"Dans la confusion de notre époque quand une centaine de voix contradictoires prétend parler au nom l'Orthodoxie, il est essentiel de savoir à qui l'on peut faire confiance. Il ne suffit pas de prétendre parler au nom de l'Orthodoxie patristique, il faut être dans la pure tradition des saints Pères ... "
Père Seraphim (Rose) de bienheureuse mémoire

mercredi 30 novembre 2011

Saint Aldhelm, évêque de Sherborne-Sarum ( 709 A.D.)



Saint Aldhelm (Ealdhelm) est né vers l'an 63.  On le dit fils de Kenten, de la maison royale du Wessex. Il reçut son éducation du moine-savant irlandais Maeldubha, qui donna son nom à Malmesbury. Aldhelm fut l'un des disciples de l'higoumène Adrien de Canterbury. Ses études comprirent le droit romain, l'astronomie, les mathématiques, et les difficultés du calendrier. Il apprit le grec et l'hébreu. La mauvaise santé l'obligea à quitter Canterbury, et le saint retourna à l'abbaye de Malmesbury, où il fut moine sous Maeldubha pendant 14 ans. Lorsque Maeldubha naquit au Ciel en 675, Aldhelm fut nommé higoumène de Malmesbury.

Aldhelm introduisit la règle bénédictine, et obtint le droit de l'élection de l'higoumène par les moines. La communauté augmenta, et Aldhelm put fonder deux autres monastères: Frome, dans le Somerset et Bradford on Avon, dans le Wiltshire. La petite église de Saint-Laurent à Bradford on Avon (photo ci-dessous) remonte à son époque, et c'est probablement la sienne. À Malmesbury, il construisit une nouvelle église, et obtint des concessions de terre pour le monastère.
Sa renommée en tant qu'érudit se propagea à d'autres pays. Artwil, fils d'un roi irlandais, soumis pour approbation ses écrits à Aldhelm, et Cellanus, moine irlandais de Péronne en Gaule, était un de ses correspondants. Aldhelm fut le premier anglo-saxon, pour autant que nous le sachions, à écrire en vers latins, et sa lettre à Acircius (Aldfrith ou Eadfrith, roi de Northumbrie) est un traité de prosodie latine à l'usage de ses compatriotes. Dans ce travail, il a inclus ses productions les plus célèbres, 101 énigmes en hexamètres latins. Chacune d'elle est complète, et l'une d'elle a 83 vers.

Sa renommée en tant qu'érudit atteignit l'Italie, et à la demande du pape Serge Ier, l'higoumène Aldhelm fit une visite à Rome. Il fut chargé par le Synode de l'Eglise du Wessex de faire des remontrances aux Bretons de la Dumnonie (Devon et Cornwall) sur la controverse de Pâques. Les chrétiens britanniques suivaient un système unique de calcul de la date de Pâques et arboraient aussi une tonsure distinctive, ces coutumes sont généralement associées à la pratique dite du christianisme celtique. Aldhelm écrivit une longue lettre et plutôt acrimonieuse au roi de Dumnonie Geraint (Geruntius) pour parvenir à un accord final avec le Patriarcat (Rome).

En 705, ou peut-être plus tôt, Hedda, évêque de Winchester mourut, et le diocèse fut divisé en deux parties. Sherborne fut le nouveau siège, dont Aldhelm, à contrecœur, devint le premier évêque vers 705. Il souhaitait démissionner de l'abbaye de Malmesbury, qu'il avait gouvernée pendant 30 ans, mais il céda aux remontrances des moines et continua à la diriger jusques à sa mort. Bien qu'il fût maintenant un vieil homme, saint Aldhelm fut très actif en tant qu'évêque. Il construisit une église cathédrale à Sherborne, décrite par Guillaume de Malmesbury. Saint Aldhelm était connu pour chanter des hymnes et des passages de l'Évangile, entrecoupés de contes divertissants, dans les lieux publics afin de pouvoir attirer l'attention de la foule et ensuite prêcher pour elle. Pour cela, il est connu comme l'Apôtre du Wessex.

Saint Aldhelm s'endormit dans le Seigneur dans l'église de Doulting le 25 mai 709. Son saint et vénérable corps fut emmené de Malmesbury, et des croix furent érigées par son ami, saint Egwin, évêque de Worcester, aux différentes haltes. Le saint fut enterré dans l'église Saint-Michel à l'abbaye de Malmesbury (photo ci-dessous). Ses biographes rapportent des miracles durant sa vie et à son sanctuaire. Il fut vénéré comme saint après sa mort, et sa fête le 25 mai se trouve dans le Missel de Sarum.
Saint père Aldhelm, prie Dieu pour nous!
Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
cité par

L'Ermitage du cœur (341)


Demande à Dieu
Le silence de la prière
Et la patience de supporter
La clameur insane du monde 

上帝的朋友 ( L'ami de Dieu)

Athos

mardi 29 novembre 2011

Saint Herménégilde, Prince des Wisigoths, Martyr 586 A.D.)



Saint Herménégilde était le fils et héritier de Leovigilderoi des Wisigothsqui avait embrassé le christianisme des hérétiques ariens.


Mais par l'enseignement de l'évêque Léandre de Séville (fêté le 27 Mars), Herménégilde fut converti à la plénitude de la foi orthodoxepour laquelle son père le Roi le fit jeter en prison.
Le jour de Pâques 486, le roi envoya un de ses prêtres donner sa communion à son fils. Mais Herménégilde refusa, en proclamant que communier avec les hérétiques c'est acquiescer à leur croyance et s'enfoncer dans leur erreur; allant plus loin, il dit au prêtre que la communion des hérétiques n'était rien que du pain et du vin, car le Corps et le Sang du Christ ne se trouvent que dans l'offrande faite par l'Eglise.
Le roi enragé envoya ses soldats, qui à ses ordres mirent à mort son propre fils.
Plus tard, le roi se repentit de cet acte inhumain, et il demanda à l'évêque Léandre d'instruire son fils cadet Récarède dans la foi orthodoxeAinsi, le peuple wisigoth fut amené à la foi.


Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
cité par 
(Icône de Père Cassien, Ermitage, Clara, France)

L'Ermitage du cœur (340)


Garde simplement la prière
Et tu affronteras les épreuves
De ce monde agité
Sans crainte ni peine

上帝的朋友 ( L'ami de Dieu)

Miracles orthodoxes

lundi 28 novembre 2011

Saint Léandre de Séville, apôtre de l'Espagne 600 A.D.)


Léandre est né dans une famille romaine aristocratique qui vivait en Espagne: son père Sévérien était duc de Carthagène.
Jeune homme, saint Léandre embrassa la vie monastique à Séville, capitale des Wisigoths, qui avait embrassé l'arianisme et provoqué la domination de l'hérésie arienne dans toute l'Espagne.
Léandre devint une figure de proue dans la lutte pour restaurer ses terres à l'orthodoxie, il fonda une école à Séville pour promouvoir la foi orthodoxe. En 583, il voyagea à Constantinople pour demander de l'aide de l'Empereur pour les orthodoxes espagnols, tandis que là, il rencontra saint Grégoire le Grand (le futur pape de Rome), avec qui il scella une amitié à vie. À son retour en Espagne, Léandre fut ordonné évêque de Séville.
Un des convertis du saint évêque était Hermengilde, l'un des fils du roi arien LéovigildeLorsque Herménégilde se souleva contre son père au nom de l'OrthodoxieLéovigilde lança une persécution violente de l'Eglise orthodoxe dans tout son royaume(Léovigilde fit emprisonner, puis exécuter 
son fils le jour de Pâques de 586.) Par la grâce de Dieuau plus fort de la persécution Léovigilde tomba mortellement malade, se repentit, et embrassa la vraie foià son exhortation, son fils et successeur Recaréde se convertit à l'orthodoxie et il convoqua le troisième Concile de Tolède en 589, date à laquelle il proclama que les peuples gothiques et Suéviques revenaient à l'unité de l'Eglise Une.
Saint Léandre présida le Concile, et consacra le reste de sa vie à éduquer dans la foi le (presque) nouveau peuple orthodoxe de l'Espagne.
C'est lui qui créa la première forme de la Liturgie mozarabe.
Il reposa en paix le 13 Mars, 600. (Il est vénéré en ce jour parce que son nom a été mal placé le 27 Février dans le Martyrologe romain.)

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
cité par

L'Ermitage du cœur (339)



Ta prière 
Sur la trame des jours
Tisse lentement
Ton éternité 

上帝的朋友 ( L'ami de Dieu)

Jean-Claude Larchet/Recension: Évagre le Scholastique, « Histoire ecclésiastique - Livres I-III »

9782204097017FS

Évagre le Scholastique, « Histoire ecclésiastique - Livres I-III ». Texte grec de l’édition J. Bidez et L. Parmentier, introduction par Guy Sabbah, annotation par Laurent Angliviel de La Beaumelle et Guy Sabbah, traduction par André-Jean Festugière (†) , Bernard Grillet et Guy Sabbah, Éditions du Cerf, Paris, 2011, 582 p. (Sources chrétiennes n° 542).
Évagre le Scholastique (fin VIe siècle) s’inscrit dans la lignée des grands historiens ecclésiastiques grecs – Eusèbe de Césarée, Sozomène, Socrate et Théodoret – dont il clôture le cycle.
Les trois premiers livres de son Histoire portent principalement sur les trois conciles christologiques relatifs à la querelle nestorienne (Éphèse I [431], Éphèse II, appelé le « concile des brigands » [449]) et à la querelle monophysiste (Chalcédoine [451]). Mais ils font aussi une large place au contexte historique et aux grandes figures de la vie politique (l’empereur Théodose, l’impératrice Eudocie et sa fille Eudoxie, les empereurs Marcien, Léon, Léon le Jeune, Zénon, Anastase...) et religieuse (Nestorius, saint Cyrille d’Alexandrie, Dioscore, Eutychès, Théodoret de Cyr, Ibas l’Édesse, saint Isidore de Péluse, Synésius de Cyrène, saint Syméon le Stylite, Timothée Aèlure, Pierre Monge, Jean d’Alexandrie, Pallade, Flavien...)
Cette Histoire abonde en documents de première main : actes conciliaires, lettres des empereurs et des évêques. Elle constitue une source de premier ordre, encore proche des faits rapportés, due à la plume d'un juriste cultivé, homme de confiance de l'évêque Grégoire d'Antioche.
Lire la suite "Recension: Évagre le Scholastique, « Histoire ecclésiastique - Livres I-III »" »

dimanche 27 novembre 2011

Saint Bertram, Roi et Ermite de Mercie (Angleterre)


Saint Bertram 
(commémoré le 10 août)$
+
Tropaire du saint 
Ton 8
Comme des agneaux nouveux-nés, nous sommes sans défense,* Incapables de supporter les assauts des loups spirituels qui cherchent à nous dévorer,* Mais toi, ô juste Bertram, viens à notre rescousse,* Et avec la grâce de Dieu qui réside en toi,* Eloigne de nous les séides de Satan,* Afin que par ton intercession, nous trouvions la sécurité* Et le repos dans le bercail du Christ en Paradis!


+

Bertram était roi de Mercie aux alentours du 8ème siècle. On dit qu'il a voyagé vers l'Irlande en vue de discerner le sérieux de sa vocation religieuse. Cependant, quand il est arrivé en Irlande, il est tombé amoureux et s'est enfui avec une belle princesse qu'il a ramené en Mercie avec lui, alors qu'elle était enceinte de son enfant. Ils menaient une vie nomade avec le bébé que l'on dit être né à l'abri de la forêt à proximité de la ville actuelle de Stafford. Tragiquement, tandis que Bertram était loin, chassant pour se procurer leur nourriture, quelques loups vinrent dans leur campement tuant à la fois son épouse bien aimée et leur nourrisson.

Submergé par le chagrin, il se 
tourna de nouveau vers Dieu. Renonçant à son héritage royal, il rechercha désormais une vie de prière. Il est rapporté que de nombreux païens de la région furent convertis au christianisme par l'exemple qu'il donna dans sa nouvelle vie.

Sans révéler sa lignée royale, et vraisemblablement sous un déguisement, Bertram approcha la cour de 
Mercie pour demander qu'on lui accorde une terre (à proximité de l'actuel Stafford), où il pourrait construire un ermitage.

En attendant, un nouveau roi monta sur le trône de Mercie, mais, n'étant pas homme religieux, il exigea le retour dans ses biens du terrain sur lequel s'élevait l'ermitage. Il fut décidé de régler la question par un combat d'homme à homme. Bertram, évidemment, ne voulut pas combattre étant désormais un homme religieux et pacifique, il pria pour que quelqu'un puisse se présenter pour se battre pour l'ermitage. Assez curieusement, un nain s'avança offrant de combattre, mais Bertram, se souvenant de l'histoire de David et Goliath, accepta volontiers l'offre du nain, ce qui fut tout aussi bien: l'ermitage garda ses terres!
Une autre histoire est racontée de Bertram qui, après avoir consacré sa vie au Christ, fut réclamé par le Diable qui essaya de tenter le saint, en lui demandant de changer quelques pierres en pain. Bertram, cependant, pria pour que le pain soit plutôt changé en pierres. En 1516, on disait que ces 
mêmes pierres se trouvaient encore dans l'église de Bartomely, près d'Audley, dans la région de l'actuel Cheshire.

Etant connu dans la région comme un homme sage et saint, beaucoup sollicitaient de lui des conseils spirituels. Comme la plupart des saints hommes et femmes, cependant, sans cesse assailli par les gens et ayant besoin de rafraîchir son âme, il recherchait la solitude dans une grotte près de ce qui est maintenant le village d'Ilam dans le Staffordshire où il vécut jusques à sa naissance au Ciel.
Sa tombe se trouve dans l'église d'Ilam (images ci-dessous). Bien qu'à l'origine elle était au sein du village, l'église se trouve maintenant juste à l'extérieur de ce même village.

L'église


La tombe du saint


Source du saint



Pont de saint Bertram


Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
St. Columba & St. Kentigern
cité par:
OODE

L'Ermitage du cœur (338)


Chaque instant que tu vis
Est celui de la Vie
Du repentir et de la Grâce
Et du Royaume éternel

上帝的朋友 ( L'ami de Dieu)

Feuillets Liturgiques bilingues (slavon-français) de la Cathédrale de Genève

geneve.jpg
14/27 novembre
24ème dimanche après la Pentecôte

Saint Philippe, apôtre (I) ; Saint Grégoire Palamas, archevêque de Thessalonique (1357) ; Saint Justinien, empereur (565) et Sainte Théodora, impératrice (548) ; Saint Philippe d’Irap, près de Novgorod (1527) : Saint Constantin d'Hydra, néo- martyr grec (1800).

Lectures : Éph. II, 14-22 ; I Cor. IV, 9-16 ; Lc. X, 25-37 ; Jn. I, 43-51




Patmos/ Père Amphilochios

samedi 26 novembre 2011

Sainte Métropole de Vera, Naousia et Campana (Grèce): La Sainte Communion sans... jeûner???




(Il ne s'agit pas ici de supprimer le jeûne eucharistique depuis la veille au soir, mais les jeûnes ajoutés à celui-ci sans raison spirituelle véritable!)


Dans la Sainte Bible, nous entendons l'invitation: "Mon fils, donne-moi ton cœur"Dieu demande le cœur de l'homme, afin que l'homme puisse vivre et respirer selon Sa volonté.

Malheureusement, même dans la sphère de ceux  que l'on appelle fidèles, la volonté de Dieu ne l'emporte pas - notre propre volonté l'emporte. Et c'est là que les choses deviennent tragiques, parce que, même si les gens sont familiarisés avec la Parole de Dieu, ils semblent la manipuler pour l'adapter à leurs propres mesures.Il y a des "startsy" spirituels qui découpent et élaborent les choses d'une manière qui peut assurer le confort et la facilitation de la vie de leurs enfants spirituels, dans le seul but de ne pas les perdre et donc de se rendre naturels et saints, au lieu de guider ceux que Dieu a leur a confiés pour le bien de leur salut. Ces startsy légifèrent sur leurs opinions personnelles et proposent des traditions qu'ils ont personnellement adoptées (même si ces traditions se trouvent être anciennes), sans vérifier si elles sont réellement dans la Tradition de l'Église. Tout ce qui est ancien, n'est pas également une tradition de l'Evangile. La volonté de Dieu est remplacée par un "autre évangile", résultant d'un obscur "illibéral staretz-system", avec des traditions profanes et des lignes directrices humaines, pour l'amour d'imposer l'autorité spirituelle et la captivité des âmes.
Ainsi, par exemple, sur la question de la Sainte Communion - ce n'est pas la volonté de Dieu qui l'emporte, mais celle des gens, ils surchargent les chrétiens avec des fardeaux insupportables et les «traditions», et ceci devient indirectement la cause pour les gens de s'aliéner la Sainte Communion En d'autres termes, ils imposent des jeûnes avec de l'huile et sans huile, avec un ton élevé de contrainte et de peur. Ils déterminent le temps et les fréquences de la Sainte Cène, totalement inconscients de la parole du Christ et de la Sainte Tradition de l'Église concernant la Sainte Communion constante. Ils imposent le jeûne comme un acte impératif avant la Sainte-Cène - une imposition qui n'est ni écrite nulle part, ni remise comme une tradition. Ils se concentrent tout autour de ce que les gens doivent manger, et de ce qu'ils doivent boire, et quand, et jusques à quelle heure, alors qu'ils ignorent la condition principale: celle de cultiver la préparation spirituelle des gens, ce qui est précisé dans l'invitation: "Avec crainte de Dieu, foi et amour, approchez du Seigneur... "Ainsi, de nombreux chrétiens s'abstiennent de la Sainte Communion, simplement parce qu'ils n'ont pas jeûné, même si leur passion est sans limite et que leur repentir est actif et vivant; tout à l'opposé, il y a beaucoup de gens religieux qui viennent et reçoivent facilement la Sainte Communion simplement parce qu'ils ont jeûné- après s'être rigoureusement abstenus de nourriture et s'être sentis satisfaits de cet effort - car en eux loge un hédonisme pharisaïque, pour avoir (soit-disant) atteint la sainteté et un certain mérite.Afin donc d'approcher le grand mystère de la divine Eucharistie, nous devons nous  être préparés, après avoir bien reçu la bénédiction de notre père spirituel qui - ayant discerné notre repentir et reconnu notre disposition à être transformés en de nouvelles personnes - nous incite à approcher du grand mystère avec crainte, foi et amour.Donc, pour éviter tout malentendu: chaque chrétien(ne) doit se préparer adéquatement, afin de recevoir le Seigneur Lui-même en lui. Mais, en ce qui concerne l'abstinence de nourriture (jeûne), n'a nulle part l'Eglise n'énonce une telle règle; elle signale plutôt que le chrétien doit jeûner le mercredi et vendredi, pendant les périodes de jeûne de Noël et le Grand Carême de Pâques, pendant la période du jeûne de la Dormition du 15 août, etc Donc, l'Eglise a nommé des jours spécifiques pendant l'année pendant lesquels elle exhorte les fidèles à jeûner.
Nulle part l'Eglise dit que c'est une règle de jeûner [mis à part le jeûne eucharistique depuis minuit] afin de recevoir la Sainte Communion. Avez-vous observé tous les jeûnes prédéterminés de notre Église? Si oui, alors vous ne devriez plus être préoccupés par cette question. Toutefois, si votre père spirituel juge que cela serait mieux pour votre usage personnel, d'avoir une meilleure préparation, s'il serait mieux que vous jeûniez pendant une journée (par exemple), alors vous devriez le respecter, pour l'amour de l'obéissance envers votre père spirituel, et non pas parce que c'est une supposée règle officielle de l'Église.
Si ce qui précède n'est pas un valide, alors il aurait été illogique pour l'Eglise d'allouer des jours spécifiques de l'année pour le jeûne; Elle aurait pu, au lieu de cela nous dire de jeûner un, deux ou trois jours avant de recevoir la Sainte CommunionPar ailleurs, les enfants devraient nécessaires aussi jeûner et consommer des aliments sans huile! Par conséquent le jeûne, et la Sainte Communion ne sont pas directement liés; ou peut-être  seulement de manière indirecte, en vue d'une conscience ascétique qui nous devrions tous avoir. Ce qui est illogique, c'est que bien souvent nous persévérons si vigoureusement avec notre préparation avant la Sainte Communion, qu'après que nous ayons reçu la Sainte Communion, nous nous relâchons. En d'autres termes, quand nous n'avons pas le Christ en nous d'une part, nous nous abstenons de nourriture et faisons preuve de retenue (et nous devrions faire ainsi), mais d'un autre côté, quand nous avons le Christ en nous, après la Communion au Corps et au Sang de notre Seigneur, la conscience ascétique disparaît, comme si elle n'était plus nécessaire parce que le but a été atteint - c'est-à-dire: nous avons reçu la Sainte Communion!
Mais comment est-il possible, tout en n'ayant pas le Christ en moi, de faire preuve de retenue et de jeûner, puis quand je L'ai véritablement en moi, de devenir négligent à l'égard des questions spirituelles? En d'autres termes, avant de recevoir la Sainte Communion certaineschoses sont "interdites", mais maintenant que j'ai reçu la Sainte Communion et que je suis devenu comme le Christ, les mêmes choses ne sont plus interdites?Ainsi, nous nous rendons compte que la logique de beaucoup - sinon tous - les chrétiens est incorrecte. Cela ne veut pas dire que, après la Sainte Communion, je peux faire ce que j'aime, sans inhibition, au contraire, après avoir reçu la Sainte Communion, je dois être encore plus prudent dans mon attention spirituelle, afin que la Sainte Communion  puisse effectivement œuvrer en moi et me transformer, pour m'aider à surmonter les faiblesses et véritablement devenir le support qui va me conduire vers la vie éternelle.
Version française Claude Lopez-Ginisty

L'Ermitage du cœur (337)


Reste silencieux
Laisse la prière muette
Au creux de ton cœur
Te mener vers la Présence

上帝的朋友 ( L'ami de Dieu)

Les cloches de Saint Pantéléimon au Mont Athos

vendredi 25 novembre 2011

Oz Rosenberg: Des personnalités juives s'excusent auprès du Patriarche de Jérusalem...



Vendredi dernier, un groupe de personnalités publiques et d'intellectuels juifs  a rendu visite visite au chef de l'Église orthodoxe grecque à Jérusalem avec un objectif simple en tête, demander pardon. Le groupe a pris la décision suite à un rapport dans Haaretz (en hébreu : הארץ, Le Pays), il y a environ deux semaines décrivant la pratique de certains jeunes clercs  ultra-orthodoxes juifs de cracher lorsqu'ils passent près du clergé dans la rue.

Un membre de la délégation, le rabbin Arik Ascherman, qui est secrétaire général de Rabbins pour les Droits de l'Homme, a noté que le jour de Yom Kippour, les Juifs, traditionnellement expient les transgressions entre eux et Dieu, mais les torts commis entre personnes ne peuvent pas être expiés, même par Dieu, jusqu'à ce que le contrevenant demande pardon. Ascherman a ajouté que dans les contacts avec le clergé chrétien et musulman, les rabbins de son groupe condamnent ces actes de crachats.

La délégation a rencontré dans la vieille ville de Jérusalem le Patriarche de l'Eglise orthodoxe grecque, Théophile III, qui a parlé de ce phénomène de crachat, avec lequel lui et ses collègues du clergé ont été confrontés, mais il a dit que dans le christianisme, c'était considéré comme une bonne action de montrer de la retenue dans de telles circonstances. Dans cet esprit, a-t-il ajouté, il a également recommandé à ses collègues de faire preuve de retenue. Il a déclaré que le crachat était un reflet de l'ignorance de la part de gens qui ne comprennent pas vraiment la signification de la religion et de la foi.

Parmi les membres de la délégation  juive de Jérusalem, il y avait l'adjoint au maire Yosef («Pepe») Alala de la faction Meretz et les membres de conseil municipal du Meretz Laura Wharton et Meir Margalit. "Puisque que nous aimons cette ville, nous avons senti que tout ce qui se passe ici nous concerne", a déclaré Margalit. "Nous sommes venus pour nous excuser, malgré le fait que nous n'avions aucun rôle dans les crachats, car nous croyons en la responsabilité mutuelle."
Margalit remarqua que presque tous les membres de la délégation qui a rendu visite au Patriarche grec orthodoxe sont nés à l'étranger. "Nous croyons avec ferveur que ce que les Juifs ultra-orthodoxes font aux chrétiens ici, les chrétiens le font aux Juifs de la Diaspora. Nous savons ce qu'ils ressentent et nous avons promis que dans l'Etat juif de telles choses ne se reproduiront pas."

La semaine prochaine, une délégation similaire doit rendre visite à des représentants de l'Eglise orthodoxe arménienne, dont le clergé a aussi connu le phénomène des crachats...


Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après l'article d'Oz Rosenberg
Journal Haaretz
23 novembre 2011
cité par
Depuis le haut à droite : Panorama de Jérusalem vu depuis Givat ha'Arba, Mamilla, la vieille ville et le dôme du Rocher, un souk de la vieille ville, le bâtiment de la Knesset, le Mur occidental, la Tour de David et les murs de la vieille ville

L'Ermitage du cœur (336)


C'est le premier pas
Dans la prière du cœur
Qui est le plus difficile
Puis la prière devient source vive

上帝的朋友 ( L'ami de Dieu)

Valaam

jeudi 24 novembre 2011

Saint Staretz Joseph l'Hésychaste: La colère



Saint Gérasime et le lion


"La colère - en elle-même- est quelque chose de naturel. Comme les nerfs dans le corps. Elle est aussi un nerf, de l'âme, et chacun de nous doit l'utiliser contre les démons, contre les hérésiarques et contre tous ceux qui nous empêchent de suivre le chemin de Dieu.

Si toutefois vous vous mettez en colère contre vos frères, qui partagent vos idées, ou que vous vous emportez, alors vous démolissez le travail de vos propres mains, dans ce cas, vous êtes malade de la vaine gloire et vous utilisez mal ce nerf de votre âme. Vous vous privez en outre de l'amour envers tous les autres et de l'humilité véritable.

Pour cette raison, quand la colère monte en vous, fermez votre bouche fermement et ne parlez pas à celui qui vous insulte ou vous déshonore ou vous contrôle, ou de différentes manières, vous tente sans cause.

L'homme a été créé calme et logique, et comme tel, la colère n'est jamais digne de sa nature, tandis qu'avec l'amour, il prospère et il peut être soumis. Avec gentillesse et amour que vous pouvez apaiser beaucoup d'êtres, et si l'on est bien intentionné, vous le rendez rapidement docile, et ainsi vous devenez un ange de Dieu.

Ne cherchez jamais à vous justifier, car vous serez alors injustifié. Au lieu de cela, apprenez à supporter avec courage les tentations - quelles qu'elles soient permises par le Seigneur. Sans trop d'excuses, dites simplement "Bénis-moi"! Et, même lorsque vous n'avez pas fait quelque chose de mal, repentez-vous, comme si vous l'aviez fait. Vous devez déclarer avec une prise de conscience de l'âme - et non pas superficiellement - que vous avez fait une erreur, et vous le reprocher intérieurement.

Ne cherchez pas la consolation des autres au cours de vos tribulations, afin que vous puissiez être consolés par Dieu. Ne vous imaginez pas que vous vous sentirez soulagés quand vous parlez tout en cherchant à vous justifier. La justice se trouve dans le fait de souffrir avec courage la tentation qui se présente et d'en sortir victorieux, indépendamment du fait de savoir si vous étiez en faute ou non.

Et même si vous dites simplement "mais pourquoi?", Vous vous opposez à Dieu, Celui qui vous a envoyé ces événements douloureux pour le bien de votre état ​​passionné."

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après

L'Ermitage du cœur (335)


La prière comme un oiseau
S'élève au-dessus du monde
Pour atteindre les lisières du Paradis


上帝的朋友 ( L'ami de Dieu)

Chant grec

mercredi 23 novembre 2011

Père Jonathan Hemmings: l'histoire édifiante de Père Stephen Hatherley, pionnier orthodoxe anglais


Загрузить увеличенное изображение. 640 x 640 px. Размер файла 114099 b.
 The St. Nicholas Church in Cardiff, Wales.
La mission est l'esprit de l'Église primitive. Qu'est-ce qui amène les hommes et les femmes à apporter l'Évangile du Christ au monde? C'est l'impulsion de l'Esprit Saint qui nous anime soudainement et de façon inattendue avec la grâce suffisante et la puissance de rendre réels l'espoir et la foi qu'il a mis dans nos vies.

Père Stephen Georgeson Hatherley était un tel homme de mission. C'était un Anglais qui s'était converti à l'orthodoxie à la fin du 19ème siècle, époque où il était difficile de le faire. Un tel mouvement engendra le mépris et la persécution par l'intolérance qui régnait dans la société.
Il fut ordonné prêtre à Constantinople vers 1870 et on lui donna le nom de Timothée. Ayant été ordonné prêtre du Patriarcat œcuménique de Constantinople, il rassembla autour de lui un groupe de convertis anglais, ouvrant en 1873, une petite église dans ma ville natale de Wolverhampton (aujourd'hui une cité), dans les Midlands industriels. Ce fut l'une des premières églises orthodoxes (en dehors des chapelles d'ambassades) depuis l'époque du Grand Schisme. Ses activités déplurent tant aux autorités anglicanes de l'époque cependant, que suite à l'intervention d'une autorité qui n'était rien moins que le Ministère des Affaires Etrangères britannique il fut interdit au Père Stephen de recevoir une seule personne encore dans l'Orthodoxie. Quand j'étais pasteur anglican dans la Collégiale de Saint-Pierre, à Wolverhampton j'ai eu accès à certains de ces dossiers qui se sont révélés une lecture intéressante et émouvante pour moi (de plus d'une façon). L'Eglise orthodoxe à Wolverhampton était sur la route de Waterloo à proximité du terrain de football Molineux des Wolverhampton Wanderers. L'église fut fermée et le Père Stephen termina ses jours en exerçant son ministère auprès de la communauté des marins marchands grecs à Cardiff, et de cette mission a suivi la construction de l'église permanente de Saint Nicolas de Myre en 1905. À chaque fois que je passe à l'endroit où était l'Eglise à Wolverhampton, je fais le signe de Croix et je prie pour la mémoire du Père Stephen, qui fut, à sa manière, un pionnier et un même un martyr de la mission de l'Orthodoxie. Je suis fier que ce soit ma ville natale, que le retour à l'orthodoxie a commencé en Angleterre et ce fut par la Providence de Dieu qu'un compatrioteconverti sema la graine qui devait grandir dans le cœur d'un autre, cent ans plus tard.

L'Eglise n'est pas le bâtiment, mais le peuple de Dieu, le bref ministère de Père Stephen (Timothy), n'a pas été sans effet.

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
citant
http://www.pravoslavie.ru/english/42985.htm