"Dans la confusion de notre époque quand une centaine de voix contradictoires prétend parler au nom l'Orthodoxie, il est essentiel de savoir à qui l'on peut faire confiance. Il ne suffit pas de prétendre parler au nom de l'Orthodoxie patristique, il faut être dans la pure tradition des saints Pères ... "
Père Seraphim (Rose) de bienheureuse mémoire

lundi 30 avril 2012

Souvenirs du Père Petroniu (Tănase, +2011) au sujet de sa mère Olympie. (2)


Une fois, alors que je me trouvais à Broşteni, je partis pour fêter Pâques à la maison, et je me suis rappelé nos habitudes chrétiennes alors que j’étais enfant. Je pus lui parler et j’ai compris la profondeur  de sa vie chrétienne.
Le Grand Jeudi, elle partit le matin et lorsqu’elle revint, je lui demandai où elle était partie. J’appris alors avec grand étonnement qu’elle était allée visiter une voisine malade pour lui faire un cadeau, pour lui laver les pieds en souvenir de l’humilité de notre Seigneur avant la Cène. « Le Seigneur a lavé les pieds de Ses disciples, et je ne ferais rien pour Lui ? » me répondit-elle. « J’ai fait moi-aussi quelque chose de semblable » ajouta-t-elle. « J’ai lavé les pieds de Marie et de Gabriel, qui est malade et alitée, et je lui ai apporté une paire de chaussettes, des nôtres, toute neuves ».
Le Grand Vendredi, elle avait les yeux remplis de larmes toute la journée. « Lorsque je pense », me disait-elle, « ce qu’a supporté notre Seigneur Jésus-Christ pour nous, j’en viens à pleurer et à soupirer de peine ».
Le Grand Samedi, lorsque nous étions en admiration devant les gâteaux de Pâques qu’elle nous préparait, elle nous disait : « Je les ai fait aussi bien, non pour que vous ayez du plaisir à les manger, quant à moi je ne les touche même pas, mais je les ai fait comme cela d’abord pour la gloire de notre Seigneur, qui ressuscitera demain ».
Dans sa vieillesse, bien qu’elle souffrît de maladies, elle ne manquait jamais d’aller à l’église. Les maîtresses de maison observaient l’usage d’embrasser la main des vieillards et des veuves, et de leur donner de l’argent dans la main. Une fois, elle me demanda si elle fait bien d’accepter cet argent. Elle me dit : « Jamais, je ne dépense cet argent pour moi, mais j’achète avec des cierges et je les allume devant la Mère de Dieu, et à la maison, pour chaque sou, je fais dix métanies, pour la santé de celui qui me l’a donné ».
Une autre fois, je voulais apprendre ce que savait ma mère sur l’enseignement de l’Église. Elle me récita alors le Credo et d’autres prières. Elle connaissait aussi des textes entiers du Saint Évangiles et des Psaumes. Elle me récita le psaume 49. Elle savait par cœur beaucoup de prières, de tropaires, de stichères des fêtes, qu’elle apprenait à l’église. J’étais en admiration, parce qu’elle ne m’avait jamais donné l’impression qu’elle les savait. Elle les gardait en elle avec beaucoup d’attachement.
Elle priait tout le temps. Avant que nous sortions de la maison, nous la voyions se diriger vers les icônes. Elle faisait le signe de Croix, quelques métanies et commençait ses travaux. Elle prononçait le nom de Jésus Christ et de la Mère de Dieu avec beaucoup de chaleur naturelle, de confiance et avec un espoir inébranlable dans l’aide de Dieu.


Version Française Bernard Le Caro
d'après
« Εκόνες πραότητος », 
Editions 
« Orthodoxos Kypseli »
Thessalonique.



Père Petroniu

Haïjin Pravoslave (121)


Quand le staretz parle
Les paroles du Dieu Trine
Coulent de ses lèvres


上帝的朋友 ( L'ami de Dieu)

dimanche 29 avril 2012

Souvenirs du Père Petroniu (Tănase, +2011) au sujet de sa mère Olympie. (1)



Père Petroniu de Prodromou

Durant toute sa vie, elle vécut une vie spirituelle profonde. Elle participait aux fêtes, même les moins importantes, avec beaucoup de piété. Naturellement, ce n’est pas par les livres qu’elle les connaissait, mais elle avait un discernement et une intuition. Elle ignorait les cycles festifs, mais néanmoins participait à toutes les fêtes, observait les jeûnes et les commémorations annuelles de notre Église sans faille.
La charité était sa principale préoccupation, pratiquement quotidiennement. Elle accordait l’hospitalité à ceux qui étaient de passage, les appelant sur la route et les accueillant à la maison. Un pauvre ne sortait jamais de notre maison les mains vides. Elle participait aux offices pour les défunts avec beaucoup de piété. Chaque samedi matin, elle faisait des offrandes pour les défunts : un récipient plein de lait ou de la nourriture et de l’eau qu’elle apportait aux voisins. Ensuite, elle veillait à ce que les vêtements soient propres pour le lendemain – le dimanche – et ensuite elle préparait le repas du dimanche, car elle ne cuisinait jamais ce jour. Lorsque sonnait la cloche pour les vêpres, tous ses travaux pour le lendemain étaient terminés et c’est ainsi que commençait le jour du dimanche. Le dimanche matin, nous portions tous nos vêtements et sous-vêtements propres et nous nous rendions à l’église. Notre père se levait très tôt. Après avoir fait ses prières, il lisait l’Acathiste au Christ, et lisait ensuite des sections du Nouveau Testament. Lorsque nous partions pour l’église, nous nous demandions pardon mutuellement : « Pardonnez ! », et « Que Dieu te pardonne ! ». Cela non seulement entre nous, mais aussi avec les voisins.
Mon père observait le jeûne le lundi, le mercredi et le vendredi de la semaine, ainsi que les carêmes, avec grande piété et exactitude. Il en était de même pour les petits enfants, et ce même s’ils étaient malades. Le Grand Carême était un événement important dans la vie chrétienne de chacun de nous. Nous avions de la vaisselle réservée exclusivement pour ce temps, des plats, des assiettes et des fourchettes. A Pâques et à Noël, les fêtes dans notre village duraient de nombreux jours.
Ma mère était une maîtresse de maison exceptionnelle. Elle cousait, tissait, tressait avec un métier de tisserand. Elle faisait elle-même nos vêtements : chemises, manteaux, gilets, vestes, et aussi des tapis et des couvre-lits pour nos lits. Elle éleva huit enfants, six filles et deux garçons, et elle nous éduqua tous dans la crainte de Dieu, avec respect envers les hommes. Elle n’hésitait pas non plus à nous frapper lorsque nous transgressions l’ordre de son « monastère cénobitique ».
La piété, la foi, l’accomplissement des devoirs traditionnels étaient devenus pour nous une habitude naturelle. Ceux-ci jaillissaient de l’être même de notre mère. De même son amour pour Dieu, sa bonté, sa mesure…

Version Française Bernard Le Caro
d'après
« Εκόνες πραότητος », 
Editions 
« Orthodoxos Kypseli »
Thessalonique.


Père Petroniu

Haïjin Pravoslave (120)




Préserve en ton cœur
La mémoire du saint Nom
Pour garder la Vie

上帝的朋友 ( L'ami de Dieu)

Feuillets Liturgiques de la Cathédrale Russe de Genève


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16/29 avril 
3ème dimanche de Pâques 
Saintes myrophores et saints Joseph d’Arimathie et Nicodème Saintes Agapie, Irène et Chionie, martyres à Thessalonique (304) ; Saint Léonide, Saintes Charisse, Niké, Galine, Callista, Basilisse, Théodora, Irène et leurs compagnes, tous martyrs à Corinthe (258). Lectures : Actes VI, 1 – 7 / Mc. XV, 43 – XVI, 8


samedi 28 avril 2012

Saint Jean de Cronstadt: Du Jeûne




St. John of Kronstadt drawing

"Il est remarquable que, même si nous préoccupons de notre santémême avec tout le soin que nous prenons de nous-mêmes, quelle que soit la nourriture saine et agréable et la boisson que nous prenons, même si nous marchons à l'air fraispourtantmalgré tout celaà la fin nous tombons malades et corrompus, tandis que les saints, qui méprisent la chair, et la mortifient par l'abstinence continue et le jeûnecouchant sur la terre nuepar la vigilance, les travaux spirituels, la prière incessanterendent à la fois leurs âmes et leurs corps immortels.
Nos corps bien nourris pourrissent et après la mort dégagent une odeur nauséabonde, tandis que leurs corps restent fragrants et florissants à la fois dans la vie et après la mort. C'est une chose remarquablenouspar le renforcement de notre corps, nous le détruisonstandis qu'euxpar leur destruction, le construisent, - en ne se souciant que de la fragrance de leurs âmes devant  Dieu, obtiennent également la fragrance du corps".

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après

Saint Jean de Cronstadt

My Life in Christ
Holy Trinity Monastery
Jordanville
NY/USA

Holy relics of St. John, located in the crypt of the St. John of Rila Women's Monastery, which he founded in northeastern St. Petersburg
+
An icon of St. John of Kronstadt

Haïjin Pravoslave (119)


L’Ange est avec toi
Et gardien sûr de ton âme
Il montre la Voie


上帝的朋友 ( L'ami de Dieu)

vendredi 27 avril 2012

Saint Nil l'Ascète: Prière et volonté divine




J'ai souvent demandé à Dieu par la prière quelque chose que je pensais être bon. Et j'ai insisté illogiquement pour demander cette chose, violant ainsi la volonté divine
Je ne laissais pas Dieu me donner ce qu'Il savait être à mon avantage. 

Et ainsi, après avoir reçu ce que j'avais demandéensuite je me sentais très triste de n'avoir pas demandé que Sa volonté soit faiteparce que les choses ne se passaient pas comme j'avais pensé qu'elles le feraient.

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après

Haïjin Pravoslave (118)






Au petit matin
Tu chemines pèlerin
Ermite le soir

上帝的朋友 ( L'ami de Dieu)

jeudi 26 avril 2012

Saint Marc l'Ascète: Enseignements




"Un homme humble et spirituellement actif, quand il lit les Saintes Écritures, rapporte tout à lui-même et non à un autre."

"Réfléchissez et vous verrez que le mystère de la dévotion des élus de Dieu a été réalisé par la repentance."

"Nous qui avons reçu le bain de la vie éternelle, nous  faisons de bonnes œuvres non pour l'amour de la récompensemais pour préserver la pureté qui nous a été donnée."

"Chaque affliction teste notre volontéindiquant si elle est inclinée vers le bien ou le malC'est pourquoi une affliction imprévue est appelée une épreuvecar elle permet à un homme de tester ses désirs cachés."

"Ne pensez rien et ne faites rien sans un but dirigé vers Dieu"

"Celui qui fait quelque chose de bon et attend une récompense ne sert pas Dieu, mais sa propre volonté."

" Comme les vertus naissent généralement d'affections douloureuses et de l'ignominie, les péchés viennent de la vanité et du laisser-aller."

"... Chaque tribulation révèle l'état de notre volonté."


Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après

Haïjin Pravoslave (117)


Heureux es-tu toi
Dont la pensée est regard
Et la voix silence


上帝的朋友 ( L'ami de Dieu)

mercredi 25 avril 2012

Saint Grégoire le Théologien: Homélie de Pâques



Святитель Григорий Богослов, архиепископ Константинопольский


"Hier, j'ai été crucifié avec Lui, et aujourd'hui, je suis glorifié avec Lui, hier je suis mort avec Lui, et aujourd'hui, je suis plein de Vie avec Luihier, j'ai été enseveli avec Lui, et aujourd'hui, je prends la parole avec Lui. 
Mais offrons à Celui Qui a souffert et est  ressuscité pour nous… vous pensez peut-être que je vais dire l'orl'argent, ou de riches tissus, ou des pierres transparentes et coûteuses, simples choses matérielles du passage de la terrequi restent ici-bas, et qui le plus souvent, sont toujours possédées par  des hommes mauvais, esclaves du monde et du Prince du monde. Offrons la possession la plus précieuse à Dieuet la plus appropriée; donnons en retour à l'Image ce qui est fait à l'Image. Reconnaissons notre dignité, honorons notre archétype, sachons la puissance du mystèreet pourquoi le Christ est mort ".

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après

Haïjin Pravoslave (116)



La prière pure
Rapproche tes mots du Verbe
Et t’ouvre le Ciel


上帝的朋友 ( L'ami de Dieu)

mardi 24 avril 2012

Saint Jean de Cronstadt: La prière du soir



An icon of St. John of Kronstadt

Souvent, pendant la journée, j'ai été un grand pécheuret le soiraprès la prièreje suis allé au repos justifié et plus blanc que neige par la grâce de l'Esprit Saintavec la plus grande paix et la plus grande joie dans mon cœur! 

Comme il sera facile pour le Seigneur de nous sauver aussi au soir de notre vie, au déclin de nos jours! Ô sauve, sauve, sauve-moi, Seigneur très gracieux reçois-moi dans Ton royaume céleste! Tout est possible à Toi

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
My Life in Christ
Holy Trinity Monastery
NY/ USA



Haïjin Pravoslave (115)



L’âme et le cœur s’offrent
Et la prière soudain
Les métamorphosent


上帝的朋友 ( L'ami de Dieu)

lundi 23 avril 2012

Saint Philothée du Sinaï: Le pardon et le salut



Pardonnons-nous leurs offenses à notre prochain? Dieu, dans Sa miséricorde, nous pardonne aussi. Refusons-nous de pardonner? Dieu. Lui aussi refusera de nous pardonner. Comme nous traitons notre prochain, ainsi Dieu nous traitera.
Alors, le pardon ou le refus du pardon de nos péchés, et aussi ton salut ou ta destruction, dépendent de toi- même, ô homme. Car sans pardon des péchés, il n'y a pas de salut. Tu vois par toi-même combien cela est terrible.


Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après

Haïjin Pravoslave (114)


Icône sonore
Le chant dépeint bellement
La beauté future

上帝的朋友 ( L'ami de Dieu)



Jean-Claude LARCHET/ Recension: Père Konstantinos Terzopoulos, « Protheoria of the Biolakes Typikon »


Protheoria
Fr. Konstantinos Terzopoulos, « Protheoria of the Biolakes Typikon ». Translated with an Introduction and Annotation, Orthodox Research Institute, Rollingsford, 2011, 125 p.
Au mois d’octobre de l’année 1880, le patriarche de Constantinople Joachim III écrivit une lettre au typikariste du monastère de Pantokrator au Mont-Athos, lui indiquant que le typikon de la Grande Église (Constantinople) devait être révisé et augmenté. Il lui demandait à cette fin une copie du typikon du monastère et de tout matériel supplémentaire pouvant servir à ce processus. En possession de ces documents, le président du comité patriarcal chargé de cette réforme, le premier chantre Georges Biolakès, rédigea le « Typikon selon l’ordre des services de la grande Église du Christ », qui fut édité en 1888. C’est la première section de ce document, la Prothéoria, qui est ici publiée pour la première fois en traduction anglaise.
Cette édition est importante car elle présente, en substance, l’ordre des services divins encore en usage dans l’ensemble du monde hellénophone, à l’exception du Mont-Athos. Le but de la traduction qui est donnée dans le présent ouvrage est de fournir aux lecteurs anglophones une vue générale de la structure actuelle des services tels qu’ils sont définis à l’usage des paroisses.
Ce typikon était en réalité en gestation depuis le début du XIXe siècle et deux versions d’un typikon réformé avaient été élaborées par le premier chantre Konstantinos Byzantios et avaient paru en 1838 et 1851, cette dernière édition faisant l’objet, en 1853, d’une traduction slave qui exerça une influence sur le typikon des Églises bulgare et roumaine.Les réformes du typikon réalisées à l’initiative du patriarcat de Constantinople au cours du XIXe siècle se caractérisent par une simplification du typikon sabbaïte (qu’ont conservé le Mont-Athos et les Églises russe et serbe). Elles se caractérisent en particulier par: une modificatoin de la structure de l'Office de minuit; l’absence  de vigiles; l’abandon de la stichologie des Cantiques en dehors des grandes fêtes et leur remplacement par des versets; l’abandon des versets dans les canons de la plupart des fête du Seigneur; la réduction des tropaires du canon des Matines de 14 à 8 (ou 12); la disparition presque complète de la troisième et de la sixième Heures et du service des Typiques. Le Typikon de Biolakès se caractérise par quelques « additions et corrections » apportées aux précédentes versions, qui concernent surtout des adaptations relatives aux fêtes de la Nativité, de Pâques et de la Pentecôte et aux périodes liturgiques qui leur sont liées; l’auteur les énumère dans son introduction, ainsi que les modifications supplémentaires apportées entre 1887 et 1891 par le patriarche Denys V.L’introduction présente une synthèse claire sur la nature, l’histoire et la structure du typikon liturgique dans ses deux branches principales, stoudite et sabbaïte. En langue française et pour une vue plus précise et plus approfondie, on consultera l’excellente étude de l’Archimandrite Job Getch: « Le typikon décrypté: Manuel de liturgie byzantine ».La Prothéoria elle-même dont le texte est ici présenté  comporte trois sections: 1) l’ordre général des services des Vêpres, des Matines et de la Divine Liturgie; 2) l’ordre des services des Vêpres, des Matines et de la Divine Liturgie les jours de semaine, quand il n’y pas de commémoration majeure; 3) l’ordre des services des Vêpres, des Matines et de la Divine Liturgie les dimanches. On y trouve en outre l’ordre des services de la neuvième Heure et du Service de minuit qui sont considérés comme des éléments organiques respectivement des Vêpres et des Matines.
Jean-Claude Larchet ( sur orthodoxie.com)

dimanche 22 avril 2012

Saint Nicolas (Vélimirovitch): Les mystères de la Résurrection du Christ





Chaque fête chrétienne soulève des centaines de questions et donne des centaines de réponses. Les questions viennent des hommes, les réponses viennent de Dieu par les fêtes. Cela est particulièrement vrai pour la fête de la Résurrection du Christ. Ici, Il ouvre pour nous avec Ses clés des centaines de portes verrouillées. Car Dieu a plus de réponses que l'homme ne se pose des questions; Il a plus de clés que l'homme n'a de mystères. Alors, considérons quelques questions.

Voici un mystère: Pourquoi le Christ ressuscite-t-Il d'entre les morts?

La clé: Parce que la vie ne pouvait pas rester dans la tombe. Mille ans plus tôt, le Prophète a prédit au sujet du Christ:

Tu ne souffriras pas que Ton Saint voie la corruption (Ps. 15:10)

Le Christ a révélé le Dieu vivant, le Père, au monde; Il a révélé les cieux, le royaume vivant des armées angéliques; Il a révélé la vie après la mort et le royaume céleste éternel. Alors le restaurateur de la vie resterait-il dans les ténèbres de la tombe et l'étreinte de la mort? Le Christ a ressuscité la fille de Jaïre et le fils de la veuve de Naïm, et Lazare de Béthanie. Celui qui a ressuscité les autres ne se ressuscitera-t-Il pas Lui-même? En vérité, Il ressuscita; Il ne pouvait pas faire autrement en vertu de Son essence, Sa puissance, Sa grandeur. Faible est la force de la mort qui aspirait à maintenir abattu le Donateur de Vie dans son abîme. Petite est la bouche de la mort qui aspirait à étrangler le Dispensateur de la résurrection. Seulement à la lumière de la Résurrection peut-on comprendre les actes du Christ sur la terre, Son amour pour les hommes et Sa divinité.

     Voici un autre mystère: Comment la croyance en la résurrection du Christ a-t-elle été préservée à travers tant de siècles?

     La clé: De la même manière qu'un arbre bien enraciné résiste aux vents, que la lumière est conservée dans l'obscurité, et que la vérité est préservée dans le mensonge.

     Un troisième mystère: La résurrection du Christ se fait-elle encore sentir aujourd'hui?

     La clé: Elle est puissamment ressentie, dans le monde entier, avec les yeux de l'esprit qui voient le Seigneur ressuscité, les faibles sont renforcés, les affligés sont consolés, ceux qui sont tristes se réjouissent joie, les pécheurs se repentent, les méchants sont corrigés, les impurs sont purifiés, les persécutés sont. encouragés, les désespérés espèrent, ceux qui souffrent prient, et ceux qui sont sur leur lit de mort n'ont plus peur de la mort.

Aujourd'hui, le Maître a détruit l'enfer et a ressuscité les prisonniers de tous les siècles qu'il tenait en servitude amère. (D'après le Canon Pascal)

 Un quatrième mystère: Quelles sont les conditions de notre propre résurrection?

     La clé: Il faut imiter ici sur terre, le Christ et Ses apôtres et tous ces justes qui ont plu à Dieu, selon leur force et talents donnés par Dieu. Il faut être humble, modeste, compatissant, miséricordieux, juste, aimant la paix et persistant dans toutes les vertus. Il faut prier Dieu,  nous repentir de nos péchés, constamment nous corriger…. Il faut lire et écouter la Bonne Nouvelle qu'est l'Evangile du Christ, accepter toutes les paroles de la Doctrine comme sacrées et la chérir comme une perle, mot après mot. Il faut croire tout ce que Christ a dit, confessé ou promis. Et ainsi nous ne pouvons qu'avoir l'espoir que nous nous élèverons dans cette vie, pas, mais ont espérons que nous nous lèverons dans cette vie au-dessus de la mort spirituelle, et dans la vie à venir - au-dessus de la mort éternelle. Ainsi parla le Seigneur ressuscité:

Je suis la Résurrection et la Vie: celui qui croit en moi, fût-il mort, vivra: et quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais. (Jean 1 1:25-26)

Croyons donc en Lui, car c'est en Lui que nous trouverons toutes les conditions pour notre résurrection.

Et ainsi, disons avec ferveur: Je crois, Seigneur, aide mon peu de foi. Et avec joie nous nous saluons les uns les autres, de frère à frère:

Le Christ est ressuscité! En vérité Il est ressuscité!


Pâques 1934/Ohrid, Yougoslavie

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après 
cité par