"Dans la confusion de notre époque quand une centaine de voix contradictoires prétend parler au nom l'Orthodoxie, il est essentiel de savoir à qui l'on peut faire confiance. Il ne suffit pas de prétendre parler au nom de l'Orthodoxie patristique, il faut être dans la pure tradition des saints Pères ... "
Père Seraphim (Rose) de bienheureuse mémoire

dimanche 31 mai 2009

Dernière letttre du Néomartyr de la Barbarie Nazie Alexandre


Chère Nelly!

Plus tôt que nous le pensions tous, je suis destiné à quitter ma vie terrestre. Vanya (Hans) et moi, avec nos amis avons travaillé contre le gouvernement allemand, nous avons été capturés et condamnés à mort. Je t'écris de la prison. Souvent, souvent, je pense à Gjatsk. Et pourquoi ne suis-je pas resté en Russie, alors?! Mais tout ici est la volonté de Dieu. Dans notre prochaine vie, la vie éternelle, nous allons nous retrouver une fois encore!

Pardonne-moi, chère Nelly! Et prie pour moi!
Ton Sacha,

Tout pour la Russie!

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Alexandre Schmorrel fut un des membres du mouvement La Rose Blanche qui combattit le nazisme en distribuant des tracts contre la barbarie nazie, et contre la Shoah en particulier. En juin 1942, avec d'autres membres de La Rose Blanche envoyés comme lui en Russie, témoin comme ses compagnons des traitements indignes infligés aux prisonniers et aux civils russes, il participa à l'élaboration d'un tract appelant tous les allemands à renverser le régime hitlérien. Alexandre distribuait ce tract en Autriche lorsque ses amis furent arrêtés et exécutés. Il fut arrêté le jour des funérailles de Hans et Sophie Scholl, frère et sœur membres du groupe. En prison, il montra un grand courage et un calme chrétien face à la mort qui l'attendait. Il fut décapité par les nazis le 13 juillet 1943 à l'âge de 26 ans. Ses reliques se trouvent à Munich où il est vénéré localement par l'Église Russe Hors Frontières.

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Icône:

Prier (167)



Ne te plains pas des maladies spirituelles
Qui affligent ton âme
Quand l'Eglise te donne tant de remèdes
Avec l'Eucharistie, la prière et la confession

上帝的朋友 ( L'ami de Dieu)

Invention des reliques des saintes moniales de Diviyévo

samedi 30 mai 2009

Métropolite Jonas: Un nouveau chapitre dans l'histoire de l'OCA

Métropolite Jonas
Photo:

Discussion avec le représentant officiel de l'Église Orthodoxe d'Amérique (OCA/ Orthodox Church of America), à Moscou, l'Archimandrite Zachée Wood. (20/11/2008)
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Père Zachée, il est logique que, pour beaucoup en Russie, l'élection du jeunes, et je puis le dire, évêque pas très connu,  comme  Primat de l'Église orthodoxe en Amérique a été une grande surprise. Pourriez-vous nous donner vos commentaires, exprimer votre opinion à ce sujet? 

- Je pense que pour de nombreux fidèles de l'Église orthodoxe en Amérique, ce choix est également surprenant, parce que Vladika Jonas n'était évêque que depuis 11 jours au début du Concile. Ainsi, lorsque les candidats pour le poste de  Métropolite ont été examinés au début du Concile, les gens ont imaginé différents évêques, et le nom de l'évêque Jonas n'a pas été mentionné. Nous pensons et croyons vraiment que Dieu lui-même a élu évêque Jonas pour servir comme métropolite de toutes les  Amérique et du Canada. Ce n'était pas une politique humaine, pas un désir personnel. C'était en effet visible pour tous, après sa sage conversation avec les gens et son discours avant les élections, que vraiment c'était un homme choisi par Dieu pour la position de Métropolite. 

- À cet égard, pourriez-vous préciser certaines caractéristiques du processus électoral dans l'Église américaine? De toute évidence, dans les diverses Eglises locales, il existe quelques différences. Quels est, en bref, votre pratique? 

- Nous avons un système dans lequel tous les délégués du Concile ont la possibilité de voter à l'élection du Métropolite. Tous les délégués du Concile écrivent sur un papier spécial un nom. Après avoir compté les votes, si un candidat obtient les deux tiers des voix, ce candidat est soumis à confirmation par le Saint-Synode. La décision finale est prise par le Synode. Et si un candidat n'obtient pas les deux tiers, alors le second tour de l'élection fournit au Synode deux candidatures pour le poste de Métropolite - les deux qui ont obtenu la majorité des voix. Beaucoup ne connaissent pas bien notre système et je pense que c'est "une démocratie américaine». En fait, les délégués présentent leur candidat au Synode, mais le Synode n'est pas obligé de choisir exactement cette personne. Dans l'histoire de notre Eglise, il y a eu des cas où le Synode a finalement choisi un autre candidat, et non pas celui qui avait reçu le plus grand nombre de votes des délégués du Concile. 

Cette fois, la majorité des suffrages a été donnée à l'évêque Jonas, et un peu moins, à l'archevêque de Chicago et du Midwest Job. Le Synode a choisi Vladyka Jonas. Il s'est avéré que la décision du Synode a coïncidé avec la volonté du peuple, la volonté des membres du Concile. 

- Des laïcs et du clergé peuvent-ils être délégués du Concile?

- De chaque paroisse sont envoyés comme délégués au Concile, au moins un prêtre et un laïc, mais ils pourraient être plus en fonction de la taille de la paroisse. Comme nous le comprenons, notre système est très similaire à l'organisation de la section locale du Concile de 1917 en Russie. 

- Nous savons que l'évêque Jonas est très familiarisé avec la vie de l'Église en Russie. Il a un lien spirituel ici. Dans le même temps, nous savons qu'il a été engagé dans des activités missionnaires. Que pensez-vous de son élection comme Primat affectera le développement de nouveaux programmes de mission, et donnera un nouvel élan au développement de l'enseignement religieux à l'Eglise Américaine? 

- Maintenant, nous pouvons le dire avec courage - et tous les gens le sentent - que l'élection du Métropolite Jonas comme Primat de l'Église orthodoxe en Amérique est une nouvelle phase, une nouvelle page dans la vie de notre Eglise. Je pense que c'est la raison pour laquelle tous voté pour lui. Récemment, il y a eu une période très difficile dans l'histoire de notre Église et les gens étaient las de cette situation. Par conséquent, ils voulaient quelque chose de nouveau. le Métropolite Jonas n'est pas lié à un scandale quelconque, c'est un homme nouveau et propre.

Par conséquent, je suis convaincu que ce sera une nouvelle page dans l'histoire de notre Eglise: le nouveau Métropolite est très énergique, très jeune - 49 ans. Et, en effet, il est conduit par un esprit missionnaire. Il a fait un discours très vivant au sein du Concile, dans lequel il a parlé de ses projets et de ses désirs, disant qu'il voulait voir les écoles orthodoxes, les hôpitaux orthodoxes, les prêtres orthodoxes, au service des universités américaines. Il a une énorme volonté, de toute évidence, et j'espère sincèrement que nous tous, ses fils spirituels, les prêtres orthodoxes et les laïcs de l'Eglise orthodoxe en Amérique soutiendront conjointement ses initiatives, qui me semblent être très intéressantes et très utiles. Si nous travaillons ensemble, leur réalisation est réaliste. 

- En conclusion, je voudrais demander: Comment voyez-vous les perspectives de développement futur des relations entre nos deux Églises? 

- Puisque le Métropolite Jonas a vécu ici en Russie (il a vécu un an à Valaam et, comme cela est écrit dans sa biographie, l'abbé du monastère, Vladyka Pankraty, était son confesseur), je pense que son amour pour l'Eglise russe sera entièrement naturel et sincère, et cela est très important. Nous nous rappelonsavons toujours que nous avons reçu l'autocéphalie de l'Église orthodoxe russe, et la relation entre nos églises pour nous tous est vitale. En effet, c'est par la mission de l'Eglise orthodoxe russe, que l'orthodoxie existe sur le continent américain. Cette tradition spirituelle, à partir de Valaam, avec saint Germain d'Alaska et SaintTikhon, continue, et doit prévaloir dans l'unité spirituelle de l'Eglise orthodoxe russe. Je pense que sous la sage direction de Sa Béatitude le Métropolit Jonas que cette tradition va se poursuivre et se développer, et nous tous, dans la représentation de Moscou de l'Eglise orthodoxe en Amérique nous maintiendrons  sincèrement et avec joie son effort pour maintenir ces liens. 

Entrevue organisée par le Hiéromoine Ignace (Chestakov)

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après

Prier (166)



Essaie de prier
Comme si ta prière
Etait la dernière
Avant la Parousie

上帝的朋友 ( L'ami de Dieu)

Eglise orthodoxe Japonaise

vendredi 29 mai 2009

Saint Séraphim: Le miracle du pain


St Seraphim of Sarov

Une vieille moniale de la Skite de monastère de saint Séraphim-Diviyevo m'a raconté cette histoire. 

- Nous n'avons pas de moyens de transport, et personne ne vient à nous au cours de l'hiver. Parfois, il n'y a pas de voitures pendant des mois, toutes les routes sont enfouies dans une neige profonde. Une fois nous avions mangé tout notre pain, et nous ne mangions que des biscottes depuis longtemps. Alors j'ai dit au père (elles appellent toutes saint Séraphim "Père" ou "Père Séraphim"): "Père Séraphim, si tu pouvais seulement nous envoyer un peu de pain, les jeunes filles sont fatiguées des biscottes" (presque toutes les moniales de la skite sont de très jeunes filles). 

Quelques heures plus tard, une voiture arriva, pleine de pain, une personne bien connue de Diviyevo en sortit et vint vers cette même moniale: 

- Mère, accepte le pain! 

Il semblait inquiet, ses mains tremblaient presque et il dit: "Je venais à Diviyevo, pour apporter du pain à ... (Et il a nommé une autre Skite). Puis j'ai entendu une voix disant: "Porte-le à ..." (et il mentionna la Skite des moniales). J'ai demandé au chauffeur: "As-tu entendu quelque chose?" Il a dit, "Non" 

Quelque temps plus tard, la voix répèta les mêmes mots, mais plus sévèrement. Il a demandé à nouveau au chauffeur: "Comment cela se peut-il, que je l'entende, et toi pas? 

Un peu plus de temps passa. Père Séraphim cria cette fois d'une voix très sévère, de sorte qu'il fit faire demi-tour au chauffeur, et ils sont venus porter le pain.

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après

Prier (165)



Toutes tes questions
Disparaîtront soudain
Emportées saintement
Dans une prière fervente

上帝的朋友 ( L'ami de Dieu)

Icônes des saints russes du XXème siècle

Pour voir d'autres icônes site: http://www.fond.ru/calendar/icons/icons1.htm#top

jeudi 28 mai 2009

Saint Séraphim: Apparition en Alsace





Un de mes amis m'a envoyé une lettre en français, dans laquelle une dame d'Alsace lui demandait de lui envoyer quelque chose sur l'Église orthodoxe russe: un livre de prières, ou quelque chose de similaire. En réponse, ils ont envoyé quelque chose, et l'affaire s'est terminée. 

Ensuite, je suis allé en Alsace et j'ai rendu visite à cette femme pour faire connaissance, mais à ce moment-là elle n'était pas là. J'ai rencontré sa belle-mère, femme âgée et chrétienne au cœur pur d'une grande miséricorde. 

Elle m'a dit ce qui suit... Leur famille était d'une ancienne lignée noble d'Alsace, de confession protestante. Il faut dire que dans cette région d'Alsace les habitants sont divisés selon les deux fois: il y a une moitié catholique, et une moitié protestante. Ils ont en commun l'église, où ils célèbrent les offices à tour de rôle. Au fond de cette église, il y a un autel romain, avec toutes les statues et les choses nécessaires, mais, quand les protestants officient, ils tirent un rideau devant tout cela, ils mettent leur table au milieu et ils prient. 

Récemment, des protestants d'Alsace ont lancé un mouvement en faveur de la vénération des saints. Cela s'est produit après la lecture du livre de Sabbatier à propos du saint catholique François d'Assise. Etant protestant lui-même, l'auteur a été impressionné par le mode de vie de cet homme juste lors de la visite d'Assise. La famille de mes amis  fut également sous l'influence de ce livre. Bien que restant protestants, ils ressentaient encore un certaine insatisfaction. Ils souhaitaient vénérer les saints et participer aux sacrements. Quand le pasteur les a enseignés, ils lui ont demandé de ne pas fermer le rideau sur l'autel catholique, afin qu'ils puissent au moins voir les statues des saints. Leurs pensées étaient à la recherche de la véritable Église. 

Et ainsi, un jour, cette jeune femme, qui était malade, était assise dans le jardin et lisait la vie de François d'Assise. Le jardin était tout en fleurs. Il y avait un grand silence dans la campagne ... Toujours lisant, elle s'est légèrement endormie. "Je ne sais pas comment c'est arrivé", dit-elle ensuite. François lui-même s'est approché de moi, avec un un homme âgé voûté et lumineux, comme un patriarche. Il était tout en blanc. J'ai eu peur. Mais François s'est approché de moi et m'a dit: "Ma fille! Tu es à la recherche de la véritable Église - elle est là, où il est lui! [...]

Le vieil homme blanc garda le silence et il sourit en acquiesçant aux paroles de François. La vision s'est terminée. Elle se réveilla. Et pour une raison quelconque, sa pensée lui suggéra: "Ceci est lié à l'Église russe". Et la paix descendit sur son âme. 

C'est après cette vision, qu'elle a écrit la lettre, mentionnée au début de cette histoire. Deux mois plus tard, je leur ai à nouveau rendu visite, et alors elle m'a dit elle-même ce qui suit. Ils ont embauché un travailleur russe. Voulant savoir s'il était bien installé, l'hôtesse est venue dans sa chambre et a vu une icône dans le coin, sur le mur, et elle a reconnu la même personne âgée, qu'elle avait vue dans la vision de François. Surprise et effrayée, elle a demandé: "Qui est ce vieillard? "C'est saint Séraphim, notre saint orthodoxe," a déclaré le travailleur. Et puis elle s'est rendu compte seulement alors du sens des paroles de François disant que la vérité est dans l'Église Orthodoxe.

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
Icône, source:

Père Placide (Deseille):Prière de Jésus et prière du coeur

Cliquer sur le lien ci-dessous pour voir le texte d'une manière lisible.

Prière de Jésus et prière du coeur - par l'archimandrite Placide (Deseille) Prière de Jésus et prière du coeur - par l'archimandrite Placide (Deseille) Christophoros Texte d'une conférence donnée le 6 mars 2008 à Paris

Prier (164)



L'Église 
Est la demeure de ton âme
Où Dieu
Sa Mère et les saints
Te reçoivent comme un ami cher

上帝的朋友 ( L'ami de Dieu)

mercredi 27 mai 2009

SAINT ABIBOS MARTYR DE NEKRESI (6ème siècle) [29 nov./12 déc.]


Saint Abibos (Habib) de Nekresi a été l'un des treize Pères syriens qui sont arrivés en Géorgie, au 6e siècle, sous la direction de Saint Ioane de Zedazeni.

Avec la bénédiction de son instructeur, saint Abibos a commencé son activité apostolique à Nekresi, village sis sur les collines de la région orientale de Kakheti. Pour ses actes vertueux, saint Abibos a rapidement été consacré évêque de son diocèse.

Selon la chronique de La vie de Kartli, Saint Abibos convertit non seulement les Géorgiens, mais aussi la plupart des tribus montagnardes, y compris les Daguestani-Didoiens, à la foi chrétienne orthodoxe. Abondant en zèle apostolique, Saint Abibos voyaga dans les villages de son diocèse, prêchant la vérité et demandant à tous de renforcer la vraie foi. Le temps où saint Abibos a servi comme évêque a coïncidé avec une période sombre d'occupation par l'état perse de l'Est de la Géorgie. Les Perses firent de grands efforts pour implanter leur foi (le culte du feu) et ils érigeaient partout des autels où le feu brûlait sans discontinuer.

Un jour, dans le village de Rekhi, le saint hiérarque, trouva un groupe d'adorateurs du feu, qui forçaient les fidèles géorgiens à vénérer le feu. Il versa de l'eau sur les flammes pour les éteindre. Les prêtres païens furieux lièrent saint Abibos, le battirent cruellemen, l'enfermèrent, et signalèrent l'incident au marzban. Le marzban ordonna que l'évêque lui soit immédiatement amené.

St. Abibos était un ami du saint thaumaturge Siméon le stylite du Mont Admirable. Saint Siméon reçut un signe de Dieu de l'imminence du martyre de Saint Abibos et, afin de le consoler, lui envoya une lettre, une eulogie (une bénédiction - probablement un morceau de prosphore ou un autre objet sacré) et un bâton. Alors qu'Abibos était escorté vers le marzban, dans le village de Ialdo, il rencontra un messager d'Antioche, qui lui présenta les cadeaux de saint Siméon. La lettre et les cadeaux réjouirent le saint hiérarque et lui donnèrent des forces pour son martyre. Ensuite, Saint Abibos fut approché par un groupe de chrétiens qui offrirent de l'aider à s'enfuir, mais il refusa poliment.

Arrivé à Mtskheta, le saint pria à la cathédrale de Svetitskhoveli, ensuite il demanda que les gardes lui permettent de rencontrer Saint Shio de Mgvime. Les Perses acceptèrent sa demande, et les frères spirituels se saluèrent avec amour et prièrent le Seigneur ensemble .

Saint  Abibos fut amené devant le redoutable marzban et il lui fut demandé comment il pouvait oser lever la main contre le dieu perse. Il a répondu avec grand sang.froid, en disant: "Je n'ai pas tué un quelconque dieu, mais j'ai éteins un feu. Le feu n'est pas un dieu, mais une partie de la nature, qui est créée par Dieu. Votre feu brûlait du bois, et un peu d'eau suffit à l'éteindre. L'eau s'est avérée être plus forte. Votre fureur m'étonne. N'est-il pas humiliant d'appeler   dieu quelque chose qui n'a pas d'âme?" Furieux de cette réponse, le marzban a ordonné  l'exécution du saint hiérarque

Les bourreaux battirent le bienheureux Abibos sans pitié et brisèrent son crâne à coups de pierres. Ensuite, ils traînèrent son corps à travers la ville, le jetèrent aux bêtes, et mirent près de lui un gardien pour veiller à ce que les chrétiens ne viennent pas le voler. Néanmoins, cette nuit-là, les prêtres et les moines de Rekhi vinrent, prirent le corps du saint martyr, et l'enterrèrent avec beaucoup d'honneur au monastère  de Samtavisi (situé à mi-chemin entre Gori et Mtskheta). Beaucoup de guérisons miraculeuses eurent lieu sur la tombe de Saint Abibos. Durant le règne du Prince Stepanoz de Kartli, les reliques incorrompues de Saint Abibos furent transférées de Samtavisi au monastère de Samtavro  Mtskheta, selon le décret du Catholicos Tabori. Elles furent enterrées sous l'autel saint de l'Église de Samtavro.

Réjouis-toi, ô Eglise Géorgienne, 
tu as fleuri avec le sang versé 
par le saint hiéromartyr Abibos, 
et tu as composé des hymnes 
pour quelqu'un qui est digne d'éloges.
 Tu glorifies Christ, Qui l'a couronné.
 Par son intercession, Seigneur Jésus-Christ, 
aie pitié de nos âmes!

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
Archiprêtre Zakaria Machitadze
THE LIVES OF THE GEORGIAN SAINTS
Saint Herman of Alaska Press
Platina, California, USA
2006

Prier (163)



Au-delà des hymnes magnifiques
Des icônes qui élèvent l'âme
Au-delà de toute cette beauté des offices
L'indicible magnificence
Du Royaume qui vient

上帝的朋友 ( L'ami de Dieu)

mardi 26 mai 2009

Saints Martyrs Géorgiens d'Iviron tués par les Latins au Mont Athos (13è siècle) 13/26 mai


Les moines géorgiens ont commencé à s'installer sur le Mont Athos au milieu du 10e siècle, et un monastère géorgien, Iviron, y fut fondé peu de temps après.

À cette époque, les armées étrangères envahissaient constamment le Mont Athos. Au 13ème siècle, les Croisés donnèrent l'assaut à la région, et entre 1259 et 1306, l'armée privée du pape a dévasté le Mont Athos, à plusieurs reprises. Les moines des monastères de Vatopédi, de Zographou et du Protaton furent martyrisés pour la foi orthodoxe, et les moines du monastère d'Iviron connurent finalement  le même sort.

Au cours de cette période, les ascètes géorgiens et grecs œuvraient ensemble au monastère d'Iviron, et de nombreux jeunes ascètes de la nouvelle génération commencèrent à arriver de Géorgie.

Les Croisés exigèrent que les moines Iviron se convertissent au catholicisme et reconnaissent la primauté du pape romain. Mais les moines condamnèrent  leurs arguments fallacieux et anathématisèrent la doctrine des catholiques romains.

Selon le Patéricon de l'Athos, les moines d'Iviron ont été expulsés de force de leur monastère. Près de deux cents moines âgés ont été poussés comme des animaux sur un navire qui a ensuite été coulé dans les profondeurs de la mer. Les plus jeunes moines en bonne santé ont été expulsés vers l'Italie et vendus comme esclaves aux Juifs.

Certaines sources, disent que cette tragédie a eu lieu au cours de l'année 1259, tandis que d'autres rapportent que les moines géorgiens de la Sainte Montagne ont fait l'objet de persécutions des latins au cours de quatre ans, de 1276 à 1280.

O saints martyrs tués par les Latins
au monastère d'Iviron  sur le Mont Athos
nous saluons votre sainte lutte,
et vous supplions de nous protéger,
 et de nous aider à nous garder fermement la foi orthodoxe!

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
Archiprêtre
Zakaria Machitadze
THE LIVES OF THE GEORGIAN SAINTS
Saint Herman of Alaska Press
Platina,
California, USA
2006

L'arrivée au monastère de Valaam/ Video

Prier (162)



Tu voudrais voir le Paradis
Et tu penses l'atteindre
En restant immobile
Indifférent à tout
Ce qui n'est pas toi

上帝的朋友 ( L'ami de Dieu)

lundi 25 mai 2009

Constantin CAVARNOS: Rencontre avec Photios Kontoglou l'iconographe


[...]Lors de ma rencontre suivante avec Kontoglou, qui eut lieu à son domicile dans la soirée du dimanche 20 avril 1958, notre conversation a porté principalement sur les théologiens contemporains grecs et sur l'art byzantin en Occident. 

Kontoglou parla de certains théologiens "scientifiques" (epistemones), d'hommes qui avaient étudié la théologie en Europe et en avaient rapporté à l'université grecque une manière plutôt cérébrale et soi-disant «libérale» de théologiser. Theocletos Pharmakidis (1784-1862), remarqua-t-il, fut le premier théologien grec de ce type. Parmi les plus récents, il cita Demetrios Balanos. 

Ces théologiens, dit-il, considèrent la théologie orthodoxe traditionnelle, qui vient des racines du christianisme et des Pères grecs, comme "ossifiée", et ils interviennent comme "rénovateurs" de celle-ci. En fait, ils n'ont pas la foi véritable, il leur manque la vie intérieure, la vie spirituelle. Ils considèrent la théologie comme une science, comparable à la chimie et à la physique, qui emploient la raison discursive comme instrument, et ils  donnent des explications rationalistes. 

En critiquant les théologiens de ce type, il a cité une déclaration du Saint Denys l'Aréopagite, selon laquelle on ne peut pas gagner la possession des vérités du christianisme d'une manière purement intellectuelle, celles-ci doivent être expérimentées, vécues. Il a également lu le passage suivant de saint Syméon le Nouveau Théologien (11e siècle), le plus grand des mystiques de Byzance: 

Celui qui pense que parce qu'il a été formé dans la sagesse séculaire, il sait tout, ne réussira jamais à contempler les mystères de Dieu, jusqu'à ce qu'il s'humilie d'abord et lui-même devienne "fou", en se débarrassant lui-même de l'orgueil de la connaissance qu'il a acquise. Car celui qui le fait  et suit  avec une foi sans hésitation  ceux qui sont sages dans les choses divines, et qui est guidé par eux, arrivera avec eux à la cité du Dieu Vivant. Et conduit et illuminé par l'Esprit Saint, il voit et il est enseigné ces choses qu'aucun autre homme ne peut voir et apprendre. Et puis, il devient quelqu'un enseigné par Dieu (Kontoglou, Pege Zoes, "Source de vie», 1951, p. 82). 

Dans un livre qui a été publié quatre ans après notre rencontre, il a écrit à propos de ces théologiens: 

Aujourd'hui, les théologiens sont devenus des scientifiques, comme les médecins, les chimistes et les ingénieurs, car en se présentant comme tels, ils seront honorés par le monde. Et ils vont en Europe, lieu des ténèbres spirituelles, pour recevoir un diplôme. Ils remplissent leur tête d'une multitude de choses non fondées et de vaines philosophies, et reviennent dans notre pays pour transmettre leur incroyance au lieu de la foi ... Ils n'entrent pas dans le Royaume Céleste, et empêchent les autres d'y entrer, comme l'a dit notre Seigneur. Leur châtiment est qu'ils ne voient aucune des merveilleuses choses qui sont vues par les croyants et, par conséquent, ils manquent de contrition et ils sont froids. Ils sont séparés de Dieu et de Son Royaume, parce qu'ils aiment la gloire des hommes, au lieu de la gloire de Dieu (Semeion Mega, "Un grand signe", 1962, pp. 16-17). 

Dans un autre livre, Papa Nicolas Planas, qui a été publié trois ans plus tard, il met à nouveau l'accent sur l'importance de la foi et la piété, il dit: 

Ils s'efforcent, aujourd'hui, pour expliquer l'état de l'Église, de trouver ses causes, et prétendent que la réponse se trouve dans l'enseignement théologique "scientifique". Mais le mal ne doit être réparé que par l'éducation dans la piété (Eusebeia)... Quel sera le bienfait pour l'Eglise si les élèves vont, disons à Genève? Ils vont revenir avec des principes protestants. Ces mêmes personnes nous disent que notre Église est restée tout un siècle en arrière. Comment ce serait bien, si les membres de l'Église d'aujourd'hui avait la piété de ceux qui vécurent il y a un siècle! L'éducation extérieure [laïque, séculaire] scientifique est très bien quand elle est unie à la piété (Athènes, 1965, p. 46). 

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
Constantine Cavarnos 
Meetings with Kontoglou
Institute for Byzantine and Modern Greek Studies,
Belmont, MA. 
USA
1992

Recension: The Mystery of Healing

Recension du Livre de David G. Bissias, «The Mystery of Healing. Oil, Anoiting, and he Unity of the Local Church» par Jean Claude LARCHET sur Orthodoxie.com

David G. Bissias, The Mystery of Healing. Oil, Anoiting, and he Unity of the Local Church, Orthodox Research Institute, Rollingsford, 2008, 360 p.
 
Prêtre américain dans le diocèse grec de Chicago, le P. David Bissias examine ici la coutume grecque qui consiste, pour ceux qui ont participé au mystère (sacrement) de l’Onction des malades – généralement dispensée à l’ensemble des fidèles, lors d’un service à l’église, au cours de la Grande Semaine (Semaine Sainte) – à emporter de l’huile ayant servi à l’onction pour s’en oindre eux-mêmes à la maison lorsqu’ils en éprouveront besoin, ou pour la donner à cette même fin à des personnes qui n’ont pu participer au service.
Lire la suite de l'article sur ORTHODOXIE.COM

Prier (161)



Garde précieusement en mémoire
Le souvenir de ta conversion
Comme la première pierre
De l'édifice de ta foi

上帝的朋友 ( L'ami de Dieu)

Procession de Pâques à la Cathédrale Saint Jean Baptiste de Washington DC

dimanche 24 mai 2009

Bienheureux Kristesia, appelé Kristepore (1771) 11/24 Mai


La famille du bienheureux Kristesia  était originaire d'Egrisi dans l'ouest de la Géorgie. Depuis sa jeunesse Kristesia aspirait tant au divin service qu'à la vie solitaire, mais il fut forcé par son maître de se marier, et par ce mariage, il engendra un fils. Plus tard, quand sa femme et ses  fils furent tous deux morts, son maître insista pour qu'il se marie à nouveau, mais le pieux Kristesia ne tint pas compte de l'ordre de son maître. 

En revanche, il en avisa son père spirituel, qui lui conseilla de quitter le monde et de voyager vers le désert de Davit-Gareji. Profondément inspiré par le conseil de son père spirituel, Kristesia abandonna ses biens et sa vie dans le monde et se retira dans le monastère de Saint Jean Baptiste dans le désert de Davit-Gareji. 

Le saint père passa de nombreuses années dans le service humble de l'Éternel. Il fut affecté à ramasser du bois pour le feu et à apporter de l'eau pour le monastère, et il effectua ces tâches avec une parfaite obéissance et humilité. Chaque jour, il parcourut plus de six kilomètres pour remplir une cruche d'eau et la porter ensuite  vers une petite cabane à proximité. Il accrochait la cruche à l'entrée pour la rendre visible de loin, et les voyageurs qui passaient avaient l'habitude de venir y étancher leur soif. Il s'occupait également d'un petit jardin potager pour nourrir les passants. Chaque samedi, il préparait les collybes (un plat de blé et de miel traditionnellement offert pour commémorer les défunts) et les divisait en trois parties: une partie pour commémorer la famille et les proches de ceux qui avaient donné le blé et le miel, la seconde, les pères défunts du monastère, et la dernière, pour tous les chrétiens orthodoxes défunts. 

Saint Kristesia était toujours perturbé de voir ses frères et sœurs en conflits les uns avec les autres, aussi quand il apprenaitt que deux personnes se disputaient, il allait les réconcilier. "Mes enfants!" disait-il, "Si vous ne tenez pas compte de mes paroles, je vous laisse dans la tristesse, et le diable, qui toujours résiste à la paix, se réjouira et vous enverra plus de tribulations encore. Je suis venu à vous affamé, et je vais vous quitter affamé! "Ses paroles réchauffaient les cœurs de ceux qu'il conseillait et les aidait à se réconcilier. 

Une chaude soirée, après les vêpres,  Saint Kristesia partit à pied vers un certain village. Il était parti au crépuscule, la nuit tomba et le ciel était sans lune et très sombre. Bientôt, il devint difficile d'aller plus loin, de sorte Saint Kristesia cessa de prier, et une lumière brillante apparut devant lui pour éclairer le chemin. La lumière divine le guida tout au long de la nuit, jusqu'à ce qu'il ait atteint le village de Sartitchala. 

La cellule de saint Kristesia  était pauvre et étroite. Il dormait sur un lit de planches de bois qu'il couvrait de peaux de mouton, et en guise d'oreiller, il reposait sa tête sur une pierre. Le pieux ascète portait un manteau en peau de mouton et des sandales d'écorce. Quoi qu'il reçût, il le donnait aux pauvres. Se fiant entièrement à Dieu, il ne se permettrait pas de se soucier du lendemain, il ne se donnait pas non plus la peine de stocker de la nourriture ou des fournitures pour les rudes mois d'hiver. 

Père Kristesia était déjà avancé en âge quand il fut tonsuré moine et reçut le nouveau nom de Kristepore (Christophe). Il reposa en paix, en 1771, à l'âge de quatre-vingts ans. 

O Saint-Père Kristepore, 
supplie le  ton bien-aimé Christ-Dieu 
d'avoir pitié de nos âmes!

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
Archiprêtre Zakaria Machitadze
THE LIVES OF THE GEORGIAN SAINTS
Saint Herman of Alaska Press
Platina, California, USA
2006

Nouveaux offices et prières



SAINT ELOI (acathiste)

JEAN-CLAUDE LARCHET: Recension: Évêque Hilarion Alfeyev, «L'Orthodoxie», tome 1, «Histoire et structures canoniques de l'Église orthodoxe»


Alfeyev

Évêque Hilarion Alfeyev, «L'Orthodoxie», tome 1, «Histoire et structures canoniques de l'Église orthodoxe».Traduit du russe par Claire Chernikina, préface de S. S. Alexis II, Patriarche de Moscou et de toute la Russie, Éditions du Cerf, Paris, 2009, 304 p.+ 36 p. d’illustrations, collection «Initiations générales».
Les éditions du Cerf viennent de commencer la publication de la traduction française de la vaste introduction à l’orthodoxie écrite par Mgr Hilarion Alfeyev, qui est depuis peu le nouveau président du Département des relations extérieures du Patriarcat de Moscou. L’édition française reprend la structure en 4 volumes de l’édition russe, publiée l’an dernier par les éditions Pravoslavie de Moscou.
Dans sa préface, le regretté patriarche Alexis II note: «Une vaste étude de l'histoire, de la doctrine et de la liturgie de l'Église orthodoxe était nécessaire depuis longtemps». Cet ouvrage veut répondre à cette nécessité. L’auteur explique dans sa présentation qu’il l’a conçu comme «un exposé systématique de l'histoire, des structures canoniques, de la théologie, de la doctrine morale et sociale, de la liturgie et de la vie spirituelle de l’Église orthodoxe», et qu’il «entend présenter le christianisme orthodoxe comme un système théologique, liturgique et une vision du monde achevés», dont «tous les éléments sont liés entre eux» puisque la théologie orthodoxe est fondée sur l'expérience liturgique, que les principales caractéristiques de l'art orthodoxe — icône, chant, architecture des églises — découlent de la théologie et de la liturgie, et que la théologie et la liturgie influent sur la vie spirituelle et influencent aussi la doctrine morale et sociale de l’Église et ses rapports avec les autres confessions chrétiennes, les autres religions et le monde séculier.

Prier (160)



C'est dans la seule réalité
Que va se révéler la valeur de ta prière
Ne rêve pas d'accomplir la Parole
En dehors de ses limites

上帝的朋友 ( L'ami de Dieu)

samedi 23 mai 2009

Saint Séraphim: Le miracle de la source du saint


Серафим Саровский

La désormais défunte Lydia Nikolaevna m'a raconté à la fin des années 1920, son voyage à Sarov, peu de temps après la canonisation de saint Séraphim. 

Son mari, le professeur Ilya Mikhailovich, était une personne profondément religieuse. Il est mort archiprêtre. Il a honoré Saint Séraphim longtemps avant sa glorification. L'idée d'un voyage à Sarov et Diviyevo était la sienne. L.N. elle, était indifférente à cette prochaine sortie, et particulièrement puisque son mari devait se rendre à Munich en voyage d'affaires. 

Ils devaient partir à Sarov au début du mois de juin. La veille, L.N. se sentit malade: elle avait des maux de tête et une douleur à la gorge, sa température était montée à 39 degrés. Elle avait souvent des angines avec abcès, et ces attaques  de la maladie étaient toujours graves. 

Mais L.N. décida de cacher sa maladie à son mari, afin de ne pas retarder le voyage. 

Sur le chemin, L.N. a commencé à se sentir très mal: elle ne pouvait même pas avaler de l'eau et elle a commencé à s'étouffer. 

De la gare, ils ont voyagé jusques au monastère en voiture à chevaux. En raison de l'air frais, il a été plus facile de respirer, mais la douleur à la gorge est progressivement devenue pire et plus forte. 

Ils sont arrivés un peu avant les Vigiles et se sont arrêtés à l'hôtellerie du monastère. I.M. parla au moine en charge de l'hôtellerie, tandis que L.N. est allée dans leur chambre et a décidé qu'elle n'irait pas  aux Vigiles, mais qu'elle irait se coucher. 

I.M. est revenu et a dit qu'avant d'aller à cet office, ils devaient faire une visite à la source du saint et y prendre un bain. Dès lors, a dit L.N., tout a été fait sans elle, comme si tout se produisait en dehors de sa présence. 

Ils sont arrivés à la source, L.N. est entrée dans la moitié réservée aux femmes, et la première chose qu'elle a entendu a été: "L'eau est froide comme de la glace, elle brûle." Elle a pensé: "C'est de la folie d'aller dans de l'eau froide glacée avec une forte température." Mais elle s'est déshabillée, s'est signée et elle a plongé dans l'eau. L'eau l'a réellement "brûlée". L.N. s'est habillée rapidement et a quitté le bain. I.M. est resté derrière. En l'attendant, L.N. regardé autour d'elle. C'est alors seulement  qu'elle a eu le sentiment de l'inexplicable béatitude qui régnait dans l'endroit. I.M. a dit qu'il s'arrêterait à l'hôtellerie, et a suggéré que LN marche lentement vers la cathédrale et qu'elle l'attende. Elle est arrivée à la cathédrale et a rencontré I.M.à la porte. Ils sont entrés dans l'église, ont acheté des cierges, et ils ont vénéré le cercueil du saint. L'office a commencé. 

- Restons plus près de la sortie, a demandé à L.N. , de cette façon, je pourrai sortir si je suis fatiguée. 

C'était comme si L.N. avait été dans un demi-sommeil, elle ne se rappelait pas du début de l'office et a été surprise, lorsque I.M., lors de la lecture de l'Hexapsalme lui a demandé: 

- Es-tu fatiguée, peut-être que tu devrais aller t'asseoir au grand  l'air? 

- Non, je ne suis pas fatiguée du tout. 

Elle réalisa seulement, au cours de la lecture du Canon des Matines, que sa gorge ne lui faisait pas mal et qu'elle ressentait une vigueur et une légèreté inhabituelles dans tout son corps. «J'ai probablement une forte fièvre, c'est pourquoi je ne suis pas faible, mais pourquoi ma gorge ne me fait-elle pas mal? pensait-elle. 

Après la Grande Doxologie I.M. proposa à nouveau: 

- Allons à l'hôtellerie, l'office est long, tu dois être fatiguée. 

- Non, non, je me sens bien, nous allons rester jusqu'à la fin. 

Les Vigiles se sont terminées. Les fidèles ont commencé à partir, ils sont également partis. À l'hôtel, ils ont servi le thé, et L.N. pour la première fois depuis le début de la maladie, non seulement a pris une tasse de thé, mais elle a mangé du pain du monastère. 

En secret de son mari, elle a pris sa température: elle était normale. Elle a dormi comme une souche pendant la nuit. Dans la matinée, avant que la Liturgie n'ait commencé, elle parlé à son mari de sa maladie et de sa guérison. Tous deux ont prié avec ferveur devant le cercueil de Saint Séraphim. Les quelques jours passés dans Sarov, furent pleins d'une béatitude inexplicable pour L.N. Elle a conservé une petite icône en mémoire de la guérison. L'icône représente Saint Séraphim priant sur la pierre (c'était la coupure d'un magazine du début du 20ème siècle).  I.M. a collé l'icône sur un morceau de carton, et le saint les a accompagnés partout où les difficultés de la vie les ont amenés.

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après