"Dans la confusion de notre époque quand une centaine de voix contradictoires prétend parler au nom l'Orthodoxie, il est essentiel de savoir à qui l'on peut faire confiance. Il ne suffit pas de prétendre parler au nom de l'Orthodoxie patristique, il faut être dans la pure tradition des saints Pères ... "
Père Seraphim (Rose) de bienheureuse mémoire

mercredi 30 janvier 2008

Vie de Sainte Valérie de Limoges







(† 46 , Fêtée le 9/22 Décembre)
Selon la Tradition, Sainte Valérie, fille unique du proconsul Léocadius et de son épouse Suzanne, naquit dans un château aux portes de Limoges. Son père était déjà mort lorsque vint dans la région limousine Saint Martial ( un des septante disciples selon la tradition), envoyé par le Saint Apôtre Pierre. Il était accompagné de Saint Alpinien et de Saint Austriclinien. Accueillis par une femme du nom de Radegonde qui logeait près du château, ils commencèrent à prêcher l'Evangile du Christ. A l'invitation de Suzanne, mère de notre sainte, ils se rendirent au château pour y guérir un frénétique lié par de fortes chaînes et que personne ne pou vait approcher. Saint Martial le guérit par le seul signe de la Croix et cela impressionna fort Suzanne et sa fille qui demandèrent le bap tême. Leur maison forte de 600 personnes reçut aussi l'initiation chrétienne.

Dès lors, Sainte Valérie se mit au service de l'Apôtre du Limousin et sa mère étant morte, elle renonça à tous ses biens et se con sacra entièrement à Dieu, prononçant des vœux de vir ginité devant Saint Martial. Or, elle était promise au proconsul Julianus Silanus. Instruit de sa conversion, il se hâta de renter à Limoges et l'accusa d'infidélité. La sainte lui expliquant la vie nouvelle qui était sienne, tenta de l'amener au Christ.

Il resta sourd à la parole de vie qu'elle tentait de lui transmettre: il la condamna à mort.

Su rle chemin du supplice, elle apostropha joyeuse le garde Hortarius qui la conduisait au supplice:" Quelle erreur est la ti enne! Insensé qui croit me con duire à la mort alors que je cours à la vie; mais toi tu mourras cette nuit, que deviendront tes trésors et tes richesses?"

Arrivée au lieu du supplice, elle pria à haute voix et se recom manda à la protection des anges célestes. Une voix lui répondit que les anges s'apprêtaient à la re cevoir dans "les splendeurs éter nelles de Sion".

Son visage s'illumina. Elle prononça les paroles du Maître en Croix: " MonPère je remets mon esprit entre Tes mains!" Elle eut la tête tranchée et l'on vit son âme s'envoler vers le ciel dans un globe de feu.

Le corps de la Sainte se dressa alors et prenant sa tête dans les mains, elle alla jusqu'à l'Eglise où Saint Martiel intercédait pour elle, demandant à Dieu de la forti fier pendant son épreuve: Elle déposa sa tête aux pieds de l'Apôtre et étendit son corps sur le sol sacré de l'église. C'était en l'an 46 de notreSeigneur Jésus Christ!

Ses saintes reliques reposèrent longtemps auprès de celle de l'Apôtre du Limous inlorsque celui-ci eut rejoint au ciel sa dis ciple la plus fervente. A une époque difficile à déterminer, elles furent transférées dans une antique abbaye de Bénédictins ap pelée Chambon.

*******************************

Tropaire de Sainte Valérie( Ton 4)

Ta sainte martyre Valérie Seigneur* A reçu de Toi la couronne d'immortalité* Prodrome deschrétiens de la terre de France* Elle a illustré notre peuple au firmament dela sain teté* Elle a montré le chemin des cieux* Et planté les racines de la foi dans le cœur des fidèles* Par ses prières ô Christ notre Dieu sauve nos âmes!



Kondakion de Sainte Valérie ( Ton 4)

Sainte Valérie de Limoges* Illustre protomartyre de notre terre* Vers le ciel tu tenais tou jours ton regard pur* Ne voyant ici-bas que le Royaume des Cieux* Maintenant abaisse tes yeux jusques à nous* Et prie sans cesse le Dieu de miséricorde* Pour qu'Il nous accorde le salut de nos âmes!

Claude Lopez-Ginisty

mardi 29 janvier 2008

St Nicodème l'Aghiorite: Sur le martyre















Mais que dis-je? Est-il le seul né dans la Sainte Eglise Orientale du Christ?
L’Eglise va donner naissance à de tels hommes jusques à la fin des temps.
Et cette génération de nouveaux saints existera sûrement et à jamais.
En vérité je vous le dis, cette génération ne passera pas
avant que toutesces choses n’arrivent!
Et la cause en est claire.
L’Epoux del’Eglise Orientale, le Christ, vit et existe auprès de Son épouse,
uni spirituellement à Elle comme Il l’a promis.
“ Je suis avec vous toujours jusques à lafin des temps!”
Si Celui qui dirige l’Eglise, le Saint Esprit a Sa résidence dans l’Eglise à jamais,
qui pourrait douter que de tels enfants spirituels
ne puissent continuer à y naître jusques à la fin des temps?

Cité in Mother Superior Xeni. 
THE TEACHER OF THE SLAVS 
( St. COSMAS) 
ATHENS. 1995 
 Version française Claude Lopez-Ginisty

lundi 28 janvier 2008

Saint Jean de Changhaï: L'eau sainte de la Théophanie/




Pour la Théophanie, c’est-à-dire le jour du Baptême du Seigneur, chaque année s’accomplit un grand miracle. Le Saint Esprit, descendant sur l’eau, change les propriétés naturelles de celle-ci. Elle devient incorruptible, en d’autres termes, elle ne se gâte pas, reste transparente et fraîche pendant de nombreuses années, elle reçoit la grâce de guérir les maladies, de chasser les démons et tout pouvoir maléfique, de préserver les hommes et leurs demeures de tous dangers, elle sanctifie les différents objets utiles à la maison ou dans l’église. Ainsi frères chrétiens orthodoxes, buvez avec révérence l’Eau Sainte, ce grand Aghiasma ( chose sainte) comme l’appellent les grecs.
On doit toujours avoir chez soi assez d’eau de la Théophanie pour qu’elle dure pendant toute l’année et il faut en faire usage en toute nécessité: en cas de maladie, avant un voyage, quand on est troublé, quand on est étudiant et que l’on se prépare à un examen. Ils ont certes raison ceux qui chaque jour boivent un peu d’Eau Sainte avant de prendre leur nourriture. Elle fortifie les pouvoirs de l’âme, à condition bien sûr que cet acte soit fait avec prière et respect et si l’on n’en attend pas seulement un résultat automatique.
Chaque prêtre devrait veiller à bénir une quantité suffisante d’eau pour son église, afin qu’elle soit disponible pendant tout le cours de l’année à toutes fins utiles, pour qu’elle puisse être donnée à ceux qui en demandent. Les paroissiens devraient faire provision à la Théophanie d’Eau Sainte pour toute l’année. Elle peut même être gardée pendant plusieurs années.


Saint Thaumaturge Jean de Shanghaï, 
Apôtre de la Diaspora
Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après un article d'Orthodox America

dimanche 27 janvier 2008

Sainte Nina ( ou Nino) Egale-aux-Apôtres, illuminatrice de la Géorgie 14/27 janvier


La Vierge Nina de Cappadoce, était parente du grand martyr Georges, elle était la fille unique d'un couple très honorable et respecté. Son père était un officier de l'armée romaine du nom de Zabulon et sa mère, Sosana était sœur du patriarche de Jérusalem Juvénal.

Quand Nina atteignit l'âge de douze ans, ses parents vendirent tous leurs biens et allèrent à Jérusalem. peu après, son père fut tonsuré moine. Il fit ses adieux à sa famille et partit lau combat spirituel dans le désert du Jourdain.

Après que sa mère soit séparée de son époux, le patriarche de Jérusalem ordonna Sosana diaconesse. Elle laissa sa fille Nina entre les mains d'une vieille femme Sara Niaphor qui l'éleva dans la foi chrétienne et lui raconta des épisodes de la vie du Christ et de Ses souffrances sur terre. Ce fut par Sara que Nina sut comment la Tunique du Christ était arrivée en Géorgie, terre païenne.

Bientôt Nina commença à prier avec ferveur la Mère de Dieu, lui demandant Sa bénédiction pour voyager en Georgie et être digne de vénérer la sainte Tunique qu'elle avait tissée pour Son Fils bien aimé. La Très Sainte Vierge entendit ses prières et apparut en songe à Nina, lui disant: " Va dans ce pays qui me fut donné en apanage et prêche l'Evangile de notre Seigneur Jésus-Christ. Il enverra sur toi Sa grâce et je serai ta protectrice.

Mais la bienheureuse Nina fut écrasée à la pensée d'une aussi grande responsabilité et répondit: " Comment moi, frêle femme, pourrais-je accomplir une si lourde tâche, et comment puis-je être assurée que cette vision est réelle?" En réponse, la Mère de Dieu luii présenta une croix faite de sarments de vigne et dit: " Reçois cette croix comme un bouclier contre les ennemis visibles et invisibles!"

Quand elle se réveilla, Nina tenait cette croix dans ses mains. Elle l'arrosa de ses larmes de joie et la lia avec ses propres cheveux.

Nina raconta cette vision à son oncle le patriarche Juvénal et lui révéla son désir de prêcher l'Evangile en Georgie. Juvénal l'amena près des portes royales, lui imposa les mains et pria ainsi: " O Seigneur, Dieu d'Eternité, je Te supplie pour ma nièce orpheline, accorde que selon Ta volonté, elle puisse aller prêcher et proclamer Ta sainte résurrection. O Christ Dieu, sois son guide, son refuge et son père spirituel. Et ainsi que Tu illuminas les apôtres et tous ceux qui craignaient Ton Nom, illumine la aussi avec Ta sagesse pour qu'elle proclame Ta Bonne Nouvelle."

Quand Nina arriva à Rome, elle rencontra la Princesse Rhipsimia et sa nourrice Gaiana et les baptisa. En ces temps, Dioclétien était empereur de Rome et en gouverneur infame, il persécutait les chrétiens. Dioclétien ( 286-344) tomba amoureux de Rhipsimia et résolut de l'épouser, mais sainte Nina, Gaiana et cinquante autres vierges s'échappèrent en Arménie. Dioclétien furieux, ordonna à ses soldats de les poursuivre et envoya un message à Tiridates, le roi arménien ( 246-344) pour l'avertir.

Le roi Tiridates localisa les femmes et suivant l'exemple de Dioclétien, fut charmé par la beauté de Rhipsimia et résolut lui aussi de l'épouser. Mais Rhipsimia ne consentit point à l'épouser et dans sa rage, le roi la fit torturer à mort avec Gaiana et les cinquante autres vierges.

Sainte Nina, cependant était préparée pour une autre tâche plus grande, et elle parvint à échapper à la persécution du roi Tiridates en se cachant dans un buisson de roses.

Quand elle arriva enfin en Géorgie, sainte Nina fut saluée par un groupe de Pèlerins de Mtskheta près du lac Paravani et elle reçut une bénédiction de Dieu pour prêcher aux païens de cette région.

Avec l'aide de ces nouvelles connaissances, sainte Nina atteignit bientôt la ville d'Urbnisi. Elle y demeura un mois, puis alla à Mtskheta avec un groupe de géorgiens qui faisaient un pèlerinage pour vénérer l'idole païenne Armazi. Là, elle vit avec grande tristesse les géorgiens tremblants devant les idoles. Elle fut très peinée et pria ainsi le Seigneur: " O Seigneur, envoie Ta miséricorde sur cette nation...que toutes les nations Te glorifient, Toi seul, le Dieu Unique et Véritable, par Ton Fils Jésus-Christ."

Soudain, un vent violent commença à souffler et de la grêle tomba du ciel, brisant les statues païennes. Les adorateurs d'idoles terrifiés, s'enfuirent, s'éparpillant dans toute la cité.

Sainte Nina fit son logis sous un buisson de ronces dans le jardin du roi, avec la famille du jardinier royal. Le jardinier et sa femme étaient sans enfants, mais par les prières de sainte Nina, Dieu leur accorda un enfant. Le couple se réjouit grandement, déclarant que le Christ était le Vrai Dieu, et ils devinrent disciples de sainte Nina. Où qu'elle aille, ceux qui l'entendaient prêcher se convertissaient en grand nombre à la foi chrétienne. Sainte Nina guérit même la reine Nana qui était atteinte d'une maladie mortelle, après qu'elle eût déclara que le Christ était le Vrai Dieu.

Le roi païen Mirian, n'était pas heureux de la grande impression que produisait la prédication de sainte Nina sur la nation géorgienne. Un jour, alors qu'il chassait, il résolut de tuer tous ceux qui suivaient le Christ. Selon son plan misérable, même son épouse la reine Nana devrait faire face à la mort, si elle ne reconçait pas à la foi chrétienne.

Mais pendant la chasse, le ciel s'assombrit soudain. Resté tout seul, le roi Mirian fut très effrayé et pria en vain les dieux païens de venir à son secours. Comme ses prières restèrent sans réponse, il perdit finalement espoir et se tourna vers le Christ disant: " Dieu de Nina, illumine cette nuit pour moi, guide mes pas et je proclamerai Ton Saint Nom. J'érigerai une croix et je la vénèrerai et je construirai pour Toi un temple. Je jure d'être obéissant à Nina et à la foi du peuple romain!"

Soudain la nuit fut transfigurée, le soleil brilla radieusement et le roi Mirian remercia grandement le Créateur. Quand il revint à la cité, il informa immédiatement sainte Nina de sa décision.

Ainsi, par les labeurs incessants de sainte Nina Egale-aux-Apôtres, la Géorgie fut établie comme une nation solidement enracinée dans la foi chrétienne.

Sainte Nina reposa dans le village de Bodbe en Géorgie orientale, et, selon sa volonté, elle fut enterrée là où elle poussa son dernier soupir. Le roi Mirian érigea plus tard une église en l'honneur de saint Georges au-dessus de sa tombe.

Comme un bon pasteur
Tu as baptisé la brebis perdue
Et conduit le peuple géorgien 
Vers le Dieu Vrai et unique
O sainte Nina intercède
auprès du Christ notre Dieu pour tes enfants.

Version française de Claude Lopez-Ginisty 
d'après Archpriest Zakaria Machitadze 
Lives of the Georgian Saints  
Saint Herman of Alaska Brotherhood
Platina, California, USA/2006

samedi 26 janvier 2008

Saint Nicolas (Vélimirovitch): Pourquoi allume-t-on des lampades devant les icônes?


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Pourquoi allume-t-on des lampades devant les icônes?

D'abord parce que notre foi est Lumière. Le Christ a dit: " Je suis la Lumière du monde." ( Jean 8:12) La lumière de la lampade nous rappelle cette Lumière Qui est le Christ illuminant nos âmes.

Deuxièmement, afin de nous souvenir du caractère rayonnant du saint dont nous éclairons l'icône avec la lampade, car les saints sont appelés fils de Lumière. ( Jean 12:36, Luc 16:8).

Troisièmement, afin que cette Lumière nous soit un reproche dans nos actes de ténèbres, nos pensées et nos désirs mauvais et afin de nous rappeler le chemin de la foi évangélique; et afin que nous essayions d'accomplir avec plus de zèle les commandements du Sauveur: " Que votre lumière brille devant les hommes afin qu'ils puissent voir vos bonnes œuvres." (Matthieu 5:16)

Quatrièmement, afin que la lampade soit un modeste sacrifice à Dieu, Qui se donna complètement en sacrifice pour nous, qu'elle soit un petit signe de notre grande gratitude et de notre amour rayonnant pour Celui à Qui nous demandons la vie, la santé et le salut et tout ce que le seul Amour sans limites des cieux peut accorder.

Cinquièmement, afin que la terreur frappe les esprits malins qui nous assaillent parfois même à l'heure de la prière et détournent nos pensées du Créateur. Les puissances du Malin aiment les ténèbres et tremblent devant toute lumière, et plus particulièrement devant celle qui appartient à Dieu et à ceux qui Lui sont agréables.

Sixièmement, afin que cette lumière nous incite à l'oubli de soi. De même que l'huile et la mèche brûlent dans la lampade, soumises à notre volonté, que nos âmes brûlent aussi avec la flamme de l'Amour, toutes les souffrances, tandis que nous sommes toujours soumis à la volonté de Dieu.

Septièmement, afin de nous apprendre que la lampade ne peut être allumée sans notre main, et de même, notre cœur, lampade intérieure, ne peut être allumé sans le saint Feu de la Grâce de Dieu, même s'il est empli de toutes les vertus. Toutes ces vertus qui sont nôtres, sont après tout semblables à un combustible matériel, mais le feu qui les fait brûler procède de Dieu.

Huitièmement, afin de nous souvenir qu'avant toute chose, le Créateur du monde créa la Lumière et après cela, tout le reste. Et Dieu dit: " Que la Lumière soit! Et la Lumière fut!" ( Genèse 1:3). Et il doit en être ainsi également au commencement de notre vie spirituelle, afin qu'avant toute chose, la Lumière de la Vérité du Christ puisse briller en nous. De la Lumière de la Vérité du Christ toute bonne chose est subséquemment créée, germe et croît en nous.

Que la Lumière du Christ vous illumine aussi!

Saint Nicolas ( Vélimirovitch) de Jitcha, surnommé le Chrysostome Serbe
Version française Claude Lopez-Ginisty 
d'après le texte publié par Orthodox America

vendredi 25 janvier 2008

Maldon: Monastère Saint Jean Baptiste

MALDON: LE CARREFOUR DU MONDE ET LES VOIES DE DIEU

Dans son ouvrage sur la prière de Jésus, l'évêque Simon Barrigton-Ward se fait l'interprète de nombreux pèlerins qui sont un jour parvenus au carrefour du monde après avoir pérégriné longuement à la recherche d'un havre de paix et de silence. D'autres y sont venus par pure curiosité ou par "hasard". Lui est arrivé à ce carrefour (routes de Croix dit l'anglais), dans ce Monastère Saint Jean Baptiste de Maldon au moment où il cherchait à donner à son dialogue avec Dieu une approche différente. Combien d'entre nous sont aussi parvenus sur cette île du Royaume de Dieu au milieu de la campagne de l'Essex ? Depuis des décennies ce monastère a été pour nous notre Jérusalem en occident, notre Athos accessible à tous. 

Comme l'évêque Simon, nous sommes entrés dans la prière de la communauté et nous n'en sommes plus jamais sortis, même si nos vies ne nous ont plus permis de refaire ce pèlerinage aussi souvent que nous le voulions, même si nous n'y sommes allés qu'une seule fois.

Nous avons tous rencontré un jour le Staretz Sophrony de bienheureuse mémoire, véritable prière incarnée. Nous avons ressenti le rayonnement chaleureux de son amour et il ne nous a pas fallu longtemps pour voir à travers lui la haute stature de son père spirituel, le Saint Staretz Silouane de l'Athos. 

Le Père Sophrony est un géant spirituel! Quel que soit l'âge auquel nous avons rencontré ce beau vieillard, nous sommes devenus à jamais ses enfants et nous avons grandi dans son amour bienveillant. Dans sa communauté, nous avons, comme l'évêque Simon, appris la prière de Jésus et lorsque nous avons eu la chance d'avoir un entretien particulier avec lui, notre être a réalisé combien la prière était respiration essentielle et à quel point nous ne savions pas respirer.Il faudra écrire un jour l'aventure de Dieu avec tous les pèlerins du Monastère Saint Jean Baptiste de Maldon, l'aventure de chacun d'entre eux avec ce passeur du Royaume qu'était le Père Sophrony.

Le beau vieillard est né au Ciel, mais il demeure parmi nous et par le Père Kyril et les membres de sa communauté qui perpétuent son enseignement, Dieu continuera à bénir le monde abondamment.

Comme l'évêque Simon, nous sommes tous partis de Maldon sans quitter le monastère, emportant la Prière de Jésus avec nous comme un précieux et immarcescible viatique. Lui a approfondi ses connaissances dans ce domaine précieux, il est remonté aux sources de la prière avant de passer les gués, de trouver les rivières, les fleuves, les mers et l'océan et tous les passeurs qui ont transmis les paroles salvifiques de cette prière. Ce livre est une petite philocalie à sa manière. Il permet de connaître l'origine de la prière et de pouvoir la pratiquer avec quelqu'un qui l'a apprise avec un grand orant du siècle vingtième. L'évêque l'a transmise et enseignée à son tour à d'autres êtres assoiffés de Dieu, et il a fait connaître le Père Sophrony et le Saint Staretz Silouane. 

Tous ceux qui connaissent le Père Sophrony (je ne puis me résoudre à employer le passé en parlant de lui), le reconnaîtront parfois au détour de certains passages de ce livre. Après avoir été mis sur son chemin par le livre de l'évêque Simon, ceux qui ne le connaissent pas encore liront ses ouvrages et avanceront avec lui dans la prière de Jésus, vers le Royaume où il intercède pour tous. Lorsque nous sommes ce que Dieu nous a appelés à être, sur le chemin nous avons rencontré des êtres d'exception qui nous ont rendus meilleurs. Le Père Sophrony est l'un de ces êtres!

Claude Lopez-Ginisty

Saint Triphon 
en la fête de Saint Jacques le Confesseur, évêque de Studion 
et de Saint Lupicin du Jura.
Préface au livre: Simon Barrington-Ward, 
Prière de Jésus, Voie du Coeur et Mémoire de Dieu,
 Editions du Désert 
2002

Père Païssios l'Athonite/ Pouvoir intellectuel & spirituel


Il est bon d'avoir le pouvoir intellectuel
qui amène l'homme sur la lune
avec un coût de milliards de dollars, 
pour le carburant,
etc...
mais il vaut mieux avoir
le pouvoir spirituel
qui élève l'homme jusques à Dieu,
son ultime destination,
avec pour seul carburant,
un morceau de pain sec!

Saint Père Païsios l'Athonite
in
Elder Païsios of Mount Athos Spiritual Counsels I
With Pain & Love for Contemporary Man
Holy Monastery
"Evangelist John The Theologian"
Souroti, Thessaloniki, Greece
Version française Claude Lopez-Ginisty

jeudi 24 janvier 2008

Père Ephrem l'Athonite: Le Christianisme est l'âme du monde





Abbot Ephraim of Katunakia (3)

Le Christianisme est l'âme, la vie et l'espoir du monde. Si le Christ n'était pas venu, ou si Son Eglise devait disparaître de la surface de la terre, même pour un temps très court, alors nous verrions si "le monde qui repose dans l'iniquité" serait capable de supporter sa puanteur insupportable. En conséquence, le christianisme est l'âme du monde. Le monachisme est, dans cet ordre d'idée, le christianisme du christianisme. Et par voie de conséquence, l'hésychasme est le monachisme du monachisme.

Le message du monachisme hésychaste à l'homme contemporain ( qui fuit le présent et se fuit lui-même et qui divise son esprit et son cœur entre les réminiscences du passé et les attentes du futur) , ce message d'amour de l'humble ascétisme aux frères en Christ, est le suivant:

Faites de l'exercice, de l'exercice psychosomatique, de l'exercice mental. Concentration de l'intellect dans le cœur et examen de conscience. Jeûne en accord avec les Saints Canons de notre Eglise. Vigilance à propos des pensées qui entrent en nous et qui sortent de nous. Prière sans cesse au Nom de notre Seigneur Dieu et Sauveur Jésus-Christ. Chacun selon ses capacités et tous volontairement, il n'est nulle autre voie de salut. La Grâce de Dieu aide et ainsi, "les choses qui sont impossibles aux hommes, sont possibles avec Dieu."

Geronda Ephrem l'Athonite
in
A Call from the Holy Mountain
New Sarov Press 1991
Version française Claude Lopez-Ginisty

mercredi 23 janvier 2008

L'expérience spirituelle se vit personnellement!




La révélation est l'apparition de Dieu 
aux prophètes, aux apôtres et aux saints.

La Bible et les écrits des saints 
parlent de ces apparitions,
mais ils ne sont pas ces apparitions.

C'est pourquoi 
c'est le le prophète,
ou l'apôtre 
ou le saint 
qui voit Dieu, 
et non simplement 
ceux qui lisent un récit 
de leur expérience de la glorification.

Il est évident 
que ni un livre sur la glorification, 
ni quelque'un qui lit un tel livre, 
ne peuvent jamais remplacer 
le prophète,
l'apôtre 
ou le saint 
qui a l'expérience de la glorification.

Père JEAN ROMANIDES
Version française Claude Lopez-Ginisty

mardi 22 janvier 2008

Sainte Mère Stefanida de Serbie ( 1887-1945)


File:Paraskeva razan.jpg

Contemporaine de Ste Marie ( Skobtsova) de Russie et de France, cette sainte femme de Serbie fut connue à la fin de sa vie sous le nom de mère Stefanida. Elle se nommait Stefanida Jurcevitch dans le monde et était née à Vratka ( près de Skadr en Albanie) en 1887. Elle mourut en martyre en 1945, à l'âge de 58 ans. Bien qu'elle n'ait pas été formellement glorifiée, sa sainteté est reconnue de tous.

Mère Stefanida commença une vie de jeûne, de prière et de silence très tôt, quand elle était encore à Vratka. Ensuite, sa famille dut se réfugier à Drenovac au Kossovo. Elle vêcut seule une grande partie de sa vie, et poursuivit la vie ascétique entreprise, allant à pieds aux offices du monastère de Déchani. Saint Nicolas ( Vélimirovitch), évêque d'Ochrid la rencontra et lui demanda de s'installer dans un monastère, afin d'y encourager les moines et les moniales du monastère de Zitcha. Elle continua sa vie solitaire aussi longtemps qu'elle le put, mais étant donné que ses jambes étaient blessées à cause de ses longues stations de prière debout, elle accepta finalement l'invitation d'une amie qui luttait elle aussi spirituellement et elle rejoignit Sœur Nada ( Adjitch) près de Bitol. Elle y vécut dans une petite maison isolée dans le jardin de la pépinière de Bogday.

Les années de guerre apportèrent leur lot de souffrance, pour elle comme pour les autres moines et moniales, jeunes et vieux. Son martyr fut perpétré par les soldats allemands. Elle fut battue par des soldats allemands pour ne pas avoir éteint la lumière de sa veilleuse qui brûlait devant une icône, alors qu'il était interdit de laisser ses lumières allumées.

Sa lampade brûlait toujours dans sa chambre et elle ne voulut pas l'éteindre. Ceux qui furent témoins de sa souffrance, dirent que le sang de ses blessures aux jambes éclaboussa le sol et les murs de sa chambre. Tandis qu'elle mourait des coups reçus, un évêque bulgare la reçut dans le rang monastique sous le nom de Stefanida, ce qui signifie celle qui est couronnée. Ses reliques sont aujourd'hui près de Bitol au monastère de Saint Christophe.

Ses Confessions, œuvre spirituelle importante de notre temps, comprennent 92 lettres écrites à son père spirituel l'évêque Victor de Skandar. Elle y parle de sa vie organisée autour de sa foi et décrit son combat spirituel. Par ses lettres, nous savons qu'elle communiait une fois par semaine, quelquefois même deux fois. Elle jeûnait toute l'année, ne mangeant du poisson que pour la Nativité et les fêtes pascales. Toute huile dont elle disposait, elle l'utilisait pour sa lampade. Ses lettres sont remplies du "deuil joyeux" propre à l'orthodoxie.

Sa vie était centrée sur le Christ, Qui rayonnait pour elle comme un soleil. Il était sa vie et son compagnon le plus proche. Les lettres de Mère Stéfanida exprime un sentiment brûlant d'Amour. L'une d'entre elles est une litanie avec pour refrain " Tu es béni Seigneur!" et chaque verset est une invocation de Sa bénédiction pour son âme, son corps, sa parole, sa vue. ses rêves, la réalité, bref pour chacun des aspects de son être.

Une des ses lettres en forme de confession finit par les mots suivants: " Etends Ta chère main, ô Christ magnanime, afin que je Te donne secrètement cette sainte confession afin de me purifier, afin d'être prête pour Toi, afin que Tu deviennes mien mystiquement, ô cher Christ!"

Martyre inconnue de beaucoup d'orthodoxes, la moniale Stefanida rejoint les rangs des autres saintes femmes serbes ainsi que plus tôt le fit "la plus grande femme des Balkans", Staka Skanderova, dont la diligence et les bonnes œuvres lui obtinrent le respect même du Pacha de Sarajevo et des autres gouvernants turcs. Elle rejoint aussi les moniales Stoyna et Katarina, Mère Eufémia de Ravanitsa et Mère Anna qui n'était autre que son amie Nada (Adjitch). Ces femmes serbes exemplaires ont laissé une marque dans l'éducation, le soin apporté aux orphelins, le travail choral, les arts et même le travail en prison, mais plus spécialement par l'ardeur de leur profonde foi orthodoxe que ne purent éteindre les circonstances dures et extraordinaires de l'époque pendant laquelle elles vivaient.

Sainte martyre Stefanida, prie pour nous!

version française 
Claude Lopez-Ginisty 
d'après Orthodox Messenger 
( OCA) du Canada

dimanche 20 janvier 2008

Un enseignement de Saint Côme d'Etolie






Mes frères, s'il était possible pour moi de grimper aux cieux et de crier d'une voix forte pour proclamer que seul notre Christ est le Fils et le Verbe de Dieu, et le vrai Dieu et la vie de tout, je le ferais.

Mais parce que je suis incapable de faire un acte d'une telle portée, je fais ceci: je vais d'un lieu à un autre et j'enseigne à mes frères ce qui est en mon pouvoir de faire, non comme un maître, mais comme un frère, car notre maître est le Christ seul.

[...]

Je vous commande de faire ceci: que chacun d'entre-vous se procure un chapelet de 33 grains et commence à prier ainsi: " Seigneur Jésus-Christ, Fils et Verbe du Dieu Vivant, par l'intercession de la Mère de Dieu et de tous Tes saints, aie pitié de moi, Ton serviteur (Ta servante) pécheur ( pécheresse).

Que voit-on dans ces paroles " Seigneur Jésus-Christ", mes frères? La Sainte Trinité notre Dieu, l'économie incarnée de notre Christ et de tous les saints qui, avec la Croix et le "Seigneur Jésus-Christ" sont allés en Paradis. C'est cela que nous voyons. Et quiconque prononce ces paroles et se signe, qu'il soit homme ou femme, il bénit le ciel, la terre et la mer. Avec la Croix et le "Seigneur Jésus-Christ", toutes maladies sont guéries. Avec la Croix et le "Seigneur Jésus-Christ", l'homme est sanctifié et fait son chemin vers le paradis où il ressent le bonheur et la félicité des anges.

Saint Côme d'Etolie
cité in
Father Ephrem 
A Call from the Holy Mountain
New Sarov Press 1991
version française Claude Lopez-Ginisty

vendredi 18 janvier 2008

La patience/ Saint Anatole d'Optino


1
Ne te hâte pas de te justifier, 
car tu l'as lu dans les Pères,
le Diable se joint
à celui qui est juste
[à ses propres yeux]
c'est-à-dire à celui qui se justifie.
Essaie plutôt de t'adresser des reproches.
Ceci aide en toute occasion 
pour le salut. 
Sauve-toi!
C'est-à-dire supporte patiemment tes épreuves.


2
Prie plus!
Prie en marchant, 
et prie lorsque tu es allongé.
Quant aux gens qui se moquent de toi, 
c'est pour toi
bénéfique et salvifique.
Remercie Dieu pour tout!




Le désespoir est un péché
qui conduit à la mort.
Fuis-le!
Aie plutôt foi 
En notre Dieu miséricordieux
en l'intercession de la Mère de Dieu
et des saints.
Ils peuvent tout!
Mais tu dois sans faillir
t'humilier 
et supporter avec patience [les épreuves].

Saint Anatole d'Optino
in A Collection of Letters to Nuns
Holy Trinity Monastery
Jordanville
version française Claude Lopez-Ginisty

jeudi 17 janvier 2008

St Anatole d'Optino: La garde de la langue




[...]Bride ta langue. 
Sois toujours prudent
lorsque tu parles,
sinon un vent contraire soufflera
et tu t'affligeras
mais tu ne pourras rattraper
ce que tu as dit.
Souviens-toi par dessus tout
que l'humilité peut nous sauver 
même sans les œuvres,
mais que les œuvres 
ne nous sauveront pas, 
quelque soit leur importance.

Saint Anatole d'Optino

mercredi 16 janvier 2008

Sagesse des Pères Théophores






Le silence est le mystère du siècle à venir,
tandis que le mots
ne sont que de simples instruments
de ce monde.

Saint Isaac le Syrien

La vie spirituelle
est un domaine
où la sagesse de ce monde
ne pénètre pas!

Saint Théophane le Reclus

Répudiez le monde
et tout ce qui s'y trouve;
fermez la partie la plus intime de votre âme
à tout le monde;
crucifiez votre chair
de passions et de concupiscence,
et,
vous trouvant
dans la prière continuelle,
choisissez un chemin étroit
qui mène à la Vie Eternelle.

Saint Fol-en-Christ Théophile de Kiev

Celui
qui aime le monde
ne peut qu'être affligé.
Celui
qui dédaigne le monde
est toujours joyeux.

Saint Séraphim de Sarov

Si vous aimez
la gloire des hommes
et désirez être adulés
et que vous recherchez le comfort,
Vous vous éloignez de la Voie.
Vous devez être crucifié
avec le Crucifié,
souffrir
avec Celui Qui a souffert,
afin de pouvoir être glorifié
avec Celui Qui est glorifié.

Saint Macaire d'Egypte

Pourquoi les hommes
apprennent-ils
par la douleur et la souffrance,
et non par le plaisir et le bonheur?
Très simplement
parce que le plaisir et le bonheur
habituent à la satisfaction
des choses données en ce monde
et que la douleur et la souffrance
conduisent à rechercher
un bonheur plus profond
au-delà
des limites de ce monde.

Saint Père Séraphim (Rose) de bienheureuse mémoire

Beaucoup veulent être assurés du Royaume
sans labeurs,
sans combats spirituels, sans sueur;
mais
ceci est impossible!

Saint Macaire d'Egypte

Le monachisme,
le martyre,
souffrir d'une affliction incurable
sont une seule et même chose
spirituellement.
Demandez à Dieu de vous donner
non seulement
une direction à suivre
ou une assistance,
mais le martyre,
une voie
où vous pourrez faire
un suprême effort,
vous engager pleinement,
vous enflammer
pour servir
DIEU.

Saint Père Séraphim (Rose) de bienheureuse mémoire

Un homme
au zèle ardent
suffit
pour changer
le monde.

Saint Jean Chrysostome

Rien dans ce monde,
ni l'amour,
ni la bonté,
ni la sainteté,
n'a de valeur,
n'a en fait une quelconque valeur
si l'homme
ne survit pas à la mort.

Saint Père Séraphim (Rose) de bienheureuse mémoire

Nous devons mourir
avant
de mourir
afin
de ne pas mourir
quand
nous mourons.

Sagesse des moines.

Pense
au temps
où Dieu
a commencé à t'aimer,
et tu verras
que Son Amour
pour toi
n'as pas
de commencement.

Saint Théophane le Reclus

Si tu souffres
avec qui souffre
(même si cela paraît insignifiant)
tu es compté
parmi les martyrs.

Saint Moïse d'Optino

Le fanatisme
emprisonne l'esprit:
la foi
lui donne
les ailes de la liberté!

Saint Macaire d'Optino

Oublieux
de la mort
physique
nous mourons
d'une mort
spirituelle.

Saint Ignace ( Briantchaninov)

Le Christ n'est pas venu
pour expliquer
la souffrance humaine
ou pour l'éliminer.
Il est plutôt venu
pour remplir
la souffrance humaine
de Sa Présence.

Saint Père Georges (Calciu) de bienheureuse mémoire.

Si tu veux vivre parmi les gens,
ne blâme jamais personne,
ne juge pas,
n'offense personne,
ne te mets pas en colère,
et ne rabaisse personne.

Saint Niphon de Chypre


Version française
Claude Lopez-Ginisty

dimanche 13 janvier 2008

Dans ce monde rien n'est constant/ Staretz Anatole d'Optino



Sache seulement qu'en ce monde rien n'est constant. Regarde dehors: au matin il a plu, à midi le ciel est dégagé et vers le soir il il fait à nouveau froid. Un instant il y a du vent, un autre un orage,à présent une grande chaleur: ainsi en est-il dans notre vie. Sois toujours prêt(e) à suivre la volonté de Dieu, que cela te plaise ou non.

Saint Anatole d'Optina
in 
A Collection of Letters to Nuns
Version française Claude Lopez-Ginisty

Lire les Pères


An icon of St. John of Kronstadt

Tu suis les événements du monde extérieur, 
lisant des informations profanes du monde dans des magazines et des journeaux.
Ne perds pas de vue ton monde intérieur, ton âme; 
elle est à la fois plus proche et plus chère à tes yeux 
[que le monde extérieur]. 
Ainsi donc, lis les Saints Evangiles 
et les écrits des Saints Pères plus souvent; 
c'est un péché pour un chrétien 
que de ne pas lire des œuvres inspirées par Dieu.

Saint Jean de Cronstadt in Ma vie en Christ 

(Version française de Claude Lopez-Ginisty d'après l'édition anglaise revue par le saint)

Lorsque tu deviens distrait,
préfère 
la lecture spirituelle
à la prière,
car la lecture 
est la source
de la prière pure.

Saint Isaac le Syrien


Lorsque tu lis ou tu écoutes des œuvres sacrées, honore de tout cœur en ceux qui les ont écrites l'image de Dieu le Verbe, ou Dieu le verbe Lui-même, parlant à travers eux. 

Souviens-toi toujours, lorsque tu lis des livres au contenu spirituel ou profane, que l'homme est l'image de Dieu, et que cette image est dans la pensée, la parole et l'esprit, à travers lequels Il parle.

Habitue-toi à toujours considérer tout homme avec un profond respect, comme si tu considérais l'image de Dieu, mais surtout lorsqu'il parle et par dessus-tout lorsqu'il parle de Dieu.

Saint Jean de Cronstadt in Ma vie en Christ 
(Version française de Claude Lopez-Ginisty d'après l'édition anglaise revue par le saint)


Ne dites pas qu'un ou deux livres sont suffisants pour instruire l'âme. Après tout, même l'abeille fait son miel non d'une ou deux fleurs seulement, mais de plusieurs. 

Ainsi, celui qui lit les livres des Saints Pères est instruit de l'un dans la foi, ou dans la pensée juste, par un autre du silence et de la prière, par un autre de l'obéissance et de l'humilité, et de la patience, par un autre du repentir et de l'amour de Dieu et du prochain; et, en bref, par les nombreux livres des Saints Pères, un homme est instruit dans la manière de vivre selon l'Evangile.

Saint Staretz Païsi Velitchkovsky
version française Claude Lopez-Ginisty 
d'après Gleanings from Orthodox Christian Authors and Holy Fathers

vendredi 11 janvier 2008

Les apparitions


Nicolas_v
Les spirites de notre époque acceptent toute apparition du monde spirituel comme envoyée par Dieu et se vantent immédiatement que cela leur a été "révélé". J'ai moi-même connu un vieux moine de quatre-vingts ans qui était respecté de tous comme un grand guide spirituel. lorsque je lui demandai s'il avait jamais vu un être du monde spirituel durant sa vie, il me dit:" Non, jamais; et gloire à Dieu qu'il en soit ainsi!"

Voyant mon étonnement devant cette réponse, il dit: " J'ai constamment prié Dieu que jamais rien n'apparaisse devant moi, de peur que je ne tombe dans l'illusion et que je n'accepte un démon déguisé en ange. Et jusques à présent, Dieu a entendu ma prière."

Saint Nicolas Vélimirovitch 
in 
Prologue
Version française Claude Lopez-Ginisty

jeudi 10 janvier 2008

Moines et Laïcs/ Saint Jean Chrysostome






Qui, parmi vous qui m'écoutez maintenant, qui pourrait me dire par cœur un psaume ou quelque autre partie de l'Ecriture, si je le lui demandais? Il ne s'en trouverait pas un seul. Et ce qui est plus encore à déplorer, c'est que, étant si indifférents pour les choses saintes, vous êtes tout feu, tout flamme pour les choses du Diable. Car si l'on vous priait au contraire de dire une de ces chansons infâmes, quelques unes de ses paroles lascives et honteuses, il s'en trouverait plusieurs qui les auraient apprises avec soin et qui les réciteraient avec plaisir.

" Je ne suis pas un de ces moines, dites-vous, mais j'ai une femme et des enfants et une maisonnée dont je dois m'occuper!"

Eh bien, c'est cela qui gâche tout, cette supposition qui est la vôtre, selon laquelle, la lecture des divines Ecritures appartient à ceux-là [ les moines] seulement, alors que vous en avez besoin bien plus qu'eux.

Car, ceux qui vivent dans le monde et reçoivent chaque jour des blessures, ce sont ceux-là qui ont le plus besoin de remèdes. 

Ainsi, il y a pire chose que de ne pas lire, c'est de considérer la chose comme superflue, car ce sont des paroles d'invention diaboliques. N'entendez-vous pas Paul dire: " que toutes ces choses sont pour votre instruction?" (Epître aux Romains, XV, 4)

Saint Jean Chrysostome Homélie II sur Saint Matthieu
( extrait adapté par nos soins)

mercredi 9 janvier 2008

Saint Siméon de Verkhoturye


Симеон Верхотурский
Au monastère de Novo-Tikhvin en Russie, les moniales ont ouvert un registre pour recueillir les miracles obtenus par l'intercession de Saint Siméon de Verkhoturye. Beaucoup de guérisons ont eu lieu dans ce métochion, mais la plupart n'ont pas été notés. Ce ne sont que les plus extraordinaires qui restent en mémoire, tel celui de ce jeune garçon qui avait perdu l'ouïe à la suite d'une opération. Tandis qu'il sortait du sépulcre de saint Siméon, il surprit tout le monde en disant à l'entour:" Grand-mère, pourquoi y a-t-il tant de bruit ici?

Avec ce registre, la mémoire des bienfaits de Dieu accomplis par l'intercession de saint Siméon restera vive. 

En Avril 2001, le serviteur de Dieu Dimitri, âgé de 27 ans, croyant de la ville de Syktyvkar, arriva à Ekaterinbourg en voyage d'affaires. Là, il résida au domicile de parents. Plusieurs jours avant le voyage, Dimitri avait souffert d'une grippe sévère et il était malade depuis, ayant une infection des yeux ( herpès), complication de sa maladie. Ses paupières étaient rouges et enflées et au coin de ses yeux, de grandes croûtes recouvraient la surface moite et ulcérée de sa peau. Des traitements avec divers onguents ne purent apporter de soulagement. Beaucoup de gens savent à quel point la peau peut mettre longtemps à être renouvelée après une infection herpétique virale.

Un parent de Dimitri suggéra qu'il oigne ses yeux malades la nuit avec de l'huile de la lampade qui brûle au tombeau du saint. Il avait rapporté cette huile d'un pèlerinage.

Le lendemain matin, Dimitri et ses parents étaient étonnés du résultat de cette cure miraculeuse: il ne restait nulle trace des croûtes, des ulcères et de la peau entaillée. A la place de tout cela, il y avait une peau qui était parfaitement saine. La rougeur et l'enflure de ses paupières disparurent de même et sa faiblesse physique générale diminua d'une manière significative. Le même soir, Dimitri retourna chez lui guéri, emportant avec lui une bouteille d'huile sainte donnée par ses parents, et, ce qui est plus important encore, avec foi dans l'intercession pleine de grâce du saint et juste Siméon de Verkhoturye.

En août 2001, témoignage d'Olga Mikhailovna du village de Merkoushino (Olga travaille au monastère).

L'enfant d'amis d'Olga Mikhailovna souffrait d'une allergie qui causait des démangeaisons et des boutons sur la peau. Aucun médicament ne fut efficace contre ce mal. Olga Mikhailovna suggéra qu'ils oignent les parties affectées avec de l'huile de la lampade qui brûle au-dessus de la tombe de saint Siméon. Elle leur rendit visite plusieurs jours plus tard et apprit que l'enfant était complètement guéri et que l'éruption n'apparaissait plus. Après cela, les parents commencèrent à croire à l'aide miraculeuse de saint Siméon et ils demandèrent comment faire et où aller pour faire baptiser leur enfant.

Le prêtre Michel Koudrine témoigne ainsi:
En mai 1999, je vivais avec ma famille au village de Merkoushino. Ma plus jeune fille Katherine ( âgée de 3 ans) louchait tellement qu'elle avait du mal à voir correctement. Après un moleben ( office d'action de grâce) à saint Siméon, ses yeux furent oints avec de l'huile de la lampade qui brûle au-dessus de la tombe du saint. La même chose fut répétée plusieurs fois jusqu'a ce que l'on découvre que ses yeux ne louchaient plus et qu'elle pouvait voir correctement.

Bien sûr, le Seigneur accorde les guérisons, non seulement à ceux qui font le pélerinage à Merkoushino et vénèrent les reliques du saint, mais aussi à tous ceux qui prient avec foi. Sachant à quel point saint Siméon est prompt à aider ceux qui font appel à lui, combien puissantes sont ses prières, combien grande est sa compassion pour ceux qui souffrent et grande son intercession, les moniales du couvent en parlent régulièrement, deux ou trois fois l'an, aux kermesses et expositions qui ont lieu à Moscou et Saint Petersbourg. Les moniales y apportent de la terre de sa tombe et de l'huile de la lampade qui brûle constamment au-dessus de sa tombe, et bien sûr, de l'eau miraculeuse de la source de saint Siméon.

Jadis, pendant ce premières kermesses, presque personne ne connaissait le juste Siméon. Maintenant cependant, beaucoup de gens attendent l'arrivée des moniales et viennent plus spécialement pour "l'eau" et ils parlent de l'aide que Dieu leur donne par l'intermédiaire du juste Siméon.

Ainsi, une femme qui travaille à l'hôpital pour enfants brûlés vint et conta sa détresse: Ils essayaient de sauver la vie d'un petit garçon, mais avec le type de brûlures qu'il avait, , sa survie était presque impossible. Les moniales lui conseillèrent de demander l'aide de saint Siméon de Verkhoturye, d'asperger l'enfant d'eau [ de sa source] et de lire une prière au saint. Quelques jours plus tard, la même femme revint , joyeuse et très émue et demanda: " Pouvez-vous s'il vous plaît me donner encore de cette eau? Mon garçon va mieux. Je vais tous les asperger!"


La lettre suivante est arrivée au monastère venant d'Elena Alexandrovna D. de Saint Petersbourg.

Bonjour! Je voudrais vous parler de la guérison de notre jeune paroissien de dix ans Pavel Petrov. En août, sa famille était en vacances dans leur maison d'été hors de la ville ( dans le village de Sosnovo, à plus de cent kilomètres de Saint Petersbourg). Les parents n'étaient pas à la maison - ils n'étaient pas partis pour longtemps- et les enfants de dix et douze ans jouaient. Les enfants avaient mis la main sur de la poudre explosive. Leur jeu se termina en explosion. Pavel eut de graves blessures au visage et aux bras. Son visage était complètement brûlé. Ses sourcils et ses cils avaient brûlé, il avait une brûlure sérieuse sur le front, les cheveux au-dessus du front étaient brûlés.

Ceci arriva le 3 août au soir. Sa mère, la servante de Dieu Nathalie, personne très croyante, lava son visage et ses yeux avec de l'eau sainte de la Théophanie, et avec de l'eau de la source de saint Séraphim de sarov. Son visage était tout noir à cause de la poudre et de la brûlure. Dans la clinique de région, il fut anesthésié et on aurait dû l'envoyer à l'hôpital, mais sa mère s'y opposa et ils retournèrent à Sosnovo. Pendant la nuit, le garçon cria et pleura à cause de la douleur intense et ils durent aller en ville. Le garçon fut examiné à l'Hôpital Ophtalmique Principal sur l'avenue Liteiny, où ils ont l'équipement médical le plus moderne. Le diagnostic fut le suivant: brûlure au second degré des rétines des deux yeux, ceci en plus d'autres brûlures au second degré de la partie haute du visage , en plus de l'oedème et de l'inflammation.

Le 4 août, jour de sainte Marie Magdeleine Egale-aux-Apôtres, j'étais à l'église. Serge, père de Pavel vint vers moi dans un état d'abattement très grand. Il me raconta ce qui était arrivé et me demanda de prier pour son fils. Ce soir-là, je donnai au père dans la détresse les saintes choses que j'avais rapportées de Merkoushino: une petite bouteille d'eau sainte du tombeau de saint Siméon, un flacon d'huile, un acathiste, une vie et une icône du saint et une cassette audio avec un enregistrement de l'acathiste. Je lui dis que dans la vie du juste Siméon de Verkhoturye, il est dit que de nombreuses guérisons des yeux ont lieu par ses prières.

Samedi et dimanche furent des jours difficiles pour Pasha ( diminutif affectueux de Paul): ni les gels, ni les onguents ne lui furent d'aucune aide. Son visage tout entier n'était qu'un oedème ulcéré. Ce fut seulement au troisième jour que sa mè¨re lava le visage de Pasha avec de l'eau sainte de Siméon de Verkhoturye. Il ne se laissa pas faire facilement; c'était très douloureux, mais sa mère fut très attentionnée, et en récitant des prières, elle lava tout son visage. Elle oignit les endroits où la peau avait disparu avec l'huile sainte de saint Siméon de Verkhoturye. Il fut plus particulièrement difficile de laver ses yeux qui étaient complètement fermés par le gonflement et le pus.

Tout ceci eut lieu à la datcha, c'est-à-dire tandis que sa mère devait aussi s'occuper de la maison, du jardin et de la cuisine. De plus, il y avait toujours des visites. Elle lava les yeux de Pasha et son visage et le laissa dans la chambre tandis qu'elle allait s'occuper à d'autres tâches. Dix minutes plus tard, Pasha sortit sur le porche,les yeux grand ouverts et il cria." JE VOIS!". Son père arriva à ce moment-là du travail et beaucoup de joie s'ensuivit.

Après cinq jours, ils retournèrent à la ville et firent examiner Pasha par un ophtalmologue expérimenté. Le premier œil était complètement guéri, à 100%! Le second aussi à 100%! C'est-à-dire que sa vision était restaurée et que nulles brûlures ne furent trouvées sur les rétines.

Et les parents glorifièrent Dieu et le juste et saint Siméon de Verkhoturye. Et au lieu d'aller en Finlande, pour une semaine de vacances comme ils en avaient reçu la bénédiction de leur prêtre, toute la famille alla à Solovki. Et le 19 août, jour de fête du monastère, ils étaient à l'office patriarcal sur l'archipel de Solovki.
Très respectueusement.

Saint et juste Siméon, prie Dieu pour nous!

Bien sûr, l'action de guérison de la grâce de Dieu affirmit la foi de nombreuses personnes. Ainsi, saint Siméon tandis qu'il guérit le corps, accorde aussi la guérison à nos âmes selon les paroles de l'acathiste:

Réjouis-toi, car tu guéris les passions de l'âme!
Réjouis-toi, car tu guéris les maladies du corps!
Réjouis-toi, guérisseur des infirmités de tous ceux qui font appel à toi avec foi!


Version française Claude Lopez-Ginisty)
Traduit avec l'aimable bénédiction 
des moniales de monastère de Novo-Tikhvin 
en la ville d'Ekaterinbourg: adresse du site