"Dans la confusion de notre époque quand une centaine de voix contradictoires prétend parler au nom l'Orthodoxie, il est essentiel de savoir à qui l'on peut faire confiance. Il ne suffit pas de prétendre parler au nom de l'Orthodoxie patristique, il faut être dans la pure tradition des saints Pères ... "
Père Seraphim (Rose) de bienheureuse mémoire

jeudi 30 septembre 2010

Antoine Métropolite de Souroge Sur la communion et la Vie (Août 1971)



Au Nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit.

Nous entendons semaine après semaine, le Seigneur, dire: "Faites ceci en mémoire de Moi", et nous appliquons toujours  ces paroles, et à juste titre, à la célébration de la Cène, à la fraction du pain, au partage du Calice, au repas sacré que le Christ fit avec ses disciples.

Et nous avons raison de le faire parce que c'était la préfiguration du Banquet de l'Agneau, de la grande fête de l'éternité, parce que chacun d'entre nous a été créé par Dieu pour être Son compagnons pour l'éternité, et un compagnon est celui qui rompt le pain avec nous, qui est reçu à la table de l'hôte, qui est fait l'égal de son hôte par cette loi de l'hospitalité et de l'amour.

Et la dernière Cène fut cela, le Christ rompit le pain et partagea la coupe, il fit de Ses disciples Ses compagnons et, comme ce pain et ce vin étaient Lui, il réunit ses compagnons à Lui-même dans une indicible manière d'être un seul Corps et une seule Vie.

Mais les paroles que le Christ dit: "Faites ceci en mémoire de moi", ne s'appliquent pas uniquement à la dernière Cène, à la Liturgie Sainte et Divine que nous célébrons. Ce qu'il faisait dans la chambre haute a été aussi une image de ce que Sa vie et Sa mort ont été. La fraction du pain a été la rupture de Son Corps, le partage de la coupe a été l'écoulement de Son Sang, et ce qui a été signifié dans la dernière Cène, a été le jardin de Gethsémani dans l'angoisse et l'horreur de la mort à venir, sur Celui Qui était libre du mal et pourtant avait choisi de partager avec nous notre destin de déréliction et de la mortalité, et le Calvaire, la mort pour le salut des autres, - plus que cela: la mort de notre mort, afin que nous puissions partager et posséder Sa vie.

Et si nous voulons prendre au sérieux ce que nous faisons ici, semaine après semaine, fête après fête, célébrant la dernière Cène du Seigneur, la rupture ensemble du pain  et le partage de la coupe, nous devons nous rappeler que cet acte nous fait un avec l'autre, parce que nous devenons alors un avec le Christ, mais aussi parce que tout ce qui est vrai de la vie et de la mort sacrificielle du Christ doit devenir une réalité pour nous et en nous. Nous devons donc vivre comme le Christ, vivre pour les autres, nous devons donc mourir comme le Christ est mort, pour que d'autres puissent vivre. Nous devons donc nous élever de la vie vers cette mort sacrificielle généreuse et donatrice de vie, comme le Christ, et cela nous impose une responsabilité lourde, sérieuse et glorieuse.

Prenons cela sincèrement, parce que sinon notre célébration est vide de sens. Nous ne pouvons pas venir jour après jour demander au Christ de nous laisser devenir participants de ce qui se passe dans la chambre haute, si nous acceptons d'être étrangers à ce qu'elle représentait pour Sa vie, Son incarnation, Son enseignement, Sa confrontation avec la mort venir, Sa mort pour que par notre mort, nous puissions vivre.

Réfléchissons et reconsidérons toutes nos relations avec les autres, repensons l'ensemble de notre attitude envers ceux qui sont autour de nous. Vivons-nous pour eux? Notre vie est-elle une offrande? Sommes-nous comme les apôtres dont Paul parle dans l'Epître d'aujourd'hui, comme les hommes envoyés dans les derniers temps pour apporter un témoignage d'amour et en payer le coût, afin que la vie soit la leur, qu'elle appartienne à ceux qui nous entourent qu'ils nous aiment ou nous haïssent, et la mort doit être la nôtre, la mort du Christ, sacrificielle, sainte, offrande d'amour, non seulement apportée à Dieu, mais à toute personne qui en a besoin. Amen.

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
Crédit image:

Hésychie (286)



Il n'est nulle honte
A être Thomas
Si  après on est capable de dire
Mon Seigneur et mon Dieu


上帝的朋友 ( L'ami de Dieu)

mercredi 29 septembre 2010

Le martyr Abdallah de Lattaquié

La version originale en arabe, par le Père. Touma Bitar, peut être trouvée ICI

Le martyr Abdallah ( en arabe le serviteur de Dieu) de Lattaquié.A Lattaquié, en Syrie certaines personnes, en particulier les personnes âgées, récitent encore ces vers, tirés d'un poème dans le dialecte local:
(Allahu akbar, Hayya 'ala al-Salat, Hayya' ala al-Falah
Dieu est grand. Venez à la prière. Venez à la délivrance!)
J'ai été prêtre, célébrant la Liturgie du matin
Je portais le corps de mon Seigneur et je mettais en garde le peuple
Lorsque l'armée du Tentateur est entrée dans ma tête, j'ai transgressé Tes paroles, mon Seigneur
Allahu akbar, Hayya 'ala al-Salat, Hayya' ala al-Falah


Ô mon âme, sois triste, et pleure pour tes manquements
Et regrette, mon âme, mes excuses, jusques à ma mort
Ô mon âme, sois triste, et lamente-toi comme quelqu'un d'abattu 
Allahu akbar, Hayya 'ala al-Salat, Hayya' ala al-Falah

Ô mon âme, tu es mauvaise, la pire parmi le peuple
Ensevelis-toi parmi les impurs
Ta demeure est là, après avoir échangé le joyau de la foi pour l'enfer des flammes
Le passage du temps a effacé les détails concernant celui qui a écrit ce poème [...] Cependant, l'Archimandrite Arsenios Hanouk a enquêté sur ce qui reste dans la mémoire d'un grand nombre, et a constaté que l'information nous donne une image du prêtre mentionné dans le poème ci-dessus et il m'a donné cette information à moi, l'Archimandrite Bitar Touma en Juillet 1990 et nous la publions ici à l'intention des fidèles.
Les noms de ceux qui savaient quelque chose de l'histoire du prêtre Abdallah sont nombreux, tous venant de la communauté orthodoxe de Lattaquié et en plus de ce qui reste dans la mémoire de quelques fidèles, nous avons ce qui est raconté dans le livre " Athar al-Hiqab Ladhiqiyya fi al-arab" par Elias Salih, sur la base du manuscrit 438 du Patriarcat d'Antioche, avec un manuscrit du poème entier que le martyr Abdallah récitait. Ceci a été pris d'un manuscrit trouvé dans le monastère patriarcal de Seidnayya (Notre Dame). Le poème donné ci-dessus comme il était chanté à Lattaquié, est pris directement à partir du manuscrit de Seidnayya. Cela a été composé d'après les lettres de l'alphabet (acrostiche) et il comporte 58 vers.
Après avoir recueilli les informations à notre disposition et mis les morceaux ensemble, il se dégage une image approximative du martyr Abdallah, comme suit:
Il arriva, quand Artemios était évêque de Lattaquié, en 1844, que le prêtre, Abdallah l'un des prêtres orthodoxes Roum de Lattaquié, annonce qu'il s'était converti à l'islam. La raison pour cela était que, dans Lattaquié il y avait un agent du consul grec nommé Dimitri. Il s'était marié dans son pays natal, et il vint à Lattaquié et affirma que sa femme était morte et il chercha à épouser une des filles de la région nommée Katrine, fille du prêtre Mikhail al-Nahhal. Le Métropolite Artemios ne donna pas son autorisation pour cela. Il lui dit de produire un papier du Métropolite de sa ville attestant du fait que sa femme était morte. Il arriva que le Métropolite soit absent de la ville pendant un certain temps, et ainsi Dimitri put convaincre le prêtre Abdallah de célébrer la cérémonie du mariage avec Katrine. Nous ne savons pas comment le prêtre fut convaincu de prendre cette mesure sans la permission de son Métropolite. Quoi qu'il en soit, le couronnement eut lieu et Dimitri prit Katrine à son domicile. Seulement quelques jours plus tard, le fils de Dimitri de sa première épouse est venu et a été surpris de constater que son père s'était marié, parce que sa mère vivait encore. Lorsque le Métropolite revint de son voyage et apprit cela, il excommunia Dimitri, Katrine, le prêtre Abdallah, et tous ceux parmi les fidèles qui leur étaient associés, leur parlaient, ou les recevaient dans leur maison. Le prêtre alla vers tout le monde, grands et petits, en leur demandant d'intercéder pour lui auprès du Métropolite. Il ne se trouva que déception, car tout le monde tournait son visage loin de lui et refusait de lui parler. Il est resté comme ça pendant des jours, jusques au moment au cela devint trop pour lui et qu'il ne put plus le supporter. Il alla aux autorités musulmanes et leur annonça qu'il s'était converti à l'islam. Ils le reçurent à bras ouverts et firent une fête pour lui. Puis, quelques jours après sa conversion à l'islam, ils défilèrent avec lui autour de la ville un dimanche dans une grande foule, en raison de sa circoncision, avce des instruments de musique, des battements de tambours, et des tirs de fusils.
Là s'arrêtent les informations sur le prêtre Abdallah dans le livre "Athar al-Hiqab ...." Ce qui reste dans les mémoires de certains, après cela, est que le prêtre, après avoir été musulman, se repentit et regretta, et il tenta de revenir à sa foi précédente, mais il ne trouva pas moyen de le faire. Chaque jour il se tenait en face de la cathédrale Saint-Georges et disait: "Ô Eglise du Seigneur, ton amour est dans mon coeur." En raison de l'intensité de ses sentiments, il  composa un poème et commença à chanter, car il avait une belle voix. Les musulmans l'entendirent le réciter pendant que l'appel à la prière du soir était fait dans la mosquée centrale, et ils le jetèrent du haut de la mosquée et il mourut. Les chrétiens le prirent et l'enterrèrent dans l'église de Saint-Sabbas. Là, certains rapportent que de la lumière a été vue sur sa tombe. La guérison de nombreux malades lui est attribuée, comme la fin de la fièvre et des convulsions. Il est à noter que l'église de Saint-Sabbas n'existe plus à Lattaquié, car une école secondaire orthodoxe a été construite sur le site, et les tombes ont été déplacées vers le cimetière d'al-Faros.


Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après

Hésychie (285)



Passe du vacarme du monde
Au silence de la prière
Et abandonne les ténèbres
Pour la Lumière Joyeuse

上帝的朋友 ( L'ami de Dieu)

mardi 28 septembre 2010

Higoumène Nikon (Vorobyev) 1894-1963: Être prêts pour le Royaume



[...] Le Seigneur a compassion de chaque individu et désire son salut. Quel amour envers les pécheurs le Créateur Lui-même doit-il avoir eu pour s'incarner, endurer les insultes, les coups, les moqueries et la mort sur la Croix pour leur salut!

Si nous choisissons de répondre à l'amour de Dieu pour nous avec indifférence, incrédulité,  refus de nous battre contre nos péchés, transgression consciente des commandements, auto-justification, au lieu de nous repentir en larmes, Qu'est-ce qui nous attend? La face de Dieu se détournera de nous. "On vous mesurera avec la mesure dont vous vous serez servis," (Marc 4:24), dit le Seigneur.

Si à travers nos actions, nous rejetons l'amour de Dieu, le Seigneur nous rejetera. "Je vous connais pas, allez loin de moi dans le feu éternel" (Mt 25:41). C'est le jugement de Dieu, proclamé déjà ici, sur les pécheurs obstinés, qui considèrent la Parole de Dieu avec mépris, qui déforment l'Évangile, afin de justifier leur péché. Malheur à eux! Tourment éternel, larmes et des grincements de dents attendent ceux qui dédaignent l'amour de Dieu, qui vendent leur dignité chrétienne pour les plaisirs orduriers de cette vie, qui préfèrent faire la volonté du Diable.

Un homme restera à jamais avec celui dont il aura accompli la volonté sur la terre. Celui qui était esclave du Diable restera ainsi après la mort et partagera le sort terrible des démons.

[...] Vous avez toutes les occasions, à la fois intérieures et extérieures, pour la repentance et le salut, qui est si rare de nos jours. Si vous ne prenez pas avantage de ce moment, mais ne cessez de repousser l'œuvre du salut, vous pouvez facilement illusionner. Nous ne pouvons pas être certains que demain nous appartient. Le Seigneur nous avertit tous: soyez prêts à chaque instant, car vous ne savez quel jour ou à quelle heure on va venir chercher votre âme (cf. Matt 24:44; Luc 12:40).

Je vous le conseille fortement: ne trouvez pas d'excuses pour vous-mêmes pour quelque péché que ce soit, si petit soit-il. Tout péché est une transgression de la volonté de Dieu, une indication de déloyauté envers Dieu. D'autre part: "Celui qui m'aime, dit le Seigneur, garde mes commandements" (Jean 14:15). Pour cette raison, chaque péché commis, doit être purifié par le repentir.

Travaillez à votre salut. Essayez de vous libérer de ce monde, qui a toujours été et sera toujours un ennemi de toutes choses spirituelles, et même de Dieu Lui-même.

"Le monde vous détestera", dit le Seigneur (Jean 15:18). Qui est ce «vous»? Toute personne qui croit en Jésus-Christ et essaie de vivre selon Ses saints commandements.


Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après

Hésychie (284)




Le vrai miroir de l'âme
C'est le regard des autres
Quand tu reflètes l'amour du Christ


上帝的朋友 ( L'ami de Dieu)

lundi 27 septembre 2010

Père Goeffrey Korz: Laissez l'Eglise pour grand-mère



Image of Inside of orthodox church in Moscow, Moscow, Russia

Dans un monde affairé, l'Église est-elle seulement pour les personnes âgées?


On dit parfois que, dans les nations fidèles du passé, les grands-mères avaient l'habitude d'assister aux offices religieux régulièrement - même plusieurs fois par semaine - parce qu'elles étaient à la retraite, et s'inquiétaient de la proximité de la mort. Grand-mère priait pour les morts, parce qu'elle les connaissait, alors que les plus jeunes priaient pour ceux qui étaient encore en vie.

Dans les nations orthodoxes (à l'époque, comme aujourd'hui) les églises ont été et sont remplies le dimanche. En dépit de son caractère courant, l'idée de la religion en tant qu'activité féminine est beaucoup plus une réalité en Amérique du Nord protestante, puisque les hommes ont toujours participé plus que les femmes à la vie de l'Église orthodoxe. 

Même les Soviétiques qui ont grandement voulu anéantir la vie spirituelle orthodoxe, eurent du mal à décourager la participation à l'Église par les jeunes, ayant pour cela recours à des menaces de perte d'emploi, ou aux limitations imposées à la poursuite des études pour maintenir les jeunes gens hors des lieux saints. 

Avec la fin de l'empire communiste, les églises se sont rapidement remplies de jeunes gens, avides d'une nourriture spirituelle qu'ils connaissaient à peine, mais à laquelle ils aspiraient en tout cas.

Ce que le totalitarisme athée n'a pas réussi à faire, la démocratie matérialiste a réussi à l'accomplir. Alors que beaucoup se plaignent de l'impact d'une culture obsédée par les loisirs sur les jeunes, la multiplicité des possibilités de loisirs a eu un impact sur les grands-mères d'une manière qui ne pouvait guère être imaginée il y a une génération. 

Juste au moment où la vie de famille nucléaire a déconnecté les grand-mères de leur influence traditionnelle sur l'éducation morale et spirituelle des petits-enfants, une foule de distractions allant des sports, aux voyages, aux médias électroniques, ont rattrapé leur retard dans l'ennui de ces porteuses de la Foi. Comme un prêtre canadien l'a déploré dans une discussion sur la perte des jeunes de l'Église, " La grand-mère, aussi est concernée."

En Russie, il est dit que les grands-mères ont préservé l'Eglise à travers sept décennies d'athéisme. L'influence aimante et fidèle d'un nombre sans cesse décroissant de grands-mères fidèles est nécessaire, aujourd'hui plus que jamais, non seulement dans leur propre famille, mais parmi ceux qui travaillent pour récupérer la foi orthodoxe qui a été beaucoup perdue sur les rivages de l'Amérique du Nord.

Pour les grands-mères fidèles, cela signifie la recherche de petits-enfants adoptifs, ceux qui ont le désir d'apprendre leur foi, mais qui n'ont personne pour leur enseigner la cuisson des prosphores, la préparation des collybes  pour commémorer le départ des êtres chers, les pratiques de la prière à la maison, l'allumage d'un petit encensoir à anse devant une icône du Christ, et les prières tard dans la nuit pour de nombreuses âmes perdues.

Pour les jeunes, il faut entreprendre une tâche inattendue et inhabituelle: la recherche et la capture de l'affection des grands-mères fidèles. Bien sûr, cela prend du temps, pour partager ensemble la nourriture et les souvenirs, et apprendre une foi vécue par l'expérience, et non par les manuels scolaires. Cela peut vouloir dire repenser son horaire hebdomadaire pour avoir du temps avec un ou deux de ces  vivants porteurs de la sainte Tradition, en coupant dans les heures de travail, et  pour intégrer ces grands-mères adoptives dans l'emploi du temps de la famille.

Les années passent vite pour le reste des saintes grands-mères, et pour nous qui hériterons de leur héritage, et à moins que nous ne l'apprenions d'elles alors que nous en avons encore  la chance, nous serons laissés avec la tâche ardue de le retrouver par nous-mêmes cet héritage, tâche qui ne peut être accomplie de notre vivant.


Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
ORTHODOX CANADA
A Journal of Orthodox Christianity
Vol 4/Number 1/Pascha 2009

Photo:

Hésychie (283)






Le don de la grâce
Nostalgie du futur
Qui deviendra saintement
L'éternel présent du Royaume

上帝的朋友 ( L'ami de Dieu)

Saint Théophane le Reclus sur la fête de l'Exaltation de la Croix


Commentaire de l'Ecriture:

Ephésiens 5:20-26; Luc 3:23-4:1
sur
http://stfeofanzatvornik.blogspot.com/





Texte de la Fête en PDF:

Pour une VIE ORTHODOXE!

Un nouveau blog de Maxime: Pour une VIE ORTHODOXE



« L'objectif final de l'homme est la communion avec Dieu. Le chemin d'accès à cette communion a été défini avec précision: la foi, et marcher dans les commandements avec l'aide de la grâce de Dieu. »
Théophane le Reclus Saint

S'il est vrai que le mode de vie orthodoxe n'est pas le mode de vie normal pour la plupart des gens dans notre société, c'est une vie des plus pratiques pour les personnes mariées avec famille face aux défis de leur carrière. En fait, c'est la façon de vivre qui rendra notre vie moins stressante et lui donnera plus de sens.

Le mode de vie orthodoxe n'est pas forcément un mode de vie monastique. Même si le monachisme fait partie de l'Église dès ses origines, nous ne sommes pas obligés de vivre ce style de vie aussi admirable soit-il. Seuls quelques-uns y sont appelés. Nous n’en avons pas moins les mêmes objectifs. Comme les moines, nous recherchons la sainteté et l'union avec Dieu, mais nous sommes appelés à vivre dans le monde, avec nos familles. Les principes de notre croissance spirituelle sont les mêmes quel que soit le chemin que nous avons choisi.

La plupart d'entre nous ne prennent jamais le temps de réfléchir à la finalité de nos vies. Souvent, nous n’en faisons rien jusqu'à ce que quelqu'un que nous aimons quitte cette vie de façon inattendue. Pendant ce moment de deuil, nous nous intéressons à notre âme et nous commençons à réfléchir à ce qu’est la vie finalement. D'une certaine façon, la vie n’est pas bien loin de la mort. Nous savons tous que c'est vers là que nous nous dirigeons, mais nous refusons trop souvent de penser à cela sérieusement en raison de l'inconnu et de la peur que la mort suscite.

Le but de la vie enseignée par les Apôtres et les Pères de l'Église est de trouver l'union avec Dieu. Jésus est venu pour nous sauver et ouvrir les portes du ciel pour nous. Il nous a montré comment vivre à travers son enseignement et son exemple. Il nous a montré que nous n'avons rien à craindre de la mort.

dimanche 26 septembre 2010

La vie du nouveau confesseur Valériou Gafencou, Le saint des prisons



Un chrétien orthodoxe des États-Unis m'a demandé quelques renseignements au sujet de Valériou Gafencou et j'ai réalisé qu'il n’y avait pas de ressources en anglais sur lui. J'ai donc décidé de traduire un peu d'informations sur sa vie de l'ouvrage intitulé Din temnite spre sinaxare (Des prisons au synaxaire - À propos des martyrs de la persécution communiste).www.stmichaels-audley.org.uk

Valériou Gafencou est né le 24 Décembre 1921, dans la partie nord de la Roumanie, près de la frontière russe à cette époque. Ses parents étaient tous deux chrétiens orthodoxes actifs. Son père devait être déporté en Sibérie par les Russes en 1940 pour son activité pro roumaine. Quand il était au lycée, Valériou rejoint une organisation de jeunesse orthodoxe appelée les confréries de la Croix, et, lorsque cela est devenu illégal au cours de la seconde guerre mondiale, il fut arrêté et condamné à 25 ans de travaux forcés. Il n'avait que 20 ans et, lors de son procès, ses camarades et les enseignants sont venus le défendre, en soulignant son innocence et ses qualités humaines remarquables. Au début, il fut envoyé dans une prison appelée Aiud.
Les premières années furent un temps pour réfléchir à son héritage chrétien. Il allait bientôt s'engager dans une vie de prière, tandis qu’il lisait avidement les Pères de l'Église. Pendant la guerre, bien que la Roumanie avait un régime dictatorial, la vie en prison n'est pas si stricte et quelques droits fondamentaux de l'homme étaient toujours considérés: les prisonniers pouvaient aller à l'église de la prison, se confesser à un prêtre et recevoir la Sainte Communion et aussi se rencontrer les uns avec les autres et lire des livres de leur choix. Donc, Valériou a beaucoup lu: la Sainte Bible, les quatre premiers volumes de la Philocalie (qui venaient d'être traduits en roumain par une autre sainte figure de l'église, le Père Dumitru Staniloe, qui devait également rencontrer les prisons communistes quelques années plus tard) et d'autres Pères de l'Église.

Le saint dans sa prime jeunesse


Sa dernière photo avant d'être emprisonné

Pendant le temps de la guerre un grand nombre de prêtres et de moines furent arrêtés pour diverses raisons politiques (et bien d'autres suivront sous le régime communiste) et celui qui voulait vivre une vie religieuse avait beaucoup de gens vers qui se tourner pour avoir une guidance spirituelle. Sous leur direction, Valériou a beaucoup réfléchi au salut dans ses premières années. Dans une lettre de 1942, il écrit: «Dans notre vie, la foi, c'est tout. Sans elle, un homme est comme mort." Il essaya de vivre parmi ses codétenus dans l'humilité et la pratique de la charité chrétienne.

Comme il était poursuivi par l'idée du péché, il a voulu entrer dans un monastère où il serait libéré. Il se confesserait souvent et il prierait aussi beaucoup dans sa cellule. Avec un groupe d'autres prisonniers dédié il fit un horaire planifié de prière qui serait observé jour et nuit sans interruption. Ils priaient ensemble, comme s’ils étaient dans une église, et aussi séparément dans leurs cellules.

Par son sentiment orthodoxe profond, sa gentillesse et sa riche vie de prière, il réussit à influencer un grand nombre de personnes, dont beaucoup de personnes qu’il n'a jamais rencontré, mais le connaissaient par des histoires qui étaient sur toutes les lèvres, même avant qu’il ne meure.
Ses premières huit années de prison furent les années d'apprentissage où il devint plus fort dans la foi (il aurait besoin de cela pour ce qui allait advenir). Lorsque le régime politique changea en Roumanie, les conditions de détention aussi changèrent de façon spectaculaire: toutes les facilités précédentes furent rejetées et les prisonniers commencèrent à être persécutés pour leur foi (ainsi que pour leur participation dans les confréries de la Croix). Au terme de cette incroyable période difficile, la parole de Valériou était comme une flamme ardente et réconfortante pour tous ceux autour de lui. Quand il était dans Aiud, Valériou rencontra un jour un pauvre homme et lui donna sa veste d’étudiant. Cela rappelle la vie de saint Martin de Tours, mais ce ne fut pas son seul acte généreux. Un prêtre de Paris (Basile Boldeanu) se souvint plusieurs années plus tard, quand il fut transféré à Aiud seulement vêtu d'une chemise et d’un pantalon, presque gelé, il fut sauvé de la souffrance par son jeune frère, qui lui donna son manteau chaud.

Valériou et sa mère dans la colonie de travail de Galda

Entre les années 1946-1948 Valériou et d'autres prisonniers plus âgés furent envoyés au travail dans certains champs, près de Galda. Là, il y avait un régime plus doux, les prisonniers travaillaient, mais ils avaient du temps pour prier et ils vivaient dans des espaces ouverts, et pouvaient se réunir tous les jours.
En 1948, cette colonie de travail fut fermée, et les prisonniers furent renvoyés à Aiud où le régime communiste les confronta avec sa propagande athée officielle. Après quelque temps, la majorité des étudiants emprisonnés furent envoyés dans une prison spéciale appelée Pitesti, où ils devaient être rééduqués (là eut lieu l'expérience célèbre et terrible de Pitesti). Il y a beaucoup de choses à dire sur ce phénomène horrible, et sur la remarquable résistance chrétienne qui y eut lieu.

Valériou fut détenu à Pitesti seulement pour une courte période de temps parce que, à cause de toutes les tortures, de la faim et du froid terrible, il était devenu très malade de la tuberculose (une maladie très contagieuse) et avait été envoyé à un hôpital pénitencier TBC appelé Targou Ocna. Il vit en cela la miséricorde de Dieu qui le sauvait des tortures les plus abominables qui aient été jamais conçues par un esprit humain et qui eurent lieu à Pitesti peu de temps après son départ.

Un ex collègue de détention se souvient de Targou Ocna: «Son arrivée dans cet hôpital pénitentiaire a été ressentie par les autres prisonniers (qui connaissaient sa réputation) comme un miracle. Valériou allait transformer cette vie de prison sordide en une vie vraiment chrétienne. Il est l’ange aux yeux bleus qui oblige, par sa présence et sa prière, à réfléchir à la repentance et à commencer à prier, qui redonnerait de la force à ceux qui l’entourent et les transformaient à l'intérieur pour le reste de leur vie. "
Les gens l'ont rencontré au cours cette rééducation horrible, réconfortant, encourageant, élevant spirituellement ses codétenus, ils le comparèrent à un autre apôtre Paul contemporain. C'est de cette manière que les malades des autres pièces du sanatorium se rassemblaient près de son lit et l'écoutaient, et recevaient la force de supporter l'épreuve puissante qu’ils vivaient. La puissance de son amour allait briller non seulement dans ces heures d'extermination programmée, mais aussi dans la vie quotidienne du sanatorium, quand la mort est si proche de tout le monde.

La puissance de sacrifice de Valériou était proverbiale: il ne tenait pas compte de la personne, de l'origine ethnique, de la religion ou des opinions politiques. A Targou Ocna, Valériou était très malade à cause de sa tuberculose. Dans cet état, quand les malades en général s'accrochent au moindre espoir de survie, il était capable d'un geste suprême. Un de ses amis obtint de ses gardiens la permission de recevoir des antibiotiques comme traitement (ce type de médicament était rarement admis à l'hôpital, mais il est vital pour guérir de la tuberculose), mais comme il se remettait, il pensa à le donner à Valériou qui était près de sa mort. Mais Valériou donna le médicament à celui qui était aussi mourant, Richard Wurmbrand (un Juif converti qui, dans la liberté deviendrait un pasteur protestant bien connu), disant qu’il en avait plus besoin que lui. Grâce à ce médicament, il récupéra et, quand il fut libéré, il écrivit plusieurs livres dans lesquels il se souvient avec gratitude de celui qui lui sauva la vie.

Ceux qui étaient près de lui au fil des années se souviennent d'autres choses extraordinaires le concernant. Par exemple, à Targou Ocna, il dut être opéré de l’appendicite. Quand ce fut achevé, Valériou dit au médecin qu’il avait tout senti, parce que l'anesthésie ne fonctionnait pas. Toutefois, il ne prononça pas un mot pendant la chirurgie, son front seul était plein d'une sueur froide.

Valériou décéda le 18 Février 1952, à Targou Ocna. Ses dernières paroles furent: «N'oubliez pas de prier Dieu pour que nous nous retrouvons tous! Seigneur, donne-moi la servitude qui libère l'âme et ôte la liberté qui asservit mon âme! "Sa tombe reste inconnue car à cette époque tous les prisonniers étaient enterrés dans une fosse commune et leur tête était écrasé pour qu’il soit impossible de les identifier. Toutefois, il demanda à être enterré avec une petite croix d'argent dans la bouche et si Dieu le permet ses saintes reliques seront trouvées.

Valériou resta pour le reste de leur vie, dans la mémoire de tous ceux qui le connaissaient. Il n'est pas un livre chrétien rappelant les épreuves des prisons communistes qui ne mentionne pas son nom. Ses actes et ses paroles ont été transmises de prisonnier en prisonnier et ont aidé de nombreux êtres à survivre à l'enfer communiste, jusques à la libération générale en 1964. Depuis que la Roumanie est devenue un pays libre bon nombre de ses saints des prisons viennent à la lumière et sont honorés par les fidèles. Valériou Gafencou est peut-être l'un des exemples les plus représentatifs, et beaucoup l'appellent le Saint des prisons (ce nom lui était en fait donné par ses camarades prisonniers qui l'ont connu durant sa courte vie).


Autre icône du saint Martyr Valériou

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après

Hésychie (282)




Lentement les jours passent
Et le Royaume immuable
Est toujours à portée d'oraison

上帝的朋友 ( L'ami de Dieu)

Grande Doxologie/ Valaam

samedi 25 septembre 2010

Vladika Jovan ( Puritch): Le Chant d’Église - don de Dieu pour les anges





Les éléments théologiques du chant

Le chant est composé de trois éléments: la parole, la mélodie et le rythme.

1. La parole

C'est seulement l'homme qui a été doué de parole, d'où le fait qu’il peut offrir sa voix et ainsi imiter son Créateur. Saint Jean Chrysostome dit que notre parole procède de notre âme, comme le Verbe procède du Père »(Lettre à Euthropio, PG 52, 403).

La parole a aussi une dimension sociale. Il est forme de communication d'un homme à un autre. (Voir Saint-Jean Chrysostome Commentaire sur l'Epître aux Ephésiens, PG 62, 126).

Par les paroles, l'homme communique également avec Dieu. Cependant, nous ne pouvons pas exprimer dignement le mystère divin, par conséquent, nous avons recours au chant (Homélie Voir saint Jean Chrysostome sur l'Ascension de notre Seigneur, PG 52, 775). Saint Nil du Sinaï pense la même chose: «Dieu doit être glorifié avec des mots, respecté par des actes et adoré par des pensées" (Proverbes, PG 79, 1249c).

2. La Mélodie

Dans le chant orthodoxe les paroles et la mélodie sont indissociables. La mélodie renforce la parole, comme « vêtement » de la parole. La parole traduite par une mélodie dit bien plus que la parole nue. Mais la mélodie n'est pas un complément artificiel, mais, comme le mot, elle procède de la nature humaine, c’est-à-dire que c'est un don.

3. Le Rythme

Dieu, en créant le monde, a créé le rythme spécifique de mouvement du monde, comme le rythme du temps (par exemple, le passage du jour à la nuit, le mouvement des planètes, etc.) Et ainsi le rythme apparaît comme une partie de l'harmonie divine, puis le rythme révèle la présence de la beauté divine dans le monde. Il a aussi ses dimensions éthiques: en respectant l'ordre établi par Dieu et y participant, l'homme est conforme au rythme divin, c’est-à-dire qu’il est conforme à Dieu.

Le rythme est inséparable de la parole et de la mélodie.

CHANTS ET RÉVÉLATION

Dans l'Ancien Testament, il y a trois types différents de poésie: le chant, le psaume et l’hymne.

Le Chant

La chant est mentionné pour la première fois dans le livre de l'Exode, où Moïse chante un chant d'action de grâces à Dieu pour Le remercier de leur avoir fait traverser la mer Rouge. Ce chant, outre qu’il est un chant d’action de grâces, a aussi un caractère doxologique.

Saint Basile le Grand appelle les chants la «haute théologie» (Commentaire sur le Psaume 49, PG 29, 305C), puisque les actions de Dieu sont révélées par le chant (la révélation de Dieu au monde et la réponse de l'homme à la révélation).

Le Psaume

Le terme psaume est d'abord mentionné dans le premier livre des Rois (16,18). Lorsque Saül fut assiégée, David lui fit psaumes et, partant, le libéra de l'esprit «malin» (nous voyons ici une dimension thérapeutique du chant).

En ce qui concerne le contenu, les psaumes sont très semblables à des chants.

L'Hymne

Les hymnes sont la troisième partie de chant et se retrouvent très souvent dans l'Ancien Testament. Le problème avec les hymnes, c'est qu'ils sont très difficiles à différencier, à la fois des chants et des psaumes, et quelquefois, ils sont nommés avec ces deux appellations.

Les hymnes ont des caractères descriptifs et sont des actions de grâces, et leur contenu est, pour la plupart, dogmatique. Saint Athanase se réfère à des psaumes comme àdes hymnes. (Homélie sur la souffrance et la crucifixion de notre Seigneur, PG 28, 193A).

Version Française Claude Lopez.-Ginisty
d’après
http://frmilovan.wordpress.com/



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Saint Justin de Tchélié par Jean-Claude Larchet

Popovic

Radio (France culture): « Saint Justin de Tchélié », avec Jean-Claude Larchet


L’émission de radio Orthodoxie, sur France culture, du dimanche 26 septembre, à partir de 8 heures, sera consacrée à l’archimandrite Justin (Popovitch), récemment canonisé par l’Église serbe sous le nom de saint Justin de Tchélié. Au cours d’un entretien avec Alexis Chryssostalis, Jean-Claude Larchet évoquera sa vie, son œuvre, quelques traits de sa personnalité et son apport à l’Église orthodoxe.
L'émission pourra être écoutée en direct par l’Internet en cliquant ici, puis pendant les deux semaines qui suivront sa diffusion radiophonique, pour cela voir ICI ( source: orthodoxie.com)

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Laisse-toi surprendre
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vendredi 24 septembre 2010

Mont Athos: L'humilité dans la prière



Nous avons lu dans les paroles des Pères du désert l'anecdote concernant deux frères qui décidèrent de devenir moines et quittèrent le monde. L'un devint  disciple d'un monastère cénobitique, l'autre devint ermite. 

Après deux ou trois ans, l'ermite dit: " Je vais aller voir mon frère qui est dans le monastère, vivant au milieu des soucis et des tracas. Qui sait comment le pauvre vit au milieu de tant d'agitation." Il était convaincu que, par son ascèse, il avait atteint un niveau spirituel élevé. 

Il se rendit au monastère, et sous le prétexte qu'il avait besoin de son frère, il dit à l'higoumène, "Je voudrais un peu voir mon frère." Son frère vint, et l'higoumène, qui était un saint homme, leur donna la bénédiction de sortir et de parler.

Quand ils furent arrivés à quelque distance du monastère, ils virent sur le chemin un homme mort qui était presque nu. L'ermite dit: "N'avons-nous pas des vêtements pour en couvrir l'homme?" Le moine du monastère, dans sa simplicité dit: "Ne serait-il pas mieux de prier pour lui pour qu'il ressuscite?" "Prions", dit l'ermite. 

Ils prièrent tous deux, et le mort ressuscita. Le moine du monastère n'attacha pas beaucoup d'importance à ce miracle, il estima qu'il était arrivé grâce aux prières de son staretz. L'ermite, cependant, se dit en lui-même que le miracle s'était produit en raison de ses propres vertus, en raison de son ascèse et du jeûne, de ses vigiles nocturnes et des difficultés qu'il avait endurées, du fait qu'il  dormait sur le sol et de tous ses autres exploits.

Quand ils revinrent, avant qu'ils n'aient une chance de prendre la parole, l'higoumène dit à l'ermite, "Mon frère, ne crois pas que c'était à cause de tes prières que Dieu a ressuscité l'homme mort, non! Dieu l'a fait à cause de l'obéissance de ton frère!"

Quand l'ermite vit que le staretz avait immédiatement lu dans ses pensées, qu'il avait un don de clairvoyance et qu'il était un saint homme, il estima qu'en réalité, il était dans l'erreur, et que son frère, qui lui semblait inquiet et préoccupé par beaucoup de choses dans le monastère, était en fait au-dessus de lui.

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
Elder-Ephraim, Counsels from the Holy Mountain
Conseils de la Sainte Montagne,
 pp. 134-135

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used with permission" 

Hésychie (280)



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Si l'on chemine dans l'oraison
Vers le Royaume


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