"Dans la confusion de notre époque quand une centaine de voix contradictoires prétend parler au nom de l'Orthodoxie, il est essentiel de savoir à qui l'on peut faire confiance. Il ne suffit pas de prétendre parler au nom de l'Orthodoxie patristique, il faut être dans la pure tradition des saints Pères ... "
Père Seraphim (Rose) de bienheureuse mémoire

dimanche 19 novembre 2017

LA MONIALE MEGALOSCHEME MARIA: une ascète de la prière (5)


Cathédrale de la Mère de Dieu de Kazan

Les dons spirituels de la staritza
Selon les souvenirs de ses enfants spirituels, Mère Maria était une personne très modeste et très humble. C’était une ascète, et, comme tous les ascètes,elle mangeait peu, prenant habituellement seulement une cuillère à café de nourriture très simple. Elle était souvent malade, mais elle essayait de ne pas prendre de médicaments. Son principal remède était la Sainte Communion, l'eau bénite et les prosphores.

Mais elle n'appelait pas les autres à une telle vie ascétique, parce qu'elle avait le discernement spirituel et savait qui pouvait gérer combien. Ainsi, la servante de Dieu Alexandra envoya une lettre avec le conseil de Matouchka sur le jeûne. Voici un passage de la lettre:
"En ce qui concerne la nourriture, ne prends pas sur toi de faire plus que nécessaire, car il y a beaucoup de cas de grands problèmes après une ascèse faite par une guidance personnelle. Tiens-toi à la voie du milieu et tout ira bien; autrement, le rusé (l'Ennemi) s'approchera de toi, affaiblira ta dernière force corporelle restante, et tu ne pourras rien faire - ni la prière, ni le travail physique, et il sera ravi. Ainsi, ma chère, la renaissance intérieure est très importante: Ne désire rien de mal, et n'y pense même pas. »

Matouchka était douce et patiente. Natalia Ivanovna se rappelle comment Matouchka fut gravement malade. Natalia alla la voir. Elle vit sur sa table de chevet une lampe sans abat-jour. La lumière brillante frappait Matouchka dans les yeux. Natalia suffoca  sous l’émotion et commença à retirer l'ampoule, mais la préposée à la cellule s'énerva, se rappelant que Matouchka lui avait demandé humblement de retirer la lampe. Elle voulait l'enlever, mais elle avait été prise par les tâches ménagères et avait oublié. Et Matouchka, souffrant de maladie, ayant demandé une fois, était restée silencieuse et ne se plaignit jamais de la vive lumière qui frappait ses yeux. Elle supportait cela silencieusement.

Matouchka était stricte également. Dans un monastère, elle réprimanda soudainement un homme qui était tombé dans le désespoir et avait décidé de quitter le monde. Il n’avait révélé ces pensées qui le tourmentaient à personne et il fut stupéfait quand une moniale mégaloschème les dénonça. Matouchka le gronda, et, probablement pria, parce que les pensées démoniaques se retirèrent de lui. Son désespoir le quitta, et il répéta joyeusement à tous ceux qui l'entouraient, "Matouchka! Ah, Matouchka! "

Il y eut aussi cet exemple: Natalia Ivanovna était allée voir Matouchka avec une de ses sœurs. Elles marchaient dans le train et sa sœur avait une valise plutôt grande. Natalia suggéra de la mettre ensemble sur l'étagère du haut, pour ne pas déranger les gens dans le couloir. Mais sa soeur refusa:
"Laisse-la rester là où elle est. Ce n'est rien, ils peuvent la contourner! Je ne vais pas me déranger avec ce poids pour la convenance de quelqu'un d'autre! "

À l'arrêt suivant, plus de gens montèrent et le passage devint très à l'étroit, et sa valise dérangea les gens tout au long de la route.
Quand elles arrivèrent chez la staritza, elle accueillit chaleureusement Natalia, mais elle regarda sa compagne avec rigueur et mépris. Elle ne comprit pas: Pourquoi cette matouchka était-elle si mécontente d’elle?! Alors Mère Maria dit: «Pourquoi penses-tu seulement à toi? Pourquoi ne te soucies-tu pas des autres? C’est si orthodoxe! "

Une autre fois, après un service, la staritza se tourna brusquement vers le prêtre qui servait avec une question sur l'une des chantres des kliros. Le prêtre fut perplexe et répondit que, en fait, l'une des moniales chantait au kliros, mais elle était alors chez elle,  se préparant aux examens. Alors Mère Maria lui  demanda de l'emmener chez cette sœur. Ils montèrent dans la voiture et partirent. Ils arrivèrent chez la fille, et la staritza dit qu'elle voulait rester avec elle à sa datcha. Tout le monde était, bien sûr, incrédule, mais comme ils connaissaient déjà Mère Maria depuis longtemps, ils ne demandèrent rien, mais écoutèrent seulement.

Ils arrivèrent à la datcha, et Matouchka leur dit: «Vous restez tous dans la voiture pendant que je vais me promener et jeter un coup d'œil. »
En sortant de la voiture, elle alla dans la cour du voisin et se mit à marcher dans le jardin de quelqu'un d'autre, allant ça et là. Tout le monde assis dans la voiture était silencieux. Ils attendaient de voir ce qui allait se passer. Soudain la porte de la maison du voisin s'est ouverte et un homme est sorti. Un peu débraillé, plusieurs boutons de sa chemise étaient déboutonnés…  Il alla vers Matouchka et commença à lui demander quelque chose, d'abord avec colère, mais ensuite il se calma. Puis ils marchaient déjà ensemble entre les carrés plantés et parlaient sans se presser, en souriant même.

Après un peu de temps Matouchka  mit fin à la conversation. L'homme l'accompagna et lui demanda sa bénédiction. Mère Maria monta dans la voiture et, n’expliquant rien, dit: «Maintenant, nous retournons à l'église. »

Personne n'osa demander quoi que ce soit à la staritza. Les jours passèrent. Petit à petit, nous commençâmes à oublier l'histoire. Juste un mois plus tard, le prêtre reconnut un homme en habits élégants comme le voisin échevelé de la datcha. Il était venu pour la confession:
"Je veux confesser un péché, Batiouchka! Rappelez-vous quand vous êtes venus en voiture au jardin chez moi, avec cette merveilleuse matouchka? Je traversais alors des moments très difficiles; Je connaissais un découragement sévère. J'avais décidé de me suicider, de me pendre. J'avais déjà grimpé au grenier et fait un nœud coulant, et j'étais sur le point de le mettre autour de mon cou, quand j'entendis du bruit sur ma propriété. Une étrangère s’y promenait. «Peu importe», pensais-je. « J'aurai tout  le temps de me pendre. Pour l'instant, je vais voir qui se promène et je me pendrai ensuite. »

-->
Je suis sorti et Matouchka était là et j'ai commencé à lui parler. Après notre conversation, tout était bien dans mon âme! Tout mon chagrin était parti! Le soleil brillait, les oiseaux chantaient, et mes glaïeuls préférés fleurissaient! C'était superbe! Comment aurais-je pu me décider à me pendre? comment mon esprit a-t-il pu être si embrumé ?! Je suis allé descendre la corde. Et je suis toujours en vie. Et ma situation a progressivement changé pour le mieux. Je suis venu me repentir d'avoir essayé de me tuer. Absolvez ce péché, Batiouchka! Peut-être une sorte de pénitence... "

Version française Claude Lopez-Ginisty
d’après

Père Placide aux Editions des Syrtes

« De l’Orient à l’Occident » – Père Placide Deseille

20,00€ TTC
En stock
UGS :ISBN 9782940523641 (novembre 2017)Catégories : Étiquettes : 
Table des matières :
Préface de Bernard Le Caro
  1. Avant-propos
  2. Étapes d'un pèlerinage : autobiographie du père Placide
  3. Les étapes d'une évangélisation : de Jérusalem à la Gaule
  4. L'inculturation du christianisme en Occident entre le IVe et le VII siècles
  5. Aux sources du monachisme occidental : des Pères d'Égypte à saint Benoît de Nursie
  6. Aux origines d'une divergence : saint Augustin et la théologie trinitaire
  7. Histoire d'une déchirure : orthodoxie et catholicisme moderne
  8. La spiritualité catholique romaine et la tradition orthodoxe
  9. Dieu « sensible au cœur » selon Pascal et selon les Pères orientaux
  10. Divergences et convergences entre la tradition orthodoxe et la tradition occidentale
  11. La Révolution française, l'Europe et l’orthodoxie
  12. Le Mont-Athos et l'Europe
  13. La présence orthodoxe en Europe occidentale
  14. Signification et rôle de la diaspora orthodoxe en Europe occidentale
  15. Orthodoxie, uniatisme et œcuménisme
  16. Points de vue orthodoxes sur l'unité des chrétiens
  17. Être chrétien orthodoxe aujourd'hui
  18. Conclusion : quelques exigences de la vie chrétienne

Père Placide

Présentation de l’éditeur: « Si les divergences principales entre l’orthodoxie et les confessions occidentales sont aujourd’hui connues, les racines de celles-ci, ainsi que leurs implications sur la vie spirituelle ont été peu traitées en langue française. Peu de choses sont connues sur la période qui a précédé le schisme de 1054 et qui l’a préparé. C’est, entre autres, cette lacune que vient compléter l’ouvrage du père Placide, de façon positive et avec discernement, en cherchant « la confession et non la confrontation ». Dans cet esprit, il sait déceler également ce qui, en Occident, a gardé un parfum d’orthodoxie après le schisme.
En même temps qu’une œuvre, ces pages retracent le parcours de l’archimandrite Placide Deseille. Ayant vécu depuis son adolescence dans un monastère cistercien et ayant étudié en profondeur les sources bibliques et patristiques, il est devenu orthodoxe au Mont Athos et porte en Occident, depuis plus de quarante ans, le témoignage de la tradition de l’Église des dix premiers siècles, toujours vivante dans l’orthodoxie. Comme le dit l’higoumène du monastère de Simonos Petras, il s’agit d’un « témoignage authentique de la vie orthodoxe et du monachisme athonite dans un environnement quasiment déchristianisé et dans une société en décomposition ».
L’ouvrage part de l’Orient des premiers siècles pour arriver en Occident au XXIe siècle : des racines chrétiennes de la France avec une foi commune à l’Occident et à l’Orient, puis ses déviations, notamment au niveau de son repli sur l’augustinisme, pour arriver à la Révolution française. Mais ce livre ne se cantonne pas à l’histoire ancienne, abordant les problèmes actuels de l’Église orthodoxe et sa façon de les résoudre. La sincérité et la profondeur de la démarche du père Placide, sa connaissance approfondie de la tradition spirituelle et théologique occidentale, et son expérience de l’orthodoxie donnent à sa parole une autorité unique.
L’archimandrite Placide (Deseille), né en 1926, entre à l’abbaye cistercienne de Bellefontaine en 1942 à l’âge de seize ans. Il fonde en 1966 avec d’autres moines un monastère de rite byzantin à Aubazine en Corrèze. En 1977, les moines décident de devenir orthodoxes et en février 1978, ils deviennent moines au Mont Athos. Rentré en France peu après, père Placide fonde le monastère Saint-Antoine-le-Grand, à Saint-Laurent-en-Royans (Drôme) dans le Vercors, et en devient l’higoumène. Dans son sillage naît le monastère de la Protection de la Mère de Dieu, plus connu aujourd’hui sous le nom de monastère de Solan. Il a enseigné à l’Institut Saint-Serge, et est également auteur et traducteur de plusieurs ouvrages sur la spiritualité et le monachisme orthodoxes. »
Pour toutes les publications des Editions des Syrtes,
voir le catalogue ICI

FEUILLETS LITURGIQUES DE LA CATHÉDRALE DE L’EXALTATION DE LA SAINTE CROIX

6/19 novembre
24ème dimanche après la Pentecôte

Saint Paul le Confesseur, archevêque de Constantinople (350) ; saint Luc de Taormine, moine (IXème) ; saint Barlaam de Khoutyne (1192) ; saint Luc, économe des Grottes de Kiev (XIIIème s.) ; saint Germain, archevêque de Kazan (1567) ; saint Barlaam de Keret (XVIème s.) saints nouveaux martyrs de Russie : Nicétas, évêque d’Orekhovo-Zouïevsk, Anatole (Berjitsky), Arsène (Troïtzky), Nicolas (Dvoritsky), Nicolas (Protasov), Constantin (Lioubomoudrov), prêtres, Varlaam (Nikolsky), Gabriel (Vladimirov) et Gabriel (Moura), moines, Nina (Chouvalov) et Séraphime (Gorchkov), moniales (1937), Basile (Krylov), prêtre (1938).

Lectures : Éph. II, 14–22. Lc VIII, 41–56; saint : Hébr. VII, 26 – VIII, 2. Lc. XII, 8–12.

SAINT PAUL LE CONFESSEUR



S
aint Paul naquit à Thessalonique à l’aube du IVe siècle. Lors du premier Concile de Nicée, il était encore tout adolescent, mais il fut peu de temps après rangé parmi les clercs de l’Église de Constantinople. Il se signalait par la pureté de sa vie, sa douceur et son enseignement irréprochable de la foi orthodoxe. C’est pourquoi il fut ordonné diacre, puis prêtre, par l’archevêque Alexandre, alors qu’il était encore jeune. Aimé de tous les fidèles de la capitale, il fut consacré archevêque, en 340, à la mort d’Alexandre qui l’avait désigné comme son successeur. Son élection déchaîna cependant la haine des ariens qui le calomnièrent auprès de l’empereur Constance, qui se trouvait alors à Antioche. Lorsqu’il apprit la consécration du jeune orthodoxe, il revint furieux dans la capitale et réunit un concile d’évêques ariens, qui déposa Paul et le remplaça par l’évêque de Nicomédie, Eusèbe : un des chefs de file de l’hérésie. 

L’arianisme semblait alors pouvoir triompher définitivement puisque l’empereur et l’archevêque de Constantinople en étaient d’ardents partisans. Dès son installation, Eusèbe commença à traquer avec acharnement les défenseurs du concile de Nicée. Mais Dieu n’abandonna pas son Église : Eusèbe mourut après une année, et les orthodoxes de la capitale rappelèrent Paul, qui s’était réfugié à Rome, auprès du pape Jules, et où il avait retrouvé saint Athanase d’Alexandrie, lui aussi exilé pour le Nom du Christ. Au moment de reprendre son siège, le saint confesseur se trouva mêlé à de nouveaux troubles populaires, car les ariens avaient élu et ordonné un successeur à Eusèbe : l’hérétique Macédonius, qui joignait le blasphème contre la divinité du Saint-Esprit à l’erreur d’Arius quant à la divinité du Verbe. 

Informé de la situation, l’empereur Constance donna, d’Antioche, l’ordre à Hermogène, le chef militaire de la Thrace, d’entrer avec ses troupes dans la capitale et d’en chasser Paul par la force. Le peuple s’ameuta, des combats sanglants éclatèrent partout dans les rues, faisant de nombreuses victimes, et Hermogène lui-même fut victime de la vindicte populaire. Les émeutiers le tuèrent, traînèrent son corps à travers la ville et brûlèrent sa demeure. Paul put donc être rétabli sur son siège, mais pour peu de temps, car l’empereur furieux arriva en force à Byzance, en chassa saint Paul, qui alla chercher refuge à Rome, et il déchaîna aussi sa colère sur Macédonius, l’accusant d’avoir été la cause de tous ces troubles. En Occident, Paul obtint le soutien de l’empereur Constant qui résidait à Trèves et, grâce aux lettres de réprimandes que le pape adressa aux évêques orientaux pour leur attitude envers sa personne et à l’égard de saint Athanase, il put, au bout de quelque temps, regagner son siège au milieu de l’allégresse populaire. 

Mais Constance, ne pouvant trouver de repos dans sa lutte contre les orthodoxes, chargea bientôt le préfet Philippe d’expulser Paul et de replacer Macédonius sur le siège de la reine des villes, sans toutefois réitérer les troubles qu’avait occasionné l’intervention d’Hermogène. C’est pourquoi Philippe usa d’un stratagème pour attirer saint Paul vers l’établissement de bains et, sous prétexte de lui rendre les honneurs, il le fit enlever en secret et exiler à Thessalonique, d’où le malheureux évêque se rendit de nouveau à Rome. 

En 347, à l’issue du concile de Sardique, Athanase et Paul purent reprendre possession de leurs sièges. Pendant environ trois ans, l’Église de Constantinople connut, autour de son pasteur légitime, la paix et la sécurité de l’Orthodoxie. Mais ce répit fut de courte durée, car, en 350, le comte Magnence se souleva contre l’empereur orthodoxe d’Occident, Constant, et fut proclamé empereur par ses troupes. Ses prétentions à l’empire universel obligèrent Constance à engager une guerre contre lui et, après de dures campagnes, l’empereur hérétique s’empara de Lyon et reconstitua à son profit l’unité de l’Empire. 

L’équilibre qu’avait procuré jusque-là la présence d’un empereur orthodoxe en Occident était désormais rompu et Constance put déchaîner librement ses persécutions contre les défenseurs de la divinité du Fils de Dieu. Il fit arrêter saint Paul et le fit conduire, chargé de lourdes chaînes, à Singar d’abord, puis à Émèse, et enfin à Cucuse dans la lointaine Arménie. C’est là qu’un jour où le saint évêque célébrait la Divine Liturgie, les ariens se ruèrent dans l’église et l’étranglèrent au moyen de son omophorion  (entre 351 et 357).                                (Tiré du Synaxaire du hiéromoine Macaire de Simonos Petras)

Tropaire du dimanche, 7ème ton
Pазрyши́лъ ecи́ Кресто́мъ Tвои́мъ сме́рть, отве́рзлъ ecи́ разбо́йнику pа́й, мироно́сицамъ пла́чь преложи́лъ ecи́ и aпо́столомъ проповѣ́дати повелѣ́лъ ecи́, я́ко воскре́слъ ecи́, Xpистé Бо́же, да́руяй мípoви вéлiю ми́лость.
Tu as détruit la mort par Ta Croix, Tu as ouvert le paradis au larron,  Tu as transformé le pleur des myrophores, et ordonné à Tes Apôtres de prêcher que Tu es ressuscité,  Christ Dieu, accordant au monde la grande miséricorde.

Tropaire de saint Paul le Confesseur, ton 3
Боже́ственныя вѣ́ры исповѣ́даніемъ друга́го Па́вла тя́ Це́рковь, ревни́теля во свяще́нницѣхъ, показа́, свозопіе́тъ ти́ и Авель ко Го́споду, и Заха́ріина кро́вь пра́ведная. Отче преподо́бне, Христа́ Бо́га моли́ дарова́тися на́мъ ве́ліей ми́лости.
La confession de la divine foi a fait de toi pour l'Eglise un autre Paul par le zèle de pontife que tu manifestas; avec celui d'Abel et de Zacharie  vers le Seigneur crie justice ton propre sang. Père vénérable, prie le Christ notre Dieu de nous accorder la grande miséricorde.

Kondakion de saint Paul le Confesseur, ton 2
Облиста́вый на земли́, я́ко звѣзда́ небосвѣ́тлая, Каѳоли́ческую просвѣща́еши Це́рковь ны́нѣ, о не́йже и страда́льчествовалъ еси́, ду́шу твою́, Па́вле, предложи́въ, и, я́коже Заха́ріина и Авелева, я́сно вопіе́тъ твоя́ кро́вь ко Го́споду.
Ayant fait briller sur terre comme un astre la lumière des cieux, tu éclaires à présent l'Église universelle; tu luttas pour elle, bienheureux Paul, donnant ta vie, et comme celui d'Abel et de Zacharie ton sang crie de la terre, appelant le Seigneur.
Kondakion du dimanche, 7ème ton
Не ктому́ держа́ва смéртная воз-мо́жетъ держа́ти человѣ́ки; Христо́съ бо сни́де, сокруша́я и разоря́я си́лы ея́. Cвязу́емъ быва́етъ а́дъ, пpоpо́цы согла́сно ра́дуются: предста́, глаго́-люще, Спа́съ су́щымъ въ вѣ́рѣ, изыди́те, вѣ́рніи, въ воскресéніе.
Désormais l’empire de la mort ne peut retenir les mortels, car le Christ y est descendu pour briser et défaire sa puissance. L’enfer est enchaîné, les prophètes jubilent, disant d’une seule voix : « Il est venu, le Sauveur, pour ceux qui ont la foi ; fidèles, allez à la rencontre de la Résurrection ! »

HOMÉLIE DE SAINT NICOLAS VÉLIMIROVITCH
SUR L’ÉVANGILE  DU JOUR[1]
Le Seigneur est comme une colonne de feu dans l’histoire de l’univers, dont les âmes mortes reçoivent la lumière, la chaleur, le mouvement et l’attirance. Il est aussi cet Arbre de vie qui, à peine effleuré, fait revivre les corps défunts, les redresse, les fait marcher et les fait parler. Il est aussi le baume pur et parfumé porteur de la santé ; dès qu’ils l’effleurent, les aveugles ouvrent les yeux, les sourds entendent de nouveau, les muets reparlent, les insensés retrouvent la raison, les lépreux sont purifiés et les malades, même gravement, sont guéris. L’évangile de ce jour évoque un cas supplémentaire où, par un simple contact avec le Christ, des malades sont guéris et des morts sont ressuscités. Et voici qu’arriva un homme du nom de Jaïre, qui était chef de la synagogue. Tombant aux pieds de Jésus, il Le priait de venir chez lui, parce qu’il avait une fille unique, âgée d’environ douze ans, qui se mourait (Lc 8, 41-42). À quel moment cet épisode se situe-t-il ? À l’époque où le Seigneur était revenu en barque de la région de Gadara de l’autre côté du lac, où Il avait auparavant libéré deux possédés des mauvais esprits, puis apaisé une tempête sur le lac. Après avoir réalisé ces deux miracles très célèbres, Il était maintenant appelé à en accomplir un troisième : ressusciter un mort, et tout cela dans un temps très court, comme pressé de réaliser le plus possible de bonnes actions pour les hommes pendant Sa vie terrestre, nous donnant ainsi un exemple à suivre pour faire le bien, pour agir tant que nous avons de la lumière. Bien que les trois miracles cités soient très divers, ils possèdent une caractéristique commune : ils montrent tous la puissance souveraine du Christ Sauveur : sa souveraineté sur la nature, sa souveraineté sur les démons et sa souveraineté sur la mort, c’est-à-dire sur les âmes humaines. Il est difficile de dire laquelle de ces trois actions est la plus redoutable, la plus glorieuse et la plus prodigieuse. Qu’est-ce qui est le plus difficile : apaiser les éléments déchaînés de l’eau et des airs, guérir des déments inguérissables, ou ressusciter un mort ? Chacun de ces trois actes est tout aussi difficile pour un homme mortel et pécheur, tandis que les trois sont tout aussi faciles pour le Christ Seigneur. Quand on se plonge dans chacun de ces trois miracles en particulier, on ressent la grandeur et le souffle de cette toute-puissance qui a, au début, créé le monde : Dieu dit : « Que la lumière soit », et la lumière fut (Gn 1, 3).  Cet homme du nom de Jaïre est qualifié de chef par l’évangéliste Matthieu (Mt 9, 18-26). De leur côté, les évangélistes Marc et Luc précisent que Jaïre était chef de la synagogue où se traitaient les affaires religieuses et populaires. Sa fille unique était sur le point de mourir. Quelle horreur pour lui qui, comme tout le peuple juif, avait une foi faible et indécise dans la vie après la mort. Pour cet homme de pouvoir, c’était un choc double : d’abord le chagrin paternel, puis un sentiment de honte et d’humiliation devant le peuple, car une perte aussi terrible était considérée comme une punition divine. Dans ce cas, Jaïre se jette aux pieds de Jésus et lui dit : Ma fille est morte à l’instant ; mais viens lui imposer ta main et elle vivra (Mt 9, 18). Pourquoi l’évangéliste Luc écrit-il que la fille de Jaïre se mourait, tandis que l’évangéliste Matthieu dit qu’elle est déjà morte ? Luc décrit les choses comme elles se sont passées, et Matthieu rapporte les mots du père. N’est-ce pas l’habitude des gens d’exagérer les choses ? Une telle exagération vient d’abord du fait qu’un malheur, qui survient de façon inattendue, semble beaucoup plus grand qu’il n’est ; par ailleurs, celui qui réclame de l’aide représente habituellement le malheur comme plus important qu’il n’est afin d’obtenir de l’aide le plus tôt possible. N’entend-on pas souvent crier, lors de l’incendie d’une maison : « Au secours, ma maison a brûlé ! » En fait, la maison n’a pas brûlé, elle brûle. Le fait que la fille de Jaïre n’était pas morte au moment où celui-ci s’est adressé au Seigneur sera confirmé plus tard par les serviteurs de Jaïre. Mais la foi que Jaïre avait dans le Christ n’était pas aussi forte que celle du centurion romain à Capharnaüm. Tandis que celui-ci empêchait le Christ d’entrer dans sa maison, estimant qu’il était indigne d’un tel honneur, et ne Lui demandait que de dire un seul mot : dis seulement un mot et mon serviteur sera guéri (Mt 8, 8), Jaïre invite le Seigneur à entrer chez lui, et même à poser Sa main sur sa fille morte. Une telle foi possède quand même quelque chose de matériel en elle. Viens lui imposer ta main ! Jaïre demande au Christ un geste palpable pour guérir. Comme si la parole du Christ était moins capable de thaumaturgie que la main du Christ ! Comme si la voix qui avait apaisé la tempête et les vents et expulsé les démons des hommes possédés puis, plus tard, avait ramené à la vie Lazare qui était mort depuis quatre jours et inhumé, n’était pas capable de ressusciter la fille de Jaïre ! Mais le Seigneur est très miséricordieux ; Il ne repousse pas le père plongé dans le chagrin parce que sa foi n’est pas parfaite ; Il vient tout de suite à son secours.



[1] Extrait des Homélies de saint Nicolas Vélimirovitch sur les Evangiles des dimanches et jours de fête, Coll. Grands Spirituels orthodoxes du XXème siècle, L’Âge d’Homme 2016.

samedi 18 novembre 2017

LA MONIALE MEGALOSCHEME MARIA: une ascète de la prière (4)


Cathédrale en l'honneur de l'icône 
 de la Mère de Dieu de Kazan à Komsomolsk-sur-Amour

Alexandra a écrit à propos de la façon dont les gens appréciaient les prières et les bénédictions, de la staritza, combien de guérisons se produisaient, comment les gens trouvaient un logement, comment chaque porte s'ouvrait, comment les tickets étaient facilement achetés et comment les situations devenaient prospères.
Cathédrale en l'honneur de l'icône de Kazan de la Mère de Dieu à Komsomolsk-sur-l'Amour
Un membre de la chorale de la Cathédrale de l'icône de la Mère de Dieu de Kazan, Olga Dimitrievna Grischenko, a décrit la façon dont les prières de Matouchka aidèrent sa petite fille: «En juin 1998, nous avions une fille, Elena. Quand elle avait un mois, l'ophtalmologiste avait dit que le canal lacrymal était bloqué dans l’un de ses yeux, et il avait même prévu une opération pour mardi, pour percer le canal. "
Les yeux de sa fille s’infectèrent. C'était très effrayant car sa fille était très jeune. Je savais que Matouchka la moniale mégaloschème Maria de Moscou, vers qui beaucoup de gens se tournaient avec des demandes et des problèmes, était en ville à ce moment. Elle était venue pour aider par ses prières.
"J'ai pris ma Lenochka et suis allée voir Matouchka et je lui ai parlé de ma fille malade. Matouchka nous a reçues tendrement. Elle a dit que nous devions d'abord nous tourner vers le Docteur Céleste, puis vers un docteur terrestre. Puis Matouchka se tut et devint pensive. Ce n'est que plus tard que j'ai réalisé qu'elle priait pour nous, pécheurs. Puis Mère Maria dit qu'il y avait eu un traumatisme à la naissance qui avait pincé le canal lacrymal. Elle nous bénit pour demander un moleben à l'icône de la Mère de Dieu de Kazan avec une bénédiction d'eau, et d'utiliser l'eau pour se laver les yeux. C'est ce que nous avons fait.
Quand nous sommes allés voir l’ophtalmologiste le mardi, le médecin a dit que l'opération n'était pas nécessaire - le canal lacrymal s'était ouvert. Ainsi, le Seigneur et la Mère de Dieu avaient essuyé nos larmes par les prières de Matouchka. "
Une résidente de Komsomolsk-sur-Amour, Martova Tamara, écrit une lettre décrivant la façon dont de fortes tentations furent dissipéées par les prières de la staritza. La famille de Tamara (son mari, sa fille, son frère, sa mère et elle-même) envisageait d'émigrer. Il restait deux semaines avant leur départ, ils avaient déjà commandé leurs billets, et leurs affaires étaient déjà emballées. Mais leur cœur était agité, qu'est-ce qui les attendait dans un pays étranger?
Tamara et sa fille allèrent à l'église. Mère Maria était là à ce moment-là. Ils allèrent la voir et partagèrent leurs soucis. La staritza dit: «Ils ont besoin d'esclaves là où vous allez !», et elle leur donna la béniction de rester. La lourdeur quitta immédiatement leur cœur, et ils furent très heureux de la bénédiction de Matouchka. Mais comment transformer tous ces événements n'était pas clair. Après tout, son mari et son frère voulaient partir. Tamara demanda finalement à Matouchka, "Comment devrais-je faire pour que nous ne partions pas?"
Et puis, selon Tamara, un vrai miracle se produisit. Elle rentrait chez elle avec sa fille, s'inquiétant. Comment pouvait-elle tout expliquer aux hommes? Soudain, son frère vint les voir et dit: «Je ne pars pas encore.» Et Tamara et son mari répondirent joyeusement d'une seule voix: «Et nous ne partons pas!» Alors ils sont restés dans leur pays natal, ce que maintenant ils ne regrettent pas du tout. Ainsi la famille de Tamara évita un acte précipité, et maintenant ils s'en souviennent tous joyeusement.

Les prières de la moniale mégaloschème Maria ont aidé, et pas seulement dans des circonstances difficiles. L'essentiel était qu'elle priât pour le salut des gens, et ils viendraient à la foi, pour vivre pieusement.
Version française Claude Lopez-Ginisty
d’après

vendredi 17 novembre 2017

LA MONIALE MEGALOSCHEME MARIA: une ascète de la prière (3)



Eglise dédiée à la Dormition de la Mère de Dieu
œuvre de Mère Maria à
Komsomolsk-sur-Amour

Connaissance de Matouchka
Komsomolsk-sur-Amour    
J'ai reçu beaucoup de lettres de Komsomolsk-sur-Amour, dans lesquelles ils parlaient de Matouchka sincèrement et avec amour. Ses enfants spirituels décrivaient à quel point son apparence les avait influencés: la simplicité, le silence, pas d'exaltation, une voix calme et paisible... Le regard de ses yeux gris-bleus plongeait directement dans votre âme, semblait-il.
La servante de Dieu Tatiana écrit: «La première chose que j'ai vue à son apparition, c'était ses yeux. Ils m'ont regardé avec un tel amour! L'amour en sortit dans un flux lumineux. Et je me suis retrouvée dans ce flux sans fin, une pluie d'amour, et je me suis sentie comme un enfant, en sécurité, sous sa chaude protection maternelle. J'étais debout dans une sorte de stupéfaction béate, et j'ai oublié toutes les questions que j'avais préparées. Et j'ai pensé: «Pourquoi devrais-je poser des questions sur quoi que ce soit? Après tout, tout est clair. Dieu existe, et tout vient de Lui, et toutes choses sont dans Sa volonté. "
L'une des enfants proches de Matouchka, Natalia Ivanovna, travaillait dans une école technique de Komsomolsk-sur-Amour en tant que professeur et chef du département de génie mécanique quand elle rencontra la staritza. Sa situation de travail était tendue à ce moment-là.
Natalia Ivanova commença à aller à l'église et à aider dans l'église après les offices, et l'église devint rapidement sa maison. Puis en mai 1998, le dimanche, elle alla à l'église comme d'habitude, et après le service, on lui demanda de nettoyer les porte-cierges. Soudain, elle vit une foule de gens se rassembler autour d'une moniale, tous répétant joyeusement: «Matouchka est arrivée, Matouchka est arrivée!» Mais Natalia Ivanovna ne la connaissait pas. Elle voulait vraiment approcher cette matouchka et la rencontrer, mais elle avait une obédience à remplir. Elle s'éloigna des porte-cierges, mais elle ne put pas se frayer un chemin à travers la foule jusqu'à Matouchka. Elle revint et recommença à nettoyer les porte-cierges. Cela arriva à plusieurs reprises.
Puis Natalia Ivanovna releva la tête une fois de plus - et juste devant elle, se tenait Maria. Elle la regardait attentivement et sérieusement, les yeux dans les yeux. C'était un tel regard concentré, vif et clair que Natalia Ivanovna fut comme électrocutée. Il semblait que Matouchka voyait tout ce qui était en elle depuis toujours.
Souriante, Mère Maria demanda où travaillait Natalia. Puis elle dit de façon inattendue, "Prie quand tu vas au travail."
Puis le prêtre emmena Matouchka, qui répéta ces paroles à leur séparation: «N'oublie pas. Prie quand tu vas au travail. "
Et c'est ce que fit Natalia Ivanovna. Et, miraculeusement, tout s'améliora au travail. La situation changea complètement et le travail devint beaucoup plus agréable. Ainsi, Matouchka avait vu toutes ses difficultés au travail dans l'esprit et l'avait aidée à y faire face.
Natalia Ivanovna devint une enfant spirituelle de la moniale mégaloschème Maria et fut nourrie par la staritza pendant huit ans, jusqu'à sa mort en 2006.
Une ascète de la prière
Matouchka était une ascète de la prière. Natalia fut une fois témoin de sa prière. Elles parlaient de quelque chose qui arrivait, et Mère Maria, se détournant, pria pour quelqu'un qui était en difficulté. Natalia se souvient avoir été frappée par cette courte prière: Matouchka s'adressait à la Mère de Dieu comme si celle-ci se tenait là. Elle priait pour tous ses enfants spirituels et pouvait sentir dans son esprit quand quelque chose n'allait pas chez eux, et ses enfants spirituels pouvaient ressentir la prière de la staritza. Tout fonctionnait par sa prière, et tout se remettait en place. Les prières de Matouchka aidaient dans des circonstances difficiles.
Une fois Natalia fut gravement malade. Elle avait habituellement des réserves de médicaments, car à cette époque elle souffrait de maux de gorge sévères, mais pour une raison quelconque, le médicament était épuisé. Elle mesura sa température - elle dépassait déjà 39 degrés. Sortant du lit avec difficulté et chancelante, elle se dirigea vers le placard et vérifia de nouveau la boîte à médicaments - elle était vide. Il n'y avait même pas d'antipyrétiques. Elle s’allongea à nouveau  dans son lit et sentit à quel point il lui était difficile de respirer, et elle commença à enfler. Natalia essaya de prier, mais tout était confus dans sa tête. Elle se souvint que ses derniers mots s'adressaient à sa mère spirituelle, et elle glissa  quelque part dans l’inconscience.
Dans la matinée elle fut réveillée par les rayons du soleil jouant sur son oreiller. Sa tête n'avait plus mal. Elle était légère; Tout son corps était plein de vitalité et de force. Elle était tout à fait en bonne santé! Natacha s'habilla et alla voir Matouchka. Alors qu'elle montait les escaliers, Matouchka lui ouvrait déjà la porte et, de la porte lui dit: «As-tu pris du poids? Dieu merci!"
La servante de Dieu Alexandra de Komsomolsk-sur-Amour m'a raconté dans une lettre comment la maladie chronique de lpeau de sa mère, qui la tourmentait depuis des années, s'en allait par les prières de Matouchka, se retirant le lendemain des prières.
La servante de Dieu Alexandra de Komsomolsk-sur-l'Amour m'a raconté dans une lettre comment la maladie de peau chronique de sa mère, qui la tourmentait depuis des années, s'en alla par les prières de Matouchka, disparaissant le lendemain des prières.

Alexandra parla également de la maladie grave et de la guérison de son petit-fils, qui était allongé en salle d'isolement. L'enfant d'un an et demi était en si mauvaise santé qu'il avait été décidé de lui faire une transfusion sanguine; les injections et les intraveineuses n'aidaient pas. En larmes, Alexandra alla voir Matouchka et demanda ses saintes prières pour l'enfant. Le lendemain, l'état de son petit-fils s'était nettement amélioré. Ils ne durent pas faire de transfusion sanguine, l'enfant se rétablit et ils le laissèrent sortir de l'hôpital.
Version française Claude Lopez-Ginisty
d’après

jeudi 16 novembre 2017

SOLIDARITE KOSOVO

Arnaud Gouillon, directeur de Solidarité Kosovo, a été interviewé pour le magazine Original. Ce mensuel a été créé par Jelena Djokovic, la femme du champion de tennis Novak Djokovic. Ils sont tous les deux très engagés dans l'aide humanitaire auprès des Serbes les plus démunis, dont ceux du Kosovo.
Sur quatre pages, Arnaud a présenté l'association, sa genèse, ses développements, ses réussites passées et ses projets. Une belle opportunité dans la mesure où Original est lu par de nombreux Serbes, qui auront donc l'occasion de découvrir Solidarité Kosovo ou d'en apprendre plus sur l'association.
C'est pourquoi Arnaud a tenu à parler explicitement des 10000 donateurs français de l'association, qui soutiennent généreusement les enclaves chrétiennes du Kosovo et entretiennent l'amitié franco-serbe.
La première double-page de l'interview montre une photo des enfants de l'école de Gornja Bitinja, que nous avons rénovée au début de cette année.

Voici quelques extraits de l'interview.
---
Votre ONG à pour particularité de ne pas seulement apporter de l'aide humanitaire mais de faire en sorte que les familles que vous aidez deviennent autonomes et puissent se passer à terme de l'aide humanitaire. Pourquoi ce choix ?
Oui, c'est notre objectif. Parallèlement aux convois humanitaires qui sont malheureusement toujours indispensable à la survie des Serbes du Kosovo, nous travaillons à développer des projets autosuffisants.
L'objectif est double : tout d'abord de permettre aux habitants des enclaves de travailler et de vivre de leur labeur et non plus d'aide humanitaire. En effet, ces gens sont valeureux et souhaitent s'en sortir par la force de leurs mains. Le deuxième objectif est de fournir grâce à la production de nos fermes suffisamment de nourriture à la soupe populaire diocésaine qui nourrit chaque jours plus de 2000 personnes, essentiellement âgées ou des familles nombreuses.
[...]
Quel est le bilan de votre aide apportée aux enclaves serbes du Kosovo depuis 2004 ?
Sur ces 13 dernières années nous avons organisé plus de 40 convois d'aide humanitaire d'une valeur dépassant les 3,5 millions d'euros. En partenariat avec le diocèse du Kosovo-Métochie, nous avons investi plus de 1,5 million d'euros dans l'Éducation, l'Agriculture et la Santé. Nous avons rénové 27 écoles, construit 4 fermes, une conserverie de légumes et une laiterie-fromagerie et installé de nombreuses serres agricoles. Nous avons organisé près d'une centaine de conférences et d'actions dans toute la France, durant lesquelles nous avons expliqué la situation dans laquelle vivent les chrétiens du Kosovo et comment nous les aidons.
Comment parvenez-vous à mener à bien cette tâche pharaonique ?
Nous avons réussi à réunir autour de notre projet plus de 10000 donateurs français, qui sont autant de familles qui sont solidaires des Serbes du Kosovo. C'est grâce à ces gens de bonne volonté et à leur fidèle soutien que nous pouvons réaliser toutes ces actions humanitaires.
---
Arnaud Gouillon, qui vit désormais la plupart du temps à Belgrade, consacre depuis plusieurs années une part importante de son temps à faire connaitre Solidarité Kosovo au peuple serbe. Aujourd'hui, il est sans doute une des personnalités françaises les plus connues en Serbie, et il est même apparu l'an dernier dans le top 20 des personnalités ayant marqué l'année selon le quotidien national le plus lu de Serbie.
Il reçoit régulièrement des remerciements de Serbes de tous âges qui découvrent grâce à lui que tous les Français n'ont pas oublié le peuple serbe. Sans oublier bien entendu les nombreux Serbes du Kosovo qui trouvent dans ce soutien la force de résister et de rester sur leurs terres. 

L'équipe de "Solidarité Kosovo"

PS : vous pouvez contribuer au développement de nos activités en nous faisant un don. Par chèque à l’ordre de Solidarité Kosovo à envoyer à BP 1777, 38220 Vizille, ou par Internet en cliquant sur paypal :

Solidarité Kosovo étant reconnu d’intérêt général, chaque don ouvre droit à une déduction fiscale à hauteur de 66% du montant du don. A titre d'exemple, un don de 100 € vous permet de déduire 66 € sur la somme de vos impôts à payer. Ainsi votre don ne vous coûte en réalité que 34 €.

www.solidarite-kosovo.org          Solidarité Kosovo BP 1777, 38220 VIZILLE, FRANCE
Conformément à la loi« "Informatique et liberté »" du 6 janvier 1978, vous disposez d'un droit d'accès, de modification, de rectification et de suppression des données qui vousconcernent.Pour vous désinscrire, ENVOYEZ SIMPLEMENT UN MESSAGE SANS RIEN ÉCRIRE D'AUTRE à cette adresse  info-unsubscribe@solidarite-kosovo.org