savoir comment se comporter en telle ou telle circonstance, comprendre comment supporter le succès ou évaluer l'échec, qu'espérer de Dieu et de soi-même, qu'il trouve le verset approprié et qu'il médite sur lui.
Il va sans dire que le message messianique est partout présent dans ces versets, comme il l'est dans tout le Psautier car l'Ancien et le Nouveau Testament sont Un en vérité.

PERE GLEB VLESKOFF


Le Psaume 118
d'après le commentaire de
Saint Théophane le Reclus

Edition abrégée du T.R.P. Gleb VLESKOFF
du Monastère de Novo Diviyevo
( U.S.A.)
Version française de Claude Lopez-Ginisty
Traduit avec la bénédiction de Père Gleb Vleskoff
(Psaume dans la version de l’Archimandrite Placide)
Remerciements à Michel Balestra qui a dactylographié le texte

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